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 ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...

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MessageSujet: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Mer 3 Mar - 1:42


LIAM EVERETT FERGUSON
157 ans ; Vampire ; assassin


    VERITABLE NATURE
      ON SE CACHE TOUS DERRIERE UN MASQUE QUE SONT LES APPARENCES.


♦️ QUELLES SONT VOS HABITUDES ET OCCUPATIONS DIURNES ?
    Mais c'est quoi cette question ?! Tu veux pas me laisser manger d'abord ? J'aurais jamais dû te parler de ma condition...Pour faire court et concis j'adore me retrouver autour d'une bonne vieille table de poker. Une vieille habitude du joueur invétéré que je suis. Et oui c'est un petit plaisir de la vie. Sinon, j'aime beaucoup la compagnie des jolies femmes, encore plus lorsqu'elles sont assises sur mes genoux, avec leurs fesses rebondies, à me contempler pendant que j'étale ma quinte flush royal sous le regard ébahis des petits merdeux. C'est jouissif. Y'a un autre truc que j'adore, c'est traquer le lycan et tout ce qui s'en rapproche. Regardes ces balles, elles sont de ma confection. Exact, c'est de l'argent. Le seul métal qui puisse vraiment les affaiblir ou les tuer. J'apprécie les voir ramper à mes pieds ces bestioles, après tout ce ne sont que des gros chiens.
    C'est bon, l'interrogatoire est terminé ? Parce que je commence vraiment à avoir les crocs. Les crocs ! Haha ! Ca ne fait rire que moi. Mais oui j'aime faire d'autres trucs mais tu risques d'en être effrayer et j'ai pas envie de te courir après. Tu veux savoir, ok. Je vais me faire une joie de sucer ton sang jusqu'à la moelle mais avant cela, je vais prendre un pied d'Enfer à te voir agoniser, c'est mon trip. Non j'ai pas besoin, ni de mes revolvers, ni de mon couteau pour ça, tu verras. Tu vois j'avais raison, maintenant t'as les foies.

♦️ QUELLES SONT VOS PRINCIPAUX TRAITS DE CARACTERE ?
    Encore une question à la con...Dis-moi si je venais t'emmerder comme tu le fais avec moi pendant que tu bouffes devant un match des Lakers, tu le prendrais comment ? Si j'aime les Lakers, mais je m'en fous royalement, ça m'intéresse pas. Oui revenons à ta question, à la con encore une fois, je vois pas en quoi ça va révolutionner ta vie de le savoir, enfin bref...je veux bien céder à ta dernière volonté.

    Arrogant. Je sais ce dont je suis capable et crois-moi je n'hésite pas à le faire savoir. De la prétention ? Ouais appelles ça comme tu veux, je m'en carre !
    Joueur. Pour sûr que je suis un joueur et un sacré même ! Personne ne m'a jamais battu au poker que ce soit dans cette vie ou dans l'ancienne d'ailleurs. Je triche ? Fais gaffe à ce que tu dis, j'apprécie pas trop les grandes gueules dans ton genre.
    Patient. Il en faut dans ma profession. Et avec l'immortalité devant moi j'avoue que j'ai appris à vivre de patience et de vertus. Oublies mes derniers mots, sans intérêts.
    Loyal. Enlèves moi ce sourire narquois de ton visage. C'est donc si surprenant qu'un type comme moi puisse être honnête ? Je le suis, à partir du moment où le respect est instauré et que le mec en face à quoi me payer...et si je ne risque pas d'y laisser ma peau. Disons qu'en général je suis loyal.
    Franc. C'est soit je dis les choses comme elles me viennent, soit je me tais et je cogne. A toi de voir.
    Séducteur. Je suis un bourreau des coeurs. Dans tout les sens du terme. Quoi ma tenue ? Détrompes-toi ça attire les femelles et puis merde pourquoi je me justifie.
    Charismatique. Je viens d'une autre époque, ça suffit amplement à faire de moi un être grâcieux et la ramènes pas.
    Solitaire. J'aime ma tranquilité, je suis pas du genre à chercher les bains de foule. La solitude à quelque chose d'apaisant, elle endort la Bête.
    Cynique. Il faut de tout pour faire un monde et moi j'adore me foutre du monde éhontément.
    Psychopathe. Ouh le vilain mot que voilà. Je suis juste différent de toi, je ne te demande même pas d'essayer de me comprendre tu n'y arriverais pas. Tu ne vois que ce que tu as envie de voir.
    Tenace. Je ferais pas ce métier si je n'avais pas une once de ténacité.
    Mystérieux. Ah que tu as du mal à lire en moi, je me trompe ? Je suis impénétrable et le resterais à jamais vois-tu. Juges-moi avec tes yeux, car tu n'auras que ça à te mettre sous la dent.

♦️ CE QUI FAIT DE VOUS QUELQU'UN DE DIFFERENT :
    Je suis un as de la gâchette. Sérieusement. Tu ne trouveras personne d'aussi bon que moi. Je sais faire parler la poudre avec une élégance à te faire pâlir. Et puis, je sais aussi encaisser pas mal. A force de duel au soleil, passe-moi l'expression, de fusillades et compagnie, et bien j'ai acquis une résistance dont je suis fier. Et ne vas pas te mettre bille en tête en pensant que c'est parce que je me faisais tirer dessus à chaque fois, alors arrêtes de sourire comme un demeuré. Ca n'a pas l'air de t'impressionner beaucoup. Tu sais je suis capable de bien d'autres choses. N'oublies pas qui je suis. Un Vampire. Je suis un prédateur. Force, agilité, endurance hors du commun. Et j'ai même acquis un don* à force de témérité et mise à mort. Tiens ton sourire s'est effacer. Sais-tu ce dont je suis capable ? Bien sûr que non. Je pourrais te tuer sans lever le petit doigt. Est-ce de la peur que je lis sur ton visage ? Enfin tu commences à réaliser. Je suis un tueur et je le cultives. Je nourris la Bête avec avidité. Que ce soit du sang humain ou du sang de Vampire. Et oui, je me nourris aussi de mes congénères qui sont, à mes yeux, bien plus goûteux. La Diablerie, c'est le nom qu'on donne à cette pratique. Elle est prohibée, soi-disant, mais du moment que ça reste entre nous. Tout ça pour dire, que grâce à ça et bien je suis sans doute le plus craint de tous. Ce n'est pas pour rien que l'on m'a surnommé le Moissonneur d'âmes.

    Maintenant si tu le veux bien, je vais passer au plat de résistance. Toutes ces palabres m'ont mis l'eau à la bouche. Mais avant je te propose un marché. J'étais un bon catholique dans le temps, alors pour m'avoir diverti, je vais te laisser quelques secondes pour faire ta confession, puis je vais enfoncer mon doigt dans ton oeil droit et mettre un terme à ton calvaire, ça te va ? C'est parti je commence à compter !


    *Quietus: discipline de la mort silencieuse pratiqué par les assassins. Utilisant les principes du poison, du contrôle de la vitae et de la pestilence, cette discipline basée sur le sang se concentre sur la destruction de la cible par d'innombrables moyens et pas les plus rapides. Les assassins la maîtrisant comptent sur son efficacité discrète pour dissimuler tout rapport avec leurs victimes.

  • Silence de la mort: Ce don permet à l'assassin de créer une bulle de silence mystique autour de lui, étouffant tout les bruits à proximité dans une zone de 6 mètres. Aucun son ne provient de l'intérieur de la zone mais ceux qui viennent de l'extérieur peuvent y être entendus.
  • Venin du scorpion: Liam utilise son sang pour enduir ses balles de poison. Une fois la cible atteinte, le poison lui ôte toute résistance et la plonge dans une catatonie proche de la mort. Suivant les races, la volonté de sa victime et la quantité ingérée le poison peut être plus ou moins rapide à faire effet.
  • Caresse de Baal: Dérivé du venin du scorpion, la Caresse de Baal permet de transformer le sang vampirique en véritable vitriol, détruisant la chair et corrodant les os, et ce par simple contact. Néanmoins, il ne peut être appliqué que sur des armes tranchantes. La volubilité du venin s'estompant durant le vol s'il est utilisé avec une arme à feu. Il peut également le cracher sur sa cible mais sur une courte distance sans quoi le poison finira évaporer dans l'air.



    JUSQU'A LA FIN
      NOUS VOULONS SAVOIR QUI TU ES VRAIMENT


♦️ CES PETITS DETAILS QUI SONT IMPORTANTS :
  • Liam ne peut se nourrir de sang animal, pas même de sang humain modifié par de la drogue, sous peine de le vomir immédiatement et d'entrer en frénésie.
  • Liam n'a aucun reflet. Sans doute parce qu'il n'appartient plus vraiment à ce monde.


♦️ QUE PENSEZ-VOUS DES AUTRES :
    Les humains: Un troupeau, des calices, de la chair fraîche, rien de plus, ni moins. Ils sont divertissant, et parfois intéressant. Parfois seulement.
    Les métamorphes: Ce ne sont pas des animaux quoiqu'en disent les gens. Regarde sous la peau du cadavre, que trouves-tu ? Un secret pire que l'homme, le cadavre ou l'animal ?
    Les sorcières: Nous ne devrions plus jamais subir le déshonneur de leur sorcellerie. La seule bonne sorcière est celle que je tues sur mon chemin. Aucune tergiversations possible.
    Les Hunters: Une engeance maudite, bien que je partage plus de points en commun avec eux qu'avec n'importe qui d'autres. Je me méfies de leur savoir.
    Les Lycanthropes: Facilement excités, des adversaires monstrueux, terribles. Aussi admirablement indomptés qu'un tigre, aussi digne de considération qu'un chat de gouttière. Leur intérêt ne provient que de la jubilation procurer par leur traque.
    Le Cercle des Ombres: Ils se croient libres ? Les imbéciles. Et le pire c'est qu'ils pensent vraiment que ce qu'ils font c'est "libérer"...pathétique. C'est plus drôle si tu ne t'acharnes pas tant.


