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 Laurel Norman - 100 %

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MessageSujet: Laurel Norman - 100 %   Sam 13 Mar - 18:29


LAUREL NORMAN
26 ans ; Humaine ; Interne en médecine


    VERITABLE NATURE
      ON SE CACHE TOUS DERRIERE UN MASQUE QUE SONT LES APPARENCES.


♦️ QUELLES SONT VOS HABITUDES ET OCCUPATIONS DIURNES ?
Métro, boulot, dodo…
Non, franchement, pas mon genre. « 5h30… j’ai une demi heure de retard ! » Voilà le refrain habituel de mon levé… Oh oui, je suis vraiment pas du genre à me tortiller dans mon lit jusqu'à une heure avancée, heure, ou en général, les petits oiseaux sont de sortie. Bon, après je mange. Ou plutôt je grignote car il m’est très difficile de manger le matin. Après, je traîne un peu, dans mon appartement. Vous vous demandez peut être ce que je peux faire dans ce petit studio de trois pieds de long. Et bien, en réalité, j’aime jouer. Oui c’est vrai, c’est très… étrange. On me le dit tout le temps de toute façon, ne vous inquiétez pas. Je sais, j’ai 26 ans, je fais des études de médecine, mais j’aime jouer toute seule chez moi ! Et oui, je croque la vie à pleines dents ! J’espère que ça ne vous pose pas de problème ? Ensuite, il faut que j’aille travailler. Je prend ma voiture, je me rend à mon lieu de travail, j’enfile ma blouse et je fonce aider mes supérieurs. Le soir, quand je sors, je ne suis jamais fatiguée. Je rentre généralement sur les coups de sept heures, sauf si un des internes m’a proposé de prendre un café avec lui. J’accepte toujours, seulement parce que je n’ai pas à payer… Dans ces cas là, je suis souvent chez moi vers vingt heures. Vous savez ce que je fais quand je viens de rentrer ? Je joue ! Oh, allez je sais que ce n’ai pas une maladie… Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne suis pas folle ! Un peu décalée peut-être. La plupart du temps, je mange assez tard, et toujours peu. Parfois je sors, parfois je lis, parfois je… quoi ? Non je ne joue pas tout le temps non plus ! Je me couche souvent après minuit, et ce, surtout parce que j’ai travaillé une grande partie de la soirée. Et oui, quand on est interne en médecine, on à toujours des choses à faire…Tous les soirs, IL m’apparaît. Il s’impose dans ma tête comme l’éléphant s’impose sur la souris. Il me parle, me titille, et ça m’énerve. Les soirs où je sors, par contre, je le vois… de mes yeux vus ! Il s’approche doucement, comme ça en pleine rue. C’est agaçant parfois, mais j’aime bien le retrouver après une dure journée de labeur. J’ai parfois l’impression qu’il profite de tous les instants ou je suis seule pour venir me voir, soit en rêve, soit devant moi, comme ça. Je me pose souvent des questions sur sa conduite, pourquoi est il si proche de moi ? Pourquoi envahit il ma vie ? Et pourquoi ai-je l’impression que j’encoure de graves dangers ?

A part ça… Mais qu’ai-je à dire ? Bon, d’accord, j’aime beaucoup les milk-shakes à la fraise, bien que je n’aime pas la fraise nature. C’est toujours ce que je prends quand je vais au café… J’aime faire du yoga aussi. Pourquoi du yoga, bonne question. Mais personne ne sait que j’en pratique, alors j’évite d’en parler. Et puis, quoi encore ? Bon, je n’aime pas tout ce qui est trop électronique. Je n’ai pas de télé chez moi, mais je possède tout de même un petit ordinateur « dernière classe » que je n’utilise que très rarement. Rien ne vaut le papier et le stylo ! Mais je suis parfois obligée de travailler avec pour le boulot. J’apprécie le danger… les risques, j’essaye de les surmonter. Mais j’aime aussi pouvoir m’appuyer sur quelqu’un quand j’ai besoin d’aide. J’aime tout ce qui touche à la nature. J’ai beaucoup de plantes et de fleurs chez moi, et parfois je m’amuse à les regarder. J’aime les hommes aussi. Enfin, j’aime les regarder et je ne peux supporter qu’ils me parlent, si je ne les connais pas. J’ai sympathisé avec certains de mes collègues, c’est vrai, mais je n’aime pas qu’on m’approche de trop. Un peu solitaire, en fait… Ah oui, aussi… j’affectionne particulièrement mettre une touche de sel dans mon café. Pourquoi, à vrai dire je n’en sais rien….

