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 Alexander "mother s*cker" Parker { 40 %

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MessageSujet: Alexander "mother s*cker" Parker { 40 %   Dim 14 Mar - 21:16


Hinhinhinn...
Alexander Parker
342 ans ; le Cercle des Ombres ; Vampire Dissicrocdent

Newton, mon amour <3
theme song

    VERITABLE NATURE
      ON SE CACHE TOUS DERRIERE UN MASQUE QUE SONT LES APPARENCES.


♦️ QUELLES SONT VOS HABITUDES ET OCCUPATIONS DIURNES ?

C'est pas trop, trop son truc le jour à notre "jeune ami". De toute manière, il considère que la chaleur étouffante et le soleil particulièrement plombant de ce côté de l'Amérique sont des plus pénibles... ses origines aussi bien que ses faiblesses vampiriques le poussent le plus souvent à quitter l'astre du jour... pour l'ombre. Néanmoins, si c'est pour agir par bravade et afin de brûler quelques interdits histoire de faire un sacré pied de nez à la "direction" tel qu'il l'appelle il est très souvent d'attaque -température supérieure à -2° ou pas. Ne vous étonnez pas de le voir alors rôder dans le coin, ses activités d'observateur le conduisent souvent très loin. Vous vous sentez suivi ? C'est sans doute qu'il vous attache une attention particulière ou encore, dans la majeure partie des cas, qu'il a projeté de vous coller la plus belle frousse de votre vie... juste pour rire ! Plus sérieusement, quand même, Newton est un vaste terrain de chasse pour un monstre aussi assoiffé que lui peut l'être et son acharnement allant de pair avec son imagination, gagez bien que son esprit vagabonde d'idées sordides en idées sordides tout au long de ses longues promenades. N'attendez donc pas la nuit pour qu'il passe à l'acte...

Alexander s'efforce dans la mesure du possible à passer pour plus normal et humain que vous pouvez l'être, mes chers agneaux. De jour comme de nuit il parvint encore à passer assez inaperçu, se créant la vie d'un honnête citoyen qui va faire ses courses, rentre dans la boutique d'un confiseur, passe prendre ses vêtements chez le teinturier... une vie d'une extrême banalité pour une personne qui se veut, somme toute, assez commune. S'il vous est familier ou sympathique ne croyez pas qu'il vous repoussera... non... il vous accueillera plutôt avec un joli sourire, sans pour autant s'ôter l'envie de songer que vous n'êtes qu'un morceau de viande enveloppé de fringues fashion. Même un poulet est plus invisible que vous et sent nettement moins la chair fraîche...

Mais le soir... aaahh, le soir... Les bars ça le connaît, les trottoirs ça le connaît, les ruelles peu sûres et les coupe-gorges ça le connaît. Il est presque maître des lieux, se moquant éperdûment de savoir si cela plaît ou pas à toutes ses pointures pontifiantes auquel il "appartient". Comme il a sa petite fierté vous ne le retrouverez pas au milieu d'une bande de loubards à moitié émêchés et prêts pour la baston, mais plutôt à vérifier ce que ça donne le turbin chez les prostituées et si elles ont mis une petite culotte ce soir ou non. Il a parfois son petit traffic : filles, drogue... rien de bien méchant. Ca lui permet de mettre un peu d'argent de côté et chacun sait alors qu'il peut compter sur lui. Mais tout ce qu'Alexander détient ou sait se paye cher... très cher...
Une orgie prévue, un massacre ? Il est partant quand ce n'est pas lui qui organise ! Ca ne tiendrait qu'à lui il ne ferait pas que vandaliser les quartiers chauds... il les mettrait à sang ! Mais pour l'instant pas de vagues, chuuuut, les plus Grands veillent ! Quoique maintenant lui et les siens leur font faire dans leurs pantalons en velours...

♦️ QUELLES SONT VOS PRINCIPAUX TRAITS DE CARACTERE ?