    PSEUDONYME : dEVnull
    AGE : 25 ans
    AVATAR : Timothy Olyphant
    COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Via une amie de RPG
    CODE DU REGLEMENT : Plume de Sang
    COMMENTAIRE ? Magnifique design, ambiance très sombre, ça faisait longtemps que je cherchais un RPG tel que celui-ci.


Dernière édition par Liam E. Ferguson le Ven 5 Mar - 14:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Mer 3 Mar - 1:45

    UNE LONGUE HISTOIRE
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.



Nous sommes le 04 Juillet 1887 dans la ville de Cheyenne, dans le Wyoming. Le soleil vient tout juste de s'éclipser derrière le rideau de la nuit. L'effervescence est palpable. La rue principale, artère centrale de la ville, est plongée dans une euphorie particulière. Tout le monde est en liesse et célèbre l'évènement avec joie et délectation. La majorité des saloons sont bondés. Le drapeau étoilé à bandes rouge et blanche est de sorti un peu partout. Sur la majorité des frontons de la ville est accroché une banderole qui répète inlassablement la même chanson: Independence Day. Le jour de l'Indépendance américaine. Cent onze ans plus tard, jour pour jour, tous la célèbraient avec autant de ferveur et de patriotisme. Je ne faisais pas exception à la règle.

Après avoir vérifié que mon office était bel et bien verrouillé, je me hâtais de rejoindre le Bella Union Saloon. C'était sans contexte le plus luxurieux des saloons du coin. Danseuses, chanteuses, tables de poker, roulettes, black jack, un véritable petit bijou pour les plus fortunés d'entre nous. Le business c'est le business et pour entrer dans ce petit paradis il fallait avoir de l'argent. Beaucoup d'argent ou alors avoir ses entrées. Je pénétrais à l'intérieur. La musique, un piano-bar des plus envoûtant, m'arracha un sourire. La salle était pleine à craquer. Les serveuses ne savaient plus où donner de la tête, tout comme les deux barmaids, outrageusement débordés. Mon regard s'attarda sur les danseuses, toutes plus affriolantes les unes que les autres. Je passais ma langue sur mes lèvres. Cette soirée allait être mémorable.

    " Bonsoir shériff, je suis heureux de vous compter parmi nous.
    C'était Ben Barnes, le tenancier du Bella Union. Un homme de grande taille aux favoris et à la toison grisonnante, toujours impeccable sur lui. L'homme fortuné dans toute sa décadente splendeur.
    - Je ne pouvais pas louper ça. Je désignais l'agitation qui ne faisait que gonfler.
    - Venez Mr.Ferguson, j'ai une table pour vous. Il m'invita à le suivre. Que voulez-vous boire ?
    Il était obligé d'hausser la voix pour se faire comprendre.
    - Un Jameson, c'est jour de fête. Je ne quittais pas mon hôte d'une semelle.
    - Un Jameson en ce cas ! Il fit signe à son barmaid qui s'empressa de préparer la commande avant toutes les autres. Je vous en prie installez-vous.
    Ce que je fis.
    - C'est une excellente table que vous m'avez dégotté là Mr.Barnes.
    - C'est jour de fête, me lança-t-il, un large sourire commerçant venant étirer ses lèvres. Je vous laisse, d'autres personnalités à entretenir. Passez une bonne soirée.
    - Merci, dis-je avec un temps de retard. "


Ainsi donc j'étais une personnalité. Voilà de quoi flatter mon ego. Je pris mes aises et m'enfonçais sur ma chaise, dégraffant le bouton de ma veste. C'était tellement agréable de pouvoir se détendre enfin et profiter des plaisirs simples, comme contempler de très jolies femmes en écoutant de la bonne musique. Je n'avais guère de temps pour moi ces derniers temps. La criminalité était grandissante à Cheyenne, sans compter ces foutus indiens qui rôdaient. Soi-disant que nous leur avions volés leurs terres. Comme si elles leurs appartenaient. Bandes de sauvages.
Une serveuse s'avança vers moi. Blonde aux yeux d'un bleu azuréen. Elle se pencha vers moi et son décolleté alléchant vint effleurer ma joue. Cette soirée serait mémorable ! Je la gratifiais d'un sourire avant de terminer mon inspection par son gracieux postérieur. J'en frémis de plaisir, portant à mes lèvres, le délicieux nectar ambré. Ce fut le premier verre d'une longue série. Plus la soirée avançait, plus je me sentais serein. Les deux boutons du col de ma chemise était dégraffés, ceux de mes manches également. Mon chapeau se tenait, impérieux, sur la table aux côtés d'une multitude de verres et d'une bouteille de scotch bien entamée. Je crois que j'allais avoir une sacrée ardoise...Je me levais tant bien que mal, manquant de m'écrouler. Je me retins à ma chaise.

    " Alors sheriff, on a un peu trop abuser du spiritueux ! "
    Rires de la tablée derrière moi. Il y avait de quoi en même temps. Sans me départir de mon amabilité, je me tournais vers eux et leur indiquais que tout allait au mieux. Ils jouaient au poker. Un jeu auquel j'excellais.
    - Excusez-moi mais accepteriez-vous un ivrogne à votre table ?
    - Si c'est pour le plumer avec joie, rétorqua le plus près de moi, un jeune gamin.
    - Hey gaffes c'est quand même le sheriff il pourrait te boucler pour ça, lança un deuxième homme plus âgé, en ruant son compagnon d'un coup de coude bien senti.
    - Ouais s'il finit pas à roupiller derrière son office. "


Tous s'esclaffèrent, moi de même. Je pris un siège, on me donna l'équivalent de cent cinquante dollars en jetons, avant de me donner les cartes. Il me fallut trois tours pour me mettre véritablement dedans. J'avais déjà perdu une centaine de dollars, personne ne faisait vraiment attention à moi. Grossière erreur. Au bout d'une dizaine de tours, j'avais déjà raflé cinq fois ma mise et éliminé le jeunot sur ma droite.

    " Et ben si je m'attendais à ça...souffla l'un des hommes en comptant le pot misérable qu'il lui restait.
    - Vous nous avez bien roulés sheriff, plus jamais je ne jouerais avec vous que vous soyez ivre ou à jeûn ! Il rit grassement.
    - Ouais mais grâce à vous, je vais pouvoir payer tout ce que j'ai ingurgité ce soir et me payer un petit extra, je ramassais mes jetons, et puis au moins j'ai dessaoulé, merci messieurs.


Je pris congé de leur personne en tapotant l'épaule du petit jeune, passablement irrité par ma vaine au jeu. Je fis rapidement le compte après avoir échangé mes jetons en argent comptant: j'avais récolté pas loin de cinq cent dollars. Grande classe. Le cinquième de la somme irait au Bella Union et le reste pour ma pomme. Excellente soirée en gros. Je regagnais ma table pour y récupérer mon chapeau, un mot y était glissé à l'intérieur. Je pris soin de le lire. Un large sourire s'afficha sur mes lèvres. Les yeux brillant d'excitation, je quittais le saloon, la veste à l'épaule. Dieu que cette soirée était mémorable.


Dernière édition par Liam E. Ferguson le Mer 3 Mar - 23:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Jeu 4 Mar - 2:23

    UNE LONGUE HISTOIRE
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.





Lorsque je regagnais mon office, j'étais gagné par le désir et une folle envie de faire l'amour à la délectable femme qui m'y attendait. La porte claqua doucement. Plusieurs bougies brillaient faiblement et donnaient à la pièce une sérénité des plus confortable. Ma muse se tenait sur mon bureau tel la sirène sur son rocher appelant les marins fragiles à sombrer dans ses bras et y mourir avec joie. J'étais ce marin, et je ne résistais pas à son chant mélodieux. Jetant ma veste et mon chapeau à même le sol, je me précipitais sur elle. Ses jambes s'écartèrent, révélant un jupon et des bas résilles des plus séduisant. Elle m'enserra avec ardeur et plaqua ses lèvres sur les miennes. Mes mains la caressèrent derechef, sa nuque, son dos, ses bras, son visage, ses jambes, je ne perdais rien de ce corps qui s'offrait à moi. " Je vous attendrais à votre office, mon beau sheriff. Venez armer et passer-moi les menottes. " Ces mêmes mots qui avaient fait naître ce désir brûlant en mon être résonnaient encore dans ma tête. Sacrés coquines ces danseuses. Je l'avais déjà remarqué à maintes reprises. Elle avait un teint de porcelaine tranchant vivement avec ses cheveux de jais. Ses beaux yeux émeraude me désiraient ardemment depuis notre premier échange. Sa bouche avide tressaillait en un gémissement de plaisir lorsque je m'affairais à dégraffer son bustier. Elle ôta mes bretelles, déboutonna ma chemise et caressa mon torse en me léchant les tétons. Pendant ce temps, je lui mordillais le lobe de l'oreille, le cou, avant de descendre à la naissance de sa poitrine et enlever d'un geste sec, la gaine qui la retenait prisonnière. Ses seins généreux et bien rond dodelinèrent légèrement attisant mon envie. Je me jetais dessus, ma langue titillant ses mamelons et les dévorant avec avidité. Elle gémit plusieurs fois. Je sentais ses mains glisser dans mon pantalon et saisir mon membre viril. Soirée mémorable ne cessais-je de me répéter. D'un coup sec je la retournais sur la table de mon bureau, je relevais sa robe, lui ôtais son jupon. Elle avait des fesses à se damner. Je laissais choir mon pantalon sur le sol et dirigeais mon sexe vers le sien avec un désir non dissimulé. Elle poussa une expiration de plaisir. Que j'étais bien en elle. J'aurais voulu que ça ne s'arrête jamais. Ses fesses rebondies claquant contre mon entrejambe, sa chute de rein entre mes mains, ses seins reposant sur mon bureau dans une vision onirique. J'étais au paradis, ou alors pas vraiment loin. Mais toutes les bonnes choses ont une fin:

