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 Une vie monotone [Pv : Edward]

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MessageSujet: Une vie monotone [Pv : Edward]   Sam 20 Mar - 23:32

Qu’il était beau cet arbre… Enfin, en soit, il n’avait rien de magnifique, et pourtant, je l’adorais. C’est une caractéristique des humains de voir le beau là ou il ne l’es pas spécialement. C’était la première fois que je le voyais, un bel arbre en fleur, le tronc brun et deux fois plus grand que moi. On était au printemps, et il était coloré de rose. Je j’étais cependant un regard furtif aux alentours et m’arrêtait sur la petite étendue d’eau qui se trouvait au centre de ce petit bout de parc. Derrière moi, un bois d’arbres gigantesques, sous moi, un banc. Ce matin, comme tous les autres matins, je m’étais levée plus qu’a l’aube. 5h30… mon heure de prédilection. J’avais momentanément décidé de me balader tôt, et j’étais alors sortie… Pour remonter aussitôt. On avait beau être en Mai, le temps était glacial. Non, il n’y a plus de saisons de nos jours. J’avais donc enfilé un gros manteau bien épais et une écharpe enfilée à la va vite. Je n’avais pas vraiment pris le temps de me coiffer, que mes cheveux partaient un peu en vrille. Il était à ce moment précis, six heures et demi du matin. Et j’étais assise sur un banc à mourir de froid à l’aube. Pourquoi ? Je ne le savais pas moi-même. En réalité, j’avais eu la vague impression qu’il fallait que je me trouve ici à cette heure pour faire une rencontre des plus improbables. Improbable ? Sûrement, même impossible cette rencontre puisque j’étais sure qu’en fait, personne ne serait là à m’attendre. Alors, pour patienter, je regardais cet arbre qui attirait mes yeux. J’avais presque envie de chanter à ce moment. Mais je me retins. A la place, je me levai et allai m’appuyer contre mon tronc favori. Un coureur ne passa pas très loin de moi. Jogging matinal. Je me demandais parfois pourquoi les gens aimaient courir de si bonne heure. En short, en plus ! J’étais là, emmitouflée dans un gros manteau, et ce gars là bas courait en short ?! Les gens sont fous de nos jours… Je fermais fort les yeux et enfouit plus profondément le menton dans mon écharpe. Après quelques minutes dans cette position là, je revins m’asseoir. Quelques allers-retours plus tard, j’avais toujours aussi froid, et je m’étais posé une bonne centaine de fois la question : « Mais qu’est ce que je fais ici ?! ». J’avais tout de même une petite idée, je l’avoue, mais c’était une idée idiote et je l’avais éloignée précipitamment. J’avais tout de même vraiment envie de m’en aller, et je me morfondais sur place. Encore heureux que je fusse seule et que le bruit incessant des oiseaux n’eusse pas encore commencé. Je jouais avec mes doigts dans l’intérieur de mes poches pour m’occuper et me tenir chaud, je tapais du pied en rythme sur le sol et j’avais repris mon subtil va et vient des yeux.

T - Il ne viendra pas…
L - Dégage !

