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 EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.

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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:41


EDEN J. HERMANGARDE
511 ans ; vampire ; Reine des Etats-Unis

    H A B I T U D E S & M O D E D E V I E
      ¤ Elle aime torturer les jeunes filles tout particulièrement les vierges. C’est une étrange habitude, lié à la diablerie bien qu’elle ne la pratique pas, ou aux anciens coutumes de vampires qui voulaient qu’on se nourrisse de sang de vierge. C’est durant la période où elle a vécu en Hongrie. Tuer autant de jeunes filles feraient un vrai scandale, elle le sait bien, puisqu’on l’a puni pour cela. Se faire emmurer vivante n’est guère plaisant, surtout lorsqu’on est immortel. La vampire se contente juste de s’amuser puis efface ses traces en offrant quelques gouttes de son propre sang afin de soigner les filles puis elle les relâche. Ca demande un peu d’organisation, mais c’est sans doute la seule manière qu’elle a trouvé pour assouvir les besoins de sa personnalité violente et vicieuse.
      ¤ Elle déteste les réunions mais elle est bien contrainte par son statut de reine d’en faire. Quoi qu’elle trouve cela ennuyeux, c’est un moyen bien utile pour voir si ses décisions sont acceptés ou non. Elle excelle dans le domaine des relations, quelque soit sa personnalité, c’est dans sa nature. En fait, quelque part, elle aime toutes ses obligations de reine, parce qu’elle aime son statut, elle aime savoir que ses décisions implique un grand nombre de vampire. Mais ce qu’elle aime tout particulièrement c’est pousser quelqu’un à bout, vérifier ce dont il est capable, et tout particulièrement devant les réunions, il n’y a rien de tel pour asseoir son pouvoir et surtout pour obtenir ce qu’on veut rapidement.
      ¤ Contrairement à la plupart des vampires de la cour, elle aime se mêler aux humains. Ses deux personnalités aiment les humains, si attachants, si fragiles, si facile à manipuler et pourtant elle ne peut pas les manipuler comme elle veut, ils ne lui doivent rien, pas le respect en tout cas. C’est pour cela qu’elle se rend souvent au bar où les vampires se rendent le plus en ville. Ainsi personne n’a rien à craindre pour sa sécurité et elle peut s’adonner à son jeu favoris. Son talent, c’est de repérer les serial killer en puissance, ceux qu’un seul déclic peut pousser au pire. Elle n’a pas besoin de grand chose à vrai dire puisqu’elle est très forte à ce jeu là. Bien sûr, la cour n’aime pas beaucoup ce type d’habitude, mais elle doit accepter les décisions de la reine.
      ¤ La Reine a un goût prononcer pour les jeunes femmes, bien qu’elle soit bisexuelle, sa facette gentille et douce presque humaine qui n’a rien d’une reine vampire d’ailleurs, n’aime que les femmes. Elle aime tout particulièrement les jeunes filles un peu timides et effacées qui n’ont qu’une ou deux amies. D’ailleurs, elle a l’habitude de n’entretenir avec elles qu’une relation platonique, bien qu’il y ai une ou deux fois où la jeune fille en question a réclamer plus mais il a fallu qu’elle s’adresse à son autre personnalité qui elle en revanche n’aime pas seulement la torture, mais apprécie également les jeux sexuels.
      ¤ S’étant bien adapté à son époque, la reine aime s’entourer de machines, d’ordinateurs ou de machine à laver, à vrai dire les technologies humaines l’ont fascinés durant de longues années et elle leur accorde encore une certaine admiration. Elle aime bien décorer son intérieur en fonction de la mode, elle a les moyens de s’actualiser. Lorsqu’on pénètre dans ses quartiers on remarque assez vite que ça ressemble à l’intérieur de quelqu’un possédant du goût, de quelqu’un qui se tient à la page. Elle s’habille également à la pointe de la mode. Elle aime ça. Les autres vampires ont tendances à rester dans leur époque, mais pas elle. Son époque est lointaine et elle ne l’a pas vraiment aimé. Aujourd’hui est bien mieux, une époque plutôt amusante.


    T R A I T D E C A R A C T E R E
      Eden est sans doute l’un des vampires les plus troubles que l’histoire est porté. Nombreux sont ceux à avoir tenter de percer son mystère et de comprendre qui elle était sans y parvenir. Parfois vampire doté d’une sensibilité à fleur de peau, parfois monstre sans foi ni loi, il est si difficile de comprendre qui elle est. Peut-être qu’elle n’est pas une vampire aussi simple qu’on pourrait le penser, loin de là. Si elle a marqué de nombreux esprits, si on a cherché à l’étudier, personne pourtant n’est parvenu à comprendre l’évidence la plus basique et la plus simple qui soit. Cette évidence est que Eden souffre d’un dédoublement de personnalité, cas relevant de la psychiatrie. Il s’avère que le dédoublement de personnalité n’est pas aussi courant qu’on veut bien nous le faire croire et loin d’être aussi simple que l’histoire de Docteur Jeckyll et Mister Hyde. En réalité, il s’agit du stade le plus avancé de schizophrénie.


      Pour mieux comprendre ce cas complexe, il faut revenir près de 500ans en arrière. De son vivant, Eden ou plutôt Anne de son véritable nom, était une jeune femme tout sauf effacée ou timide. En fait, c’était plutôt le contraire. Après avoir passé son enfance à tenter de se rebeller contre l’autorité paternelle, dans un milieu où ce genre de choses n’était pas admise, elle a rapidement compris qu’on ne pouvait lutter de front contre l’autorité paternelle ni aucune autorité masculine. L’époque voulait cela. La jeune fille obéissait à l’autorité de son père et la femme à celle de son mari. Tait toi et soit belle en somme. Si l’on était intelligente et qu’on était une femme valait mieux le cacher. Les femmes intelligentes étaient soit considérés comme des effrontés et finit tôt ou tard par être remise à leur place, en finissant au couvent ou en vieille fille, soit comme des folles et étaient envoyés dans un asile, la pire des choses. Anne a vécu un moment en France et cela lui a appris bien des choses sur l’art et la manière d’être une femme intelligente et convoitée par les hommes, admirée en somme. C’est ainsi qu’elle choisit de ne plus être la rebelle mais la manipulatrice. Pour parvenir à ses fins, elle était prête à tout, mais surtout prête à briser des cœurs, et à n’épargner personne. C’est ainsi qu’elle a réussit à atteindre la couche du roi, et pire encore, à le faire divorcer ce qui provoqua une guerre entre l’Angleterre et l’Espagne. C’était la première fois qu’un roi divorçait. Elle a manipulé le roi, gouvernant dans son ombre le royaume, le poussant à prendre des décisions difficiles, osées. Provocatrice, elle ne l’était ni dans ses actes ni dans ses paroles mais usait de son influence et manipulait son monde. Personne ne fut épargné. C’était la revanche d’une jeune fille qu’on avait tenté de briser. La revanche de toutes ces maîtresses utilisées puis jetées par le roi. Bien qu’elle ai ouvert ainsi la porte à de nombreuses vipères, Anne se persuadait que chacune de ses actions étaient pour le bien du roi et du royaume, et plaçait ses valeurs au-dessus des règles de la société. Sa volonté était inflexible. Jamais elle ne cédait rien. Mais elle ne pouvait lutter ni contre la volonté d’un roi enfantin et garnement ni des conseillers du roi prêt à tout pour faire disparaître la belle dont le jeu jamais découvert était pourtant senti comme une emprise malveillante en tout cas incontrôlable.

      C’est sans doute la perte de ses valeurs, mais surtout l’ultime échec de sa volonté si forte face à celle du roi qui provoqua la chute de son subconscient. Comprenez-moi bien, la donzelle n’était pas une garce rempli d’envie du pouvoir, elle était très intelligente et était parvenu au sommet en ayant du lutter contre tous. Elle avait su dompter un roi capricieux qui n’écoutait que ses propres désirs et le rendre puissant, elle avait contré en beauté la volonté de son père, et surtout avait triomphé des conseillers du roi avide de pouvoir et de puissance. N’avait-elle pas ôté du trône la puissante Catherine d’Aragon, nièce de Charles Quint, l’empereur qu’on disait indestructible ? N’avait-elle pas provoquer une première historique ? Elle, une petite noble avait réussi à monter sur le trône, et avait triomphé de tous. Elle était montée bien trop haut et la chute fut d’autant plus rude. C’était comme si on vous enlevait vos jambes et vos bras, ou comme si on vous enlevait vos sens, vous en deviendriez fou, n’est-ce pas ? Et si dans sa chute, on ne lui avait pas octroyé une nouvelle vie, mais une vie défiant son imagination, lui montrant que ses valeurs, ses idéaux ne valaient plus rien, qu’elle avait définitivement perdue et qu’elle ramperait dans l’ombre, elle qui avait touché le plus haut, elle aurait sans doute pu reposer en paix.



      Si l’on peut nommer sa première personnalité comme celle qu’elle possédait humaine et comme étant celle qui resurgit le plus souvent, on pourrait lui donner le nom de Carmilla. Cette personnalité est sans doute la plus trouble et la plus difficile à comprendre. Même si elle est la plus ressemblante à la personnalité humaine de la vampire, elle semble bien éloignée de sa personnalité qu’elle possédait humaine. Mais les choses ne sont jamais simples avec des êtres capable de vivre éternellement. Loin de combattre son autre personnalité, Carmilla semblerait aimer beaucoup son autre facette, sans pour autant chercher à lui ressembler. Elle ne semble en tout cas pas s’inquiéter outre mesure de son dangereux état mental et encore moins du fait qu’elle souffre d’un dédoublement de la personnalité. Carmill est une personnalité pourtant la plus douce à laquelle on peut faire face lorsqu’on croise la route de Eden.

      Dotée d’une intelligence plutôt brillante de son vivant, Eden était ce qu’on peut appeler une calculatrice, doté d’un esprit des plus brillants, capable de mettre au point des plans très subtile pour obtenir ce qu’elle désirait avec tant de force qu’elle était incapable de résister à ses désirs. Pourtant, Carmilla ne possède pas cette facette de calculatrice froide, bien au contraire, si cette personnalité récurrente est brillante est loin de la calculatrice que la vampire pouvait être de son vivant. Carmilla est une âme sensible et par cela, elle est parfaitement capable de comprendre les tenants et aboutissant de sentiments purement humains comme l’amour, en fait, elle fait bien mieux que les comprendre, elle les ressent au fond d’elle-même et possède ce don rare de pouvoir les accepter pleinement. Son intelligence utiliserait ainsi le côté gauche de son cerveau, puisant dans sa capacité à ressentir et à posséder des sentiments. Son imagination est plus développée que la moyenne. Elle est capable non seulement d’imaginer des situations mais de les mettre en place. Et si elle n’est pas calculatrice, elle possède néanmoins suffisament d’esprits et de lucidité pour établir des plans et les mettre en place, mais elle ne sera pas totalement dirigée par son désir, mais aussi par son cœur.

      Bien qu’elle ne soit pas calculatrice, l’étrange Carmilla est assez manipulatrice. Bien souvent ce n’est pas de sa volonté propre. Sans doute est-ce une réminiscence de sa seconde personnalité, mais elle possède le talent de manipuler à la perfection tout être qu’il soit humain ou vampire. En réalité la belle vampire possède un charme incandescent, une douce aura qui l’entoure, qui lui offre l’amour et la confiance de quiconque s’approchant d’un peu trop près d’elle. Et de ce fait, elle peut obtenir tout ce qu’elle désire de quiconque d’un simple battement de cils. Cela peut sembler exagérer mais pourtant c’est le cas. Carmilla est une facette de la vampire qui offre la possibilité de tout ce qui est envisageable par ses talents de manipulatrice. Mais ce n’est pas une prétention sans nom qui la guide, ce n’est pas un désir de vengeance, et encore moins une volonté de faire absolument le mal qui la dirige dans ses actes ni dans ses pensées. La demoiselle ne penserait jamais le moindre mal. D’ailleurs si parfois il lui arrive d’être machiavélique c’est sans doute bien malgré Carmilla qui ne se rend jamais bien compte de l’effet qu’elle peut faire aussi bien sur les humains que sur toute autre créature. La vampire espère que ce n’est pas de sa faute, mais il faut bien dire que bien souvent cela l’arrange aussi ferme-t-elle délicatement ses belles paupières sur cela, oubliant avec tant de facilité comment elle a pu obtenir les faveurs de sa victime, s’auto persuadant avec facilité que tout cela n’a que peu d’importance. Car la première personne à subir ses talents de manipulatrice, c’est bien évidemment elle-même qu’elle aveugle si facilement.

