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 Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.

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MessageSujet: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Ven 19 Fév - 4:33


SUNLIGHT WILHELMINA
BLACKWAY

20 ans - Sorcière - Magicienne de la Terre


    VERITABLE NATURE
      ON SE CACHE TOUS DERRIERE UN MASQUE QUE SONT LES APPARENCES.


    ♦️ QUELLES SONT VOS HABITUDES ET OCCUPATIONS DIURNES ?
      « Je suis une de ces personnes qui n'a pas vraiment besoin de sommeil ; je pense même avoir déjà passé des jours entiers sans fermer l'oeil. Et c'est bien comme ça ; mes journées ne sont-elles pas devenues de longues séries de promenades en forêt ? J'aime la forêt, son odeur, le vert chaleureux que je peux y voir. J'aime sentir le parfum des fleurs, le printemps est rapidement devenue ma saison préférée, car c'est celle à laquelle je m'associe le plus. C'est là que les fleurs naissent, et j'aime m'occuper d'elle. Les « autres » me prennent pour une cinglée, une sorcière un peu trop puissante pour son bien qui se parle toute seule et qui sème la mort autour d'elle. Qu'elles disent ce qu'elles veulent. Il en a toujours été ainsi, après tout, et, maintenant que j'ai acquis une certaine maturité, je peux m'assurer de ne pas provoquer ces « fâcheux accidents ».
      Mais assez parlé de moi et de ma folie des plantes. Passer ne serait-ce qu'une seule journée avec moi vous convaincrais sans doute de ma folie globale, d'ailleurs, sans vouloir me montrer trop prétentieuse, ou encore salement masochiste. J'ai appris que, pour une sorcière, l'esprit ne doit faire qu'un avec l'être tout entier ; si j'étais plus calme, plus posée et surtout plus logique, sûrement mes pouvoirs ne me procureraient-ils pas tant de... pouvoir ? J'aimerais pouvoir entraîner mes magiciennes d'amies dans mon monde, mon véritable monde, celui que je garde caché tout au fond de moi. Car il arrive que je me perde dans ce monde. Je ne veux pas que quelqu'un d'autre apprenne mes tours, découvre mes secrets, et il en sera ainsi, peu importe. Ce n'est pas ce qui compte.
      Mes habitudes ? Ma vie en général ? Si je vous en informe, je devrai vous tuer dans les plus brefs délais. C'est une blague. Passons. Je n'ai jamais vraiment eut de passions ou de loisirs fixes ; « avant », je lisais beaucoup, des choses et d'autres, de la littérature démodée qui ne mérite même plus d'être étudiée dans les lycées. Et « maintenant », c'est plus compliqué. Il me semble ne jamais avoir mis le pied au dehors du « QG » sans avoir un but strictement magique ; partir à la recherche d'une plante que seul ma nature éloignée adorée pourrait me procurer, ou tout simplement prendre l'air avant de provoquer ces mêmes « fâcheux accidents ». La vieille littérature a disparue. Les grimoires de magie, aussi futiles soit-ils pour certains et compliqués pour d'autres, m'embrouillent l'esprit et me font réaliser à quel point je peux être dangereuse. Je ne veux pas d'eux, je les brûlerais si Prudence n'y était pas opposée.
      Je vais vous dire un truc. Je me fais peur, je suis effrayée à la simple idée qu'une émotion trop forte puisse provoquer une catastrophe. Petite, j'étais insouciante, presque stupide, si vous voulez mon avis. Le genre de gamine qui aurait put partir à la chasse aux grenouilles - et ce fut d'ailleurs plusieurs fois le cas, je dois l'avouer, malgré le climat étrange dan lequel je vivais - ou encore qui pouvait, un beau matin, partir à la conquête du quartier. Non. Oubliez ça. Je ne veux pas parler du quartier. Je ne veux pas parler de moi. »