    " Sheriff ! Trois coup portés à ma porte.
    - Merde...pas maintenant bordel...marmonnais-je, furieux d'être interrompu.
    - Laisse, il se débrouillera sans toi, parvint-elle à articuler entre deux gémissements. Sa voix était si enchanteresse que je redoublais de vivacité.
    - Sheriff ! Trois nouveaux coups, plus assourdissant. C'est McKenzie, il est en train de faire une putain de connerie !
    Putain d'irlandais pensais-je.
    - Je suis occupé là.
    - Je sais Sheriff et je suis vraiment désolé de vous interrompre dans...vos...ébats, mais c'est grave.
    - Explique moi, dis-je sans arrêter mon jeu de reins.
    - Il a buté ses deux gosses et s'est enfermé avec sa femme avec la ferme intention de la liquider elle aussi. "


Entendre pareilles atrocités m'avaient coupé la chique. Je regardais le dos nus, perlé de sueur de la belle, et soupirais de frustration. Ne pas aller jusqu'au bout de l'acte c'était comme se retrouver dans un village cheyenne et ne pas pouvoir tirer un seul coup de feu. Terriblement frustrant ! Je me retirais et me rhabillais prestemment. La jeune femme esquissa une moue à vous fendre le coeur et les couilles, pour parler grossièrement. Je lui intimais l'ordre de m'attendre pour la remercier plus tard comme il se devait mais pour l'instant j'avais une affaire importante à régler. Je connaissais bien les McKenzie, une petite famille d'immigré des plus respectable. Henry et sa femme tenait l'épicerie du coin de la rue. Qu'est-ce qui avait pu pousser cet homme à commettre ce crime odieux ? Ses propres gosses ! Je suivais le jeune Farell jusqu'à l'épicerie. Par chance, aucun badaud. Je remerciais le jour de fête.

    " Bon Farell, rentre chez toi, ne parles de ça à personne ok, je m'occupe du reste.
    - Et si il vous arrive quelque chose ?
    Imprévisible destinée.
    - Il ne m'arrivera rien, allez file. "


Farell s'éclipsa sans demander son reste. Je le connaissais bien lui aussi. Un brave garçon. Il ne cherchait jamais à faire du mal bien au contraire. Je savais que si je ne revenais pas de cette maison, il préviendrait du monde. C'était dans sa nature. Je me plantais devant la petite estrade en bois, respirant à grandes goulées l'air chaud et lourd de ce mois de Juillet. Mes mains frôlèrent mes deux colts Single Action Army. Tout était en place. Je m'avançais prudemment vers la porte de l'épicerie et toquais deux fois. Aucune réponse. Je réitérais mon appel:

    " Henry, c'est Liam, ouvres-moi s'il te plaît.
    Silence pesant.
    Henry ! Je sais que tu es là.
    - Allez-vous en Sheriff, le Mal est dans cette maison et il guette le moment opportun pour frapper.
    - Putain de croyant...lâchais-je entre mes dents. Ecoutes-moi Henry, attentivement, ma main saisit la poignée, je vais entrer. Je ne suis pas armé, je viens juste rendre visite à mon vieil ami. "


La poignée roula sous ma paume. Nouveau silence. Il faisait sombre à l'intérieur. A part une lampe à huile qui brûlait timidement dans le coin de la pièce. Je refermais la porte derrière moi. Un frisson me parcourut l'échine. Un mauvais pressentiment. Je fis un tour du propriétaire. Personne dans le magasin. La porte en face était entrouverte. C'était la demeure des McKenzie, une maison mitoyenne de leur échoppe, plus pratique pour aller au boulot. Je m'avançais vers la porte, main près du colt prêt à dégainer si besoin. J'entendais quelque chose de l'autre côté, comme des supplications. J'allais passer ma tête dans l'entrebaillement lorsque mon pied dérapa sur une surface humide. Je dus me rattrapper à la porte qui s'ouvrit en grand.

    " Quelle approche, maugréais-je."


Du sang. C'était la raison de ma perte d'équilibre. Mes prunelles s'attardèrent sur le tracé sinueux de l'hémoglobine. Mon visage se crispa en une grimace de dégoût. Le petit Ian, la mâchoire pendante dans le vide, un trou aussi gros que mon poing à la place du visage, était avachi sur le pan de mur. Sa cervelle était encore collé à l'endroit de l'impact. J'en aurais gerbé ce que j'avais dîner si le déclic distinct du fusil de chasse de Henry ne m'avait pas alarmé. Ma main se porta instinctivement sur mon arme.

    " Ne touchez pas à votre arme Sheriff, s'il vous plaît.
    - D'accord Henry, regardes, j'éloigne ma main. Je m'exécutais. Henry était complètement bouleversé, encore bien plus que je ne l'étais. Des larmes roulaient constamment sur ses joues bien que son air trahissait sa férocité et surtout sa détermination. Que s'est-il passé Henry ? Pourquoi ce carnage ?
    - C'est l'oeuvre du Malin.
    Je haussais les sourcils pour qu'il m'en dise plus.
    - C'est à cause d'elle, il pointa le canon de son arme sur le front de sa femme, à ses pieds.
    - Doucement Henry ! lui intimais-je. Il s'agit d'Edith, ta femme, Henry. C'est la douceur et la candeur incarnée.
    - Je le croyais aussi, mais elle nous a tous dupés Liam. Moi le premier. C'est une créature du Diable. Le regard de Henry était empli de peur mais sa volonté n'avait pas faibli.
    - Et tes enfants Henry, pourquoi as-tu tué tes enfants ?
    Son menton tressauta. Sa mâchoire se crispa. Les larmes coulèrent à nouveau.
    - Ils étaient condamnés.
    - Mais de quoi tu parles à la fin ?!
    - J'ai sauvé leurs âmes. Et nous allons les rejoindre.
    Il avait perdu la tête.
    L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.
    - Arrêtes Henry, ne fais pas ça !
    - Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort je ne crains aucun mal car tu es avec moi ; ta houlette et ton bâton me rassurent.
    Il ne m'entendait déjà plus.
    Tu dresses devant moi une table face à mes adversaires ; tu oins d'huile ma tête et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie...
    Je devais agir et vite. Mon regard croisa celui de Edith. Elle était résolue à mourir. Un faible sourire éclaira son beau visage.
    ...et j'habiterai dans la maison de l'Eternel jusqu'à la fin de mes jours. "


Henry avait le doigt sur la gâchette. Moi de même. J'avais dégainé mes deux armes sans vraiment m'en rendre compte. Henry vit mon mouvement et, les yeux écarquillés par la fureur, braqua les deux orifices dans ma direction. Trois détonations. Trois flash. Je fus projeté violemment en arrière. Mon corps heurta la porte avant de s'écrouler sur le sol dans un bruit mat. Ma tête roula sur mon buste. Le froid, le silence, les ténèbres se succédèrent dans ma tête. Vint ensuite le martèlement, d'abord silencieux puis de plus en plus assourdissant, de mon propre coeur contre ma poitrine, contre mes tempes. Puis la fulgurante douleur. Elle me vrillait tout le flanc gauche. Il m'avait pas loupé l'enfoiré. J'avais du mal à reprendre mon souffle. A chaque inspiration, je sentais comme une agglomération de bulles dans mon corps, sans compter le goût cuivré du sang dans la bouche. Ce cinglé m'avait perforé le poumon. J'allais crever ici, à côté de Ian, mais pour ma consolation, j'étais dans un état beaucoup plus acceptable que celui du pauvre gamin. Je relevais le menton délicatement, ma trachée étant obstruée par l'afflux de sang. Je crachais un gros caillot. Mes yeux firent le tour de la pièce. Henry était étalé sur le dos, bras en croix. Il ne bougeait pas. Par contre aucune trace de sa femme. Cela voulait-il dire que je l'avais sauvée des griffes de ce monstre ? Un pâle sourire se dessina sur mes lèvres. Je repensais à ma danseuse. J'avais pris un pied d'enfer, je pouvais bien claquer à présent. Mon regard s'obscurcit peu à peu. La souffrance s'estompait à mesure que je glissais dans la noirceur. Pas du tout ce à quoi je m'attendais, c'était si facile de mourir.