Alexander 'est un être blessé, traumatisé par ce qu'il a vécu par le passé. Souvent relayé au second plan et méprisé par les anciens il n'a jamais pu supporter son statut d'être "minoritaire". Eternel rebelle persécuté, cherchant à tout prix à grimper les échelons, faire des "sacrifices" a trop longtemps fait partie de son vocabulaire pour qu'il le banisse définitivement. Non, à présent ce sera à eux d'en faire et plus l'inverse...

Certains penchants ne seront et ne pourront jamais être justifiés par une nature vampirique... ils remontent à bien plus loin et vous rendent parfois tellement plus humain !
Notre ami aime voir souffrir ceux qu'il martyrise -peut-être est-ce une façon pour lui de se venger indirectement de ce qu'il a subi ?- à titre d'exemple ou non, pour revendiquer quelque chose ou non. Parfois il ne s'agit que d'un plaisir malsain qu'il cherche à assouvir et qu'il couvre par de prétendues "aspirations politiques ou morales" (j'ai voulu calmer la fureur des humains, j'ai voulu venger un frère etc...) -à savoir qui des autres ou de lui-même il tente de convaincre. Cette même nature qui engendre de telles pulsions est le plus souvent irrepressible -faut dire qu'il cherche pas trop à la voir disparaître non plus- et le pousse à faire des choses qu'il est amené à regretter de plus en plus souvent -inquiétant tout ça...

Tu cherches Alexander ? Mauvaise idée... très mauvaise idée... Il le fait vite regretter à coup de barre de fer dans les dents -ou canines- ou en encastrant des visages dans les murs. Si l'affront a été très, très, très mais alors très, très loin, compte sur lui pour mettre en scène un plan machiavélique afin que tu puisses mourir.... dans les règles de l'art -j'te laisse deviner Wink.
Oui, c'est un sanguin et un passionné ! Il n'y a jamais vraiment de demi-mesure avec lui. Curieux pour un être venu du froid ? A croire que cette "demi-vie" aura davantage fait onduler sa toiture que celle des autres...

Mais sinon... oouuhh qu'il est sensible le petit Aleeexx !! Ouuuhh !! Il prend très vite la mouche et il suffit d'un mot pour qu'il change du tout au tout. Il se vexe très vite, sans compter qu'il est assez rancunier quand il s'y met... Il a ses principes et ne supporte absolument pas qu'on le prenne de haut ni qu'on s'adresse à lui en le prenant pour le premier des abrutis. Cette même sensibilité, hormis le fait qu'elle le fasse passer pour un parfait ahuri maniaco-dépressif et paranoïaque, fait de lui un personnage aux sens particulièrement affutés.

Il détecte certaines choses que d'autres ne voient pas ou ne sont pas occupés à observer... Il sait lorsqu'il y a un malaise. Il sait lorsqu'il va trop loin -pas toujours, pas toujours-. Il sait lorsqu'une personne peut vasciller et prévient ainsi de la plupart des réactions virulantes de ceux qu'il côtoye. Il est ainsi terriblement à l'écoute, discret et délicat.
Il est jaloux et le devient très, très vite. Il a horreur que quelqu'un d'autre puisse convoiter ce que LUI convoite. Ne supporte pas que quelqu'un soit meilleur que lui et cherche par tous les moyens à briser celui ou celle lui ayant fait du mal.

Alexander est doté d'une très grande force : l'amour. Il aime son prochain, il aime ses frères et soeurs, il aime les vampires qui composent sa famille. Il sait à quel point cela peut être destructeur et s'en sert à outrance, manipulant, trichant, promettant monts et merveilles, protection, jouissance... Il est capable de cela et se rend compte que bien souvent les autres ne sont ni écoutés ni appréciés à leur juste valeur. Il leur offre alors ce qu'ils n'ont jamais pu obtenir... pour mieux ravir et se délecter de leur innocence, les crétins ! Il s'attachera tout en sachant très bien jusqu'où ce genre d'affection peut aller : le risque d'essuyer de trop grandes souffrances pour lui-même et pour les autres. Il est trop tard avant que quiconque puisse en pâtir...
Aussi est-il compatissant, rassurant, à l'image d'un loup déguisé en brebis. Pas que les douleurs endurées par son peuple ou certains de ses compagnons le laissent froid mais il sait d'expérience que s'apitoyer sur eux et leurs conditions ne lui appaortera rien de vraiment très bon. Mais peut-être est-ce une façon pour lui de ne pas tomber dans ce piège qui le tiraille depuis quelques temps...