    ♦️ QUELLES SONT VOS PRINCIPAUX TRAITS DE CARACTERE ?
      « Je me décrirais davantage comme une personne hésitante que comme une fonceuse : combien de temps ai-je déjà passer à me poser des questions ? Non pas que je sois incapable de prendre des décisions par moi-même, seulement, j'aime peser le pour et le contre, bien envisager chaque possibilité avec mon esprit aiguisé... car oui, je me considère intelligente, sans vouloir paraître prétentieuse. Du moins, suffisamment logique et posée pour pouvoir déterminer ce qui est bien pour moi et ce qui ne l'est pas. Tout ça pour dire que, dans ma vie de « jeune femme », j'ai été confrontée à suffisamment de choses dites démoniaques pour savoir les repérer et les contrer. Je suis mature, certainement, suffisamment pour pouvoir me débrouiller sans l'aide de personne. C'est d'ailleurs ce que je fais, et ce que j'aime faire, depuis la mort de Lawrence. Non pas que je sois une solitaire : j'aime me mêler aux autres, pourvus qu'ils soient humains, discuter avec eux de choses futiles n'ayant absolument aucun rapport avec la sorcellerie ou quoi que ce soit faisant partie intégrante de ma véritable vie. Je me sens parfois comme un de ces agents secrets que l'ont voit dans les films : je ne peux révéler ma nature à personne sous peine de devoir les tuer, et ça, je ne le ferai jamais. Du moins pas volontairement. Je veux protéger les humains du mieux que je peux, et rejoindre la Blanche Confrérie était sans doute le meilleur moyen de parvenir à mes fins. Sauver le monde a toujours été un rêve de petite fille pour moi, et, mes pouvoirs aidant, je compte bien y arriver. J'aime que les choses soient en ordre, et avec moi elles le sont toujours. Non pas que je sois constamment en train de faire du ménage : dire que je ne mets jamais le QG en désordre serait un terme plus approprié. »

    ♦️ CE QUI FAIT DE VOUS QUELQU'UN DE DIFFERENT :
      « Je ne me suis jamais vraiment considéré comme quelqu'un d'étrange ou de spécial. Depuis que je sillonne le pays à la recherche de sorciers et sorcières comme moi, j'ai vu des choses beaucoup plus étranges que de simples tremblements de terre ou une affinité innée avec les plantes et les minéraux. Bien sûr, quand je suis en colère, les choses autour de moi ont tendance à en être affectées. Comme cette fois, au jardin botanique, où toutes les plantes vertes qui m'entouraient se sont mis à mourir les unes après les autres sans raison apparente. Bien sûr, c'était moi. Et, bien sûr, je fais tout aujourd'hui pour qu'une telle chose ne se reproduise plus. J'ai également constaté au fil des années la capacité étrange que j'ai à commander aux roches et à leurs minéraux. Il me suffit, dans mes bons jours, d'agiter la main pour que d'énormes rochers soient brusquement recouverts de diamants, pour que des mines d'or désaffectées se remplissent brusquement, etc. Bref, je pourrais faire fortune. Mais bon. L'aspect le plus puissant et sans doute le plus incontrôlable de mon pouvoir réside dans mon étrange capacité à commander à la mort. Les gens me voulant du mal sont voués à mourir dans les plus brefs délais, sans même que j'ai à leur faire quoi que ce soit. De manière opposée, ceux et celles à qui je suis attachée semblent immunisés contre les petits traquas de la vie et ses tragiques accidents. Il pourrait se mettre un fusil dans la bouche que la balle trouverait un moyen de ne pas les tuer. Autre fait intéressant : les malades, je peux les guérir, aussi facilement qu'on peut faire cuire un œuf. Il me suffit de placer mes mains sur la partie blessée pour que celle-ci redevienne comme neuve en quelques minutes à peine, dans les meilleurs cas. Bien sûr, mes pouvoirs me font parfois peur. Mais bon. J'ai grandit avec eux, et ils sont une partie intégrante de mon être. »


Dernière édition par Sunlight Blackway le Dim 21 Fév - 21:27, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Ven 19 Fév - 4:33

    UNE LONGUE HISTOIRE
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.


    « PROLOGUE. »

      « - Je t'en supplie ! Ne me fais pas de mal ! Je t'en supplie ! Je ferai tout ce que tu voudras, mais ne me tues pas ! Pitié ! »