      Aimer est un talent rare de nos jours, les êtres s’ignorent au mieux, se détestent si facilement, c’est presque devenu un jeu, dangereux, auquel les êtres humains se livrent. Et les démons les observent en riant de leur succès. Même ce virus de céder si facilement à la haine a atteint les vampires qui préfèrent se venger de la vie en passant leur colère et leur frustration sur les pauvres humains, victimes alors de leur sévices. Mais pour la douce Carmilla, le mot Amour revête toute une importance. Sans l’amour, Carmilla ne serait plus qu’une coquille vide et sans doute que cette personnalité aurait rapidement disparu. C’est sans doute très étonnant lorsqu’on ne connait cette vampire de la voir observer les humains, sans rage dans son cœur, sans haine dans ses yeux, sans nervosité tordant ses doigts, sans que ses traits ne soient nullement déformés par la frustration. En réalité, Carmilla aime beaucoup les humains. Sans doute un peu trop. Elle peut les observer durant des heures, les regarder vivre, les observer avec leurs habitudes, leurs gestes si humains, leur expressions rendant leur visage si beau à ses yeux de vampire, la rendant capable de pleurer devant tant de beauté. La vampire sent son cœur se serrer à la vie des humains, ressentant sans nul autre pareil la beauté de leur amour, la cruauté de leur rejet, la dignité de leur choix. Elle les aime. Passionnément. Chacune de ses victimes a reçu l’amour sans concession, sans condition et sans limite de Eden, chaque victime l’a aimé follement, passionnément et à la folie. C’est l’amour qui les lie à elle, c’est l’amour qui les tue.

      Ne craignez point la douceur de ses caresses, ne vous dérobez pas à ses baisers qui sont des plus voluptueux, car cette magnifique créature est capable du plus fort et du plus puissant des amours à votre égard. Méfiez vous seulement de sa nature. Car si Eden n’était point vampire, Carmilla serait sans doute l’être le plus doux qui soit, le plus innocent qu’il est été fait, de chair et de sang, malheureusement sa nature exige le sang et elle ne saurait lutter contre sa propre nature au point de se mettre elle-même à la torture. La douce Carmilla n’est pas capable d’endiguer sa nature, mais elle est cependant l’un des vampires les plus gentils et les plus doux qui soit. Pleine d’amour, avide de caresse, Carmilla est une âme sensible, à fleur de peau, amoureuse de la vie et de l’amour lui-même. Elle ne cesse d’aimer, et ne le cessera jamais. La manière dont elle caresse un être du regard est à la fois purement attendrissant et capable de rendre n’importe qui fou amoureux d’elle, mais de cela, elle ne s’en rend même pas compte. La vampire aime les humains, aussi elle ne leur fait aucun mal hormis le fait non pas moins inquiétant qu’elle offre la mort comme baiser d’adieu. Amie et amante, maîtresse et femme, caresse et volupté, Carmilla est capable du meilleur qu’un vampire puisse offrir. Elle ressent chaque émoi d’un humain au plus profond d’elle-même et est capable de beaucoup d’empathie. Et sans doute qu’elle fait ressortir le bien en chaque humain, en croyant à sa bonté, en ne cessant jamais d’espérer que les humains reviendront un jour vers le bien et l’amour.



Dernière édition par Eden J. Hermangarde le Jeu 14 Jan - 4:02, édité 1 fois
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:42



      En revanche la seconde personnalité de Eden est bien moins trouble car bien plus simple de fonctionnement, plus directe, mais d’un certain sens plus inquiétante également. L’on pourrait se laisser aller à penser que choisir entre la première personnalité de la vampire et sa seconde reviendrait à choisir entre la Peste et le choléra mais cela serait oublié que la peste noire a ravager plus d’un tiers du globe. Il y a bien pire que l’âme voluptueuse de la douce Carmilla, oh oui bien pire, et sans nul doute que Erzèbeth est la plus effrayante facette de Eden à laquelle on puisse avoir affaire. Autant Carmilla est douce, autant Erzèbeth incarne à la perfection les sept pêchers capitaux. La plus souvent observer, cette personnalité n’est pas la plus récurrente chez la vampire, loin de là, mais elle est tellement éblouissante qu’il faudrait être aveugle pour ne pas la remarquer. Erzèbeth doit son nom à l’un des patronymes qu’à pris Eden à sa période la plus sanglante. Bien que personne n’est oublié cette période, devenue une légende, personne ne sait que Eden a continué son existence. Néanmoins c’est sans doute à cette époque que la seconde personnalité a manqué de prendre le pouvoir, et de toute évidence, était la plus souvent établie dans le corps de la vampire, repoussant loin Carmilla. Depuis une sorte d’équilibre semble s’être établit.

      Si l’intelligence de Carmilla utilise le côté gauche de son cerveau, celle de Erzébeth utilise sans conteste le droit. Pourvue d’une intelligence froide voire glaciale, la seconde personnalité de la vampire est une maîtresse de la logique. Possédant de nombreuses capacités à comprendre les sciences les plus avancées, les mathématiques n’ont aucun secret pour elle. Mais de cela, Erzébeth ne semble pas vraiment en avoir l’utilité hormis pour des choses très pratique comme savoir très exactement où elle se situe, car il lui est très facile de comprendre des plans d’architectes, chose qu’il lui arrive souvent de consulter. Elle est de nature à aimer où elle pose les pieds et tient particulièrement à connaître exactement toutes les issus qui s’offrent à elle, ainsi que bien évidement les sorties de secourt éventuelle au cas où elle croiserait sur son chemin un chasseur. Cependant auquel cas où elle n’aurait pu étudier aucun plan, la demoiselle est parfaitement capable de trouver quelques issues car elle possède le rare talent qu’on pratiquement que les agents formés par des organisations telles que la C.I.A. d’établir rapidement un plan des lieux où elle se trouve dans sa tête et d’en connaître immédiatement les sorties en quelques coups d’œil. Ce talent, elle ne l’a développé qu’au fur et à mesure mais y est parvenue grâce à sa formidable intelligence. C’est également au moyen de son brillant esprit que la donzelle parvient aisément à savoir tout d’un inconnu se présentant à elle, quelque soit sa race, quelque soit son camps, en fait, elle peut même connaître tout cela fort rapidement ce qui n’est pas toujours une chose aisé. En effet la demoiselle possède le rare talent que possédait le formidable personnage dit de fiction Sherlock Holmes, mais pour l’avoir rencontrer et avoir appris beaucoup à ses côtés, la vampire peut vous assurer qu’il a exister. Paraît-il même qu’il avait excellent goût. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui elle a poussé ce don à la perfection de telle sorte qu’elle ferait frémir Hercule Poirot et autre petits génies dans le genre.

      Évidemment, les ordinateurs, et autres instruments technologiques des humains n’ont aucun secrets pour la demoiselle. Mais cela, n’a qu’une importance relative car elle n’utilise guère ses talents en informatique ni en aucun autre élément technologique humain, excepté en de rare occasion où la vampire se surprend à jouer les James Bond version féminine, les charmes décuplés bien évidement. Cependant comme vous pouvez vous en douter, les talents de la vampire ne s’arrêtent pas à là, loin de cette absurde idée, la vampire aurait de quoi vous étonner. Si Carmilla a quelques talents pour la manipulation, on peut dire que Erzèbeth en est devenu l’ambassadrice, sans doute pas la plus réputée mais la plus douée. Non seulement, elle possède la faculté d’envoûté quiconque croise sa route, et pas seulement par ses traits parfaits mais par ce charme non négligeable qui se dégage d’elle, telle une aura hypnotique, mais en plus elle peut presque imposer sa volonté à des êtres dits inférieurs par la personnalité la plus diabolique de Eden: les êtres humains. En conséquence la lady ravi souvent quelques humains pour les réduire à sa propre volonté, les soumettre à ses propres désirs avec un talent absolument redoutable qui consiste à leur faire croire que ce sont leur propres désirs. Les réduire en esclavage, non ce n’est guère le mot. Si l’on se réfère au terme exact, il s’agirait plus dans ce cas de zombie, car cela se réfère plus au vaudou. C’est tout simplement comme si la vampire dirigeait le moindre des gestes, le moindre des battements de cœur, le moindre des désirs de l’humain qu’elle a choisit, bien souvent des humains dotés de capacités peu ordinaires les rendant apte à voir les anges. Chose qui mine de rien peut s’avérer très utile. Il lui est même arriver de prendre un chasseur ainsi sous son aile, si l’on puis le dire ainsi. Mais ne se surnomme-t-elle pas avec un certain humour « Hell’s Angels » ?

      Et, cependant, de cette redoutable intelligence, de cette manifeste capacité à l’asservissement totale de l’esprit à sa propre volonté, la seconde personnalité de la vampire est parfaitement capable de les masquer. Nonobstant qu’elle soit superbement douée pour masquer ses talents, autant que pour se créer un personnage de toute pièce, la demoiselle n’aime guère qu’on sache qu’elle peut être un ennemi redoutable. Elle préfère jouer les vampires sadique, autoritaire et émasculant comme une seconde peau dont elle se vêtirait pour mieux masquer ses redoutables talents. En conséquence, c’est sans aucun mal qu’elle donne l’image d’un vampire fougueux et téméraire qui n’a peur de rien, ce qui n’est pas totalement faux dans son cas, mais surtout d’un être brûlant la vie par les deux bouts. Redoutable combattante grâce à son intelligence froide qui lui permet de connaître les coups de son adversaire à l’avance, elle passe facilement pour une vampire combattant farouchement les malheureux chasseurs se dressant sur son chemin, mais ce n’est pas seulement cela, elle offre également l’image d’un être réfléchissant très peu aux conséquences de ses actes alors qu’elle peut au contraire avoir tout le loisir d’y réfléchir, un tel esprit, aussi brillant ayant sans cesse besoin d’être en activité sans cela il s’ennuie rapidement. Est-ce une excuse pour s’inventer tout un personnage lorsqu’on souffre déjà d’un dédoublement de personnalité, sans doute pas ? Mais que voulez-vous, ainsi est faite Erzébeth, presque aussi complexe que son alter-ego, en tout cas y travaillant de toutes ses forces.

      Jouer avec les hommes comme des poupées de chiffons entre ses mains est l’un de ses passe-temps favoris. La vampire jouant sans cesse aux séductrices, aux femmes sûres d’elle, aux beautés fatale, aux femmes qui émasculent plus qu’elles n’aiment, car chose absolument certaine, Erzèbeth ne connait pas le mot Amour, ou plutôt si, elle le connait parfaitement mais le méprise. Pour elle les hommes ne sont que des objets qu’elle utilise à ses propres fins. Elle aime jouer avec eux. Oh, oui qu’elle aime cela. Les hommes passent entre ses cuisses aussi facilement qu’elle leur suce le sang, ne leur donnant pas toujours la mort. Bien souvent la cruauté de Carmilla la pousse jusqu’au vice de laisser un humain devenir vampire pour ensuite le pousser dans les griffes de la mort. Evidement, ce n’est pas elle qui lui offrira la mort, que nenni, elle l’enverra plutôt se faire tuer par un autre, parfois un chasseur, parfois un ange, parfois un démon, selon sa volonté. Il lui arrive de rendre fou d’amour un jeune vampire au point qu’il aille lui-même se suicider, de la manière dont elle le lui aura suggérer, au creux de l’oreille, avec sa langue persifflant comme celle d’un serpent venimeux. Si elle joue souvent avec les hommes, il lui est arrivé d’en aimer, mais elle-même ne supporte pas l’amour, pas Erzébeth, pas cette créature féline qui joue si bien les ombres et l’obscurité. Elle ne peut accepter l’amour alors aimer… cela lui est tout simplement impossible. Et dans lequel cas, cela est peut-être pire pour l’être aimé que si elle avait jouer avec lui, mais quoi qu’il en soit, cela est toujours plus douloureux et plus cruel pour la vampire.


    P A R T I C U L A R I T E S
      Vous pensiez que la jeune vampire se nourrissait exclusivement de True Blood ? C’est bien ce qu’elle aimerait que vous pensiez. En tant que membre de l’A.V.L. elle est contrainte de boire en public cette affreuse boisson sensée reproduire le sang humain. Si vous voulez son avis, il n’en a à peine le goût et n’apporte que très peu de force. Elle a bu pendant près de 500ans du sang humain, et ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va se mettre à boire un substitut. Imaginez un peu qu’on remplaçait votre cher steak par du tofu, vous diriez quoi ? La demoiselle ne nie en rien les vertus de cette boisson, cependant, car il faut bien avouer que c’est en grande partie grâce à elle que les vampires sont à présent autant accepté par les humains, chose inimaginable à l’époque où elle était humaine. Et pour une si longue vie, le fait que les humains connaissent sa nature lui semble intéressant, de quoi ajouter un peu de piment à son éternité.