♦️ QUELLES SONT VOS PRINCIPAUX TRAITS DE CARACTERE ?
Déjantée ? Oui c’est vrai, un peu. J’aime jouer –je l’ai déjà dit je crois- avec n’importe quoi. Un petit coté gamine que je tiens de je ne sais où à vrai dire… Parfois je fais des petites choses que mes collègues trouvent très étranges. Je suis un peu mystérieuse, à mes heures perdues… je déteste révéler des secrets, et je n’aime pas trop parler en général, rien que le fait de vous raconter tout ça ne me plait pas du tout à vrai dire…. Mais enfin, on si fait ! Je suis assez distante avec les gens avec lesquels je n’ai pas encore sympathisé. Mes amis se content sur les doigts d’une main, mais c’est parce qu’avec eux, je me sens bien, en sécurité. Il m’arrive parfois aussi de passer de la joie intense à une grande tristesse. Heureusement, ce sont des cas très rares, mais je peux toujours me mettre en colère alors que j’était très heureuse quelques secondes auparavant. N’essayez tout de même pas de me parler dans ces moments là, on ne sait jamais ce que je peux faire. En fait, si je trouve les mots, je dirais que je suis imprévisible et lunatique. Après, j’aime beaucoup faire rire les gens, je m’amuse avec tout et n’importe quoi et je peux faire des blagues à tout bout de champ quand je ne suis pas énervée. C’est une de mes qualités principales, et tous mes amis en sont conscients. C’est pour ça qu’ils m’aiment et que je leur rends bien. Mais la plupart du temps, je préfère rester seule chez moi, tranquille, plutôt que de m’amuser pendant des heures. Je sais, cela aussi peut paraître étrange, mais j’essaye tout de même de les voir le plus possible afin de ne pas le faire croire que je suis morte dans d’affreuses souffrances…

Souvent, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, je fonce tête baissée dans les embrouilles et je me plait à dire que je n’ai peur de rien. Je suis la première à aller voir ce qui se passe si un cri résonne dans une maison inhabitée, même si cela peut parfois se retourner contre moi. J’évite quand même de faire place à trop de témérité pour ne pas m’attirer des problèmes, ce qui pourrait arriver tous les jours. Pour conclure, inconnu, je te dirais de te méfier de moi. Sous mes airs d’innocence se cache une fille d’humeur changeante, aimant le danger et au caractère assez spécial. Prenez vos distances, ou c’est moi qui le ferait, soyez en surs. Comme tout être, j’aime préserver des secrets, mes secrets, ce qui fait que beaucoup de personnes ne me connaissent pas entièrement. Mais, apprenez le tout de même, et vous verrez que je sais être drôle et amusante. C’est le principal, non ?