    La jeune femme avait parlé sur un ton si désespéré que Cambridge eut un pâle sourire. Son visage, ainsi déformé, prenait des airs étranges et inquiétants. On eut dit un monstre, et c'est bien ce qu'il était. Un monstre particulièrement craquant, d'ailleurs, mais ce dernier point ne semblait pas vraiment avoir d'effet sur la jeune femme. Elle fit quelques pas de reculons, le souffle court, les mains levées devant elle comme si elle cherchait à se protéger de lui. Cambridge eut un sourire. Il aurait tant voulut faire souffrir cette femme : les autres, celles qu'il avait rencontrées auparavant, n'avait pas dérogé à son envie. Mais celle-ci... elle était délicieuse, adorable, le genre de fille qui faisait la fierté de ses parents sans même avoir besoin d'ouvrir la bouche. Le genre de filles qu'il détestait. Elles n'avaient aucun problème, absolument aucun problème. Il aurait voulut lui en causer, des problèmes, et pas qu'un peu. Tuer quelqu'un à qui elle tenait, peut-être, quelque chose comme ça. Il eut un soupir. Comme il aurait voulut ! Mais c'aurait été inutile. Du plus loin qu'il s'en souvienne, Cambridge n'avait pas toujours été ainsi : il avait grandit dans une famille de classe moyenne, qui l'avait adopté, d'ailleurs. Eh puis un jour, alors que qu'il était en proie à une de ses « crises d'adolescent rebelle », il avait perdu le contrôle. Ou, plutôt, il avait découvert ce sur quoi il pouvait en avoir, du contrôle. La petite maison coquette où vivait sa famille s'était écroulée. Ils étaient tous morts, tous. Sauf lui. On n'avait pas retrouvé son corps dans les décombres, mais comme il ne donnait plus de nouvelles, on avait crue à sa mort certaine. Et plus de dix ans s'étaient écoulées, dix ans durant lesquelles il avait été à la recherche de la femme parfaite. Il s'ouvrait à elles, leur laissaient découvrir qui il était vraiment. Et quand elles réagissaient mal, il les tuait. Mais pas de manière violente, non. Il incitait la mort à les frapper. C'était une des capacités qu'il s'était découvert, en faisant quelques recherches, en discutant avec quelques illuminés auxquels il n'accordait que très peu de crédibilité. Son pouvoir était unique, nul autre ne le possédait. Pour l'instant. Car la femme parfaite lui permettrait d'engendrer un héritier. Plusieurs l'auraient crut fou. Lui, il se voyait comme un génie. Malheureusement, cette femme-ci n'était pas parfaite. Mais il n'avait plus de temps à perdre.

      « - Désolé mon chou. J'ai simplement besoin d'un peu de collaboration de ta part. »


    « PREMIÈRE PARTIE. »

      « -Ça n'a rien à voir avec une coïncidence, Lawrence ! s'exclama Virginia Blackway en grimaçant. Je t'avais dit que notre fils développerait tout de même ses pouvoirs ! Je t'avais dit que grandir dans une famille d'humains ne lui apporterait rien de bon ! Nous aurions dut le tuer ! »

    Lawrence Blackway eut un sursaut à la mention du mot « pouvoir ». Cette étrange force, ces capacités surnaturelles que possédait sa femme n'avait jamais réussit à faire baisser l'estime qu'il avait d'elle. Pour lui, elle était avant tout sa femme, son épouse, et pas cette sorcière qu'elle prétendait être. Certes, il avait été témoin de choses étranges. Il avait vu sa femme faire trembler les murs de leur maison d'un simple geste du doigt, il l'avait vu faire éclater des verres de cristal rien qu'en en formulant le souhait. Et, surtout, il l'avait vu s'étrangler à la vue de son fils, ordonner qu'on l'enlève à sa vue, qu'on le jète dans une rivière, qu'on le fasse disparaître. Il l'avait entendu s'entretenir avec cette espèce de folle, cette Carola, qui affirmait que leur fils serait un monstre. Lawrence n'avait jamais put accepter l'idée qu'ils avaient placé leur fils en adoption sous son influence.

      « - Notre fils est un assassin, Lawrence ! Cambridge est un assassin ! Il a découvert ses pouvoirs, il s'est renseigné, il a apprit comment les utiliser ! C'est un sorcier du mal !
      - Allons. Qu'est-ce que ça peut bien nous faire ? Vous avez bien des lois, non ? Ce truc de « Blanche Confrérie » ? Nous avons 50 ans, Ginny. Je ne veux pas perdre mon temps à empêcher un magicien de pacotille de faire des bêtises. »
      « - Seigneur, Lawrence ! Ce n'est pas du tout un simple sorcier ! C'est un magicien de la Terre ! Il possède un pouvoir maintes fois plus grand que tout ce que tu ne pourras jamais imaginer ! Et si il fait trop de bêtises, la Blanche Confrérie va le détruire ! La seule chose que nous puissions faire serait de le tuer nous-mêmes. »