Tiens, pour une fois, il m’avait obéi… Je savais cependant qu’il ne tarderait pas à revenir alors je profitais de ce dernier instant solo. Je regrettais à l’instant de l’avoir fait partir aussi violemment. Il aurait pu au moins me tenir compagnie, et j’aurais eu plus chaud. Mais son intervention m’avait tout de même excédée que pour m’éclaircir les idées, j’eus envie de faire un petit tour de lac. En avançant, je regardais l’eau. Elle me paraissait si froide d’ici, que je frissonnais rien qu’en la voyant. J’observai un peu le paysage qui m’entourait. Il ne faisait pas jour, et c’était vraiment intéressant cette partie du parc autrement que comme je la voyais d’habitude. Cela faisait tellement de temps que je n’étais pas venue ici que j’avais oublié les moindres petits détails qui constituait le paysage, qui revenait tout de même peu à peu dans ma mémoire. Faire le tour me prit une bonne dizaine de minutes et il faisait tout aussi froid. Mais je commençait doucement à m’habituer, et quand je revins m’asseoir, je sentis moins le vent qui ébouriffa mes cheveux déjà décoiffés. Je repris mon activité, regards furtifs à gauche, regard perçant à ma droite ou je crus voir un truc bouger, contemplation de l’arbre rose. Je m’ennuyais vraiment mais je savais que je devais rester là. Et puis, les paroles de mon cher et tendre revinrent dans ma mémoire : « Il ne viendra pas ». D’accord, mais qui ne viendra pas ? Sait-il quelque chose sur ma présence à cet endroit ? Pas impossible, après tout un Roi Vampire connait tous les déplacements de ses sujets. C’est pour ça que je doutais de la présence d’une créature de l’ombre dans les parages. J’espérais ne pas me tromper… ce n’est pas parce qu’on couche avec un vampire que l’on est protégé contre tous ceux qui l’entourent. J’avais tout de même déjà fait la rencontre de certains vampires après ces trois mois passés avec lui, mais je les craignais encore. Franchement, rien ne vaut le monde des humains. Je me voyais mal détenir l’immortalité, je ne souhaitais pas vraiment la posséder. Étrange pour une fille fréquentant les vampires. N’importe qui connaissant mon histoire aurait eu l’impression que je manipulait Tristan pour devenir vampire et pour m’imposer en temps que reine à ses cotés. Ce n’était nullement mon intention, je savais pertinemment qu’il était marié et qu’il aimait sa femme. Ma simple vie, et ô hélas monotone me suffisait amplement, je n’avais pas envie de devenir puissante. Je me résignais à aimer un roi, immortel de son état, et à vivre seulement en temps qu’humaine naïve près de lui. Je flirtais avec le danger, j’aimais ça. Enfin, oui, j’espérais vraiment que ce n’était pas un vampire. Je connaissais leurs mœurs, je savais ce qu’ils pouvaient me faire, et, même si je n’osais pas me l’avouer, j’avais tout de même un peu peur d’eux.

T - Peur ? Je croyais que tu n’avais peur de rien… Tu me caches des choses en fait ?


Le revoilà. Je souris malgré moi. Quand il s’assoit sur le banc près de moi, je ne bouge pas. Je ferme à moitié les yeux et prend la main qu’il me tend. Je ne regarde pas ce qu’il fait. Il a beau venir tout droit de mon « imagination », j’ai l’impression que c’est un vrai être humain que j’ai près de moi. Je sens sa main froide sur mon poignet, et même si je sens que je commence à frissonner, pas à cause du froid cette fois, je reste stoïque, liée à lui. Quand il me lâche enfin, je pousse un soupir plaintif, et le regarde dans les yeux. Ces yeux sombres qui ne m’avaient pas plu, lors de la première rencontre, m’hypnotisaient à présent. J’avais envie de m’abandonner ici même, au milieu de ce parc ou j’avais passé de si bons moments avec cet autre homme qui avait partagé ma vie. J’éprouvais le besoin de pleurer et je sentis même une larme couler. La voyant, Tristan s’approcha et la chassa de sa main. Je le regardais, presque émerveillée. Je ne savais vraiment pas pourquoi je me sentais dans cet état, je pensais mentalement : « Quand je pense que tu pourrai me tuer en ce moment précis… Pourquoi ne te donnes tu pas cette peine, j’aurais au moins la conscience tranquille après ça… ».

T - Qu’as-tu ? me demande t-il
L - Je… rien.
T - Tu as l’air… perdue.
L - Non, non, ne t’en fais pas…

Bien sur que oui idiot, je suis perdue ! A cause de toi je suis perdue ! Tu as pris possession de mon âme et de mon corps, que tu serres de tes mains sans pitié ! Tu prends ma vie comme si elle t’appartenait et tu ne comprends pas que je souffre ! Oh, si, en fait, tu vois que je tremble, mais tu en ris ! Je suis perdue parce que je ne sais plus quoi faire, parce que je ne suis plus la même. Je ne suis plus celle des deux mois passés, mon cœur t’appartient, mais mon âme est restée sous l’emprise d’un autre… Que dois je faire ? Qui peut m’aider ?

L - Pourquoi suis-je venue ici ? As-tu la réponse ? Que va-t-il m’arriver ?

T - Je ne pourrais te répondre, comme je ne pourrais t’empêcher de rester ici.
L - Mais qui ne viendras pas ?
T - Personne ne viendra.
L - Je sais que quelqu’un est là.
T - Crois moi, ce ne peut être qu’un humain qui ne sait pas à qui il aura affaire s’il me dérange dans mon... travail.

Silence. Seul le vent dans les arbres réussit à me faire tourner la tête vers les cimes. Je grommelle entre mes dents ses dernières paroles sans prendre le temps de répliquer. Je l’entends encore parler derrière moi.