      C’est ainsi que le vampire continue à se nourrir de sang humain. Elle a l’habitude de boire plus de 6 litres de sang par nuit. Bien qu’elle pourrait se contenter d’un litre seulement, grâce à son grand âge, elle n’a aucune envie de renoncer à ses goûts et habitudes. L’avantage lorsqu’on est aussi vieux, c’est que l’on peut se contrôler aisément. Ainsi elle boit généralement à plusieurs gorges différentes laissant ses victimes en vie. Mais la demoiselle tue également. Non par obligation, lorsque la soif se fait trop forte, elle parvient encore à se contrôler, et elle n’a jamais connu de situation l’obligeant à tuer, mais simplement par plaisir sadique. Il est évident, qu’elle prend toute les attentions pour ne pas être découverte. Il lui arrive généralement de si bien maquiller les cadavres de ses victimes qu’on ne fasse même pas d’autopsie, solution la plus simple pour effacer ses traces. Après 5 siècle d’existence, on peut dire qu’elle est devenue une experte pour ne laisser aucun indice derrière elle.

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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:46

    M A P E T I T E H I S T O I R E



      Mai 1496. Lady Elisabeth Howard. Palais Royal, Angleterre.

      Accoudée à la fenêtre, la jeune femme soupirait doucement, sans un bruit, comme il convenait à une dame de son rang, à une jeune femme ayant reçut une bonne éducation. Le soleil doux d’un jour de printemps caressait ses traits qui bien que possédant quelques qualités de grande dame telle un menton avancé, un nez plutôt allongé possédait encore la douceur de la jeunesse. Ses yeux cherchaient en vain quelques objets de divertissement dans l’immense parc qui s’étendait sous la fenêtre de la chambre de la jeune femme. Bien que sa coiffure retiennent ses cheveux de manière habile, quelques petites mèches avaient réussit l’honorable miracle de se faufiler hors des épingles et du filet, pour se nicher au creux de sa nuque, la dessinant avec précision et mettant en valeur la finesse de sa nuque, prudemment dévoilée. Son soupir se fit plus profond, mais néanmoins plus doux encore que le premier. Etant dans son plus simple appareil, à savoir une robe légère et transparente blanche qui lui servait de chemise de nuit, possédant un col finement brodé de dentelle, par-dessus laquelle était délicatement posé sur les épaules de la jeune femme une magnifique robe de chambre aux dorures des plus adorables dont la broderie fine restait cependant quelque peu grossière et dont les couleurs étaient parfaitement acceptable pour une jeune femme, à savoir un bleu très clairs seyant parfaitement à la peau laiteuse de la jeune femme. C’était en tout point l’image d’une demoiselle de bonne famille, dont la tenue quoique très simples revêtait quelques petits détails qui soulignaient son rang de Dame de Compagnie de la Reine, Catherine d’Aragon. Ayant parfaitement conscience d’être observer, juger, et peser à vu d’œil par cet homme qui malgré toute le respect qu’elle lui devait, elle n’avait jamais pu l’estimer d’avantage que son statut l’exigeait. Comme il devait être heureux en ce jour, compter avec quelque audacieux calcul combien cela pourrait lui apporter, et comme il devait peu de soucier de son avis à elle. Quoi qu’elle en pense, quoi qu’elle en dise, c’était sa décision à lui. Et elle n’avait rien à y redire. La jeune femme était loin de se douter qu’elle pourrait dire tant de choses à cet homme, tant de chose que son cœur lui suppliait de laisser jaillir hors d’elle, comme pour l’épargner de ce poids infâme à porter. Mais pour cela il aurait fallut qu’elle brise toutes les règles de la bienséance et de cela, elle était parfaitement incapable.

      « Je vous présente ma fille, Lady Elizabeth Howard. C’est une enfant douce et parfaitement éduquée. Elle est d’un caractère facile… »

      Le reste des paroles de l’homme se perdirent dans le silence étouffant de la pièce. La jeune femme n’avait nul goût pour les propos purement destinés à la vendre à cet homme, qu’elle n’avait daigné regarder depuis qu’il avait franchit le pas de son auguste chambre. Le simple fait qu’il soit présent, ici, dans cette pièce qui était le seul et unique endroit où elle pouvait espérer quelques instants de solitude, n’appartenant qu’à elle, car une jeune femme de son rang ne doit se promener seule et qu’en aucun cas elle aurait oser briser cette règle, avait de quoi la rendre furieuse. Passe encore que son père cherche à tout prix à la marier. Après tout cela était de convenance, et toute jeune fille se doit de passer devant l’hôtel en belle robe blanche, et promettre de servir un nouveau maître qu’elle appellerait époux et dont elle accepterait les moindres caprices comme elle avait accepté auparavant les moindres caprices de son père. Mais qu’il décida sans l’en avertir de faire venir le prétendant ici, dans sa chambre, en sa présence, sans même songer au fait qu’elle puisse être dans une tenue des plus embarrassante dépassait vraiment l’entendement. Cependant il aurait fallut de nombreuses hypothèses et de nombreux espoirs à nouveaux briser sur l’autel de l’orgueil masculin pour que son père eut songer un instant à la bien séance qui quémandait qu’une servante vienne prévenir Elisabeth, au moins pour lui laisser le temps de se changer. A quoi devait-elle ressembler devant ce parfait inconnu qui avait de forte chance d’être son époux dans de sombres jours à venir puisque son père se montrait si empressé pour violer toutes les lois de la société des hommes de biens. Plutôt que de rager toute seule devant sa fenêtre, la jeune femme préférait pousser des soupirs de languissamment digne d’une de ces jeunes filles prétendant à devenir la maîtresse du roi, chose à laquelle elle aurait pu espérer atteindre si ce n’est son désir de rester intègre et de ne pas briser le cœur, une nouvelle fois, de sa maîtresse.

      « Ma fille, daignerez-vous vous montrer pour qu’on puisse admirer vos traits ? »

      La voix de cet homme qu’elle était venu tout naturellement à détester se fit pressante. Si la demoiselle prenait un malin plaisir à faire languir son père comme petite punition pour ne l’avoir prévenu de l’arrivé de cet inconnu dans ses appartements, elle savait parfaitement que le dit inconnu ne prendrait peut-être pas aussi bien son attitude que pourrait le faire son père, un homme qui malgré tout le mal qu’elle puisse penser de lui la chérissait et avait finit par accepter ses caprices. Cela était sans doute la raison pour laquelle il lui avait laissé tant de liberté durant ce temps passé à servir la Reine d’Angleterre. D’une certaine manière, il s’était attaché à cet enfant qui ne manquait ni de caractère, ni d’intelligence. De plus, elle demeurait un atout majeur à ses yeux, car bien qu’elle soit d’un naturel enclin à une certaine forme de liberté vis-à-vis de sa position de femme dans une société machiste, elle possédait la sagesse de la masquer et de respecter les moindres convenances à la perfection. Il la considérait avec beaucoup de respect. Néanmoins, il était assez heureux de la marier et de se débarrasser d’elle. La crainte qu’elle mette tout en péril, tout ce qu’il avait battit, n’avait jamais cessé de l’étreindre. Aussi, était-il heureux qu’elle daigne enfin se retourner, même si en cet instant il réalisa qu’elle était dans une tenue fort simple ce qui n’était pas du meilleur goût. La demoiselle affichait un doux sourire, mais il pouvait lire dans ses yeux cette force qui était en elle, et il pria pour que le prétendant, le jeune Thomas Boleyn n’en soit point fâché. A sa surprise non moins grande du fait qu’il pouvait s’attendre à ce qu’elle respecte l’étiquette à la perfection mais cependant réelle, car avec elle il pouvait s’attendre à tout, sa jeune fille fit une courbette respectueuse à son prétendant. Mais il crut lire une certaine colère dans le regard qu’elle lui adressa.

      « Mon enfant, j’ai le plaisir de te présenter Sir Thomas Boleyn. »

      Le regard de la jeune femme caressa la silhouette plaisante de l’inconnu qui se tenait face à elle. Le genou plier, elle saluait comme il se devait l’homme. A sa présentation, sans rallonge, sans titre, la jeune femme craignit qu’il ne soit qu’un riche bourgeois mais elle possédait quelques doute à cet égard. Tout ambitieux que soit son père, il ne pouvait décemment la marier à un simple bourgeois, pas elle, pas sa fille aînée, pas une jeune femme servant à la cour de la reine, pas avec pareille éducation. Néanmoins, la jeune femme avait besoin d’être rassurer. Non point qu’elle tienne à avoir un titre supérieur au sien, mais qu’elle ne veuille perdre son titre au profit d’un mariage uniquement d’argent. A sa stature, l’inconnu était un homme puissant, il possédait une corpulence qui le rendait aimable aux yeux des femmes de cette époque révolue. Ses épaules carrées faisaient de lui un homme sur lequel l’on pouvait se reposer. Et pourtant son visage possédait quelques traits fins, un nez allongé et un menton dominant. Ses mains fines démontraient qu’il n’était guère un travailleur. Ses yeux loin d’être fuyant comme nombreux hommes de son jeune âge s’était posé dans les yeux de Elisabeth sans le moindre trouble. Il semblait posséder quelque caractère et cela plu à la jeune femme qui aurait détester épouser un homme dépourvu de tout attrait intellectuel. Et elle trouva finalement qu’il était assez à son goût, possédant quelque charme. Malgré son visage trahissant une ambition du moins une autorité naturelle, il avait quelque chose de simple et d’attendrissant dans ses traits. S’il fallait qu’elle le haïsse pour être devenu son nouveau maître, cela n’allait pas être une tâche aisé. Son cœur vaillant de jeune femme ne connaissant que les troubles du cœur et de l’âme que par le biais de ce qu’on avait pu lui conter battait soudain la chamade et le trouble s’emparait d’elle.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:47



      December 1498. Elisabeth & Thomas Boleyn. Château de Blickling. Norfolk. Angleterre.

      Ses bras glissèrent le long de la soyeuse tunique que portait son époux. La jeune femme sentait son souffle dans sa nuque, et cela lui inspirait les plus doux rêves qui soit. Fermant délicatement ses paupières, elle se laissa envahir par le parfum de musc savoureux de l’homme qui l’avait épousé et emmené loin de la cour. Elle frémit au contact de ses doigts sur ses lèvres charnues. L’homme savait tant la toucher. Chacun de ses gestes auprès d’elle, dans l’intimité de leur chambre étaient remplis d’une douceur qu’elle n’avait jamais auparavant perçu chez lui. La cruauté dont il était capable à l’égard de ses gens était souvent enrobé par de belles paroles. Son autorité sans faille masquée derrière le masque de la gentillesse d’un homme de bien connaissant la valeur de chacun. Sa capacité à obtenir tout ce qu’il désirait sans jamais provoquer la moindre colère, la moindre frustration, était absolument ravissante dans le cœur d’une jeune femme qui n’avait connu que la vie à la cour d’Angleterre et comme tout enfant de noble naissance avait rêvé d’un jour où son époux la caresserait ainsi. Curieusement en cet instant de félicité, elle songeait à son père qui pensait qu’elle lui en voulait de l’avoir forcé à un mariage dont elle ne voulait. Jamais il ne saurait le plaisir que suscitaient les caresses de cet inconnu qui avait un jour franchit le seuil de sa porte alors qu’elle était doucement accoudée à la fenêtre de sa chambre dans la tenue la plus simple qui soit. Ses lèvres baisèrent la main de la jeune femme avec douceur et tendresse. Elle rouvrit doucement ses yeux pour parcourir le visage de cet homme qu’elle avait aimé dès qu’elle l’avait vu. Il possédait encore toute la douceur de la jeunesse mais déjà les marques d’une autorité précoce naissaient sur ce doux faciès. Et, soudain, naquis en elle le désir absolu tant qu’absurde de baiser la moindre de ces marques.

      La douce lumière des candelas dessinait le portrait d’un homme trop mûr pour son jeune âge, soulignait délicatement la douceur de sa peau veloutée, et elle rêvait en secret de se laisser aller à son désir bien naturel de baiser avec passion cette peau. Souriant doucement, elle le laissa lâcher avec lenteur et grâce sa main qui retomba délicatement contre le tissu de sa robe de chambre. C’était un tissu des plus délicat qui soit. Elle ne portait jamais de matière qui ne soit pas aussi noble que son rang. La jeune femme baissa ses yeux pour observer la nuque puissante de son mari, tandis que celui-ci s’enquérait de baiser la joue de sa femme. Posant quelques augustes doigts sous le menton de la belle lady, Thomas ramena ce magnifique visage aux traits si doux rempli encore de l’innocence de la jeunesse vers son visage inquiet et amoureux. Il brûlait du désir de faire honneur à ces magnifiques lèvres à la fois fines et charnues. Déposant un auguste baisé humide sur ces lèvres qui ne cessait de hanter ses rêves les plus doux, il sentit la chaleur émanant de la jeune femme. L’approchant de lui en l’entourant de son bras, il sentit son cœur battant si fort dans sa poitrine. Son parfum l’enivrait, une douce odeur de pêche trop mûre faisant trembler d’effroi la branche de l’arbre à l’idée qu’elle puisse la laisser chuter sur le sol, mais qu’elle n’est d’inquiétude, il se hâterait de la cueillir, encore mûre, de la couvrir de ses baisers les plus doux. Incapable de maîtriser son désir, il força les lèvres si douces à s’ouvrir, il les obligea à lui ouvrir un passage jusqu’à la langue fine et si malicieuse de sa Lady. Et, les yeux clos, elle laissa son prince pénétrer son royaume, ouvrir grand les portes de sa demeure et prendre son bien. Tant de désirs se noyaient en elle, tant de rêves à réaliser, et ses bras généreux ouverts, serrer contre elle, sentant son cœur battre à s’en rompre, elle avait si peur soudain. Si peur que tout cela ne soit qu’un rêve. Mais ce cœur battant contre le sien, au même rythme effréné que le sien, cela ne pouvait être un rêve, un battement plus sourd et plus rassurant que le sien au bord de l’hystérie la plus dangereuse.