Car, voyez-vous, la grande faiblesse d'Alexander désormais et de n'être que trop humain. Il est trop proche, contrairement à ses égaux et ses ainés, des sentiments de ceux qui leur servent de quatre heures. De là à dire qu'il chouine sans arrêt, c'est un peu fort de café... mais depuis peu ce n'est pas que son propre sort et sa propre satisfaction qui l'intéressent mais bien celles des autres. D'autant plus qu'il se rend compte parfois que certaines personnes pourraient l'attirer plus que de raison et surtout compter pour lui... Ne se suffirait-il plus à lui-même ? Arriverait-il à un âge ou il est bon de ne plus se savoir tout seul ? L'immortalité est-elle trop longue à traverser sans quelqu'un à ses côtés ? Tant de questions embarrassantes et qu'il préférerait éviter de temps à autre... En espérant que l'avenir saura lui répondre !

Ce côté marginal et rebelle, là pour proférer à la face des anciens les pires insultes aurait-il disparu ? Que neni ! Alexander Parker RESTER Alexander Parker ! Celui qui fera tout son possible afin de mettre la communauté vampirique dans les pires situations. Celui qui remuera les humeurs aussi bien que son petit monde, scandalisant tout un chacun et semant la zizanie, le doute, l'horreur à peu près partout où il passera. Loin d'être tendre, le blondinet nordique ! Et puis dès qu'il y a une occasion de s'amuser et de chagriner n'importe qui, il est toujours aux premières loges !

♦️ CE QUI FAIT D'ALEX QUELQU'UN DE DIFFERENT :


Alexander est un peu sorcier, du moins touche à l'art particulier qu'est la thaumaturgie, et plus spécifiquement la magie du sang et de tout ce qui le compose. Il est ainsi capable d'agir sur le fluide vital aussi bien que la chair et les muscles, les organes, bref tout ce qui nécessite l'apport de sang pour survivre... Ses pouvoirs ont une étendue assez impressionnante mais lui demandent pour cela énormément d'énergie qu'il n'est pas en mesure de fournir s'il n'a pas, lui aussi, consommé assez d'hémoglobine. Dans la majeure partie des cas, Alex parvient à faire bouillir le sang de ses victimes jusqu'à l'entêtement et même l'évanouissement. Il peut aussi faire gonfler les muscles et la chair jusqu'à un point où le sujet ne sera plus en mesure de respirer. Il peut aussi agir sur le coeur en régulant à sa volonté les battements ou encore, dans certains cas demandant une maîtrise plus parfaite et plus poussée que le niveau qu'il a actuellement, faire jaillir le sang depuis la boîte cranienne de sorte que la victime finit par se "noyer" ou encore liquéfier les entrailles ou autre organes vitaux. Tout ceci dépend du degré d'application, de concentration et d'énergie qu'il aura fourni pour se faire.

Alexander préfère se nourrir de sang exclusivement humain, que la victime soit consentante ou non. Il a une méthode de chasse bien particulière : lorsqu'il a faim il tue et aspire jusqu'à rendre exsangue sa victime. Lorsqu'il s'amuse alors, certes, il peut se laisser aller à quelques distractions et traques en tout genre... En tant que Vampire Dissident son "sport" préféré et d'infanter -bien qu'il ne s'y mette pas tous les jours non plus... une fois toutes les décennies et encore...- puis de laisser errer sa créature durant quelques temps à l'état de nouveau-né avant de la massacrer purement et simplement. Ceci est la Marque de fabrique de Parker : les tous jeunes vampires réduits en pièce, comme si cette engeance ne signifiait plus rien. On peut dire que c'est un spécialiste dans la traque de sang. Autrefois, oui il y a fooort longtemps et dans un pays fooort lointain, il servait un Prince ; lui et ses hommes chassant et tuant les vampires ayant désobéi.