T - J’aime cet arbre, il me fait penser à toi. Son tronc est chaud en été, il est replié sur lui-même en automne, froid à l’extérieur en hiver, et il refleurit à l’approche du printemps.
L - Merci pour la comparaison.
T - Il est beau.

Que pourrais je redire à ça ? Je me tourne vers lui. Il est si proche. Je me penche pour l’embrasser. Ce que je fais. Mais j’ai l’impression d’embrasser de l’air, car il commence à s’estomper. Puis, sans dire un mot, il s’enfuit. J’ouvre grand mes yeux et me lève vite. Qu’est ce qui a donc pu le faire partir ? Il ne reste qu’un roi. Un roi vampire, et j’ai bien l’impression que le fait qu’on me voit avec lui le rebute. Je me tourne vers la source du bruit, un buisson, un peu plus loin, un chemin terreux qui croise ma route. Je me tourne vers celui que peut être j’attendais… vers mon bienfaiteur ?

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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Lun 22 Mar - 4:41

    Le vampire s’était levé du mauvais pied. Déjà, il avait mal fermé son cercueil avant de s’endormir, et même si l’intérieur du mausolée était protégé de la lumière du soleil, le vampire n’aimait pas ce genre d’oublis. Sa peau était gelée, plus froide que d’ordinaire. Normal avec un vampire, une créature n’ayant aucun moyen de se réchauffer que de boire du sang chaud. Et se réveiller en ayant la sensation d’être devenu un glaçon n’est pas franchement agréable même si vous ne risquez pas de tomber malade et de passer la semaine enfermé chez vous, emmitouflé sous d’épaisses couches. Pour ne rien arranger, Amanda sa gouvernante, traduisez par maître d’hôtel au féminin, ne pouvait être présente, son petit frère ayant de nouveaux des problèmes avec la loi. Etant donné que c’était une femme très ponctuelle, qui n’était jamais malade, toutes ses absences étaient dû à son frère que Edward aurait volontiers tuer. Egoïste, il voulait Amanda pour lui tout seul. Elle était organisée, exigeante et si prévoyante que son absence se remarquait immédiatement. Sans elle, la poussière s’accumulait rapidement dans cette immense maison, et le peu de domestique que le vampire avait engagé avait peur de lui sans savoir exactement pourquoi, sans Amanda, ils démissionneraient probablement à la vitesse de l’éclair. Le vampire avait vraiment de quoi être de mauvaise humeur en ce début de nuit, tandis que le soleil finissait de se coucher.

    Edward avait contemplé le coucher du soleil quelques heures après sa transformation. La plupart des vampires sont parfaitement incapable de regarder le coucher du soleil, une immense brûlure vient ternir leur regard puis ils doivent affronter une douleur diffuse sur leur peau. Mais parfois, certains vampires naissent dans les ténèbres avec la capacité de se déplacer durant la journée dans les zones d’ombres même s’ils se sentent aussi faible qu’un petit enfant mortel, de contempler le crépuscule sans en souffrir. Le vampire aurait préféré ne pas en être capable, ainsi il n’aurait pas le désir puissant de contempler le soleil durant la journée, de regretter d’être une créature de la nuit. Cependant, il demeurait évident que le vampire gagnait ainsi quelques heures.

    Devant son immense miroir, le vampire contempla son reflet. Au dehors, les derniers rayons du soleil disparaissent à l’horizon se reflétait dans le miroir, cette douce lumière rosée dessinant une auréole autour de ses cheveux longs arrivant sur ses épaules. Une touche de fond de teint sur son visage visant à masquer sa blancheur, en quelques gestes, il exécute un maquillage pratiquement invisible. Ensuite, il dépose une paire de lentille sur ses prunelles pour en masquer l’éclat. Un dernier regard au miroir, il contemple ce visage impassible capable de masquer la moindre émotion, traversant les années sans se fâner, n’est-ce pas ce qu’il désirait tant ? Lorsqu’il était humain, qu’il s’examinait dans le miroir, chassant avec nervosité la moindre petite ride naissance, et n’en trouvant point, il s’inquiétait tant de ce qu’il trouverait le lendemain. N’avait-il pas exigé à ce jeune malotru qui avait bu son sang sans lui demander la permission, qu’il le mène à son chef afin qu’il soit transformé en vampire ? A cette époque, personne n’osait lui dire non. Mais cela était dû à son titre, à sa fortune et le plus souvent à son visage d’ange. A présent, rien ne lui semblait changer, mais il se cachait de tous, masquait sa beauté, s’enlaidissait pour paraître humain, normal, pour disparaître, une chose si difficile pour lui qui était attiré par la lumière comme les insectes.