      Je veux un enfant de toi, songeait-elle soudain. Elle connaissait déjà les secrets de la maternité, et encore elle nourrissait le désir le plus total et le plus souverain d’être mère. Cet homme si doux et pourtant si maître de lui avait déjà ravi son cœur, comme il prenait possession de tout son être. S’il lui avait déjà offert un fils, la chair de la jeune femme appelait la chair de cet homme si courageux qu’elle adorait du fond de son être à lui offrir une fille. Ses yeux fermés, sentant les lèvres de son époux si auguste et si doux contre les siennes, elle se laissait aller à rêver d’une fille, d’un enfant possédant la chevelure brune de son époux, d’une enfant qui saurait allier en son âme les qualités de l’homme qu’elle chérissait. La robe de chambre glissait le long de son dos, et chuta à ses pieds. Rouvrant délicatement les yeux elle perçut les mains qu’elle chérissait tant caresser son épaule et en chasser sa longue chevelure brune. Doucement, elle approcha ses lèvres, prenant entre ses mains la virile et auguste main de son époux et amant, qu’elle couvrit de milles baisers assurance d’une tendresse qui durerait à jamais. Elle avait si faim de lui, si envie de ses caresses, mais plus encore de le sentir en elle, si fort, et si vaillant, son prince, son roi, son Lord. Elle recherchait tant ses caresses la journée durant et chaque instant passé loin de lui rendait les retrouvailles le soir dans leur l’intimité de leur chambre d’autant plus forte. Elle nourrissait le secret désir qu’il lui donne une fille. Un enfant qu’elle pourrait aimé tout à loisir, qui ne lui appartiendrait qu’à elle, à qui elle pourrait offrir l’éducation brillante qu’elle avait elle-même reçue. Elle pourrait tout lui apprendre du monde cruel qui l’attendait, des hommes et notamment de celui qu’elle devrait épouser, mais ce serait son enfant, sa chair, sa douceur, le fruit de son amour éternel pour cet homme qui ignorait tout de ses désirs bien qu’elle soupçonnait avec douceur qu’il ait déjà deviné son désir profond d’enfanter à nouveau. Et il baisa à nouveau ses lèvres en la soulevant pour la déposer sur leur lit. Elle s’accrocha aux draps, ne se sentant plus la force de résister à ses désirs. Qu’il la saisisse, qu’il lui donne l’enfant qu’elle désirait tant.

      Qu’elle était belle ainsi allongée sur ce lit, parmi des draps de soie, ses cheveux entourant son visage telle une auréole entourant les saints à l’église où ils se recueillaient chaque dimanche, leur fils dans les augustes bras de sa magnifique mère. Si jeune et déjà mère. Une femme magnifique étendue, nue, sous lui. Il n’aurait pu rêver de plus parfait mariage. Elle possédait tous les charmes que puisse rêver une jeune femme, avait la dignité et la grâce digne d’une Reine, et l’intelligence féroce et pourtant si sage que peu de femme possèdent. Jamais il n’avait eu si mal qu’en l’observant et cependant cette douleur était absolument délicieuse. Il l’aimait. Ses baisers étaient gages d’une tendresse infinie, d’un amour sans limite, d’une passion sans frontière. Repoussant délicatement les mèches qui étaient tombée devant son magnifique visage, il se sentait la force de lui offrir l’enfant qu’elle désirait tant et dont elle croyait qu’il ne connaissait ce désir. Elle en parlait d’une voix douce et rêveuse avec ses dames de compagnie, observant par la fenêtre son homme qui partait à la chasse. Puis elle quittait sa broderie, s’approchait de la fenêtre, et refermait sa main sur son pendentif, et alors, son désir d’enfant devenait si fort, presque aussi fort que son amour pour lui. Bien qu’il ne la voyait pas, les fins carreaux ne le permettait pas, il l’imaginait parfaitement à la fenêtre, ses traits de velours légèrement tendus par la peur qu’un jour il revienne blessé de la chasse. Et son cœur se serrait à l’idée qu’elle puisse un jour souffrir à cause de lui. Caressant la joue si douce, sentant la peau veloutée de sa femme, il se sentait aussi puissant qu’un roi lorsqu’elle l’observait ainsi avec ce regard rempli d’amour et de désir. Se penchant vers elle, il chuchota :

      « Je t’offrirais cet enfant. Cette fille dont tu rêves tant. Une enfant qui sera pleinement tienne, à qui tu enseigneras toute la sagesse que tu possèdes, oh ma douce. »
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:49



      Juillet 1515. Famille Boleyn. Château de Blickling. Norfolk. Angleterre.

      La petite Mary était la première à courir à travers les champs, suivit de près par son frère qui tentait en vain de gagner du terrain, le petit George avait beau être le plus âgé il n’en était pas moins plus lent que sa sœur cadette. Les mèches blondes de Mary volaient à travers le vent, s’envolaient derrière elle, comme une traine dorée. Son petit visage rond était si souriant. Sa mère l’observait de loin, tenant ses mains jointes devant elle, contre son ventre où ne grandirait plus d’enfants, où plus jamais ne jaillirait la vie, mais elle se sentait si heureuse. Elle avait déjà été comblée par la vie. George finalement commençait à gagner du terrain. La jeune mère contemplait les jeux de ses enfants avec bonheur. Son cœur se serrait lorsqu’ils s’approchaient trop de la rivière. Elle craignait tant de perdre ce bonheur si fragile. Mais le sourire resplendissant de la fillette blonde l’emplissait de joie, et chassait ses craintes de l’obscurité qui attendait tapie. Le merveilleux sourire de sa fille aurait pu tout chasser, tout ce qui pourrait l’attendre, toute l’obscurité du monde. Son adorable fille. Un être si rayonnant, et si petit. Elle avait eut si peur de la perdre, comme elle devait perdre deux autres enfants. Des garçons. Elle s’était senti si soulagée de savoir que sa fille vivrait. Elle posa son regard sur la petite fillette qui gambadait. Quel pouvait être ce nouveau jeu ? Sans doute une invention de Anne. Cette dernière arriva par l’autre côté du champs, elle marchait doucement puis se mettait à courir. Anne était de loin la plus intelligente de ses trois enfants. C’était sa première fille, et elle possédait déjà une intelligence terrible. Si l’amour qu’elle portait à ses trois enfants était égal, elle craignait un futur orageux pour la petite Anne. George était un garçon, éduqué par son père comme il le devrait, il deviendrait un homme de bien et hériterait du château, de tout ce qui leur appartenait. Elle n’avait de soucis à se faire pour lui. Mary quand à elle, possédait la douceur et la docilité propre que doit avoir une femme. Si l’on veillait à lui choisir un mari doux et affectueux, elle mènerait alors une bonne vie, et la jeune mère ne se souciait pas vraiment de l’avenir de Mary qu’elle savait ensoleillé. Mais pour Anne… Quel avenir pourrait avoir une enfant qui déjà montrait des signes de rébellion contre l’autorité, déjà prouvait qu’elle pouvait se montrer bien plus maligne que son frère et que sa sœur et ne s’en cachait pas. Dieu, si elle ne faisait rien, Elisabeth pouvait craindre le pire pour sa fille.

      Entourant sa femme de ses bras, Thomas sentit l’odeur si douce de sa peau, une odeur de pêche. Si fruité, si légère. Il s’était approché si doucement qu’elle ne l’avait pas vu venir, ni entendu. C’était un homme habitué à la chasse, aux proies qui s’enfuyait bien vite en courant, et il savait comment obtenir leur grâce, leur attention, juste suffisamment de temps pour leur ravir la vie. Sa femme pencha légèrement la tête sur le côté. Quelle grâce elle possédait en elle et devenait absolument lumineuse lorsqu’elle penchait ainsi sa tête sur le côté. Que de sentiment affolant elle faisait naître au plus profond de lui-même. Son cœur se déchirait en deux devant tant de beauté. Elle aurait fait pleurer le monde s’il pouvait voir autant de beauté en un seul être, s’il pouvait saisir toute la grâce dont elle est capable. Il approcha sa main ganté de la jour de la jeune femme, caressant la joue si douce. S’il ne pouvait en goûter la douce volupté, il pouvait parfaitement l’imaginer. Doucement, la jeune femme se tourna vers lui. Il pu voir derrière elle, Mary essayant d’échapper à Anne qui riante la poussa dans les blés. Mary tomba en arrière et Anne se plaqua contre elle toujours en riant. Thomas se sentait conquis par tant de bonheur. Trois beaux enfants. Un fils héritier, un peu trop gentil, il n’avait pas hérité de sa force de caractère, mais il saurait lui donner l’éducation qui ferait de lui un homme, un digne Boleyn. Et deux filles à marier. Elle se tourna vers lui. Resplendissante sous ce beau soleil d’été. Il lui semblait entendre le chant des oiseaux. Au loin, coulait avec clarté l’eau de la rivière. Sa belle femme l’observait, lui adressait l’un de ses charmants sourires qui avait dès leur première rencontre briser toutes les barrières qu’il aurait eut l’absurdité de dresser entre eux. Il pouvait sentir sa force passer en lui à travers ce sourire. S’approchant d’elle, il repoussa ses mèches brunes qui s’étaient échapper de sa coiffure élaborée qu’elle parvenait à faire toute seule, chassant d’un geste de main les servantes avec un sourire si doux qu’elles n’osaient lui en vouloir. Il aurait voulu pouvoir la couvrir de baiser, maintenant, tout de suite, il aurait voulu la rendre encore plus resplendissante et il n’en doutait, il en était capable, même si cela pouvait lui donner l’étrange sensation alors d’être le soleil en lui-même.

      « J’ai reçu une demande en mariage pour Anne de la part de la famille Carey. Il s’agit de leur fils William le fils aîné. » fit-il avec un sourire.

      La jeune mère sourit à son époux, essayant vainement de montrer sa joie et sa fierté pour ce qu’il fait pour ses filles essayant de leur trouver le meilleur partit. Échappant à l’étreinte de son époux, elle se tourna vers ses enfants. Soudain elle éprouvait une sensation d’étouffement. Son sourire n’était que de façade. Que de cruauté de masquer à son époux ses sentiments mais elle ne pouvait souffrir qu’il voie ses faiblesses. Cherchant ses filles du regard elle éprouva un serrement douloureux à l’estomac. Ainsi donc, on allait déjà lui enlever ses filles. Elles étaient à elle. Rien qu’à elle. Il le lui avait promis. Ses enfants à elle. Des enfants qu’elle pourrait éduquer et en faire des Ladies. Il le lui avait promis. Elle avait soudain besoin de les serrer contre elle. La jeune mère se sentait étouffer. La tête lui tournait. A peine enfant, à peine grandissaient-elles que leur avenir était déjà tout tracé, et pourtant, elles continuaient leur jeux ignorant le danger les guettant. Elle n’avait guère eut le temps de les prévenir des dangers qui les guettaient en tout instant, ni de leur dire combien ce monde pouvait être cruel. Ses petites filles chéries. Elle avait si mal soudain. Et ne pouvait songer un seul instant à inquiéter son époux avec ses folles pensées. Alors qu’elle s’apprêtait à s’élancer vers ses filles oubliant toute contenance, oubliant toute bien séance, Thomas saisit son bras et l’attira à elle. Pourquoi son souffle chaud était-il devenu soudainement oppressant ? Pourquoi sa main lui semblait être un étau en fer ? Pourquoi cherchait-elle à tout prix à lui échapper ? N’était-il pas l’homme qu’elle aimait ? Il fallait qu’elle se calme. Elle en devenait ridicule.

      « Voilà qui est magnifique.. » mentit-elle d’un murmure.