    Virginia était hystérique. La Blanche Confrérie serait furieuse si elle apprenait qu'elle et Lawrence avait abandonné un enfant aussi puissant, aussi dangereux. Ils subiraient de lourdes conséquences, et Virginia ne voulait pas prendre ce risque. Elle aurait dut écouter sa mère et ne pas enfanter : c'avait été une grave erreur. Et quand elle avait consultée une voyante spécialisée en malheurs et calamités, elle avait eut la preuve que son enfant serait mauvais. « La chaire de ta chaire enfantera un être d'un pouvoir hors du commun, un être que tu devras détruire. ». La vieille Carola ne lui avait pas donné de plus amples informations, mais Virginia avait surtout retenue que l'enfant qu'aurait Cambridge et son humaine serait à surveiller. Et elle avait eut tout récemment la preuve que Cambridge avait un enfant : une jeune fille avait été assassinée quelques heures seulement après avoir donné naissance à son enfant, en plein dans sa chambre d'hôpital, en plus ! Et son bébé avait même disparu ! Non, décidément, Cambridge était dangereux. Le soir même, Virginia irait récupéré son enfant.

    « SECONDE PARTIE. »

      « - Qu'est-ce que tu vas faire avec elle ? Elle n'a que quelques jours ! protesta Lawrence pour la dixième fois.
      - Je viens de détruire un sorcier d'une extrême puissance et c'est tout ce que tu trouves à dire ? À te voir on dirait presque que c'est facile. Tu veux essayer ? Attend que le bébé grandisse et devienne une aussi mauvaise graine que son père, et files-lui un bon coup de poing ! se moqua Virginia d'une voix âpre.

    Lawrence soupira. Depuis qu'elle avait apprit l'existence de leur petite-fille, Virginia avait énormément changer. Elle faisait usage de ses pouvoirs pour des choses du quotidien : elle faisait trembler le sol sous le berceau de leur invitée pour qu'elle s'endorme, refusant catégoriquement de l'approcher. Elle affirmait que l'enfant était « l'incarnation du diable ». Lawrence les prenait en pitié, toutes les deux. Virginia, qui était en train de devenir folle. Et cette petite, qui n'avait même pas encore de nom. Elle n'avait plus de parents, sa grand-mère aurait préférée la noyer dans la baignoire plutôt que de la toucher et son grand-père, eh bien il ne savait pas comment tenir un bébé. Il aurait préféré s'en aller, mais l'idée d'abandonner Virginia et le bébé lui était insupportable. Alors il restait, tout en se sentant plutôt inutile.
    Virginia eut un rictus mauvais. Les humains étaient tellement naïfs ! Il y a quelques années, dans le Nord du pays, une maison s'était écroulée, tuant une famille d'accueil entière. Virginia y avait aussitôt vue la preuve d'une manifestation magique, et, encore aujourd'hui, elle présumait de l'implication de Cambridge dans toute cette histoire. Cambridge... quel prénom stupide. La famille à laquelle ils avaient confié le bébé l'avait négligé : il n'aurait jamais développé ses pouvoirs sans une quelconque rage intérieure. Il n'en serait jamais arrivés là : elle, devant tuer son propre enfant, et eux, devant s'occuper d'un bébé catastrophique. Elle s'était renseignée sur cette fille, Mary Adams. Un nom quelconque, une enfant gâtée dont la mort avait détruit ses parents. Pauvre enfant. Voilà pourquoi elle devait se débarrasser de ce bébé.

      « - La Blanche Confrérie ne serait pas d'accord avec toi, fit valoir Lawrence, ressortant pour la énième fois le puissant argument qu'était l'évocation de ce genre de gouvernement sorcier. Ils prendraient ce bébé et l'éduqueraient de manière à en faire quelqu'un de bien.
      - Qu'est-ce que tu en sait ? cracha Virginia. Cette gamine ne nous apportera que des problèmes. Je vais aller faire un tour, d'accord ? Et quand je reviendrai, ce bébé sera mort.
      - C'est un meurtre.
      - C'est un ordre ! »