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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Ven 5 Mar - 1:01

    UNE LONGUE HISTOIRE
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.







    " J'aurais très bien pu me débrouiller sans toi tu sais...
    Cette voix. Ce murmure enchanteur. Ma sirène c'est toi ?
    Je m'amusais comme une folle mais il a fallu que tu interviennes.
    Non, c'est une autre personne.
    Nouvelle décharge de douleur, plus intense que toutes les autres. Mes yeux se révulsèrent, je ne pus retenir un cri d'affliction. Je portais mon regard au niveau de ma blessure, une main s'agitait à l'intérieur.
    Qu'est-ce que...
    Je n'arrivais même plus à parler. Ma main se leva en tremblant, je serrais mon arme avec force.
    Qui que tu sois je vais te crever !
    Lorsque le visage cireux de la jeune femme m'apparut, mon geste fut stoppé net. Edith !
    Et oui c'est moi ! A voir ta tête tu ne t'y attendais sûrement pas. Tu sais que tu as tué un honnête homme ce soir. Mon bras s'affala sur ma jambe. Et tout ça pour sauver une jeune femme en détresse. Enfin en détresse c'est vite dit. Vous avez tellement de drôles de considérations vous autres. Risquer sa vie pour des pécadilles...C'est moche de finir comme ça. Elle appuya à nouveau sur la blessure. Quand est-ce que tout ça allait finir ! Dans un sursaut d'orgueil j'armais le chien de mon arme et tirais une balle dans le flanc de ma tortionnaire. Elle encaissa sans broncher et me sourit. Et bien quelle force de caractère je suis impressionnée, vraiment. Elle baissa le regard sur le trou carbonisé de sa robe. Regardes-moi ça...Elle est fichue maintenant. Décidément tu ne fais que m'enquiquiner toi ce soir, mais tu m'amuses aussi tout autant. Je suis tellement seule ces derniers temps que j'ai bien besoin de compagnie. Surtout celle d'un homme tel que toi. Henry c'était juste un jeu, je voulais me tester et voir si je pouvais jouer les femmes modèles. Apparemment pas.
    Nouveau rire.
    Mais qu'est-ce qu'elle me raconte et puis pourquoi elle n'a rien ? C'est qui cette femme ? Est-ce vraiment une envoyée du Diable ? Putain Liam va pas me dire que tu crois ses sornettes !
    Ca te dirait de m'accompagner dans mon voyage ?
    De quoi parlait-elle ? Elle attendait visiblement une réponse de ma part.
    Ah suis-je bête tu ne peux plus parler. Je prends donc ton silence pour un assentiment."


Elle retira sa main violemment et alors que j'allais de nouveau hurler, elle plaqua sa main sur ma bouche et étouffa mon cri. Elle s'avança si près de moi que je pouvais sentir sa...froideur ?! Hélas je ne pus réfléchir au pourquoi du comment que je fus submergé par les tourments, la pire torture qu'il m'ait été donné d'endurer. Un feu ardent me consumait au niveau du cou, brûlait ma gorge, mon estomac, mes poumons (ce qu'il en restait), mes tripes, mon bas-ventre, mes jambes, mes bras, avant d'exploser dans ma tête tel une déferlante sauvage et indomptable. Je n'aurais su dire combien de temps cela a duré mais lorsque la douleur s'évapora, je n'existais plus. Et c'était un sentiment étrange. Je n'existais plus et pourtant j'avais l'impression d'être retenu prisonnier ailleurs. C'était terriblement angoissant.

Sans crier gare, brusque retour à la réalité. Mes paupières se mirent à battre furieusement. Le visage d'Edith me contemplait avec une sorte d'envie dans le regard. Je ne l'avais jamais vraiment regardé. Elle était d'une beauté surnaturelle. D'une blancheur immaculée, ses yeux noir luisaient de malice et de luxure. Sa chevelure couleur des blés, ondulaient avec perfection. Elle était parfaite. Je restais un long moment, couché sur le dos, tentant vainement de rassembler mes idées. Je n'y parvenais pas. Un détail me surpris. La pièce était étonnamment éclairé. Je n'avais pas le souvenir qu'elle le soit autant. Et ce bruit dans ma tête. On dirait la voix de Barnes. Mais c'est impossible. Ma main effleura le sol. Je pouvais sentir chaque infractuosités, chaque irrégularités du bois. C'était comme si je redécouvrais mes sens un à un. Une renaissance à trente-quatre ans ! A la fois suprenant, effrayant et indubitablement excitant. Une effluve vint titiller mon sens olfactif. Une senteur aphrodisiaque. Je dus m'assoir et renifler, comme un chien, pour trouver la trace de cette odeur exquise. Lorsque mon regard se posa sur le cadavre de Ian, je n'éprouvais plus de répulsion. Mes yeux étaient braqués sur le filet de sang qui gouttait de sa mâchoire disloqué. A cet instant, la souffrance me frappa de plein fouet. Encore ?! Mais c'était différent. Ma gorge me brûlait atrocement, asséchant ma bouche. J'avais terriblement soif. Une soif inextinguible, comme je n'en avais jamais éprouvé pareil besoin. Je me tournais, paniqué, vers Edith qui me lorgnait toujours avec ce sourire de curiosité mêlé d'envie.

    " J'ai soif, parvins-je à articuler. Je ne reconnus pas ma voix. Elle était plus posée, plus grave mais agréablement légère.
    - Et bien bois, me répondis Edith toutes dents dehors. "


Je me précipitais vers le jardin. Il y avait un puits. Le corps sans vie de la gamine reposait, face contre terre, non loin de la barrière en bois. Je ne m'en préoccupais pas. Un seau était rempli, l'eau était croupie mais cela ne m'arrêtais pas. Je devais boire. Plongeant ma tête à l'intérieur, je bus une seule gorgée avant de hurler à la mort. Ca faisait un mal de chien. Agrippé au rebord en pierre, je dus vomir mes tripes pour calmer la douleur dans mon estomac. Et ce feu dans ma gorge qui me déchirait de plus en plus. L'odeur du sang m'enivrait, je n'arrivais pas à me l'ôter de l'esprit. Je revins sur mes pas, titubant, le visage hagard. Mes yeux révulsés s'accrochaient à Ian. A cette goutte qui perlait doucement. Elle allait s'écraser sur le sol mais en un seul et unique pas, je me retrouvais sous son menton, ma langue lapant le filet de sang. La douleur s'estompa. Je plongeais à nouveau sur le visage en bouillie et y prélevait ce que je pus dans des suintements et des bruits de succions à vous donner la nausée.

    " Tu es immonde Liam, tu t'en rends compte.
    Je ne l'écoutais plus. J'étais ailleurs.
    Tu sais que tu pourrais t'abreuver d'un sang bien plus frais que celui-ci ?
    Aussitôt mes prunelles dilatées se braquèrent sur Edith.
    Ah j'ai l'impression que j'ai toute ton attention à présent. Elle frappa dans ses mains, contente. Suis-moi, ton dîner t'attend.
    Ne contrôlant plus mon corps, je m'exécutais.
    Mais avant, va falloir nettoyer tout ça. Elle sortit un mouchoir de sa poitrine et essuya le contour de mes lèvres et mon menton maculé de sang. C'est mieux. Il va vraiment falloir que je t'apprennes à te nourrir correctement. "


Je ne comprenais pas un traître de ses mots, je n'avais qu'une envie, étancher ma soif. Une fois dehors, je m'aperçus que les couleurs n'étaient plus les mêmes, j'entendais des sons que j'ignorais, j'éprouvais des sensations jamais ressenties et je pouvais sentir des multitudes d'odeurs à présent perceptibles et identifiables. Incroyable. Je me souvenais de l'endroit où nous nous rendions, malgré mon esprit brumeux et ma gorge à l'agonie. Mon office. Edith s'arrêta sur le pas de la porte et se retourna vers moi.

    " C'est l'heure, bon appétit mon infant.
    Elle déposa ses lèvres glacées sur les miennes avant d'ouvrir la porte en grand.
    - Mon beau sheriff c'est toi ? demanda la danseuse avec une pointe de coquetterie dans la voix.
    J'entrais dans la pièce, accompagné de Edith.
    Qui c'est celle-là ? Tu veux faire un plan à trois, pourquoi pas.
    Elle n'y était pas du tout. Plus je la regardais, plus je n'avais qu'une envie, faire taire ses minauderies qui commençaient à m'agacer. Comment avais-je pu la considérér comme belle, son corps que je croyais si beau m'apparaissait terne et fade. A contrario, ce coeur qui battait inlassablement dans sa poitrine et cette veine qui palpitait juste à la base de son cou, c'était irrésistible.
    Mais qu'est-ce qui t'es arrivé...Elle s'avança vers moi, inquiète de voir l'état de mes vêtements déchiquetés. "


Ce mouvement déclencha une réaction en chaîne. Je plongeais sur elle avec une célérité déconcertante et l'embrassais violemment dans le cou. Surprise, elle poussa un léger cri avant de s'abandonner à mon emprise. Je cherchais un moyen de me nourrir de son sang. J'entrepris de sucer sa peau. Avidement. Elle laissa échapper un autre cri, mais celui-ci était un cri de douleur. Elle voulut sortir de mon étreinte puissante mais n'y parvint pas. J'étais toujours accroché à son cou. Elle tenta vainement de me frapper au visage mais je ne ressentais rien. Je restais perplexe devant la tâche mauve qui auréolait sa nuque. Je n'arriverais pas à boire son sang en agissant ainsi. Edith s'impatientait, je la sentais tendue. Mes lèvres se retroussèrent. Le tout pour le tout. Sans me soucier des dégâts que j'allais provoquer, je refermais mes dents sur la chair de la danseuse. Elle hurla. Mes dents perforèrent sa chair, ses muscles et ses tendons. Le sang coula à flot dans ma bouche, emplissant ma gorge avec délice. Je me sentais revivre à mesure que je buvais son sang. C'était une telle profusion de sensations ! Tout se mélangeait dans une cacophonie d'une onctuosité inégalée. Je touchais du doigt mon petit paradis bien plus facilement qu'au travers de mes nombreuses conquêtes.