      Ne comprenant pas pourquoi sa femme s’agitait tout d’un coup, il avait cru bon de la retenir. Souriante, elle semblait revenue à la raison, mais Thomas connaissait trop bien sa femme pour se laisser berner par un simple sourire de façade. Elle ne pouvait pas jouer avec lui ainsi. C’était trop facile. Il ne la laissera pas le traiter comme elle traitait les servantes, avec ses petits gestes plein de grâce mais si rempli de signification, avec ses sourires et ses légers soupirs. Il ne voulait pas qu’elle lui masque le moindre trouble, le moindre doute. Ils s’étaient toujours tout dit, et elle ne lui avait jamais fait l’affront de lui mentir effrontément et d’afficher un sourire de circonstance. Il plaça sa main contre la joue de sa femme, qui agrandit son sourire. Plantant son regard vert dans les yeux de sa femme, il sentit qu’elle chassait l’obscurité, il sentit qu’elle lui revenait. S’approchant d’elle, il l’embrassa. Tout contre elle, il pouvait sentir son cœur battre à s’en rompre, il pouvait sentir la force de son cœur battant contre le sien, si calme, légèrement grave. Elle poussa un léger soupire. Ce n’était pas tout à fait le petit soupir de la jeune femme qui se languit à sa fenêtre attendant son prince charmant. Cependant, il était de nature à s’en contenter en cet instant. Il voulait seulement qu’elle soit là, avec lui, et non pas qu’elle cherche à le fuir.

      « J’ai décliné. Je leur ai offert Mary en échange. »

      Et Anne songea avec effroi la belle mère, toujours plus belle lorsque l’inquiétude rongeait ses traits, et que la moindre petite veine apparaissait sur son magnifique visage. Sir Thomas n’aimait guère lorsque sa femme laissait ainsi apparaître ses veines, ce n’était jamais bon signe. Il comprenait son inquiétude. Anne était l’aîné. C’était à elle de se marier en premier. Cependant, il y avait les caractères de leurs enfants qui entraient en jeu. La jeune mère ne pouvait comprendre, elle les aimait également, chacun de ses enfants. Jamais elle ne montrait la moindre préférence. Son amour était égal pour chacun d’eux.

      « Voyez-vous les enfants font la grandeur des familles. Et j’estime que Anne mérite mieux qu’un fils de négociant. » ajouta-t-il sentant le trouble naître en son épouse.

      « Et pas sa sœur ? » répliqua aussitôt Elisabeth troublée par les propos de son époux. « Vous sous-estimez Mary. »

      Un air fier apparu sur le visage de la jeune femme, la fierté de ses enfants. Son époux ne se préoccupait pas vraiment de ses enfants. Son amour pour eux était réel, jamais elle n’en avait douté et jamais elle n’en douterait. C’était l’homme qu’elle aimait, l’homme qu’elle avait aimé dès le premier jour et en son cœur, elle le connaissait mieux qu’elle-même. Toutefois, elle était mère. Son cœur la poussait toujours vers ses enfants, et en tout instant elle tremblait si elle ne les avait sous les yeux. Il lui fallait savoir où ils étaient en tout instant. Et la simple idée que sa fille puisse lui être enlevé par un mariage l’ennuyait au plus haut point, mais cela ne viendrait que dans plusieurs années, et il le fallait. Sans cela, sa fille finirait dans un couvent. Mieux fallait un beau mariage. Et s’il croyait Mary indigne d’un mariage avec un jeune homme d’une noblesse plus grande que son titre il avait tord. Elle était convaincue que la bonté de Mary était tout autant susceptible de ravir le cœur d’un homme que la force de caractère de Anne, si ce n’est plus.

      « Non, c’est faux. Elle est la meilleure des deux, peut-être même est-elle la plus belle. Mais pour se placer dans le monde, il faut mieux qu’une beauté délicate et un cœur généreux. »

      Les enfants continuèrent à jouer ignorant que leur destin se nouait non loin de là. Ils se roulaient dans les gerbes dorées du blé. Leur innocence blessait le cœur de leur mère, souffrant de les voir ainsi déjà enfermer dans un destin qu’ils n’avaient choisit. Ainsi Mary épouserait un riche jeune homme dont la famille était lié à la cour. Elle serait sans doute destinée à vivre à la cour. Par son éducation, déjà Elisabeth serait obligée d’envoyer Mary à une cour étrangère, et ainsi elle pourrait lui offrir une préparation à la vie à la cour. La jeune mère ne pensait pas que Mary puisse se plaire à la cour d’Angleterre. Mais Anne… elle doutait que des propositions soient à la hauteur des espérances de son époux et elle craignait que jamais il n’en trouve un pour Anne. Que deviendrait son petit esprit libre dans un couvent…
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:50

        « Ma chère enfant,

        Je n’ai guère le temps de vous dire à quel point vous me manquez, ni combien votre esprit de liberté manque cruellement à la maison, en effet, si j’écris cette lettre ce n’est pas pour vous rappeler combien notre maison peut être bien triste lorsque vous êtes loin de nous, ni pour vous tenir au courant de ce qui se déroule lors que vous vous tenez si loin de nous. Je vous adresse cette missive de la plus haute importance pour vous demander de revenir le plus vite possible en Angleterre. Bien que mon cœur se serre à l’idée de ce que je vais vous demander au nom des désirs d’un homme qui possède tout les droits, ceux de vous posséder comme de vous ordonner de devenir la possession d’un autre. Je regrette que vous n’ayez eut droit à un mariage comme l’eusse voulu la tradition. Vous auriez été une femme fabuleuse. Votre esprit libertaire aurait certes été limité, contraint dans des frontières, mais vous auriez eut droit au bonheur si simple et si fabuleux de fonder une famille. Lui et mon frère disent que vous ne pourriez espérer un meilleur mariage, peut-être avec un Lord ou un marquis mais j’en doute fort. Ce qu’il vous demande mon enfant, je ne l’ai jamais souhaité et si j’en avais le pouvoir j’aurais tout fait pour l’en empêcher, mais aucune de mes prières semblent avoir été exhaussés. Je souhaiterais tant ne pas avoir à prier pour vous, à espérer tant, à craindre tant pour vous. J’ai déjà sacrifié l’une de mes filles pour l’ambition d’un homme cruel que j’ai cru aimer, mais je devais me tromper, la jeunesse et l’amour m’ont aveuglé. Je prie pour qu’il n’en soit jamais ainsi pour vous, que vous ne deviez payer si chèrement mes erreurs et mes égarements. Oh mon enfant, ce destin est si cruel. Si votre père lisait ces lignes il me le ferait payer très chèrement mais je sais comment lui masquer habilement les propos contenus dans cette lettre en utilisant la langue du pays où vous séjournez pour votre éducation, ce bon vieux français.

        Comme vous devez le savoir, votre sœur a connu l’adultère dans la chambre royale française. C’est en partie pour cela qu’elle en a été renvoyée. Je vous avais demandé à l’époque de rester en France. Déjà je craignais la volonté de votre père et priait pour que quelque marquis français troublé par votre beauté, par votre grâce et vos talents dont vous tirez si bon partit ne vous demande en fiançailles. Cela vous aurait sans doute sauvé, hélas. Ainsi tandis que vous restiez en France et continuez d’apprendre la bien séances et les règles dures mais honorable de la séduction, votre sœur a été admis comme maîtresse du roi. Votre père en est en grande partie responsable. Il l’a mis dans les pattes du roi, l’a poussé à séduire le roi d’Angleterre comme il lui avait ordonné de séduire le roi de France. Je ne sais où cessera son ambition. Comme vous devez le savoir votre sœur n’aurait jamais dû quitter le petit manoir de son riche époux. Elle possède le rare talent, par son cœur d’or mais tellement innocent, parfaitement inconsciente de ce qui peut la guetter à chaque recoin, ignorant la jalousie des autres et leurs colères, elle en a été punie en France et je crains qu’elle ne le soit bientôt dans la cour anglaise. C’est pour cela que votre père vous rappelle. Oh bien sûr il n’est pas encore question de cela. Il désire parfaire votre éducation en vous demandant de devenir une dame de compagnie pour notre reine bafouée, mais il entend que vous aidiez votre sœur à rester la favorite du roi, il prie chaque soir pour qu’elle tombe enceinte. Pourquoi se refuse-t-il à comprendre que même si elle enfantait un garçon ce ne serait qu’un bâtard qu’au mieux le roi nommerait chevalier. Vous êtes bien plus maligne que votre sœur et je sais que saurez tirer votre épingle du jeu. Vous êtes aussi un cœur vaillant, et vous avez cette sagesse que votre sœur a depuis bien longtemps perdu par la faute de votre père. Vous ne céderez pas aussi facilement aux volontés de votre père et par tout les moyens vous tenterez de sauvegarder vertu.

        Je prie pour vous mon enfant, votre mère. »




      Septembre 1516. Cour d’Angleterre. Royaume Unis.

      Agenouillée au pied de son roi, Anne n’était qu’une jeune enfant noble parmi tant d’autres à la cour d’Angleterre. Elle attirait le regard par sa beauté toute naturelle, la douceur de ses traits mais cela était dû à sa jeunesse. Et elle ne serait guère différente des autres aux yeux du roi. Elle possédait une sagesse intérieure qui peut-être l’empêcherait de devenir la catin du roi comme toutes les autres avant elle, comme sa sœur avant elle. Le roi s’était lassé de Mary et son père s’était empressé de faire venir son autre enfant, son autre fille. Servir de catin au roi pour que son père possède plus de richesse et un titre plus honorable n’était guère une idée plaisante pour la jeune femme qui se souvenait avec combien de courage elle avait résisté aux asseaux de son poète. Il était marié bien que riche, entreprenant bien que riche, mais il n’aurait jamais divorcé pour elle, et quoi qu’il en soit cela lui serait interdit. Elle avait renoncé à cet amour sincère pour préserver sa dignité. Hors elle n’aimait pas sa majesté. Ne brûlait pas d’amour pour lui. Ce n’était qu’un roi. Elle n’éprouvait absolument aucun sentiment pour lui et cela était bien normal puis que c’était son premier jour à la cour d’Angleterre. D’un simple geste du poignet du roi, toutes les jeunes femmes nouvelles à la cour se relevèrent. Anne ressentait une vive colère à la simple idée qu’un homme, seul, pas vraiment beau, pas reconnu pour sa grande sagesse ou sa puissance sans égale au combat, puisse la commander elle, comme si elle n’était qu’un vulgaire petit chien de compagnie. Les jeunes femmes se dispersèrent lentement après avoir salué le roi une dernière fois. Bien que brûlante de s’enfuir en courant, Anne fit une gracieuse révérence, ses beaux yeux verts plongés dans ceux du roi puis elle s’éloigna doucement, un léger sourire aux lèvres. Elle se sentait absolument furieuse et en même temps elle avait lu dans le regard du roi ce qu’elle lisait dans le regard de n’importe quel homme la fixant, un mélange de fascination et de désir. Etait-elle parvenue à envoûter le roi ? Non, elle en doutait. Son père semblait si empressé qu’elle use de ses charmes, mais elle n’était pas une catin, elle ne le serait jamais.

      Se promenant le long de la coursive, Anne se remémorait avec facilité son premier jour à la cour. Quelques années s’étaient écoulées et bien des choses avaient changés. Cependant elle se souvenait avec douceur de ses premiers jours à la cour. Elle se souvenait parfaitement des banquets où elle fascinait les titrés et les riches par ses plaisanteries sur les français, ses théories sur la royauté, et ses idées à propos des théologies qui jaillissaient partout en Europe. Tout le monde se taisait lorsqu’elle commençait à raconter la cour de France. Il y avait une fascination dans chaque visage lorsqu’elle tirait les cartes pour lire l’avenir. Nul n’y voyait de la magie. Pour tous ce n’était qu’un tour de passe-passe. Elle avait un charme délicat, peut-être dû à la jeunesse ou à son voyage en France mais elle fascinait tout le monde. Et il lui arrivait de croiser le roi dans les galeries du palais royal. Il la dévorait littéralement du regard. Cependant l’instant où tout changea fut au fameux bal du printemps. On avait exigé des plus belles jeunes femmes servant la reine de jouer une petite pièce inventée par le roi. Il s’agissait plus d’un ballet. Portant une robe blanche légère, un masque rendant son regard mystérieux et au cours de la danse, ce fut le roi qui prit sa main. Elle le reconnu à son menton décidé, à son regard qui la dévorait, comme nul autre, et à ces lèvres douces qui prenaient parfois un pli fort cruel. Il dansa avec elle et pu constater que la demoiselle était une véritable maîtresse en matière de danse. Elle exécuta des pas fort compliqués et le roi fut le premier à applaudir en la fixant droit dans les yeux une fois que la musique eut cessé. Il s’approcha ensuite d’elle et lui demanda son nom. Elle sourit, et se nomma.