♦️ CE QUI FAIT DE VOUS QUELQU'UN DE DIFFERENT :
Je vole, je cours à la vitesse de la lumière, je plonge à des kilomètres de profondeur, j’opère un patient seulement avec mon pouce… Non mais franchement, vous y croyez ? Et bien, qu’est ce qui peut me rendre différente ? Bon, d’accord, j’ai 26 ans et j’aime jouer avec des figurines en plastique. J’imagine que vous ne connaissez personne qui correspond à ça… Je fais du yoga, mais personne ne le sait, parce que je n’ai jamais osé le dire. Je mange relativement peu pendant la journée, et j’évite de prendre de la viande, je n’aime pas ça. Salade, fruits et légumes, poisson... voilà mon régime alimentaire, et cela me va très bien. Sinon, comme je l’ai déjà dit, je mets souvent du sel dans mon café et je raffole des milk-shakes à la fraise. Et bien sinon, je suis interne en médecine à Newton et je compte bien devenir neurologue. Je ne m’entends pas du tout avec ma famille non plus, en fait, cela fait extrêmement longtemps que je ne l’ai pas vue, mais elle ne me manque pas, j’ai appris à vivre sans elle. J’aime le mystère, personne ne sait tout de moi, et j’aime en jouer. Je vis constamment avec une présence près de moi. Oui je sais, ça aussi c’est bizarre, mais je l’aime cette présence, je sais que je ne suis jamais seule. Mais ça m’agace tout de même d’être tout le temps surveillée, je dois encore m’habituer. Maintenant… que puis je dire d’autre ? Je suis humaine après tout… en quoi les humains sont ils si extraordinaires ?
Bon, d’accord, je suis… aimée d’un vampire, c’est tout de même quelque chose. Mais je ne suis pas du genre à m’en vanter… Oui, je sais, il m’aide, j’en profite sans en avoir l’air. J’aimerai bien ne plus avoir affaire avec lui, mais je n’ai pas envie, je n’arrive pas à lui dire de partir. Le roi des vampires… C’est si étrange, même moi parfois j’ai du mal à y croire, et pourtant il est là, près de moi. Je n’arrive toujours pas à savoir pourquoi il s’intéresse tant à moi, et moi à lui, et même si je trouve sa présence réconfortante, je me pose toujours des questions à son sujet. Et en même temps, qui ne s’en poserai pas ? Cela fait quelque temps que je commence à craindre pour moi, je n’ai pas envie de m’attirer les foudres d’un vampire puissant…

    UNE LONGUE HISTOIRE
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.


18 Février

Le fait de tenir sa main dans la mienne m’épanouit. Le fait de me serrer contre lui m’épanouit aussi. Quand il me regarde et me souris, je me sens bien. Non, en réalité, je me sens bien tout le temps avec lui. Nous nous sommes donné rendez-vous aujourd’hui dans le parc de Newton, notre lieu de prédilection et nous sommes à ce moment précis en train de marcher dans les rues côte à côte. Tandis qu’Alexis regarde droit devant lui, moi, c’est par terre que mes yeux sont fixés. Je repense à notre première rencontre : c’était sur un marché. Banal comme endroit pour faire une rencontre, et pourtant … Le vent était frais, les nuages gris, la rue grouillante de monde. Bien sur, ce n’était pas vraiment le lieu idéal, mais on s’y fait. De toute manière, je n’ai pas le choix. Je viens d’arriver dans la ville. En fait, je suis installée dans mon appart seulement depuis deux semaines, mais je connais tout de même les bons coins des alentours grâce à Alexis qui vit ici depuis déjà quelques années. Nous trouvons tous deux très agréable cette balade du parc et nous y venons a peu près tous les deux trois jours. Aujourd’hui, le temps n’est pas au beau fixe, mais nous ne travaillons pas tous les deux. Seulement, aujourd’hui était un jour un peu plus particulier. Il était dans les habitudes d’Alexis de réserver l’heure et la date de nos rendez-vous un ou deux jours à l’avance. Je n’avais été prévenue que ce matin, j’en concluais donc qu’il voulait me parler de quelque chose d’important. Nous évitions de nous regarder, mais je sentais sa main serrer avec force la mienne. Le vent faisait s’envoler mes cheveux bruns et une odeur de patchouli flottait à coté de moi. Je savais qu’il n’était pas insensible à mon parfum, mais quand je relevais la tête, il avait toujours le regard tourné vers les arbres et ne semblait pas s’être aperçu de mon changement de comportement. Il m’inquiétait un peu à vrai dire, son silence me faisait mal, mais je savais qu’il n’allait pas tarder à me parler. Un instant, il baissa ses yeux sur moi. Ses yeux sont magnifiques et j’eus bien du mal à me contrôler. Je resserrai cependant légèrement ma poigne et le forcit à s’arrêter. Il me prit alors les deux bras et nous nous regardâmes sans parler avant qu’il n’esquisse un mouvement. Je m’approchais de lui et son air sérieux me déconcerta. Il releva le menton et je le sentis prêt à m’expliquer ce qui se passait.