Il me fallut à peine quelques minutes pour la vider entièrement de son sang. Je laissais choir son corps sans vie sur le bureau. Je pris un temps à la contempler. La mort la sublimait. Je réalisais à présent ce que je venais de faire mais je n'en éprouvais rien. J'étais étrangement vidé. Vidé de toutes culpabilités, de tout remords, de tout sentiments. Je me sentais puissant et plein de vie. Cette femme était juste un sacrifice nécessaire. Comment pouvais-je parler ainsi ? Je me tournais lentement, le visage impassible, vers Edith. Cette dernière exultait.

    " C'est toujours surprenant la première fois, mais tu verras avec le temps tu t'y habitueras. Tu dois avoir énormément de questions, je me trompe ?
    Je ne répondis rien. Je ne savais pas par quoi commencer.
    Alors tu as perdu ta langue ?
    - C'est toi qui m'as rendu ainsi n'est-ce pas ?
    - En effet, c'est exact. Sais-tu ce que tu es ?
    - Un monstre ?
    Le seul mot qui pouvait qualifier ce que je venais de faire. Elle fit non de la tête.
    - Tu es bien plus que ça. Tu es un être surnaturel, au-dessus des lois des hommes. Un être magnifique, destiné à accomplir de grandes choses.
    - Comme vider le sang de mes congénères.
    Ma voix était teinté d'une âcreté que je ne me connaissais pas.
    - Tes congénères ? Elle rit. D'un rire cristallin. Tu n'appartiens plus à la race des hommes Liam. Tu vaux bien plus que ça: tu es un Vampire.
    Elle était collé contre mon corps, m'embrassant tendrement.
    - Un Vampire ?
    - Je t'expliquerais tout les détails plus tard, pour l'instant j'ai juste envie de toi.
    Elle déboutonna ma chemise. Je ne réagissais toujours pas. Un Vampire, qu'est-ce que cela signifiait, je n'avais jamais entendu parler de ça. Je l'arrêtais au moment où elle se baissait vers ma ceinture.
    - Attends, j'ai besoin de savoir. Tu me dois bien ça.
    Elle soupira, agacée.
    - Soit. Par quoi veux-tu que l'on commence.
    Elle alla s'assoir sur le rebord de mon bureau, poussant le corps sans vie de la danseuse sur le parquet. Elle croisa les jambes avec élégance. Elle était diablement séduisante.
    - Par le début ça m'ira très bien. "



Dernière édition par Liam E. Ferguson le Dim 7 Mar - 22:29, édité 1 fois
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Ven 5 Mar - 13:03

    Bienvenue sur Les Chroniques de l'Ombre
    Merci de ton inscription.
    Je te souhaites bon courage pour ta fiche.
    Si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous contacter par mp.

    Ton personnage promet d'être très intéressant.
    Un adepte de la mascarade? héhé, tant mieux, nous nous en sommes inspirés pour le contexte.

    Bien à présent que ta fiche est finie, je la trouve parfaite d'ailleurs, très bonne histoire et très bien raconté, cela dit il y a deux ou trois petits points qui me gêne.
    Le premier concerne tes pouvoirs. L'appel du dragon est un pouvoir trop puissant surtout pour un vampire aussi jeune, 200ans c'est pas non plus beaucoup. Donc même si tu pratique la diablerie (ce qui va te valoir d'être recherché par les vampires) je pense que ce pouvoir est trop puissant.
    Ensuite concernant ton histoire, elle est très bien, mais j'aimerais que tu ajoute un partie plus récente afin de nous décrire comment tu es devenu un assassin et ce qui t'amène à Newton. Tu peux choisir une forme de rp comme pour ton histoire ou alors un résumé, mais j'aimerais que tu nous en dise un peu plus sur ce que tu es à présent.
    Voilà, c'est tout pour le moment.

_________________

    LA CULPABILITE EST LE PIRE DES MAUX
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    entraînant dans leur sillage tout ce qui est positif.

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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Ven 5 Mar - 14:10

Pas de problème, comme convenu via mon MP je vais éditer ça. Et pas de soucis pour le pouvoir, je vais le faire disparaître !
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Ven 5 Mar - 21:35

Je te souhaite la bienvenue sur « Les Chroniques de l’Ombre ».
J'ai trouvé ta fiche très bien écrite et très complète, même s'il est vrai qu'on ne peut pas vraiment cerner le personnage actuel.

A par ça, et comme l'a remarqué Edward les pouvoirs, je me répète, c'est vraiment un beau travail. Smile
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Lun 8 Mar - 1:24

    TOUTES LES HISTOIRES ONT UNE FIN
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.







    " Vous êtes arrivés en gare de Newton, terminus du train. "


C'est le simili de voix féminine qui me sortit de ma torpeur. Il m'avait fallu pas loin de sept heures de trajet pour arriver jusqu'à destination. Foutu train. Une vraie perte de temps ces engins. Dans un autre temps, c'était une révolution mais à présent que j'étais vampire, je n'y voyais plus vraiment d'intérêt. Il avait desservi toutes les gares de la majorité des états que nous avions traversés. J'étais parti du Texas. Il nous a fallu traverser l'Arkansas, le Missouri, l'Illinois, l'Indiana, l'Ohio, la Pennsylvanie, New-York et enfin le Massachussets. Autant vous dire que j'étais passablement irrité. Je pris ma valise (je n'avais que très peu d'affaires avec moi: de l'argent, mes outils, trois chemises, de faux papiers, plusieurs cartouchières)et descendais sur le quai. Je regardais la grande horloge qui trônait fièrement au-dessus de l'écran d'affichage. 22h45. Pile dans les temps je devais le reconnaître. Les quelques passants sur le quai me dévisagèrent avec curiosité. J'étais habitué, c'était mon lot quotidien. Affublé que j'étais de mon chapeau gris-noir à la bordure et la lanière centrale beige, de mon long manteau en tweed gris qui descendait jusque sous les genoux, de mon gilet cintré en lin ocre, de ma chemise au col relevé d'un blanc délavé, de ma cravate lavande, de mon pantalon en tweed gris aux fines rayures d'un gris plus clair et de mes bottes à éperons, c'était tout à fait normal que les gens restent coi de stupeur. Je venais d'une autre époque et cela m'amusais plus que ça ne me gênais. Mes deux colts, eux, étaient soigneusement dissimulés sous ma veste, dans un holster en cuir.
Newton. J'avais entendu tellement de rumeurs à propos de cette ville. Les ragots se transportaient tellement vite, bien plus rapidement que cette carcasse en métal qui m'a servi pour voyager. J'allais me plaire ici. Cette ville regorgeait de vampires et autre sorciers. Sans compter les lycans. Un sourire étira mes lèvres. Oh que j'allais me plaire. J'appréciais beaucoup la compagnie de mes semblables, surtout depuis que je pratiquais la Diablerie. Les hommes s'entretuent bien entre eux, pourquoi ne pourrais-je pas faire de même avec les miens ? L'éthique de la société vampirique dans toute sa splendeur. Un ramassis de conneries uniquement pour ne pas à avoir à justifier le fait que nous sommes des monstres. Pathétique. La première fois que j'ai goûté au sang d'un vampire c'était peu de temps après ma transformation. Six ans après pour être exact.

Edith et moi étions devenu le couple à la mode à Cheyenne. J'étais réputé pour être le sheriff le plus sanguinaire du comté. Toutes mes arrestations se soldaient toujours par la mort du ou des coupables. J'étais à la fois le juge et le bourreau. Ce qui me valu le surnom du "Reaper" (Le Moissonneur). Avec l'argent amassé par les différentes primes, nous nous étions construit un véritable petit paradis. Tout le monde nous enviaient, et souhaitaient faire partie de nos amis. La belle vie ! Nous avions de quoi passer une éternité des plus agréable. Edith avait repris les rênes du Bella Union et proposait des spectacles d'une rare qualité. J'avais le droit à ma danseuse quotidienne, un petit plus non négligeable. Edith adorait me regarder en train de me nourrir, ça l'excitait avec toujours autant de verve. Je ne sus jamais pourquoi. Hélas, un beau jour (ou une belle nuit devrais-je dire) le rêve prit fin soudainement.