      Par la suite son père se fit pressant. Pourquoi n’acceptait-elle pas d’aller à la couche du roi ? Pourquoi se refusait-elle au roi ? Croyait-elle obtenir ainsi longtemps son attention ? Tôt ou tard il se lasserait d’une belle jeune femme qui se refuse à lui quand tant d’autres ouvrent leur cuisses si facilement. Cependant, disait Anne avec un sourire malicieux, le roi ne se lassait pas d’elle, au contraire, plus elle se dérobait à lui plus il devenait pressant, plus il se moquait que le monde entier sache qu’une pauvre jeune femme issue de la petite noblesse puisse se refuser à lui. Se retirant de la cour pour échapper aux regards inquisiteurs de toute la cour après que le roi l’eut encore pressé de le laisser éprouver son amour pour elle, pour échapper aussi à son père mais surtout à la reine qui avait compris qu’elle était la nouvelle favorite du roi et que de plus en se refusant à lui elle semblait s’amuser au dépend du roi, Anne décida de partir à la campagne. Mais elle reçut alors des lettres enflammées du roi, déclarant son amour avec passion. Peu à peu la jeune femme se laissa attendrir. Ce n’était pas seulement un puissant désir sexuel dû à une frustration d’avoir épouser une femme plus vieille que lui, il l’aimait. Anne revint à la cour. Elle se souvenait de son court séjour à la campagne. Elle se souvenait de ses longues balades. Comme elle s’y plaisait. Possédant peu de domestiques elle se sentait plus protégée ainsi, plus proche de ses dames. Souvent, elle se promenait près du lac. Il lui arrivait de s’y baigner plus jeune mais cela lui était devenu impossible. Alors elle montait à cheval et partait à la chasse. On disait qu’il y avait des loups dans la forêt. Anne voulait en débusquer un. Son retour à la cour ne se fit uniquement par la volonté du roi qui avec tant de force avait emprisonner le cœur de la jeune femme par des lettres passionnées, enflammées, décrivant un amour passionnel.

      Laissant la domestique lui tresser ses longs cheveux noirs, la jeune femme s’examinait dans le miroir. Le temps avait imposé ses marques depuis son retour à la cour. Si son père n’avait plus été une quelconque source d’inquiétude puisqu’il reçut rapidement le titre de Lord puis devient un proche conseillé du roi, souvent envoyé en mission diplomatique auprès d’autres rois d’Europe, elle avait eut de nombreuses causes de tracas. Tout ne s’était pas déroulé comme elle avait pu l’imaginé. Le roi l’aimait. A son retour, il la couvrit de cadeau. Bien qu’elle accepta de le voir en privée, elle lui refusait toujours ses charmes. La jeune femme ne voulait certainement pas être une maîtresse de plus. Elle avait appris à charmer les hommes et à les garder en France, et elle tenait à agir ainsi même avec le roi. Mais elle avait une ennemie de taille : la Reine. Une femme puissante, intelligente, bien que généreuse, elle savait garder précieusement ce qui était à elle, et possédait le talent rare d’utiliser sa douceur et sa gentillesse pour abattre les cartes du jeu de son adversaire. Anne suppliait le roi d’abandonner sa femme, qui ne lui offrirait pas le fils tant attendu mais elle dû supporter les crises de colère du roi lorsqu’on lui refusait son divorce. Elle se souvenait parfaitement de ces nuits où elle tremblait de peur que le roi cédant à la colère et à ses pulsions essaie de la forcer. Cependant, malgré les larmes versées sur l’oreiller, les crises d’angoisse, et les nombreuses lettres inquiètes adressées à sa mère ou à son frère, Anne su garder la tête froide et patienter. Finalement le roi obtint son divorce en rompant avec l’église catholique ainsi que le lui avait suggéré Anne.

      La jeune femme sentit les larmes monter. La domestique disparue d’un simple mouvement du poignet de la Reine. Anne observa son reflet. Ses yeux baignés de larmes. Sa peau de porcelaine. Les petites rides qui commençaient à apparaître, ses cernes qui se creusaient chaque nuit un peu plus. Elle avait peur parfois. Lorsque la nuit le roi ne venait plus dans sa chambre, ce qui arrivait de plus en plus souvent. Lorsqu’elle voyait cette demoiselle blonde nommée Jane tourner autour du roi. Elle avait peur. Le roi ne pourrait divorcer d’elle. Il ne pourrait inventer une autre histoire. Le peuple n’accepterait pas. Il avait mit du temps à aimer sa nouvelle Reine. L’ancienne était tant appréciée qu’on critiquait tout le temps Anne au début de son règne. On l’accusait d’être une sorcière et d’avoir hypnotiser le roi, on lui mettait tout sur le dos. Mais peu à peu tout s’évanouit. La colère, la rancœur, la déception, tout disparu. Anne se rendait elle aussi dans les petites villes, donnaient aux affamés, baisait les mains des malades, souriait, offrait de sa personne et paraissait si gentille. Pourtant à la cour peu l’aimait. Tous la détestait et c’est cela qui creusait les rides de la jeune femme. Elle n’avait offert qu’une fille au roi. Une petite Elysabeth. Elle aimait sa fille plus que tout au monde mais savait que sans fils, le roi tenterait tout pour se séparer d’elle. Anne aimait à présent le roi. Plus que tout au monde. Mais lui ne voulait plus la voir. Il n’aimait pas qu’elle s’intéresse à la politique ni qu’elle soit si clairvoyante. Il avait peur d’elle. Peur d’une femme puissante, belle et intelligente. Et déjà il songeait à la remplacer. Anne avait peur. Et cela la faisait pleurer. Qui s’occuperait de sa fille, si le roi se débarrassait d’elle ? Anne n’avait plus guère d’espoir. Il y avait tant d’histoires sur elle qui traînaient à la cour. Son époux n’aurait qu’à tendre l’oreille pour trouver un prétexte pour la faire décapiter.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:51



        « Ma chère sœur,

        Bien des différents nous ont séparés. Nous ne sommes plus que liés par le sang. Le roi m’a choisit moi, comme épouse, a fait de moi sa reine, alors qu’il vous a chassé de la cour. Bien que je n’ai en rien voulu que cela arrive, que le roi me choisisse moi plutôt que vous, qui l’aimez d’un cœur plus tendre et plus généreux qui ne lui a jamais refusé ni son amour ni sa couche. Vous auriez peut-être su lui donner ce fils qu’il espérait tant. Moi je l’ai aimé, à ma manière, moi je lui ai donné tout ce que j’ai pu, moi je l’ai guidé pour qu’il se sépare de tout ce qui le rendait prisonnier, qui faisait de lui un être faible. J’ai tout tenté pour lui offrir ce qu’il désirait tant. Mais plus à Dieu de rappeler mon fils avant qu’il ne vienne au monde. Mes larmes n’ont su apaiser son chagrin. Je sais à présent que mon roi me condamnera à mort. Vous le connaissez, vous connaissez sa haine, sa rage et sa colère facile. Ce n’est qu’un enfant. Comprenez ma détresse ma sœur, comprenez mon chagrin à l’idée que je puisse quitter ce monde et abandonner ma fille, mon enfant chérie, à ce monde cruel. Je vous en supplie ma chère sœur, au nom des jeux qui furent les nôtres, je vous en supplie… »


      Les larmes entachèrent l’encre, la noyait, la rendait illisible. La jeune femme essaya de se reprendre. Ses nerfs la rendaient folle. Depuis le début de son incarcération, depuis qu’on était venu la chercher dans sa chambre, qu’on l’avait regardé s’habiller, qu’on l’avait pressé de les suivre. C’était deux enfants. Deux jeunes garçons qui vêtut comme des soldats l’observait d’un œil froid. Ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Ils se moquaient du sort de la jeune femme en robe de chambre de soie, au cou couvert d’or et de perle, qui de Reine devenait une simple femme mourant de peur à l’idée d’être rejeté par son roi. Elle s’était coiffée seule, maladroitement, ses mains tremblantes. Les larmes coulaient sur ses joues. Elle dû les sécher pour se maquiller. Elle ne voulait point offrir ces larmes à ces hommes qui allaient la juger, faire d’elle une sorcière, allait maudire son nom. C’est sans peur qu’elle s’était redressée, qu’elle s’était avancée dans les couloirs, qu’elle avait marché la tête haute devant les gens de la cour, des personnes qu’elle avait éblouies durant les premières années de son règne et qui avaient été les premiers à la détester, à l’accuser en chuchotant d’être une sorcière. Elle avait peur. Elle tremblait de tout son être intérieurement, imaginant déjà les ignominies qu’on dirait sur elle à son procès. On l’accuserait d’avoir ensorceler le roi, on dirait qu’elle aurait user de magie noire, qu’elle n’aurait agit que sous la gouvernance du diable. Eh bien si c’était le diable, elle irait en enfer la tête haute. Elle secoua la tête pour échapper au pénible souvenir du procès. Bien qu’il n’y ai aucune preuve qu’elle ai user de sorcellerie, ou qu’elle ai trahit le roi en couchant avec d’autres hommes pour tenter d’avoir un garçon qui aurait sauvé sa vie, elle avait été accusée et condamnée. La prison avait entamé son morale. Elle tentait vainement d’écrire à sa sœur pour qu’elle s’occupe de sa fille, son enfant unique, Elisabeth, une petite fille aux cheveux roux, mais à chaque fois, elle ne parvenait à retenir ses larmes. Sa vie s’achèverait devant une foule hurlante, l’insultant, et son roi dans les cuisses d’une autre femme ne la pleurerait même pas.

      Elle chiffonna le papier. Le morceau de parchemin tomba au sol où l’humidité acheva de rendre l’encre illisible. Parcourant sa cellule, la jeune femme faisait souvent les cent pas. Elle connaissait par cœur chaque dalle, connaissait leur inclinaison, les petites failles qui les parcouraient, elle savait où l’humidité ne nichait. Parfois ses pieds lui faisait mal tant elle marchait. Mais c’était le seul moyen de conserver les idées claires si tant est que cela soit possible. Elle ne songeait plus guère qu’à une chose en ces temps sombres. Son amour pour son époux et son roi n’avait en rien diminué. Pour vaincre sa peur, elle avait tenté de le haïr sans y parvenir. Quelle malédiction lui avait-on donné pour qu’elle continue à aimer de toute son âme un homme qui l’envoyait à l’échafaud parce qu’elle ne lui avait pas donné de fils. Souvent, elle se demandait s’il songeait à elle, s’il se posait des questions sur sa sincérité, s’il avait peur pour elle, s’il voulait qu’elle ne souffre pas. Malheureusement, la plupart du temps Anne songeait que son bon roi qu’elle aimait tant préférait l’oublier dans les bras de Jane Seymour. Elle avait alors un étrange sentiment de plénitude, comme si la certitude que son roi ne pleurerait pas trop son départ pour l’autre monde la rendait heureuse. Oui, en cet instant, malgré la peur qui la tenaillait, c’était un sentiment de plénitude qui la dominait, une sorte de paix intérieure. Elle s’arrêta devant la fenêtre. On disait que le roi allait amener pour elle une épée de France. Elle ne serait pas décapitée à la hache comme un vulgaire traître. Son roi avait encore quelques amours envers elle. Et cette simple pensée la rempli de joie. Elle soupira doucement et lorsqu’elle devint tout à fait silencieuse, elle réalisa qu’elle n’était point seule. Se tournant doucement essayant de faire le moins de bruit possible, elle distingua une silhouette dans l’ombre de la cellule.

      « Montrez-vous, qui que vous soyez, montrez-vous ! » exigea-t-elle d’une voix forte et claire.

      Malgré le fait qu’elle soit en prison, Anne n’avait rien perdu de son autorité naturelle. Elle se sentait souvent étrangement calme, et parfois ravagé par une haine insupportable envers le monde entier. Elle se sentait le besoin de détailler l’avenir du royaume sans elle, sachant parfaitement que le roi en la perdant n’aurait plus son aura. Il avait toujours eu besoin de sa reine, de ses conseillés, mais il avait exécuté tous ses amis proche qui possédait suffisamment d’intelligence pour l’aider. Et il lui arrivait alors à son grand étonnement d’être heureuse à cette simple idée. Pourtant elle était habituée depuis le début de son emprisonnement à supplier Dieu de prendre soin du Roi, à avoir peur pour lui. Elle rejetait la faute sur son isolement et sa mort prochaine. Ce genre d’évènement affecte toujours la manière de penser d’un individu. En l’état actuel des choses, elle ne se souciait plus de son incapacité à raisonner même sur son état mental. Tout ce qui l’intéressait en cet instant précis c’était de savoir qui se dérobait à sa vue. Si c’était un messager de la part du roi, elle le recevrait avec diligence car elle n’avait point de haine contre son roi. Dans l’ombre, un autre bruit de frottement de tissus se fit entendre, puis elle vit une main, anormalement blanche, puis un tissu noir, puis un homme tout entier vêtu d’une manière étrange en velours noirs mais assez inhabituelle en Angleterre, portant des cheveux longs bruns et bouclés, un visage fin, agréable et lui aussi anormalement blanc, laiteux, mais comme si l’homme ne paraissait jamais au soleil. Car elle avait assez l’œil pour savoir immédiatement qu’il ne portait aucun maquillage. L’homme s’avança sans un bruit et elle ne sut pourquoi mais un frisson lui parcourut tout le corps remontant jusqu’à sa nuque.