- Un homme a été tué hier. Je l’ai entendu ce matin à la radio.

Je le regarde avec surprise. Ce n’ai pourtant pas la première fois qu’un mort est annoncé à la radio. Je me demandes ce qu’il cache derrière ce masque impassible et je penche ma tête sur le coté.

- Et alors ? Comment est il mort ?

Il prend son temps pour répondre, et moi je me prépare au pire. Mais ce qu’il me dit ensuite est plus que pire que j’en reste abasourdi.

- Il a été… comme vidé de son sang.

Je frissonne. Je ne vois vraiment pas pourquoi il m’a attirée aujourd’hui ici pour ça. Mécontente, je tourne la tête et continue à marcher en le laissant en plan. A peine ai-je fais quelques mètres qu’il me rattrape.

- En quoi cela me concerne t-il ? Lui demandais-je en fronçant les sourcils.
- Je ne veux pas que ça t’arrive à toi… J’ai peur de te perdre.

Malgré que ces paroles me touchent énormément, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en les entendant. Mais au fond de moi, je suis mal à l’aise. Pourquoi pense t-il que cela peut-il m’arriver ? Je le questionne une seconde fois.

- Ecoute… Cet homme, je le connaissais. Pas très bien, je l’avoue, mais je lui avais déjà parlé quelques fois auparavant. Et… il y a longtemps… ma compagne à été tuée à peu près de la même façon… J’ai bien peur d’être maudis. Et je ne me le pardonnerai pas si il t’arrivais la même chose… a cause de moi.

Je le regarde, abasourdie. C’était la première fois qu’il m’avouait ses peurs intérieures. Pourtant, je ne pense pas qu’il attire le mauvais œil. C’était juste une coincidence ! Je secoue alors la tête et lui lance, l’air dégoûté :

- Franchement… Parlons d’autre chose. Tu n’es pas maudit, et je ne risque rien, tu te fais seulement des idées.

J’ai un petit rire nerveux. Nous nous regardons. Je le sens prêt à répliquer, mais il n’ouvre finalement pas la bouche, et nous continuons notre chemin. Mais pour une fois, cette balade m’a un peu dégoûtée.
__

6 Mars
Journée épuisante. Journée énervante. Journée… Je grommelle allongée sur le ventre sur mon lit, la tête dans l’oreiller. Il est quatre heures de l’après midi, mais j’ai réussit à me débrouiller avec ma patronne pour partir plus tôt du travail tant je me sentais patraque. Je suis rentrée direct chez moi, mais je sens qu’il me faut prendre un petit remontant. Je me change, prend une paire de jeans, une chemise à carreaux et des lunettes de soleil, et je sors de l’appartement. En descendant les trois étages, je me demande si c’est une bonne idée. Mais j’ai déjà atteint la porte et je n’ai aucune envie de remonter les escaliers. Avant de pousser la porte du hall, je vérifie si je possède un peu de monnaie et trouve 10 dollars dans la poche de mon pantalon. Le soleil est bien présent quand je me retrouve dans la rue, mais il ne fait pas non plus très chaud. Après tout, c’est normal, nous sommes en hiver. Mais la saison est chaude par rapport aux autres années, et ma chemise à manches longues me suffit bien pour me rendre au bar qui se situe quelques rues plus loin et ou je commande un grand verre d’alcool. Je m’isole alors à une table dans le fond de la salle, et j’observe tout le petit monde qui se trouve dans la rue. Le café ou je me suis assise est situé dans une petite rue assez commerçante et pas trop mal famée et ainsi, je m’y sens en sécurité. Cette semaine, il m’est impossible de voir Alexis, car il est plongé dans son travail. En effet, en tant que professeur, il possède beaucoup de copies à corriger, surtout pendant cette période. J’ignore pourquoi en fait, les cours, c’est plus mon truc. Ca me désole de ne pouvoir me balader avec lui, mais nous avons déjà programmé un rendez-vous pour le dimanche d’après, et le temps me tarde. Je dois néanmoins de concentrer sur le boulot, et cette journée m’aura fait baisser dans l’estime de mes collègues et de ma patronne.