Comme dit précédemment, il se distingue aussi par le fait qu'il se rapproche du comportement et des habitudes des humains. Exit les tenues victoriennes et les longs cheveux, ça va cinq minutes de ressembler à Lestat de Lioncourt... Le voila dans un look de son temps, très "blouson noir", cheveux tirés en arrière, pantalon en jean parfois troués et t-shirts ou débardeurs sombres. Il prend le bus comme tout le monde, lit son journal comme tout le monde, fait la sortie des écoles comme tout le monde (ahem... oui en effet une autre de ses caractéristiques étranges...) et prend son café comme tout le monde. Il n'est en rien anachronique et sait aisément se fondre dans la masse.
Pour en revenir aux enfants, c'est un de ses grands fantasmes : goûter le sang jeune et chaud d'une petite fille ou d'un petit garçon pour se nourrir et absorber peu à peu cette jeunesse tellement attrayante. Il se demande encore ce qui le retient d'agir... la morale, peut-être ? Mais s'il y a bien quelqu'un dont on parle dans les cours de récréation, c'est bien de cette étrange personnage qu'on ne voit qu'une fraction de seconde avant de disparaître définitivement...

    UNE LONGUE HISTOIRE
      DU CHEMIN QU'ON PARCOURT, ON NE CONSERVE EN SOUVENIR QUE LES EPREUVES.



A scandinavian tale...

La bataille de Drammen fut l'une des plus sanguinaires. En ces temps réculés, beaucoup tentent encore d'étouffer cette vieille histoire et pourtant même le bourbier dans lequel elle s'enlise ne parvient pas à éteindre entièrement le brasier généré par son nom. Le Général révolté Jon Aguenaard, celui s'étant dressé contre l'anexation de la Norvège sous l'Union de Kalmar, s'efforce de se rappeler aux mémoires de tous ceux et celles ayant prôné l'asservissement d'un pays tout entier. Ce fut lui-même et quelques braves qui prirent les armes et se soulèrent contre l'autorité de la Norvège et de sa toute puissance.

Le sang coulerait et dès le petit matin. L'armée payerait bientôt le prix de plus d'un siècle d'esclavagisme et de contrainte, d'oppression et d'intimidation, alors que les soldats d'Aguenaard prendraient possession de la ville pour réclamer leur dû : un pays libre, indépendant. Depuis plusieurs mois qu'ils battaient la campagne et que la seule rumeur les précédent faisait trembler jusqque dans les bastions les plus fortifiés, jamais ils ne s'étaient encore attaqués à une ville d'une telle envergure. L'issue de ce combat serait révélateur des positions du Danemark vis-à-vis de leur "lopin de terre", voir s'il le lâcherait aussi facilement qu'il avait laissé à la Suède s'enquérir de son propre sort.

Ce fameux jour de Février Jon rassembla ses hommes et ils se mirent en marche, direction Drammen. Il savait que son armée rebelle érigée pour l'occasion ferait bien plus de dégât que celle officielle et reconnue. Il les avait trop bien entraîné pour plonger jusque dans le coeur des batailles, trop bien persuadé de l'intérêt et de la nécessité de mourir pour sa patrie, pour une cause noble, pour quelque chose et non pour soi-même... Parmi eux bon nombre de jeunes recrues, du sang frais et neuf, un lot infatigable de guerriers prêt à donner de leur bravoure et témérité pour aller jusqu'au bout -où plutôt jusque dans les gueules de l'Enfer, comme voulait leur devise.
Seulement la force d'un pays ne se mesure pas qu'à sa splendide organisation gouvernementale. Mais bien à ce qu'elle est capable de faire, quitte à vendre son âme, pour atteindre des sommets. Et Margrethe, fille du Danemark, l'avait compris bien mieux et bien plus vite que l'impétueux Général Aguenaard. Elle avait su se faire des amis, des personnes dignes de confiance et capables de la servir à condition d'obtenir ce qui leur revenait de droit. Elle avait fait appel à plus terrible et sanguinaire que les soldats rebelles qui marchaient à présent sur Drammen ; des créatures insoupçonnées alors, des vampires -dont l'un d'entre eux ne tarderait pas à faire main basse sur quelque chose l'intéressant au plus haut point.