    Quittant son manoir sans même veiller à en fermer les hautes grilles, personne n’aurait envie de les franchir, aucun humain qui n’ai été invité n’a envie d’y pénétrer. Les lieux à leur manière austère n’inspire pas un sentiment d’accueil ni de chaleur, et lorsqu’on aperçoit le grand parc à la verdure si libre de s’épanouir surmontée par un gigantesque mausolée, l’ambiance macabre devient si pesante qu’on ressent le besoin de quitter les lieux. Il gagna rapidement les extérieurs de la ville, son manoir n’en était guère loin. L’odeur des animaux fourmillant dans les bois était si forte que le vampire choisit de prendre un petit encas au passage. Un petit lapin au doux pelage blanc empli quelque peu ses veines, calmant la soif qui l’assaillait depuis le réveil. Amanda lui préparait toujours une tasse de sang réchauffé au bain marie, elle avait bien tenté une fois d’user du four à micro onde, mais Edward avait réussit à lui faire comprendre qu’une telle infamie ne se reproduirait plus sous son toit. Désormais plus apaisé, il se promenait le long du lac observant la flore bruissant au gré du vent. Au détour d’un charmant petit chemin, il sentit une adorable odeur bien connue de son auguste nez. Une petite ingénue qui fricote avec les vampires, s’imaginant probablement que sa relation avec un roi la préservera de la cruauté des autres chasseurs de sang.

    « Parbleu, qui vois-je donc ! » s’exclama-t-il en approchant de la jeune demoiselle. « J’espère que vous n’êtes pas trop déçue. »

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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Mer 24 Mar - 21:41

Pour le moment, rien ne semblait s’avancer. Peut-être était ce seulement une bourrasque de vent plus forte que les autres, mais je ne pensais pas. Je savais que quelqu’un était là, ou plutôt que quelqu’un allait arriver. Je me prie à espérer que ce fut une bonne rencontre, ou bien un coureur, ou encore un humain aussi banal qui soit, ce qui m’aurait vraiment soulagée. En attendant, je tripotais mes doigts dans les poches, signe de nervosité chez moi. J’aurais pu avancer jusqu'à la source de ce bruit étrange, mais, même si j’aimais beaucoup le danger, je n’avais aucune envie de me retrouver face à face avec quelque chose ou quelqu’un qui ne me plaisait pas. Les gens que je n’aimais pas, il y en avait une grande quantité. Je me remémorai les noms pendant deux minutes, avant de penser aux choses positives. Puis, comme je ne voyais rien venir, je me dirigeai vers l’arbre que je contemplais l’instant précédent et je fermai les yeux. Le soleil n’était pas encore au rende-vous, il faisait toujours très sombre, et j’en déduisait qu’on devait approcher des sept heures du matin. A ce moment de la journée, le parc se remplissait considérablement, bien que ce ne fût pas l’heure de pointe. En général, il regorgeait d’hommes d’affaires qui se rendaient à leur travail à pied. Il y avait toujours aussi quelques matinaux, parfois même des enfants, mais c’était tout de même plus rare. Mais aujourd’hui, tout le monde s’était donné le mot pour rester chez soi. En effet, les températures extérieures n’étaient pas idéales, et ceux qui pouvaient faire autrement le faisait. J’étais donc quasiment seule, et cela me déplaisait beaucoup. Pas que je n’aime pas la solitude, mais le fait de se sentir épier alors qu’on pensait être protéger les dix minutes qui précédaient me mettaient assez mal à l’aise. Même si je n’avais pas réellement de quoi m’inquiéter. Je retournais à mon banc, tachant de me raisonner. Pourquoi avais-je peur de Rien ? Mais soudain, j’eus la réponse à mes questions. Comme je l’avais prédit, je n’étais plus seule. En effet, quelqu’un était arrivé par un chemin perpendiculaire et s’était arrêté au croisement. Il s’était tourné vers moi, et je reconnu mon interlocuteur.