Je sirote la boisson avec une légère grimace. Je ne suis pas habituée à prendre de l’alcool et je regrette de ne pas avoir commandé mon café habituel. Il m’est cependant trop tard, et j’essaye alors d’afficher une mine réjouie quand un homme se présente à ma table. Je ne le connais pas mais il commence à me parler. Au fur et à mesure, je sens mon sourire s’évanouir et je m’énerve contre le garçon qui s’en va s’en demander son reste. Excédée, je me lève en laissant ma boisson à moitié finie et je sors du café. Il est beaucoup plus tard que tout à l’heure, et je commence à frissonner sous ma légère chemise qui me tenait chaud quand j’étais arrivée. Sur le chemin inverse, la nuit tombe peu à peu sur les rues, mais je ne suis pas pressée de regagner mon logis. Au contraire, je traîne de ci, de là en observant les alentours. Il n’est pas très bon pour une jeune fille seule en temps normal de rester tard dans la rue, mais le danger ne me fait pas peur, et je flâne avec insouciance. Enfin, quand je dis que je n’ai pas peur, je ne suis tout de même pas très rassurée. J’ai la légère impression que je fonce droit dans un mur. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais j’ai bien l’impression que je vais le savoir bientôt. En effet, après un dernier frisson, je vois une silhouette qui ne se trouve pas loin devant moi. Je déglutis et fait un pas en arrière, mais l’homme à qui appartient la silhouette est plus rapide et me voila face à lui. Il me regarde de ses yeux sombres et je sens que je vais passer un sale quart d’heure. Je n’essaye pas de m’enfuir, car je sais qu’il pourrait me rattraper en quelques secondes. Je reste alors stoïque mais je tremble intérieurement.

- Tu as froid ? me demande l’inconnu.

Je ne réponds pas. Après tout, je garde ma dignité face à l’adversité ! Mais face à l’œil menaçant de mon interlocuteur, je ne suis pas très rassurée et je réponds alors à sa prochaine question qui ne tarde pas à sortir.

- Qui es tu pour venir roder par ici ? Ne sais tu pas que ce territoire ne t’appartient pas ?
- Je me nomme Laurel. Et vous, qui êtes vous ?


Il a un petit rire. Il enlève alors la capuche de sa cape qu’il avait gardée sur sa tête, et je découvre alors son visage dans son intégralité. Hormis son regard légèrement menacant, il est terriblement séduisant et j’aurais presque rougit si je n’avais pas été si angoissée de le voir près de moi. Lui non plus ne me répond pas, du moins tout de suite. Mais son visage se détend et je crois même le voir sourire.

- Ne t’inquiètes pas, je ne suis pas méchant… En tous les cas, sache pour ta gouverne que je m’appelle Tristan. Si tu ne me connais pas, alors nous ne sommes pas du même monde. Mais je tiens tout de même à te laisser la vie. Cependant, tu dois savoir aussi… que je suis un vampire.
- Un, un vampire ? rétorquais je ébahie, mais les vampires n’existent pas !
- Tu en as pourtant un devant toi. Mais je ne suis celui que tu crois. Je suis Roi.


Je ne sais pas pourquoi, mais quand il me dis ça je le crois tout de suite. Il me semble étrange qu’un Roi vampire me laisse la vie sauve, mais je suis soulagée. Il disparaît alors, mais j’ai la vague impression que sa bouche, d’ou sortent deux canines acérées, me murmure : « Tu ne m’oublieras pas… ». Je ne bouge pas quelques minutes et je me remets à marcher. Enfin, plutôt à courir. Sitôt rentrée chez moi je me couche éreintée, puis je m’endors avec le visage du vampire devant les yeux.
__