      « Présentez-vous à moi, fit-elle du même ton autoritaire, présentez-vous. »

      Le fait est que répéter chaque mot n’était pas dans ses habitudes. Elle se comportait vraiment de manière étrange. Si elle fouillait dans ses souvenirs, cela avait commencé lorsqu’elle avait perdu son fils dans une fausse-couche. La simple idée d’avoir perdu l’enfant que désirait tant son roi l’avait déroutée. Elle n’avait plus agit véritablement de la même manière. Se comportant parfois de manière vraiment étrange. Elle faisait preuve par moment d’une étonnante douceur, d’une langueur voluptueuse qui ne la dérangeait pas bien au contraire, et se satisfaisait de peu de moment de tendresse de son roi qui devenait alors de plus en plus rare. Par la suite, elle avait des phases où elle n’était que rage, une rage contenue, froide, mais implacable. Et dans ces moments là, elle voulait concocter les pires plans, elle avait même tenter de convaincre son frère George de coucher avec elle pour lui donner un fils, mais heureusement, elle s’était reprise à temps. Etait-ce donc cela de perdre peu à peu son identité, lorsque le désespoir s’empare totalement de vous ? La reine avait perdu peu à peu tout espoir et au fur et à mesure la confusion s’était emparé de son esprit. Elle ne comprenait plus pourquoi on l’avait mise en prison. Elle ne voulait pas que son roi soit malheureux. Et pourtant un désir mesquin niché en elle le désirait. Elle secoua à nouveau la tête et fixa l’homme. C’était un très bel homme, élégant, avec beaucoup de raffinement et portant un parfum français. Elle ne parvenait à comprendre ce qu’il faisait ici. On dirait un ambassadeur français, mais le roi François n’interviendrait pas pour elle, de toute façon, il n’aimait guère Henri mais tenait trop à la paix pour risquer la colère du roi d’Angleterre.

      « Je suis venu vous chercher. Vous pouvez choisir de mourir, ici, au nom d’un jugement invalide et bancal ou alors, vous pouvez me suivre. Je vais vous offrir le choix que je n’ai jamais eu. »
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 3:57

      Anne ne comprenait pas ces paroles remplies de mystère mais elle entrevoyait un piège. L’homme ne semblait pas si sincère qu’il essayait de le faire croire. Elle avait toujours eut ce don de percevoir avec facilité ce que tant s’escrimait à cacher. Détaillant ses vêtements, elle compris qu’il avait été riche mais qu’actuellement ce n’était plus le cas. Ses vêtements semblaient fort ouvragés cependant en mauvais état. Il semblait avoir beaucoup voyagé à en juger par les taches sur ses chaussures, et leur usure, pourtant son visage ne possédait aucune trace de brûlure du soleil. Il devait donc voyager en carrosse, pourtant ses chaussures étaient usées… ainsi donc il voyageait de nuit… Seul les hommes entourés d’une bonne garde osent voyagés la nuit. Seul c’est du suicide avec toutes les bandes de voleurs sur les routes de campagne. Aux traits fins de son visage, à la marque sur son nez du port d’un monocle, elle dirait qu’il est issu d’un milieu de la haute bourgeoisie, mais sur ses lèvres il y avait ce genre de sourire amusé qui trahissait ses paroles, ses vêtements et tout autre subterfuge. Il était un vagabond. Quelque soit sa classe sociale, son rang, il aimait voyager, il aimait voir des visages différents, et le monde, les sociétés qu’il découvrait, et les gens qu’il rencontrait, tout cela l’amusait. Rien en lui ne permettait d’affirmer cela, il avait une attitude tout à fait noble, sa manière de se tenir, le ton qu’il avait employé, et pourtant elle sentait de toute son âme que cet homme s’amusait follement. A en juger par toutes ces informations, elle pouvait affirmer avec certitude, qu’il ne voulait pas s’amuser de la vie, mais qu’il y avait pris plaisir. Sans doute possédait-il quelques talents qui le mettait à l’abri des inquiétudes habituelles qui traversent l’esprit de chaque humain l’empêchant de s’amuser. Et de tout cela, la jeune femme s’en trouva quelque peu amusée, cette soudaine apparition bien imprévue créer un divertissement de taille, l’empêchant de songer à son exécution très prochaine. De plus, la sensation que cet homme s’amusait de tout excepté de sa situation actuelle de Reine promise à l’échafaud la séduisait bien malgré elle. C’est avec force qu’elle luttait pour tenter de ramener son esprit à la raison, pour ne plus songer à la vie de cet homme si amusante soit-elle, pour se rappeler qu’elle n’aimait qu’un homme, son roi, et qu’elle devait rester digne de son amour quelque soit la situation.

      « Je vous en prie, madame, songez donc à la vie que je puis vous offrir. Une nouvelle chance, bien loin de cette foule hostile qui hurle votre nom accompagné d’ignominies. » insista-t-il.

      Bien que sa proposition soit alléchante, Anne se déroba à son regard bleu sans faille qui ferait défaillir n’importe qui. S’était indéniable, cet homme possédait un charme déconcertant, mais elle ne devait s’y soumettre. Serrant ses mains contre son ventre, Anne observa la grille en fer forgé et le dos du garde. En cet instant le sommé d’ouvrir pourrait la sauver de cette proposition absurde. Y croire une seconde serait pure folie. Elle ne pouvait accepter qu’il l’aide à s’échapper, elle ne pouvait tenter d’échapper à son destin. Le roi avait besoin d’une autre femme, d’une autre Reine. Jane Seymour ne serait guère de taille à supporter le poids de la couronne et son cher époux se lasserait d’elle bien vite, mais si elle lui donnait le fils qu’il attendait tant… L’esprit de la jeune Reine d’Angleterre déraisonnait-il pour songer ainsi qu’au bien être de son roi ? Il la condamnait à mort, sous des prétextes aussi ignobles que faux, et pourtant elle acceptait son sort, et ne cessait de l’aimer. Anne se plaisait à penser qu’elle était une femme digne et noble au cœur tendre. Oh elle ne l’avait pas toujours été. C’est vrai qu’elle avait convoité le trône, c’est vrai qu’elle voulait prendre part au pouvoir, c’est vrai qu’elle avait séduit le roi en se refusant à lui, s’assurant qu’il deviendrait ainsi fou amoureux d’elle, mais elle l’avait fait parce qu’elle l’aimait tendrement et sincèrement, parce qu’elle ne voulait pas qu’il la blesse qu’il la rejette. A présent, elle ne regrettait rien et tentait d’affronter le plus dignement possible son sort.

      « Je suis désolé, je ne puis échapper ainsi au sort que m’a choisi mon époux. S’il faut que je meure pour qu’il ait un fils, s’il faut que je meure pour que le royaume perdure, ainsi soit-il, j’accepte cette décision, je me plie à la loi des hommes et je remet mon âme miséricordieuse à Dieu. »

      Anne sentait sa force faiblir devant le regard si doux et si ardant de l’homme, aussi décida-t-elle de lui tourner le dos. Elle sentit sa main s’accrocher à son poignet. Se retournant doucement, elle sentit qu’elle partait brusquement en arrière. Il posa sa main gantée sur sa bouche. Elle n’avait pas remarqué le gant sur la main gauche qu’il dissimulait dans les plus de sa veste. Le gant bien qu’en velours blessait les lèvres de la jeune femme qui essayait de hurler, de le frapper pour se libérer de son étreinte. Il l’observa droit dans les yeux l’intimant au silence de son regard magnifique puis elle ne vit plus rien. Elle sentit quelque chose dans sa nuque, un baiser, doux, onctueux puis une piqûre lancinante. Sa vision se troubla peu à peu. Quel désespoir, elle sentait ses forces la quitter, et ne pouvait lutter contre cela, elle faiblissait. Plus elle essayait de s’arracher à son étreinte plus elle usait de ses forces, les épuisants inutilement. Finalement, elle tomba évanouie dans les bras de l’inconnu.


      Combien d’heures s’étaient écoulées depuis qu’elle s’était évanouie ? La question la frappa d’autant plus fort qu’il lui avait semblé entendre au lointain les gardes ouvrants les portes, signe irrémédiable que l’on venait la chercher pour son exécution. Mais elle s’était évanouie. S’éveillant, elle réalisa rapidement que le jour n’était plus, il devait donc s’être écoulé quelques heures, et par la suite, elle compris qu’elle était couché dans des draps de soie ce qui signifiait qu’elle n’était plus dans sa cellule. Essayant de se relever, il lui vint une seconde certitude, elle n’avait nullement repris ses forces. Au contraire, elle se sentait faible, affreusement faible, mourante serait le mot juste. Tournant son visage vers la fenêtre, elle contempla la lune. Elle était bien loin de la Tour de Londres. Aucune fenêtre à la Tour de Londres ni même au Palais ne pouvait offrir une telle vue de la nuit, pas avec cette constellation d’étoile. Les lumières toujours allumées du Palais empêchait de voir les étoiles et les cellules de la Tour de Londres ne disposaient pas d’une telle vue. Une sorte de faiblesse la prit. Elle se sentit soulagée de ne pas avoir à affronter la foule hostile. Aussitôt elle rejeta cette pensée loin d’elle. Raisonner ainsi n’était pas digne d’une Reine. Elle soupira sur l’oreiller. Ainsi elle allait mourir loin de tout, dans le silence et dans le luxe. On l’accuserait de sorcellerie pour avoir échappé à sa cellule. Et cette simple pensée la rendait furieuse. Elle ne voulait pas qu’on s’imagine une seconde que ces accusations puissent être vraies.

      « Rassurez-vous, vous êtes mortes. Décapitée. Il y a eut peu de témoins, le roi a exigé que votre exécution se fasse en privée dans la cour de la Tour de Londres. » fit la voix de l’inconnu qui l’avait saisit à la gorge.

      L’indignation remplit l’âme de la reine déchue immédiatement. Ce fut un mélange étroit de colère, d’incompréhension et de peur qui se distilla dans ses veines, rongeant tout son être d’une terreur absolue. C’était impossible. Tout était impossible. Elle voyait les limites de son monde s’effondrer, tout ce en quoi elle croyait était en train de disparaître sans qu’elle ne puisse rien faire. Elle aurait voulu empêcher cela, revenir en arrière, mais c’était impossible. Elle ne pouvait lutter, les murs s’écroulaient alors qu’elle en était prisonnière. Les limites de son imagination toute entière avait été atteinte. Et le monde qu’elle apercevait au-delà des ruines lui semblait effrayant, totalement effrayant. Elle qui était une femme forte à qui l’on n’imposait rien, une femme intelligente qui avait su imposer sa vision du monde aux hommes et pas n’importe lesquels, aux plus puissants de ce monde. Personne n’avait su lui barrer la route malgré de multiples tentatives, et maintenant, ce monstre de conte de fée déchirait le mince voile de sa réalité, et elle tremblait apeurée comme une petite fille.

      « Oh, j’imagine que vous vous demandez comment j’ai pu effectuer ce petit miracle, dit-il d’une voix emplie de fierté qu’elle estima mal placée, eh bien cela n’a pas été simple, mais j’ai réussit à vous trouver une doublure. En tout point ressemblante. Je peux vous assurer qu’elle a convaincu tout le monde qu’elle était vous. »

      Monstre songea-t-elle, envoyer une pauvre âme innocence au pilori par sa faute ! Pourquoi ne l’avait-il pas laissé mourir. Elle aurait préféré enfin gagner le repos, plutôt que cela. La Reine aurait voulu se lever, affronter son ennemi, droite, la tête haute, mais elle ne le pouvait, faiblement condamnée au lit. Elle était furieuse. Absolument furieuse. Cet homme avait osé l’enlevé, oser déposer ses lèvres sur sa nuque, il était qui pour oser un tel acte ? Elle aurait voulu se lever pour l’affronter. Elle aurait voulu pouvoir se dresser, et laisser sa haine jaillir, au lieu de cela, elle l’étudiait en silence, cherchant les failles qu’elle pourrait exploiter. La haine la remplissait. Elle se noyait dedans. L’homme marchait doucement. Elle souhaitait tant qu’il meurt lui aussi. Que ses souffrances soient le plus abominable possible, oh oui, elle souhaitait de tout son cœur qu’il meurt dans d’horribles souffrances. Et cette pensée lui apporta un maigre réconfort, mais surtout l’épuisa un peu plus. Son souffle devenait court. Elle se sentait perdue. Le noir envahissait sa vision. Le froid de la pièce la glaçait. La faim la dévorait. Ainsi c’était cela de mourir ? Elle n’avait plus peur. Elle voulait seulement qu’il meurt lui aussi pour avoir osé l’enlever, lui ôté sa mort digne.