Etait-ce moi, ou un vent glacial s’était abattu ? Je regardais le nouveau venu avec un regard noir, furieuse de ne pas avoir été interrompue par quelqu’un dont les liens avec moi ne se contenaient pas d’être aussi compliqué que celui là. D’abord, je retournai m’asseoir sur le banc, puis je croisais mes bras avec un air boudeur. La deuxième chose à laquelle je pensa fut que j’avais une terrible envie que Tristan revienne, juste pour avoir une conversation plus aimable que celle que j’allais avoir dans pas longtemps. Je n’avais aucune envie d’adresser la parole à mon nouveau camarade mais je sentais que j’allais devoir répondre aux diverses piques qu’il irait me lancer sur ma relation avec le Roi. Ses remarques me blessaient un peu, c’était évident, et pourtant je faisais tout pour les supporter. Je regardais alors loin devant moi, fixement, laisser éclater mon mépris. S’il se décidait à m’approcher, j’aurais aimé pouvoir lui dire de partir, de la même façon que je l’avais déjà fait ce matin, mais je ne pensais pas qu’il réagirait pareillement à Tristan, ainsi, je renonçais à m’énerver et fis semblant d’être très calme, voire sure de moi. Je n’avais pas besoin d’écouter pour savoir ce qu’il allait me dire, ainsi, je me concentrais sur une autre chose, et quand il m’interpella, je ne réagis pas. La tête tournée à présent dans l’autre sens, je regardais un autre arbre, complètement différent du premier, puisqu’il me faisait plutôt penser à un sapin. Comme on était près d’un bois, je ne prêtais pas attention à la nature du conifère mais j’observai plutôt la cime, ou le pépiement des oiseaux se faisait à présent entendre. Le jour n’était pas encore prêt à se lever, mais j’entraperçu quelques promeneurs qui arrivaient à l’autre extrémité du parc. J’étais donc à présent concentrée sur tous ces gens quand je le sentis s’approcher de moi. Je me retournai d’un seul bond et mes yeux trouvèrent les siens. Aussitôt je me levai, évitant le regard sombre du vampire, tout en me postant face à lui. Je cherchais mes mots, essayant de trouver une réplique cinglante. Mais comme il ne m’avait pas encore trop énervée, je répondis calmement, mais avec tout de même une petite touche d’agressivité dans la voix.

L - Et que me vaut le plaisir ?

Pause. Je repris mon souffle, réfléchit deux secondes. Devais je continuer sur ma lancée ? Ou bien pouvais je me permettre d’augmenter la dose de mépris dans mes paroles. J’hésitais, je posais le pour et le contre. Mais je pensais qu’en réalité je n’avais pas le choix, j’anticipais sur le futur dialogue –si jamais nous en avions un- que nous allions avoir. Je relevais alors la tête, et le regardai. Ses cheveux foncés, assez longs, son teint plus pâle que la moyenne des humains. Caractéristique. Je n’attendis pas plus pour lui adresser une seconde fois la parole.

L - Et bien oui, je suis tout de même déçue de ne pas avoir vu quelqu’un de mon… espèce. Enfin, quelqu’un de raisonnable, dont la conversation ne se limite pas à des piques jetées à tord et à travers. Mais… puisque vous êtes là, je ferai avec.

N’importe qui aurait perçu le ton ironique de ma voix, j’avais peut-être parlé un peu crûment. Mais j’avais devant moi un vampire. Malgré que j’en fréquente un, je ne savais toujours pas interpréter leurs réactions. Mais je n’allais tout de même pas m’excuser devant lui ! Au contraire ! Pourtant, je savais qu’agir ainsi avec une de ces personnes pouvaient me nuire. J’espérais que je ne l’avais tout de même pas contrarié. Mon amant n’était plus là, et il ne me protégerait pas contre un des siens. Il ne me l’avait jamais dit, mais je le savais pertinemment. Je ne connaissais pas non plus toutes les us et coutumes des suceurs de sang, mais j’imaginai vraiment que deux vampires, qui s’entendaient assez bien pour tenir une conversation digne de ce nom, n’aimeraient pas se battre, surtout pour défendre une humaine comme moi. Bien sur, Tristan était le roi, mais je ne comptait pas du tout sur lui pour me défendre. J’étais en mauvaise posture, mais comme tout à l’heure, je m’en faisais trop pour une simple parole. Il me fallait avoir plus confiance en moi, j’allais en avoir besoin sur les quelques minutes qui allaient venir. Et sûrement aussi après. Je craignais les représailles. Mais je me devais de braver le danger, coûte que coûte.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Jeu 25 Mar - 5:33