    Et elle sortit. Comme ça, sans même lui dire au revoir. Le bébé se mit à pleurer, pleurer si fort et avec tant de rage que les murs en tremblèrent, vraiment. Lawrence avait peur. Mais pas du bébé, pour le bébé. Il ne laisserait pas Virginia lui faire du mal. Il le protégerait. Peu importe ce qu'en penserait sa femme - de toute manière, ce n'était plus Virginia. Sa véritable épouse n'aurait jamais commandé le meurtre d'un nourrisson, aussi dangereux serait-il dans un futur éloigné. Le bébé pleurait toujours quand Virginia quitta la maison en trombes, les pneus de sa voiture crissant dans le gravier. Et il pleurait toujours quand, à l'intersection de la rue et du boulevard, sa voiture en percuta une autre. Lawrence entendit le bruit. Il entendit l'explosion, les bruits de klaxons, les hurlements, même. Mais il ne fit rien, si ce n'est prendre le bébé dans ses bras. Le bébé se calma, ne pleurant plus que par petits cris plaintifs, comparables à d'étranges miaulements de chat effarouché. Il lui fallait un prénom. N'importe quoi à quoi il pourrait se raccrocher, au lieu d'appeler l'enfant « le bébé ». Quelque chose qu'il choisirait lui-même, car Virginia était morte, il le savait. Le bébé avait provoqué sa mort, ça aussi, il le savait. Mais il s'en moquait. Car si Virginia avait été remplacée par une femme voulant tuer le bébé, Lawrence, lui, avait cédé place à un homme voulant le protéger. Le mener vers la lumière.

      « - Sunlight..., murmura-t-il doucement en berçant sa petite-fille dans ses bras. Bienvenue au monde, Sunlight. Sunlight. »


    « TROISIÈME PARTIE. »

      « - Sunny ? Sunny ? appela Lawrence quand il se réveilla au terme d'un sommeil sans rêve. Es-tu là ?
      - Grand-père, murmura Sunlight Blackway d'une voix apaisante en prenant la main du vieille homme dans la sienne. »

    La pièce empestait la mort, si c'est possible. Allongé dans un lit moelleux et sentait la naphtaline, Lawrence Blackway respirait difficilement, branché sur un respirateur qui semblait arraché l'air à ses poumons plutôt que de lui en insuffler. Près de vingt ans avait passées depuis que Virginia s'était tuée dans cet accident de voiture, et lui et Sunlight n'en avaient jamais reparlé. Il l'avait élevée dans le calme et la sérénité, faisant complètement abstraction de ces pouvoirs qu'elle avait apprit à développer seule. Il lui avait raconté que ses parents et sa grand-mère s'étaient tués dans un accident quand elle était toute jeune, ce qui n'était pas totalement faux. Cambridge Wayne et Mary Adams étaient des êtres du passé, un passé qu'il valait mieux ne pas réveiller. Sunlight avait grandit normalement, du moins lui semblait-il. Il y avait bien ces quelques phénomènes étranges - la mort subite de Virginia, d'abord, puis quelques secousses sismiques survenues durant les colères de la petite - mais Lawrence n'y avait jamais prêté attention. Il y a quelques années, il avait fait la connaissance d'un membre de la Blanche Confrérie. La rencontre avait été particulière. Cette femme - une dame âgée d'au moins un siècle qui parlait avec un étrange accent - lui avait assuré que Sunlight « trouverait toute seule le chemin menant à la lumière ». Cette vieille folle lui avait vaguement évoqué Carola, la voyante qu'avait consulté Virginia prêt de 50 ans auparavant.
    Lawrence fêtera bientôt son 70ième anniversaire. Malgré son âge plus ou moins avancé, il se sentait faible et malade, comme si un poids invisible était en permanence posé sur sa poitrine. Il considérait parfois Sunlight comme sa propre fille, bien qu'il sache qu'elle ne l'était pas. Il y avait entre leur deux générations une série d'histoires cocasses qu'il n'avait jamais souhaité lui raconter. Mais aujourd'hui, il y était obligé. Car à la manière dont il avait sut que Virginia était devenue folle, Lawrence savait aujourd'hui qu'il ne verrait pas le soleil se lever le lendemain matin. Il serra un peu plus la main de Sunlight, au point d'avoir mal aux doigts. Et il chercha un moyen de formuler la vérité, pour la rendre moins blessante, moins crue. Que pouvait-il lui dire ? Qu'elle était née d'un viol ? Qu'elle avait incité la mort à frapper sa grand-mère ? Que son père avait assassinée sa mère ? Il ne savait pas. Il remit ses idées en ordre, ouvrit la bouche, la referma. Et il se ravisa. Elle ne devait pas savoir. Ce serait mieux comme ça. Il ferma les yeux et ne les rouvrit plus jamais.