      « Cessez de broyer toutes ses pensées bien sombre, cela couvre votre joli front de rides. » fit-il en se penchant sur elle, sa main caressant la joue de la jeune femme qui tenta de tourner son visage mais n’en avait plus la force. « Je vous en prie, vous ne voulez pas lutter, tout votre âme, tout votre cœur s’est déjà résigner. »

      Il sourit et elle jugea qu’il avait le sourire le plus doux et le plus généreux qu’elle n’ai jamais vu. Son visage possédait bel et bien une peau blanche, légèrement nacré. A la lumière des candelas elle pouvait voir ses veines bleutés qui surgissaient sous sa peau. Ses doigts sur sa joue était anormalement froid. Soudain, elle n’eut plus envie de lutter, et ce fut comme s’il le savait. Son sourire s’accentua. Il porta son poignet à sa bouche, et sous les yeux horrifiés où se mêlait la terreur pure et la fascination sans borne qu’il déchira sa peau de ses dents, anormalement pointues. Puis il glissa son poignet ensanglanté au-dessus des augustes lèvres de la reine qui sentit un liquide chaud tomber sur ses lèvres. La soif la dévorait. Elle ne voulait pas, mais ce regard, il l’envoûtait. Elle lécha le sang. Il était sucré. Chaque goutte tombait avec un fracas assourdissant dans la bouche entrouverte de la jeune femme qui se redressa, saisit le poignet et s’y attacha, suçant le sang avec vigueur. Ses yeux se remplissaient d’une folie pure. Elle buvait du sang. Elle cédait à la folie. Sans doute qu’on lui tenait le buste, lui intimant de ne plus bouger pendant que le bourreau sortait son épée, et que son esprit s’imaginait cette scène étrange mais romantique à souhait. L’homme commença à gémir de douleur puis se mit à hurler, mais elle continuait à sucer le sang. A présent elle entendait plus seulement son cœur dont les battements reprenaient peu à peu un rythme normal, augmentant à chaque seconde, alors que ses battements à lui devenaient assourdissant, trop rapides, trop brutaux, on dirait qu’il allait mourir. Elle avait si soif. Et soudain, il réussit à arracher son poignet. Elle l’observa reculer prudemment l’observant avec un mélange de fascination et d’inquiétude. Sans qu’elle sache pourquoi, elle percevait sur lui la propre odeur de son sang mêlée à celle de cet être étrange qui devait être un vampire, bien qu’elle n’ai jamais cru en leur existence. Et elle sentait l’air frais venant d’au-dehors, percevant le parfum des roses qui parsemait le jardin en dessous de la fenêtre, elle percevait également l’odeur d’être humain et était capable de savoir en cet instant que l’être en face d’elle n’en était pas un. Et se levant, elle sentit une vive douleur à son estomac. Elle observa le tapis persan ouvragé recevoir ses dernières déjections. Elle perdait sa vie humaine, sans qu’on eut besoin de le dire, elle le savait, le comprenait, et cela la fascinait. Avec facilité elle surmontait la douleur pour observer avec un regard extérieur ce qui lui arrivait, et elle trouva cela amusant.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   Jeu 14 Jan - 4:01


      L’obscurité. Voilà donc le généreux cadeau que lui avait offert cet être mystérieux que ne parvenait à comprendre Anne. L’obscurité entière et totale. La nuit était devenu son royaume, elle qui avait dirigé l’Angleterre entière nichée dans l’ombre de son époux le roi était réduite à boire le sang et ramper dans l’obscurité. Le don obscur, quelle blague ! Pour survivre, car il n’y avait d’autres mots qui puissent être utiliser pour qualifier sa nouvelle vie, elle devait boire le sang tel un monstre de conte de fée. Cet acte la répugnait, elle qui avait été éduquée en France, elle qui utilisait dix couverts différents, tous en argent, délicatement ciselé pour se nourrir. Une chute sans fin dans un obscur, moites et répugnant puit sans fond. Elle aurait voulu le remercier, lui dire combien elle appréciait son cadeau, mais rapidement celle qui avait été une reine par la simple force de sa volonté et de son orgueil, compris qu’il valait mieux apprendre rapidement pour survivre. En un claquement de doigt, elle avait défié la mort pour acquérir une vie, mais quelle vie, celle d’un animal se nichant dans l’obscurité, fuyant la lumière du soleil comme les vivants, s’enfouissant dans la terre au lever du soleil ou se cachant dans ces horribles cimetières dont l’odeur la rendait malade. Elle avait refusé cette vie et l’on l’avait forcé à la prendre. Les regrets ne lui servaient à rien.

      Anne Boleyn. Ce nom était haï de tous. Le plus dur fut de réaliser combien on la haïssait. Elle qui avait rendu l’Angleterre fière et indépendante était haït de tout son peuple. En se nichant dans les bas fonds londonien où son sire chassait, elle avait pu saisir l’ampleur de la haine qu’on lui vouait. Les hommes et les femmes parlaient d’elle comme une catin, une garce sans foi ni loi, une manipulatrice qui avait agit pour Charles Quinn en provoquant la guerre, une sorcière chevauchant le diable les nuits de sabbat. Elle qui avait cru libérer le peuple de l’emprise de la religion comprenait combien son action avait été inutile et vaine. Elle n’avait plus la force de mépriser leur esprit superstitieux. A présent, elle comprenait combien on la haïssait, combien on attendait sa chute avec impatience. Sa mort les avait rendus heureux. S’ils savaient qu’elle était parmi eux, ils l’auraient tués, réduite en bouillie. Et le monstre qu’elle était devenue ? Ils auraient juré qu’elle l’avait toujours été. Une ombre rampante, une horrible chose dont on n’ose prononcer le nom. Son sire voulu lui en donner un autre. Un autre nom. Car elle était morte, et qu’il fallait qu’elle efface son ancienne vie. Elle aurait voulu qu’on ne l’appelle plus jamais, elle aurait désiré s’enfouir dans la terre mais pour ne plus jamais ressortir, si profondément que personne n’irait jamais la trouver. Elle le laissa choisir. Pourquoi pas après tout.

      Si elle était répugnée par sa nouvelle vie, lui aimait sa nature. Elle n’aurait pu choisir meilleur sire disait-il, d’un ton très peu humble. L’orgueil qu’il avait semblait sans borne. Elle qui avait perdu le sien, se sentait comme un enfant seul et abandonné dont un gentilhomme aurait soudainement décidé de prendre soin et de contrôler. Il était insolent, arrogant, et insatiable. Elle comprenait parfaitement pourquoi entre toutes les créatures de son époque et de son monde, il l’avait choisie elle. Lorsqu’elle était encore une reine, elle était sans doute la créature vivante la plus proche de lui. Mais elle n’était plus vivante, et déraisonnait à foison. Il pensait qu’il lui suffisait de lui montrer les joies qu’il trouvait dans sa vie de prédateur pour qu’elle s’amuse, mais elle n’avait jamais aimé la violence, n’avait jamais prit de plaisir à manipuler, et n’avait tiré de son orgueil aucune joie. Si elle lui ressemblait en bien des points, elle était cependant très différente en ce qu’elle avait eut de son vivant de très forte valeurs, et qu’elle n’avait agit que pour le bien de l’Angleterre. Lui agissait pour son propre bonheur. Elle réalisa qu’il avait sans doute n’eu jamais de choix dans sa vie de mortel, qu’il avait tenté de résister sans y parvenir, mais qu’il continuait, et que le don obscur lui en avait enfin offert l’opportunité. Il devait avoir souffert dans sa vie de mortel, terriblement souffert que son orgueil fut blessé, et sa vie d’immortel lui offrait une vengeance terrible. Mais elle… elle ne voulait aucunement se venger, elle demandait seulement le repos. Son sire ne l’entendait pas ainsi. Il désirait sans doute faire d’elle le monstre le plus diabolique. Dans un certain sens, il a réussit.

      Comme tant d’autres nuits, elle chercha à voir sa fille sans grand succès. Elle l’apercevait, en de brève occasion. Sa jeune Elisabeth grandissait, devenant belle, possédant l’intelligente qui avait été la sienne. La vampire, monstre horrible, ne pouvait voir sa fille qui possédait ses traits, sa force, son intelligence et son charme mystérieux sans se sentir plus monstrueuse encore. Elisabeth était chérie par son père, dieu merci. Au début, elle avait seulement cherché à la voir pour vérifier qu’elle se portait bien, que son père la traitait dignement. Evidement, cela n’avait pas plut à son sire qui avait tenté vainement de l’en empêcher. Même si elle n’avait plus rien de la belle Anne, elle restait un être capable de volonté, et surtout, sa fille était encore la seule chose au monde qui l’empêchait de s’exposer au soleil. Mais si cette dernière le lui avait demandé, elle l’aurait fait sur le champs. Quel dommage que la folie devait gagner son être avant que sa fille ne gagne le trône. Anne ne saura jamais que son enfant devait triompher de Charles et transformer une petite île en une puissance avec laquelle le monde devrait compter dorénavant.



      A cette époque, elle s’appelait Erzébeth, et elle était une comtesse. Après son mariage, elle avec un humain, elle avait acquis le titre de comtesse aux yeux des humains mais ce que ces pauvres créatures chétives ignoraient c’est qu’elle était la duchesse de cette contrée sauvage qu’était alors cette petite ville. Il n’y avait rien de plus ennuyeux aux yeux d’une vampire que mener une vie de mortelle. Aussi lorsque son mari était en voyage, elle s’amusait avec de jeunes mortelles de préférences vierges. Il faut dire qu’à l’époque ce n’était pas difficile de trouver des vierges. Le mariage était alors une obligation si puissante qu’aucune enfant non mariée ne pouvait brisé la règle de la virginité. Quand aux hommes, il était obligatoire de perdre sa virginité durant l’adolescence afin d’être prêt pour la nuit de noce, mais cela ne fonctionnait que pour les jeunes nobles. Quoi qu’il en soit, elle avait une cour entière réunie rien que pour ses yeux, des sorciers à ses ordres et quelques lycanthropes agissant sous ses ordres. Le plus curieux était sans doute de diriger des terres où si peu de vampires vivaient. C’est sans doute pour cela qu’elle ne prit guère de précautions pour masquer ses crimes. On retrouvait des corps dans la rivière régulièrement.

      C’est durant cette période si amusante, elle reçut la visite de plusieurs rois et reines de différentes contrées. Il faut dire qu’elle a accueillis le roi de la Hongrie pendant trois ans. Mais parmi tous les rois et reines qui sont venus à sa cour, voir son magnifique château, profiter des nombreuses servantes humaines vierges qu’elle avait à son service ou simplement de sa divine beauté et de ses charmes puissants, ce fut sans doute Tristan Reynolds, l’un des rois des Etats-Unis qui la marqua le plus. Elle eut une liaison avec lui, et pas juste une petite aventure comme ça, ce fut une longue et langoureuse relation. La duchesse n’épargna rien pour séduire le jeune roi. Elle voulait plus qu’une charmante petite aventure, elle était prête à tout pour qu’il l’épouse. Malgré tout, les choses ne se déroulèrent pas exactement comme elle l’imaginait. A cause d’une grave crise, il dû repartir plus tôt. De son côté, les choses ne s’arrangèrent pas. Le roi choisit un autre duché pour séjourner, tandis que les humains remarquèrent que des choses étranges se passaient. Ils finirent par en parler à son époux humain et lancèrent un procès. La duchesse dû se laisser emmurée vivante afin de préserver le secret de la race des vampires.

      Elle fut secouru par son favoris aidé par les sorciers à son service. Mais ces quelques mois passé à endurer la faim l’avait rendu plus fragile mais aussi assoiffée. Après s’être vengée, elle décida de voyager laissant son favoris gérer les affaires de son duché. Elle savait qu’il était impossible pour elle de revenir sur ses terres, mais elle avait un projet pour l’avenir. Revenant voir son ancien amant, elle acheva de le séduire. Tristan décidé d’épouser la duchesse déchue de son titre. Si les mariages entre les humains et les vampires n’a aucune valeur aux yeux des vampires en revanche le mariage entre deux vampires est toujours une imposante cérémonie. Mais celle-ci fut particulière car la duchesse devint alors reine. Et pas de n’importe quel Etat, mais des Etats-Unis.


    D E T A I L S I M P O R T A N T S
      J'ai tout dit.


    Votre pseudo ? Eden Memories
    Quel est votre âge ? 22 ans
    Comment avez-vous connu le forum ? Par sa fondatrice
    Code du règlement ?
    Un p’tit commentaire ? Nop
I love you
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MessageSujet: Re: EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.   

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EDEN J. HERMANGARDE | Promised, I don’t suck your blood before Midnight.

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