    Le vampire était capable de bien des choses, tuer, torturer pendant de longues heures, mais en l’occurrence le seul don qu’il utilisait, c’était son ouïe absolument parfaite. Il entendait ses battements de cœur qui s’accélérait. Elle avait une expression à mi chemin entre la déception, quoi de plus normal, sachant la relation qu’ils avaient, et l’agacement, encore plus normal. Mais la connaissant, voyant le lieu où elle se trouvait, assise, elle ressemblait tant à une jeune femme attendant son amant. Un tableau absolument charmant qu’il était vraiment désolé de briser. C’est vrai qu’elle était mignonne, il comprenait pourquoi le roi lui avait mis la main dessus, elle semblait si ferme, si sûre d’elle, même face à un vampire. Entre nous, il y a très peu d’humains connaissant l’existence des vampires et ce dont ils sont capables qui aurait le cran de leur tenir tête. Mais elle le faisait. Peut-être pas sans peur, mais elle semblait tout de même assez certaine d’elle. Le fait est, et semblait tellement évident pour le vampire que si elle attendait quelqu’un, c’était très probablement ce cher Tristan.

    Quel merveilleux petit tableau, la belle et jolie humaine pleine de sang froid, si sûre d’elle, effrontée et pleine de cran, attendant son beau et ténébreux vampire, et si mielleux que ça donnait au vampire une furieuse envie de vomir. Elle pensait sérieusement qu’elle vivait une belle et grande histoire d’amour ? Bon sang, le roi ne l’aimait même pas, il s’amusait seulement avec elle. Il n’y avait pas besoin d’être devin pour le comprendre, à la manière dont elle l’attendait, dont elle espérait sa venue, comment elle semblait exaspéré et à la fois anxieuse, il devinait que ce n’était pas seulement à cause de lui, mais bel et bien à cause de son cher vampire qu’elle chérissait tant. Il ne faisait pas uniquement ça pour s’amuser, même s’il trouvait cela très plaisant de la rendre folle furieuse. Si ça pouvait lui ouvrir les yeux, il aurait fait quelque chose de bien, même si c’était à sa manière. Hé, personne n’a dit qu’on devait faire le bien en se montrant gentil et adorable, de toute façon ça n’était pas son genre. Même en gentil vampire, il restait un bel enfoiré et fier de l’être.

    « Oh tu sais, je passais par là, j’ai senti de la délicieuse odeur de la jouvencelle attendant son prince charmant et je suis venu. » fit-il avec un immense sourire qui avait l’air mauvais. Ca n’était pas la réplique du siècle, mais sur un sujet aussi à vif chez elle, ça serait tout de même efficace.

    Il s’approcha d’elle, observant la silhouette fine de la charmante doctoresse. Elle était là, au milieu de cet endroit sauvage et sublime, en pleine nuit, à discuter avec un vampire au lieu de dormir ou d’étudier ses cours. Sa place n’était pas ici, ça aurait pu être un autre vampire, un de ceux ne respectant pas la loi et se moquant bien de s’attaquer à la compagne du roi, ou pire encore, à un de ces lycanthropes qui détestent tellement les vampires qu’ils se ferait un plaisir de tuer la compagne d’un roi, peu importe que le roi l’aime ou pas, si elle venait à disparaître, le roi serait déstabilisé et ça serait un signe, ça pourrait même déclancher une guerre. Edward n’avait guère d’égard pour les rois et la cour, comme pas mal de simple vampire cela semblait parfaitement démodé. D’autant plus que son amie la duchesse ne les portait pas dans son cœur, ça ne l’aidait pas à se faire une bonne image d’eux. Mais il lui semblait que le roi aurait au moins pu protéger un peu mieux son humaine.

    « Je sens tellement de déception dans ta voix, petite chose, pauvre petite chose. Ton ténébreux vampire t’a laissé toute seule, dans le froid, dans le noir. J’espère au moins que tu ne vas pas te mettre à pleurer. » Il y avait tellement de mépris dans sa voix, que la belle Laurel devait se demander s’il ne massacrait pas des humains à la pelle. Là elle n’aurait pas tord, mais un train de retard. Il avait massacré des humains, pour s’amuser, il l’aurait tué s’il n’y avait eut Lizbeth et tous les changements qu’elle avait apporté dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Ven 26 Mar - 18:15