    " Liam, il nous faut partir et vite m'intima Edith, visiblement paniquée.
    - Et je peux savoir qu'elle en est la raison ?
    Je restais toujours aussi flegmatique. Elle resta un long moment, les yeux dans le vague. Je sentais que quelque chose la tracassait. Pire, la tourmentait.
    - C'est de ma faute...
    Je croisais les bras dans l'expectative.
    - J'ai omis de te parler de certaines choses concernant la société vampirique.
    - Je t'écoute.
    Aucun reproche dans le ton de ma voix, plus de la curiosité.
    - Nous avons des règles, des traditions à respecter. Notre immortalité est régie par le secret et par le bon conditionnement et la bonne application de ces traditions.
    - Oui, comme tenir son domaine, ne pas révéler son identité...Je suis au courant de ça.
    - C'est le fondement même de notre société Liam, elle poursuivait sans même tenir compte de ma remarque, mais il y a une règle que nous avons...enfin que j'ai enfreint.
    Pour la première fois, Edith m'apparaissait terriblement fragile. C'en aurait été touchant si elle était restée humaine, mais à mes yeux elle était plus pathétique qu'autre chose. J'attendais, figé comme une statue de marbre.
    Je t'ai crée Liam, pour apaiser ma solitude, mon errance. Elle s'approcha de moi. C'était égoïste je le reconnais et à cause de cela nous sommes en danger.
    Elle commençait à m'exaspérer à tourner autour du pot.
    - Tu vas me dire de quoi il en retourne à la fin ?!
    Son visage se ferma l'espace d'un instant.
    - La tradition veut que pour avoir une descendance, l'accord de l'autorité suprême doit être donné.
    - L'accord de l'autorité suprême ? C'est quoi encore que ces conneries.
    - Non Liam, c'est la stricte vérité. Les vampires de cet Etat sont sous la domination d'un Prince Régent, un vampire aux pouvoirs incommensurables et d'un âge très avancé. Il est le garant du respect de nos traditions. C'est un être froid, cruel, qui n'a aucune compassion pour ces semblables.
    - Pourquoi devrait-il en avoir ?
    - Cesses tes sarcasmes Liam ! Elle tenait ma veste avec fermeté. Ne vois-tu donc pas ce qui nous attend ?!
    - Il est au courant ? dis-je avec calme.
    Elle hocha la tête imperceptiblement.
    - C'est pour cela qu'il nous faut quitter la ville, l'Etat, et vite. Ils sont déjà en route.
    - Qui ça ils ?
    - Les sbires du Prince. Ceux qui font le sale boulot à sa place.
    Des vampires. Je n'avais croisé aucun d'entre eux. Mon petit monde surnaturel c'était toujours contenté de Edith. Et voilà que je prenais pleinement conscience qu'il y avait une vie en dehors de ces murs en bois. Une vie plapitante, trépidante faite de vampires puissants, de pouvoir, d'argent, de règles et de codes à respecter ou mieux, à transgresser. Mes prunelles s'illuminèrent à cette pensée.
    Liam il faut que nous partions, je t'en prie, ils seront là sous peu.
    - Je n'irais nulle part.
    La sentence était tombé. Choc frontal pour Edith.
    - Mais tu es fou ! Il est hors de question que je te laisses ici Liam, tu viendras avec moi !
    Sa voix criarde me tapait sur le système. Depuis quand me donnait-on des ordres.
    - Non. Je vais rester ici que tu le veuilles ou non.
    Ma volonté était inébranlable et elle le savait.
    - N'as-tu donc pas écouté ce que je viens de te dire !
    - J'ai dévoré chaque mots avec délectation.
    Un sourire vint déformer mes traits. Edith recula.
    - Tu veux donc les affronter ? C'est ça ton plan ? Tu cours à une mort certaine Liam, aucune échappatoire pour toi !
    - Je préfère alors mourir plutôt que de devoir vivre dans la peur constante du prochain tueur lancé à mes basques.
    - Ne comptes pas sur moi pour crever avec toi.
    - Ce n'était pas mon intention.
    Elle se vexa, mais ne pipa mot. Elle se tourna vers l'embrasure de la porte et sans un regard me lança.
    - J'espère que tu regretteras ta décision quand tu verras la mort se profiler à l'horizon.
    Et elle disparut, emportée par le vent.
    - Tu m'as déjà relevée une fois, à mon tour de la défier. "


Plusieurs heures après, j'étais assis sur mon fauteuil, dans le salon, face à la porte d'entrée grande ouverte. Une lampe à huile brûlait tranquillement sur la table basse à mes côtés. Tout était en place pour l'affrontement qui se profilait. Je n'éprouvais aucune peur, mais une excitation croissante. J'avais un plan et je comptais bien m'y tenir. L'air était lourd, chargé d'électricité. Un orage se préparait et je ne fus pas déçu car quelques minutes suffirent à voir tomber des trombes d'eau. Alors que je me tenais impassible, mes hôtes arrivèrent enfin. Trois silhouettes bien distinctes se découpaient dans l'embrasure de la porte. Trois vampires. Des frères au sens large du terme. Ils s'avancèrent d'un même mouvement. Trois hommes. Ils n'avaient pas l'allure d'hommes de main mais plutôt de politiciens. Costumes trois pièces impeccable (à peine mouiller), cravate assortie, chapeau élégant. Ils ne portaient même pas d'armes à feu. Le mauvais goût à l'état pur en tout cas pour moi. Celui de droite, plus grand que ses congénères, prit la parole d'une voix rauque:

    " Et bien si je m'attendais à ça. Je pensais qu'ils auraient fuis la queue entre les jambes comme tous les autres.
    - La femelle l'a fait
    , celui de gauche reniflait la pièce ostensiblement. Un traqueur. Il allait sans doute flairer mon piège. Il ne rajouta rien de plus.
    - Alors il est seul ? Se déplacer pour un nouveau-né...
    Je sentais l'exaspération de mon hôte. Je n'étais rien à leurs yeux. Je me jurais de le leur faire payer au centuple.
    - Bienvenue chez moi messieurs.
    Ma prise de parole les surpris.
    Que puis-je faire pour vous ?
    - Ne pas nous opposer de résistance et crever ça te va ?
    Je marquais un temps de réflexion feinte.
    - Ca risque de poser problème parce que j'apprécie ma nouvelle condition voyez-vous.
    - C'est ce qu'ils disent tous, mais ils finissent toujours par crever, indéniablement.

    Le plus grand était sans doute le plus irritable des trois, je devais jouer avec ça.
    - Mais je ne suis pas comme tout le monde.
    J'esquissais un large sourire. Soupir d'agacement du plus grand.
    - Il commence à me faire chier celui-là. Je vais lui faire ravaler son orgueil démesuré.
    J'observais l'homme de gauche. Il fronçait les sourcils. Je sentais l'appréhension grandir à mesure que les secondes s'égrennaient. Je craignais qu'il ne découvre le pot aux roses. Celui du milieu, était légèrement en retrait et jamais, depuis le début de notre conversation, il ne m'avait quitté du regard. C'était lui le plus effrayant des trois. Il émanait de sa personne, une sorte d'aura mystique qui allait au-delà de sa condition surnaturelle. Comme s'il pouvait sonder mon esprit et le mettre à mal. J'étais tendu, tous les muscles de mon corps attendaient le moment opportun pour réagir.
    - Et bien viens, je t'attends mon ami. "


Mes doigts tapotaient laconiquement l'accoudoir de mon fauteuil. Il n'en fallut guère plus pour le pousser à bout. Apparemment il exécrait mon côté désinvolte et décontracté. J'avais choisi la cible idéale. Il se jeta sur moi avec une rapidité déconcertante. Heureusement que j'avais un plan sans quoi je me serais retrouvé à sa merci. Usant de ma célérité surnaturelle, je fis basculer la lampe à huile sur le sol. Elle éclata d'un bloc, déversant l'huile enflammée sur le parquet. A cet instant le traqueur cria à son homologue sanguinaire:

    " C'est un piège ! Il a piégé sa maison avec de la... "


Il n'eût pas le temps de terminer que je m'éclipsais d'un saut de mon fauteuil, évitant au passage le coup de poing rageur de l'assassin. Le feu et l'huile s'embrasèrent sur la poudre que j'avais disséminé tout autour de mon fauteuil. L'assassin fut pris de court, les flammes lui léchaient le corps avec force et détermination. Il poussa un terrible hurlement de rage, de frustration mais surtout de douleur. Edith m'avait parlé de l'effet du feu sur les vampires. L'arme la plus efficace pour nous éliminer. Cette information n'était pas tomber dans l'oreille d'un sourd. L'assassin tenta vainement de s'extirper du brasier ardent en s'accrochant au lustre juste au-dessus de sa tête. Hélas pour lui, j'avais déjà un coup d'avance. Mon revolver était braqué sur la chaîne du luminaire. Un coup de feu plus tard, il s'écroulait, emportant avec lui le fier à bras qui termina sa course dans la gueule béante de l'enfer sur terre. Mon plan avait fonctionné à merveille. J'exultais. Mon regard se posa à nouveau sur les deux autres. Le traqueur était passablement irrité alors que l'autre n'éprouvait rien. Je n'arrivais pas à lire en lui. Je braquais le canon de mon arme sur le traqueur mais soudain, des ombres l'enveloppèrent et sa silhouette devint rapidement brumeuse avant de disparaître de ma vue.

    * Pas bon du tout ça, pensais-je en jetant des coups d'oeil dans toute la pièce. *


Une pression anormale se fit sur mon poignet puis une autre sur mon épaule. Je fus projeté avec une force incommensurable sur le mur de la cuisine que je traversais comme s'il n'avait jamais existé. Je lâchais un juron. Ce type allait être difficile à éliminer. Je tirais trois balles face à moi en vain. Je me relevais avec souplesse, inquiet de la tournure des évènements. J'ignorais totalement la manière de combattre un vampire invisible.