7 Mars
Il y a toujours un commencement à tout. Mes derniers souvenirs remontent à assez loin. J’avais peut être six ans quand ma mère à arrêter de s’occuper de moi. Elle était toujours très distante, et je crois que j’ai hérité de son caractère. Elle était souvent là, prostrée dans la maison familiale d’ou elle ne sortait guère. Mon père ? Je ne l’ai connu que très peu. Je me souviens qu’il voyageait beaucoup, longtemps. La seule chose que j’ai gardée de lui, c’est une vieille photo, sur laquelle il devait avoir une trentaine d’année. Ca ne m’émeut pas plus que ça de ne pas avoir eu une relation plus intime avec lui. Dès mon plus jeune âge, je commençais à être assez discrète, je ne parlais pas, j’étais seule dans cette grande maison avec ma mère, cette mère fantôme qui gardait les yeux dans le vague toute la journée. Je me suis parfois demandée si elle n’était pas devenue folle après que son mari est commencé à voyager. Je n’ai aucune photo d’elle, je ne sais pas ce qu’elle est devenue après toutes ses années. A 25 ans, j’ai décidé de poursuivre mes études à Newton et de quitter ma ville natale et ma mère, que je refusais de voir. Les seules fois ou elle bougeait de se canapé qui ornait le salon, elle critiquait tout ce qu’elle voyait, et je n’étais pas à l’abris de ses regards méfiants et provocateurs qu’elle jetait sur moi quand je passais près d’elle. C’est ainsi que j’ai eu envie d’avoir un peu plus de liberté et que je me suis installée dans un petit appartement au troisième étage d’un petit immeuble au centre de Newton. Après avoir passé les concours, j’ai réussit à devenir interne en médecine, et je compte bien devenir neurologue. Pour cela, évidemment je travaille dur et …

- « 5h30… j’ai une demi heure de retard ! »

Je saute de mon lit précipitamment, et pose sur ma table de chevet la photo de mon père. J’attrape vite fait un pantalon, un t-shirt et un pull-over rouge –parce que le rouge me va bien- et je file dans ma cuisine ou je me sers un verre de lait. En fait, je ne suis pas vraiment pressée. C’est un rituel qui s’est installé en cours des ans, mais je suis toujours stressée d’être en retard. Pourtant, je n’arrive pas à me lever plus tard, même si je sais que je suis très en avance, je me dis que je suis en retard. Oui, c’est dingue, je sais. Après avoir fini mon laitage, je m’installe dans un canapé, le plus loin possible de mon ordinateur portable qui repose sur une minuscule table au bout de la pièce. Près d’un fauteuil se trouve une caisse en bois remplie de figurines en plastique. Rien que le fait de les voir me rend de bonne humeur, mais je ne me lève cependant pas tout de suite. Il fait si sombre à cette heure que je suis obligée d’allumer le lampadaire qui se trouve à coté de moi. Tout est si calme… C’est peu être pour ça que j’aime me lever tôt : pas de bruit, c’est si bon.

- Moi, si j’étais toi, j’en profiterai pour me reposer, vu l’heure à laquelle tu t’es couchée hier soir.
- Aaaaaaaaaaaaaaaah !

Je sursaute si fort que j’en tombe du canapé ou je m’étais installée. Près de ma bibliothèque se trouve un homme. Enfin, un homme, je dirais plutôt… de la fumée qui à pris la forme d’un homme. Bien qu’il soit un peu flou, je reconnais ses traits. Si mes souvenirs sont bons, il s’agit d’un homme que j’ai rencontré hier soir. Je ne sais plus trop comment d’ailleurs, je ne me souviens même plus de son nom. Mais ma foi, il est irrésistible.

- Pourquoi… que… que faites vous là ?
- C’est juste le commencement Laurel, je serai tous les jours avec toi maintenant...
__

10 Mai
- Il a eu de la chance celui là. Un peu plus et nous le perdions.
- Heureusement que vous êtes là Madame Eastwood, il ne s’en serait pas sortit sinon.
- Tu peux te féliciter aussi Norman, tu as joué ton rôle dans cette opération…


Je m’arrête en plein milieu du couloir tandis que ma collègue continue son chemin. Je dois être très rouge, mais j’ai le sourire jusqu’aux oreilles tant je suis contente de ce compliment. Après toutes ses semaines…

- Tu t’es bien débrouillée, félicitations.