Et que la partie de plaisir commence ! Je savais que j’allais passer un merveilleux moment durant lequel je passerai par tous mes états. La flamme n’avait que s’attiser dans mon corps, et si j’avais été un vampire –quelle coïncidence !- j’aurais pu attaquer n’importe qui passant à ma portée. Mais je devais seulement me ressaisir pour ne pas subir encore d’autres critiques. Je commençais à avoir chaud, très chaud même. J’étais vraiment très mal à l’aise mais j’encaissais ses réparties avec indifférence. Elles me blessaient, bien entendu car elles remettaient en jeu toute ma confiance et mon amour. J’aurais pu facilement faire semblant de ne pas entendre ce qu’il me disait si je savais qu’il avait tord, et pourtant, même si je croyais que ma belle aventure pouvait être éternelle, je comprenais, sans trop savoir pourquoi, que j’étais faite pour souffrir. Je savais que j’aurais pu mourir une bonne dizaine de fois, que ce soit avec mon compagnon de vampire, ou bien en vivant la vie la plus tranquille du monde. Tomber sur un vampire au coin de la rue pouvait s’avérer extrêmement facile, surtout si on recherchait le danger. Ceux qui sortaient tard le soir n’étaient jamais à l’abri d’une rencontre, et cela pouvait s’avérer mortel. Je ne comptais pas le nombre d’humains tués pendant l’année, mais je savais cependant que quelques uns d’entre eux étaient morts à cause des suceurs de sang. En tant qu’interne dans l’hôpital, je voyais souvent des morts et des blessés aux caractéristiques étranges.

Néanmoins, si les vampires existaient, pourquoi n’aurait il pas d’autres créatures encore plus sanguinaires qu’eux ? J’avais eu particulièrement de la chance de tomber sur un vampire que je connaissais, plutôt qu’un autre, qui n’aurait pas hésité à m’attaquer dès l’instant ou il m’avait vu. Mais comme nous étions encore qu’en plein parc, et que la forêt était assez loin, il était évidemment assez rare qu’une bête sauvage vienne s’installer en ville, bien que ce soit à cet endroit qu’elle ait de rencontrer des humains aussi naïfs que moi, mais tout de même moins en sécurité. Ma position auprès du roi était tout de même très particulière, je devais faire constamment attention à ce qui se passait autour de moi, mais je savais tout de même que j’étais moins attaquable que ceux qui ne partageaient pas leur lit avec un vampire. Je ne connaissais pas les ennemis du peuple de mon amant, mais j’étais persuadée qu’ils en possédaient tout de même. Ainsi, nos conditions de vie de pauvres humains sans défense étaient précaires. La douleur de mes pensées me prit à la gorge, je n’avais aucune envie de mourir, et je recherchais la protection tout autour de moi. J’aimais le danger, mais pas au point d’en périr, et c’était pourtant ce que je faisais. J’aurais pu m’enfermer chez moi, ne pas sortir ce fichu soir ou j’avais été assez malade pour rester en pleine nuit dans la rue, mais ma vie aurait été tout de même moins belle. En quelle sorte, j’étais heureuse d’avoir tenu jusqu’ici. Ainsi, c’est avec un grand sourire que je me tournai vers Edward.

L - Je crois que je pleurerai quand je me rendrai compte un jour que ma vie n’était pas tellement celle que je l’avais désirée.

Mais franchement, pourquoi cette phrase m’était-elle sortie de la tête ? Sa réplique cinglante m’avait un peu étourdie. Mais je devais m’attendre à cette sorte de chose encore un bout de temps. Ces remarques laissaient place au doute sur mes relations, je sentais que c’était tellement ambigu. Et pourtant, j’y croyais. Où plutôt j’avais envie d’y croire ? Je me rendais compte enfin que tout le peuple vampire devait être au courant de ma position et cela me gênait particulièrement. Peut être s’amusait-il derrière mon dos. Peut-être me croyaient-il courageuse, mais aussi carrément stupide pour pouvoir penser que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Je remarquais aussi qu’il connaissait un peu de mon histoire, alors que je savais juste que c’était un vampire. Cela me mettait en position d’infériorité que je ne pouvais rattraper, sauf si je réussissais à percer le secret qui se cachait sous ces traits. Oh, peine perdue. J’avais vraiment l’impression qu’il cherchait à ce que je me mette en colère. Bien sur, je l’étais toujours un peu, mais qui ne l’aurait pas été ? Je me passait la main sur le cou, puis comme je ne voyais pas pourquoi je restait debout devant lui à le scruter, je m’assis dans la même position que précédemment. Je n’étais tout de même pas décidée à me laisser faire, et je souhaitais en même temps entamer une véritable discussion. C’était quasiment impossible de réussir à trouver le sujet qui ne fâchait pas, autant pour moi que pour lui. J’étais résolue à en apprendre plus sur leur communauté, mais ce n’était pas facile pour m’avoir de causer gentiment après avoir été insultée de « petite chose », et ce, même si c’était complètement vrai. La seule envie que j’avais en ce moment là était de déguerpir le plus discrètement possible pour me cloîtrer tranquillement chez moi. En même temps, si je faisais ça, s’aurait été Tristan que j’aurais eu sur le dos. Bon sang, comme j’avais des pensées contradictoires ! Un coup je souhaitais qu’il me débarrasse d’un enquiquineur, et d’autres fois, je n’avais aucune envie de le voir. C’était complètement incongru, et je me disais qu’au fond de moi je vivais une vie un peu trop palpitante à mon goût.