    * Putain réfléchis Liam, il doit bien y avoir un moyen *


Alors que je me creusais la tête, un violent coup sur la tempe me propulsa au travers du mur de la cuisine. Je roulais sur le sol boueux de mon jardin, la pluie battant furieusement mon corps. J'étais sonné et ne voyais plus clairement mon environnement. Je me relevais tant bien que mal, et me frictionnais la mâchoire. La pluie battait son plein, j'étais trempé, le vent me fouettait avec force et pourtant je ne ressentais pas sa puissance. J'étais au-dessus des lois de la nature. Je pouvais aussi être au-dessus des lois vampiriques ! Je m'enracinais profondément dans le sol, prêt à recevoir la prochaine frappe qui pourrait s'avérer fatale lorsque un détail, infime, m'alerta de la présence de mon ennemi. Le sol boueux m'indiquait sa position avec une facilité déconcertante. Chacun de ses pas étaient marqués à l'encre rouge sur le terrain sauvagement mis à mal par les intempéries. Erreur de débutant ? Ou manque de vigilance ? Toujours est-il que j'en profitais aussitôt. Je devais tenter le tout pour le tout et agir très vite. Je feignais de le chercher, désemparé. Lorsqu'il fut à deux pas de moi, je me retournais vivement et l'agrippais par le col avant de plonger mes crocs juste sous son oreille. Il poussa un gémissement atroce. Il se débattait furieusement, me frappant avec une force démesuré. Mais je ne lâchais pas. Je buvais son sang aussi facilement que celui d'un mortel. Et j'adorais ça. Il était tellement plus doux, plus goûteux. A chaque inspiration, je ne ressentais plus la douleur causée par les frappes incessantes du traqueur sur mon corps. Comme si je me régénérais en même temps que j'ingurgitais son sang. Le traqueur devint de moins en moins virulent jusqu'à ce qu'il finisse vider de son sang. Je m'accrochais toujours à son corps aspirant ce qu'il en restait, son âme à proprement parler. Je devais faire payer à cette pourriture son arrogance. Un terrible combat s'engagea alors. Il ne voulait pas quitter son corps, il ne voulait pas mourir. Mais il n'avait pas son mot à dire, je lui volais son essence et jetais par terre, son corps flétri et pourrissant, avec dégoût. Je fus submergé par une violente crise d'euphorie qui se caractérisa par un rire démentiel. Je venais de ressentir un orgasme en buvant le sang d'un vampire. Un orgasme bien plus puissant que lorsque je me délectais d'un mortel. C'était tout bonnement incroyable ! En plus de ce sentiment profond de béatitude, je percevais les souvenirs de ma victime, je me sentais aussi capable d'utiliser ses capacités. Mon esprit était des plus troublé et je n'arrivais pas à me détacher de cet extase incommensurable. J'en voulais plus et tout de suite, et j'avais une proie de choix dans mon salon.
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Lun 8 Mar - 1:38

    " C'est pas trop tôt, je commençais à m'impatienter Travor. A croire que toi aussi tu aurais pu finir comme Mike.
    Le troisième vampire, qui s'appelait Lucius d'après les souvenirs dudit Travor, laissa échapper un léger rire en m'apercevant dégoulinant d'eau.
    Rentrons. Nous avons un rapport à faire.
    Soudain il se crispa. Le vampire affable et flegmatique avait disparu.
    Non c'est impossible ! Comment as-tu osé ?!
    Son regard s'enflamma. Il avait compris. J'esquissais un sourire carnassier. Plus rien ne comptait à mes yeux que sa carcasse agonisant sous mes crocs.
    Je peux lire ton esprit comme dans un livre ouvert, et ce que j'y vois me répulse. Travor est en toi, tu as commis l'irréparable misérable créature.
    - Alors viens mettre fin à mon éternité...Lucius.

    Il recula d'un pas, manifestement troublé.
    - Tu n'as aucune conscience de la portée de ton acte !
    - Trêves de palabres ! Faut-il que je vienne te chercher ?

    Nouveau pas en arrière.
    Et bien quoi ? Aurais-tu peur de moi ?
    Je percevais ma voix comme un étrange écho. Comme si elle reflétait le crime que je venais de comettre.
    Je croyais que tu étais le plus puissant des trois, mais apparemment je me suis trompé éhontément. "


Lucius semblait perdu. Il était seul à présent, face à une Bête assoiffée dont les chaînes avaient été brisés par le sang de son ancien compagnon. Il ne pouvait pas faire marche arrière sans quoi la punition du Prince serait sans équivoque. Il devait combattre. Un silence pesant s'installa peu à peu dans la pièce rompu par intermittence par le crépitement des flammes. Soudain la Bête s'élança avec une vivacité qui me surpris. Mes doigts enserrèrent le cou de ma victime avec hardiesse. L'étreinte dura à peine quelques secondes, je fus repoussé d'un violent coup de pied dans l'abdomen. Cette fois, Lucius se chargea de la riposte. Il esquiva mon coup de poing et plongea sous mon ouverture de bras. D'un geste fulgurant il m'empoigna le visage et me plaqua violemment sur le sol. Le parquet n'y résista pas. La pression de sa main était tel qu'il aurait pu m'éclater la tête mais la Bête en moi était la plus forte et la plus vive, ma main avait dégainé mon autre colt et le pointait sur la mâchoire ouverte de Lucius. Ce dernier, pris de court, s'arracha à la gueule béante de mon arme juste avant le coup de feu. Je bondis sur mes jambes et continuais de l'arroser de plomb. L'intensité du combat excitait la Bête, à tel point, qu'elle se mit à rire à gorge déployée. Il était temps pour moi de lui montrer l'étendu de mon pouvoir. Sans me départir de mon sourire de mauvais augure, les ténèbres m'enveloppèrent de leur couverture. J'étais devenu invisible. Lucius se bloqua, et je pus lire toute sa concentration. Il connaissait bien ce tour de passe-passe. C'était celui de son dévoué Travor. A pas de loup (sans mauvais jeux de mots) je m'approchais lentement de ma cible, me délectant de la lueur fugace de peur dans son regard. Malgré ma prudence, je ne pus anticiper le coup suivant. Lucius se retourna en un éclair et m'agrippa par le col sèchement. Il ma plaqua contre la porte et retroussa ses lèvres dans un rictus de haine. La douleur fut vive mais brève. Je dus réprimer un cri, martèlant le dos de Lucius avec hargne. Ce salaud me privait de mon sang. J'étais à sa merci.

Soudain un visage apparut juste au-dessus de l'épaule de Lucius. Je n'arrivais pas à mettre de nom sur ce visage mais je le connaissais. Le visage, aussi pâle que la lune, plongea sur le cou offert gracieusement, de Lucius. Ce dernier, totalement décontenancé, balaya l'air de ses bras en se détachant de mon corps. Je m'affalais sur le sol la tête contre la poitrine. Je me revoyais dans cette pièce aussi sombre que la nuit, me vidant de mon sang. Allais-je mourir une seconde fois ? Des cris me parvinrent. Des bruits de lutte. J'émergeais doucement, mon corps encore meurtri par cette carance soudaine. Il y avait une femme et un homme qui se battait furieusement. Dans d'autres circonstances on aurait pu dire qu'ils dansaient. La femme perdait peu à peu du terrain. Lucius la dominait de tout son être. Il lui arracha un bras et le jeta dans le feu qui s'embrasa soudainement.

    " Liam, aide-moi ! "


Cette femme...Elle me disait quelque chose ?! La Bête grognait encore dans ma poitrine. Il me fallait du sang et vite ! Je lui laissais le champ libre, préférant faire taire ma conscience. La Bête serait plus à même de me sauver. Mon corps se leva, s'arc-bouta et se propulsa sur Lucius. Mes bras l'enserrèrent avec toute la force dont ils disposaient. La femme plongea à nouveau ses crocs sur la victime, puis ce furent les miens qui achevèrent le travail. A nous deux nous vidâmes le corps de Lucius et le laissèrent choir, exsangue, dans le feu. La femme me contempla avec des yeux ronds.