Ca fait déjà un bon bout de temps qu’il me fait le coup, mais je ne me suis toujours pas habituée. Je le sens passer une main sur mon épaule. Je frémis. Le savoir si proche de moi ne me plait pas du tout, mais alors vraiment pas. Je détache mes cheveux qui retombent sur mes épaules et je m’écarte un peu. Tête basse, je recommence à avancer. Quand je me retourne, il n’est plus là. Je pousse un soupir de soulagement et me débarrasse de ma blouse blanche. En même temps, un des internes de l’hôpital s’approche de moi et me propose de prendre un café, ce que je refuse poliment mais avec énervement. Je n’ai vraiment pas la tête à ça aujourd’hui, j’ai hâte de rentrer chez moi et de m’enfermer pour la nuit. En plus, j’ai du travail. Sur le chemin du retour, je suis dans un tel état de nervosité que j’ai du mal à voir ce que je fais. Cela fais… deux mois que je suis très contente, et mes changements de comportement ce sont faits assez rares. Mais depuis deux ou trois jours, je suis très sur la défensive et j’ai peur de tout. Moi qui suis très intrépide en général, là j’en prends un coup. Je me demande bien ce qui me rend dans cet état.

De retour chez moi, je me jette sur mon lit en n’en bouge pas pendant quelque minutes. Je suis pourtant bien obligée de me relever pour prendre une grande inspiration, puis je reviens dans mon salon. J’avais mal fermé la porte, heureusement que mes voisins ne sont pas là à cette heure. Ce soir, je n’ai envie de rien. Je jette un regard vague sur la pièce avant de m’asseoir sur le fauteuil. Tout mon corps est fixe, je n’ai même pas envie de bouger. Même le téléphone qui sonne ne me fait pas changer de position. Je crois que je reste ainsi un peu plus d’une heure avant de sortir de ma torpeur. Je pars manger quelque chose dans ma cuisine et m’empare d’une carotte dans le frigo, que je commence à grignoter en me servant en même temps un verre d’eau. Sitôt fini, je m’approche de la fenêtre de mon salon et observe ce qui se passe en bas. Cela m’amuse parfois de voir tous ces passants si différents et pourtant si proches… Mais il commence à faire relativement nuit, et je me tourne vers ma caisse de figurines avant de prendre un petit cow-boy en plastique que je pose sur la table. Je le regarde un long moment ce petit personnage puis je le fais bouger et le range. Je m’installe donc à mon ordinateur et pianote sur les touches quelques mots que je ne finis pas. Il n’est pas très tard ce soir, et il n’est toujours pas arrivé. Ca me soulage, je n’ai pas trop envie de le voir aujourd’hui, surtout après ce qui s’est passé à l’hôpital.

- Ca ne va pas aujourd’hui.

Ca y est il est là. Qu’est ce que je lui dis ? Je me tais et le sens alors s’asseoir à coté de moi. J’évite de le regarder et me mord la lèvre. Son ton est doux et rassurant, mais je ne suis pas dupe. Non, franchement, aujourd’hui n’est pas mon jour. Voila au moins un point sur lequel on est d’accord. J’arrive tout de même à articuler quelques mots.