      « - Grand-père ! Grand-père ! hurla Sunlight en enfonçant ses ongles dans la paume de Lawrence. Grand-père ! Réveille-toi, réveille-toi ! Grand-père ! »


    « ÉPILOGUE. »

      « - Je ne veux pas en parler. Et je n'en parlerai pas. »

    Sa voix était sèche, elle n'aimait pas cet endroit, elle voulait partir. Pourtant, une force étrange la poussait à rester. Elle regarda une nouvelle fois Prudence, inquiète à l'idée qu'elle utilise ses pouvoirs contre elle. Sunlight craignait de se mettre en colère. Enfant, elle se fâchait souvent, pour un jouet ou un biscuit, et parfois les choses allaient trop loin. Une sorcière nomade qu'elle avait rencontré l'avait accusé de traîner la mort derrière elle, et c'était peut-être vrai. Mais elle n'avait aucune envie d'en parler, surtout pas maintenant.
    Depuis la mort de Lawrence, survenue presque un an auparavant, Sunlight considérait avoir évoluée. Elle avait vendue leur vieille maison à Philadelphie et avait beaucoup voyagé, à la recherche de connaissance, de pouvoir, peut-être. Elle avait cherché à en apprendre plus sur les pouvoirs qu'elle possédait, souhaitait connaître ceux et celles qui avaient les mêmes. Mais elle n'en avait pas trouvé. Un nom revenait souvent - Virginia Blackway, et chaque fois Sunlight se retenait de grimacer. On lui avait également parlé d'un homme, un être du mal, et elle l'avait aussitôt identifié comme étant son père ou quelque chose s'en rapprochant. Elle s'en fichait. Elle avait depuis toujours sut l'histoire de Lawrence comme étant fausse, mais elle s'y attachait, comme un enfant à l'hypothétique existence du Père Noël. Et elle s'y accrocherait encore.

      « - Je vais aller me promener. J'aime la forêt. »




Dernière édition par Sunlight Blackway le Dim 21 Fév - 17:17, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Ven 19 Fév - 4:35

    JUSQU'A LA FIN
      NOUS VOULONS SAVOIR QUI TU ES VRAIMENT

    ♦️ CES PETITS DETAILS QUI SONT IMPORTANTS :

      PSEUDONYME : .Vesper, Rainglasses
      AGE : 15 ans
      AVATAR : Blake Lively, conformément à celui du PV.
      COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Par un bouton de partenariat judicieusement placé à l'endroit où mes yeux se sont posés lors de ma quête d'un bon rpg ?
      CODE DU REGLEMENT :
      Spoiler:
       
      COMMENTAIRE ? Je me demandais en fait si mon personnage ne serait pas porter à évoluer, que ce soit un peu plus vers le bien ou vers le mal, quelque chose comme ça.


Dernière édition par Sunlight Blackway le Dim 21 Fév - 20:13, édité 1 fois
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Ven 19 Fév - 20:31

    Bienvenue sur Les Chroniques de l'Ombre
    Merci de ton inscription.
    Je te souhaites bon courage pour ta fiche.
    Si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous contacter par mp.

    Tu peux utiliser une bannière ou des icones pour illustrer ta fiche si tu le désire. Et, tu peux flooder avec nous en attendant la validation de ta fiche.

    Si mon message te gène, je l'effacerais.

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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Dim 21 Fév - 4:41

    Merci <3
    Non, le message ne me gêne pas, ça devrait aller ^^
    Il ne me reste plus que la première partie de la fiche à terminer, quelques chapitres de l'histoire à poster et à revoir le tout un peu, et ça devrait être bon.

    EDIT
    : Fiche terminée =)
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Lun 22 Fév - 0:34

    Ta fiche est parfaite. J'aime beaucoup ton histoire, tu as su rendre ton personnage vraiment attachant, avec une histoire originale et intéressante. D'autre part, tu as un très bon niveau rp, c'est très bien écrit.

    J'ai le bonheur de t'annoncer que tu es validé.
    Félicitations.

    Je t'engage à chercher à nouer des liens avec les joueurs déjà validés afin de pouvoir démarrer le plus rapidement tes rps, que tu pourras d'ailleurs recenser dans la partie concernée. Normalement, c'est moi qui vais créer le logement pour les membres de la confrérie. J'essaie de faire cela ce soir. Ensuite, tu peux demander un rang personnalisé si tu le désire.

    Amuse toi bien sur Les Chroniques de l'Ombre.

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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   Lun 22 Fév - 1:03

    Merci =)
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MessageSujet: Re: Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.   

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Sunlight Blackway - « Ainsi la lumière du soleil te mènera au chemin des ténèbres. » U.C.

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