L'arrivée de Leiv Mortensen et des siens marqua la fin décisive de l'avancée du Général et de son armée. Les vampires, bien plus nombreux, plus endurants et plus rapides eurent tôt fait de décimer la totalité des combattants. Seul l'un d'entre eux survécut à la boucherie qui s'ensuivit sur la place de la ville, sous une lune rousse et un ciel dilué et écarlate. Le pavé des rues, assombri par le sang et les ombres des bâtisses, était jonché de corps humains aux viscères éparpillés, aux membres arrachés, aux têtes plantées sur des lances ou des épées. Certains hommes de Mortensen se repaissaient en toute tranquilité de leurs cadavres si bien que ce spectacle était insupportable à ses yeux, tellement insoutenable qu'il aurait pu rendre n'importe quel homme vaillant fou d'esprit.
Le dernier soldat tourna la tête vers le commanditaire du massacre et recula d'un pas, lâchant son arme dont il ne restait plus que le pommeau. Son armure ne tenait plus que par quelques lanières de cuir encore un peu solides, son plastron crevé et répendu de sang, de vulgaires plaques encore harnachées à ses bras. Alexander Mortensen brava le regard de son ainé et détacha une dague coincée dans son gantelet. Il aposa la lame sous sa gorge et hurla qu'il se donnerait la mort lui-même plutôt que de tomber sous les coups du Démon. Le vampire lui demanda alors s'il avait une famille et il répondit :

"J'ai une femme et un fils. Il vient de naître".

"Tu les aimes ?" Reprit le monstre de sa voix rauque.

Et Alexander se sentit fondre en larmes désespérées et folles, dégoulinant de pleurs pathétiques, entrecoupés d'un rire enraillé et délirant.

"O... oui ! Oui ! Oui, je les aime ! Oui !!".

Et tandis que son aïeul s'approchait lentement de lui il continuait de la crier, cette phrase, s'y cramponnant comme sa seule échappatoire, comme sa seule arme pour encore lui résister, comme sa dernière façon à lui de commencer sa prière... pour finir dans les bras de son père, mordant sa gorge jusqu'au plus profond de sa chair pour mieux siroter son sang.
Ainsi naquit vraiment celui que Liev Mortensen avait laissé sur le bord de la route...

***

Alexander comprit qu'il n'en aurait plus pour longtemps avant que sa raison ne vascille. Laissé pour mort au milieu des ruines de Drammar, il regagna le village de Yetsivaan, là où il avait laissé femme et fils pour se rendre à la guerre. Comme son père et son grand-père avant lui il découlait d'une famille de guerriers, de gens honnêtes et preux, d'hommes vaillants. Et tout comme eux il était parti, laissant les siens derrière son sillage.
Lorsqu'il aperçut déjà les premiers toits des maisons environnantes, le jeune soldat laissa ce qui lui restait de coeur s'étreindre une dernière fois. Il savait que même si son pas était ralenti par la morsure, même s'il n'avait plus la force d'avancer tant son sang se vidait, même si chaque pas lui coûtait un formidable effort tout ce qu'il lui restait était de continuer afin d'enrailler la malédiction.

Il ouvrit la porte, la laissa claquer contre le mur. La première personne qu'il rencontra sur son passage fut Agnes, sa femme. Il tendit les bras alors qu'elle venait l'accueillir et que déjà l'odeur de la mort emplissait la petite pièce, la faisant reculer. L'ombre de son mari se détâchait sur le sol froid derrière un rideau rouge d'un abominable spectacle. Alexander entrouvrit davantage les bras sur un sourire tout aussi large et avenant. "Je suis de retour à la maison, répétait-il sans cesse, je suis de retour chez nous" tandis que le venin du Diable se distillait lentement dans ses veines, faisant renaître son corps, lui conférant une toute autre vigueur. Il avait envie de rire, il ne savait pas pourquoi. Oui de rire. De rire aux éclats. Et Agnes qui reculait et reculait sans cesse, une lueur sauvage de bête effrayée dans ses yeux.