- Ne m’approche pas…

Je file dans ma chambre et il ne me suit pas. Peut-être que je me trompe à son sujet, peut-être ne me veut il pas de mal. Mais j’ai du mal à réfléchir. La nuit porte conseil…
__

Nuit du 10 au 11 Mai - 00 h 02
Je me réveilles cette nuit seulement le temps d’écrire quelque chose ici. Cela fait longtemps que je n’ai pas sorti ce journal, mais cela m’était paru comme une nécessité lorsque j’immergeais de ma torpeur. Ainsi… J’ai bien réfléchi avant de m’endormir. Je note ici toutes les réponses à mes questions : « Oui, je suis une humaine et lui un vampire », « Oui, je sais, tous les humains craignent les vampires », « Mais je ne suis pas comme les autres », « J’en aime un. Et quand on aime, on doit avoir confiance en l’autre », « Avant, j’avais confiance en lui », « Oui, plus maintenant », « Il est toujours très gentil avec moi », « J’ai peur que ça cache des choses », « Peut-être devrais je en parler avec lui », « Oui, mais si j’en parle, il risque de s’énerver », « Et vaut mieux ne pas énerver un vampire. Surtout comme lui », « D’un coté, si je n’en parle pas, je vais devenir folle », « Et je vivrais dans le doute toute ma vie aussi », « Alors, il vaut mieux quoi ? », « Non, je ne lui en parlerais pas », « Dans ce cas, soit je me méfie, soit je l’évite, soit je fais comme si de rien n’était », « Si je l’évite, il n’aimera sûrement pas », « Si je fais comme si de rien n’était, j’aurais peut-être de mauvaises surprises », « Alors je me méfie, mais je fais semblant que non », « Mais cela ne va rien arranger », « Je dois donc tout de même essayer de m’éloigner de lui », « Je ne sais pas comment je fais, mais je dois essayer », « Je commence maintenant », « Si je craque, alors j’en parlerai avec lui », « Et je me méfie », « Oui, je me méfie. ».
Voila ! Pas besoin de faire un résumé, je me comprends. J’espère vraiment qu’il ne va pas remarquer que je méfie de lui. Bon sang, que cette situation est compliquée ! J’ai peur, franchement. Je devrais pendre conseil, au cas ou. Si jamais je croise un vampire un tant soit peu sympathique (on peut toujours rêver) je lui demanderai des informations sur cet amant. Je serai alors totalement fixée sur mon sort. Dans tous les cas, il n’est que deux heures du mat’ et je suis si fatiguée, que je ne peux pas réfléchir plus longtemps. Au revoir journal, tu retournes au placard.

    JUSQU'A LA FIN
      NOUS VOULONS SAVOIR QUI TU ES VRAIMENT


    PSEUDONYME : Pow
    AGE : 16
    AVATAR : Zoey Deschanel
    COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Un autre forum sur lequel je suis passée
    CODE DU REGLEMENT : [ Plume de sang ]
    COMMENTAIRE ? : J'adore vraiment le graphique ! Le contexte est vraiment sypmathique et j'ai hâte de participer =)


Dernière édition par Laurel Norman le Lun 15 Mar - 20:23, édité 5 fois
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: Laurel Norman - 100 %   Sam 13 Mar - 19:13

    Bienvenue sur Les Chroniques de l'Ombre
    Merci de ton inscription.
    Je te souhaites bon courage pour ta fiche.
    Si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous contacter par mp.

    Très bon début pour ton histoire, j'aime beaucoup.
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MessageSujet: Re: Laurel Norman - 100 %   Dim 14 Mar - 20:01

Merci beaucoup.

Je pense avoir fini, mais dites moi si quelques chose ne va pas et je corrigerai.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: Laurel Norman - 100 %   Lun 15 Mar - 0:57

    Ta fiche est parfaite hormis un détail, on ne suit pas les règles de Twilight, donc les vampires n'ont pas les yeux rouges. Cela dit leur apparence fantomatique les rend très reconnaissable pour un œil avertis.

    J'ai le bonheur de t'annoncer que tu es validé.
    Félicitations.

    Je t'engage à chercher à nouer des liens avec les joueurs déjà validés afin de pouvoir démarrer le plus rapidement tes rps, que tu pourras d'ailleurs recenser dans la partie concernée. Tu peux également aller voir du côté des intrigues, soit pour y participer, soit pour apporter tes idées, ou t'inspirer pour tes rps. Tu peux également demander un logement pour ton personnage a moins que tu ne sois tenté par la collocation.

    Amuse toi bien sur Les Chroniques de l'Ombre.
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Laurel Norman - 100 %

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