    " Nous avons réussi Liam...c'est incroyable.
    Pourquoi incroyable, c'était si facile.
    Il nous faut partir et vite, d'autres viendront. Suis-moi.
    Du sang. Ton sang pour me satisfaire pleinement.
    Liam, tu m'entends, il faut y aller.
    Boire...
    Liam, qu'est-ce que tu... "


Ma main était replié sur les cheveux de la femme. D'un geste sec, je lui tirais la tête en arrière et fondis sur elle tel un faucon sur sa proie. La chair laissa place au sang si exquis, si délicieux. La femme essaya de parler mais les mots moururent à l'orée de ses lèvres glacées. La Bête but, encore et encore jusqu'à plus soif. Elle ne vida pas sa victime complètement, elle était repue juste ce qu'il fallait. Lorsque je repris pleinement conscience de mes actes et de ma personne, je ne pus que constater l'irréparable. Edith (c'était son nom, j'e m'en souvenais à présent) était étendue sur le sol, son visage pétrifié dévoré par les flammes. Elle était prise de convulsions et voulait sortir de ce brasier ardent mais n'en avais pas la force. Je restais là, contemplatif ordonné, reculant fièvreusement devant la grisante chaleur qui s'émanait de ce foyer de mort. Edith leva une main fébrile dans ma direction, ses yeux me suppliant de mettre fin à son calvaire. Qu'avais-je donc fait ? Je ne me rappelais que certains détails. Les trois vampires. Des instants de lutte. Le goût si inoubliable de la vitae. Celui-ci occultait tout les autres. J'avais découvert un potentiel que je ne me connaissais pas et ce, grâce au sang vampirique. Pourquoi ne m'avait-elle jamais parlé des propriétés du sang de vampire ? Par peur ? Par dégoût peut-être ? Je regardais Edith se consumer avec lenteur. Une terrible agonie l'attendait. Elle qui avait fui pour sauver son éternité. Elle qui était revenu pour sauver la mienne. Ironie du destin. J'étais debout et elle, à terre. J'allais poursuivre mon existence et elle, non. Je n'en éprouvais aucun remords car j'étais libéré de son joug. Son regard noir déversa toute sa haine à mon encontre lorsqu'elle comprit que je ne ferais rien pour elle. Je crois que cette nuit-là, elle maudit mon destin à jamais.

Aujourd'hui tout ceci est derrière moi. Grâce à cette nuit si particulière, j'ai appris à dompter la Bête qui sommeillait en moi depuis le début. J'ai appris à calmer mes pulsions de sang vampirique car la Diablerie au sein de notre société est un crime ignoble, châtié sévèrement. Je n'ai pas arrêté néanmoins. Au contraire. Sous le couvert de ma profession(je suis devenu tueur à gages) je me permets certains écarts et ce, en toute discrétion. On me dit d'éliminer, j'élimine. En général, mes commanditaires se moquent éperdument de ma manière de fonctionner sans se douter du danger auquel ils s'exposent eux-mêmes. J'ai dû quitter l'Etat du Wyoming car je n'y étais plus le bienvenu mais je me suis fait un nom ailleurs. Et notamment dans les Etats limitrophes. Je suis devenu Soul Reaper, le Moissonneur d'âmes mais personne ne savait vraiment ce que cela signifiait. Pour la plupart ce surnom était du au nombre de mes victimes mais personne ne s'amusa à dire ou à prétendre que je puisse être un diaboliste ou dévoyé(autre nom donné aux diabolistes). Lorsque j'ai entendu parler de Newton, je me suis dit qu'il y avait de quoi faire là-bas. Sans compter sur cette mystérieuse assemblée du Cercle des Ombres. Alors ni une ni deux, je pris un billet de train pour un aller-simple.

J'étais sur la route pour me rendre au château de Newton, là où résidait le Duc et la Duchesse du Massachussets. J'y allais par pure forme. Et oui tel était la Tradition. Je devais me présenter à eux en bonne et due forme. Et puis qui sait, peut-être que j'arriverais à vendre mes talents. La résidence était tout simplement...royale. Ce n'était pas vraiment mon truc tout cet étalage de richesse et de savoir. Je ne m'attardais donc pas sur ce décor fade, morne et sans saveur qu'il m'inspirait. Mes bottes claquaient sur le marbre du long couloir qui me menait directement à l'antichambre du Duc. Bien évidemment j'étais accompagné. Deux vampires. Deux gorilles auraient été plus juste pour les qualifier. Aucun mots ne furent échangés et cela m'allait très bien. J'en avais déjà suffisament marre de les voir me reluquer des pieds à la tête ces deux zigotos si en plus il m'avait fallu entretenir une conversation avec eux...autant me flinguer de suite. Les battants de l'immense porte rectangulaire s'ouvrirent dans un léger chuintement métallique. Ce que je vis dépassait de loin tout ce que je m'étais imaginé. Ici tout était dans la sobriété mis à part certains tableaux que j'estimais de valeur, et d'autres breloques, qui au vu de leur brillance, reflétait pleinement leur abondance. Le Duc se tenait en face de moi, près de la fenêtre, le regard rivé sur l'étendu de verdure en contrebas.

    " Laissez-nous, dit-il d'une voix pleine de volupté.
    Les deux gorilles s'éclipsèrent. Pas trop tôt. Je déposais ma valise à mes pieds, remontais mon pantalon et laissais mes pouces dans la ceinture. Les crosses ivoires de mes deux colts brillaient faiblement rappelant aux breloques qu'eux aussi avaient de la valeur. Le Duc ne bougeait pas. Un ange passa.
    - Excusez-moi mais je n'aime guère perdre mon temps, alors je vais faire bref et concis. Je m'appelle Liam Ferguson, inutile de lui parler de mon pseudonyme, et aussi humble soit ma demande, j'aimerais avoir votre accord pour m'installer un moment ici, à Newton.
    - Mr. Ferguson, c'est bien ça ?

    Il se tourna vers moi. Il était d'un charisme à couper le souffle, il irradiait par sa prestance et son élégance me ramenant au rang de boueux que j'étais à une époque pas si reculée. Il marqua un temps d'arrêt. Il me voyait pour la première fois. Un léger sourire vint égayer son visage impassible.
    Très intéressant.
    Il s'amusait, enfin je crois.
    Si je dois répondre à votre requête par l'affirmative monsieur Ferguson, sachez qu'il va vous falloir faire preuve d'un peu plus de...subtilités si vous voyez ce à quoi je fais allusion.
    Je voyais très bien. Mon accoutrement n'était pas pour lui plaire.
    - Et en quoi cela vous dérange-t-il ?
    Ma remarque fut un peu plus appuyé qu'escompter; il émit un rire très léger.
    - Disons simplement que vous ne passerez pas inaperçu.
    - J'entends bien ne pas l'être.

    Ses sourcils se froncèrent discrètement. Hum contrarié le Duc ?
    - Etes-vous là pour me causer des problèmes monsieur Ferguson ?
    Oui contrarié.
    - Pas le moins du monde monsieur.
    Je n'étais pas impressionné, même si j'aurais dû l'être.
    - Et puis-je savoir les raisons qui vous ont pousser à venir vous exiler dans cette région ?
    Il croisa les doigts sur son ventre.
    - J'aime voir du pays.
    Ma réponse ne le satisfit pas.
    Pour être tout à fait honnête avec vous, j'ai entendu certaines rumeurs concernant cette ville.
    - Poursuivez.
    - Une secte,
    je n'allais pas non plus dire tout ce que je savais, qui se permettrait de défier les autorités suprêmes que vous incarnez et qui se moquent des lois, nous mettant de ce fait, tous en danger.
    Il restait de marbre.
    Et donc je me suis dit que je pourrais être utile ici, si vous voyez ce à quoi je fais allusion.
    Je réutilisais ses mots en tapotant mes colts, un léger sourire au coin des lèvres. Le Duc prit le temps de la réflexion.
    - Vous êtes donc venu ici uniquement dans le but de vous opposer à cette...secte ?
    Il ne se mouillait pas non plus. Subtil et malin le Duc.
    - Entre autre chose oui. Je ne peux me soustraire à mes devoirs envers la société.
    Que de balivernes dans ma bouche.
    Et puis cette ville à l'air des plus acceuillante.
    Tu parles, elle est comme toutes les autres, à ceci près que j'ai plus à y gagner.
    - Monsieur Ferguson, si ce que vous dites est vrai, et croyez-moi vous avez tout intérêt à être honnête, j'aurais sans doute très prochainement, besoin de vos...services. En effet la ville est en proie à une lutte qui ne saurait rester sous le couvert de l'anonymat très longtemps. Il nous faut étouffer les braises avant qu'elles ne prennent feu.
    J'aimais l'allusion.
    Vous pouvez donc rester sur mes terres monsieur Ferguson avec tout ce que ceci implique.
    Il me toisa d'un regard qui en disait long. Je pris mon chapeau entre mes doigts et le remerciais d'un hochement de tête.
    Une dernière chose.
    Je m'arrêtais sur le pas de la porte.
    Si vous veniez à changer de tenue, passer par le centre ville, le 71 sunlight road. Ils font des costumes sur mesure d'une très grande qualité. "


J'avais compris le message déjà la première fois pourquoi se devait-il d'en rajouter une couche. Surtout avec ce sourire mièvre sur le visage. La noblesse...Tout ça m'horripilait, mais il valait mieux pour moi être en odeur de sainteté que chien fou à éliminer.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   Lun 8 Mar - 2:37

Parfait, la fiche me semble absolument parfaite. Je t'ai déjà dit que j'adore ta manière d'écrire. Plus rien à redire.

J'ai le bonheur de t'annoncer que tu es validé.
Félicitations.

Je t'engage à chercher à nouer des liens avec les joueurs déjà validés afin de pouvoir démarrer le plus rapidement tes rps, que tu pourras d'ailleurs recenser dans la partie concernée. Tu peux également aller voir du côté des intrigues, soit pour y participer, soit pour apporter tes idées, ou t'inspirer pour tes rps. Tu peux également demander un logement pour ton personnage a moins que tu ne sois tenté par la collocation.

Amuse toi bien sur Les Chroniques de l'Ombre.

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    LA CULPABILITE EST LE PIRE DES MAUX
    La chance ou le bonheur se transforment en culpabilité,
    entraînant dans leur sillage tout ce qui est positif.

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MessageSujet: Re: ~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...   

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~ Liam E. Ferguson ~ I'm a poor lonesome cowboy...

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