"Ne t'approche pas, ne t'approche pas ! Tu portes avec toi l'odeur du cimetière. C'est l'odeur de tes compagnons morts !".

Et il riait et riait encore. C'était absurde ! L'odeur du cimetière, quelle idiote ! Vraiment il fallait être stupide pour croire qu'on véhiculait avec soi l'effluve de la tombe ! Sur un air effaré il rétorqua qu'il n'avait jamais entendu pareille sottise et saisit l'occasion qu'elle lui donnait de s'arrêter net contre l'armoire pour mieux s'emparer d'elle.
Elle ne donnerait plus jamais naissance à aucun fils, c'était fini. Elle ne donnerait plus jamais naissance à quiconque de toute façon et ainsi il enraillerait le processus : la malédiction qui frappait sa famille, celle d'engendrer des monstres.
Il lui ouvrit le ventre de part et d'autre et la laissa retomber sur le sol et l'injuriant, la traitant de tous les noms : p*tain, trainée, sal*pe... tout ce qui lui passait par la tête ! Car il savait bien que durant son absence elle avait forniqué avec le tout-venant sans peine ni crainte. En parlant de copulation, où était sa chair légitime ?
Agnes creva à ses pieds dans son propre sang et il la quitta sans mot dire et avec une légèreté, somme toute, assez odieuse pour se rendre jusque dans leur chambre conjuguale où dormait leur enfant : Björn.

Ainsi se saisit-il du poupon et ainsi le leva-t-il à hauteur de ses yeux aux veines sanguines déjà éclatées. Le bébé donnait des pieds, s'agitait comme un enfant que l'on surprend dans son sommeil, rien de plus. Il gardait cette empreinte sereine qu'ils ont lorsqu'ils savent qu'ils peuvent faire confiance. Alexander le recoucha immédiatement, vascilla tandis que ce qui lui restait d'humanité et d'amour se saisissait de lui à bras le corps pour le repousser loin de sa tentative. Il fixa sur son fils un regard transcendé de douleur, passant une main tremblante dans ses cheveux et s'aidant du mur pour mieux se hisser. Maintenant il fallait partir. Il fallait qu'il s'éloigne de Björn. Il se devait de prendre les jambes à son cou et de le laisser en paix.
Alexander Mortensen, ou plutôt ce qui en restait, déboula aux abois dans la petite salle à manger de sa maisonnée avant que son regard ne se fixe d'horreur sur son épouse. Tirraillé entre la peine qu'il ressentait alors et l'urgence de devoir s'enfuir il buta contre la table, s'étala de tout son long sur le sol et rampa jusqu'à la porte d'entrée...

Encore un effort, ne serait-ce que tendre une main, traîner ce corps qui se meurt, espérer échapper aux démons et aux pulsions le reconduisant jusqu'au coeur de sa maison pour finir l'ouvrage et plus encore... Encore un dernier coup de reins, une dernière poussée sur ses avant-bras et il serait hors. Il pourrait alors mourir, déchiqueté par la souffrance, écrasé sous ses délires, abandonnant un corps définitivement pourrissant, le plaçant au statut de moribond.
Et s'abandonner enfin et avec facilité à la folie...
Il donna un dernier coup de pied dans la porte, scellant son destin aussi bien que celui de son fils, et resta un instant le souffle court, à terre. Ses forces s'amenuisaient et son regard se perdait dans le trouble et le vague, ses membres ne bougeaient plus que par pulsion, sa gorge asséchée formait des hoquets de sons imperceptibles jusqu'à ce qu'enfin la main qu'il portait à sa gorge ne s'abatte sur le sol, immobile, sans vie.

Enfin, c'était fini.


    JUSQU'A LA FIN
      NOUS VOULONS SAVOIR QUI TU ES VRAIMENT


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MessageSujet: Re: Alexander "mother s*cker" Parker { 40 %   Lun 15 Mar - 0:52

    Bienvenue sur Les Chroniques de l'Ombre
    Merci de ton inscription.
    Je te souhaites bon courage pour ta fiche.
    Si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous contacter par mp.

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