L - Et alors, la vie de vampire comment ça se passe ? Le sang, ça va ? Le froid n’empêche t-il pas du monde de sortir ?

J’avais dit ça comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Sur un ton intéressé, bien entendu, bien que je ne le soit pas du tout. En même temps, je trépignais d’impatiente en me balançant d’un pied sur l’autre, jetant des regards vagues sur le paysage en arrière plan. En fait, cela vexait il les vampires quand on leur parlait de leur nourriture ? Peu importe en fait. C’était tout de même assez stupide de ma part de sortir ça. Encore, si c’étaient deux créatures qui causaient, pourquoi pas ? Mais, moi, m’intéresser du sort de mes semblables grâce à lui ? Monde à l’envers… Je me doutais bien qu’au moins une personne par jour tombait sous le coup des vampires, j’avais tout de même bien du mal à m’imaginer la chose. Pourquoi ne nous laissons donc pas tranquilles ? Une plage, la mer, du monde qui s’amuse, voilà une conversation joyeuse, que tout personne devait avoir. Un monde sans créatures néfastes, sans morts incongrus. Mais c’était tout de même beau de rêver. Maintenant que je connaissais leur existence, toute ce monde que je m’étais forgé était réduit à néant. Si j’avais poursuivi des études de philosophie, tout cela m’aurait intéressé. Mais j’avais choisi la médecine, et c’était mon boulot de regarder la mort en face. En fait, tout cela faisait peur, mais c’était ainsi, on devait vivre avec, et j’étais tout de même plutôt contente de mon sort. Je relevais la tête et le regarda. J’essayais vainement de paraître calme et heureuse, mais en réalité, il y avait comme des étincelles dans mes yeux, comme si je voulais lui dire « Aide moi ». Mais c’était un vampire… Je ne voulais pas qu’il m’aide, ni qu’il m’approche. Et je ne pouvais parler de ce que je ressentais avec un humain, il ne me croirais pas, dirait que j’ai de la chance, puisque je suis plus protégée qu’eux. J’étais coincée, alors je devais tout supporter, seule. J’avais toute la vie devant moi, et j’essayais de ne pas penser que eux, c’était l’éternité qui leur tendait les bras.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Sam 27 Mar - 19:14

    Les relations entre Laurel et Edward étaient simple, du moins en apparence. Il ne la mordrait jamais, le goût de son sang aux yeux du vampire était réservé au roi. Cela c’était une chose acquise dans son esprit de vampire respectueux des lois. Il connaissait le sort réservé aux vampires qui osaient braver les lois des vampires, pire oser contester l’autorité des rois. Et sucer le sang d’une compagne d’un roi, toute humaine soit-elle, c’était un crime aux yeux de la royauté qui était punissable par la mort. Les vampires ont peu d’imagination dans l’application des lois, en général, la punition était la mort. Même si la Reine s’y connaissait en torture à ce qu’on disait, il n’y avait rien de mieux qu’un vampire subissant la mort ultime pour convaincre tous les autres de respecter la loi. De plus, Edward ne se nourrissait pas de sang humain, ce qui réglait la question. Bon, c’est vrai qu’il lui arrivait de tuer un humain, mais c’était des cas exceptionnels et Laurel n’entrait pas dans ce cas du figure. Elle n’avait jamais tué quelqu’un intentionnellement, ni même par accident. Ce qu’elle était alors aux yeux du vampire ? C’était une petite chose si facile à effrayée… qu’il adorait s’amuser avec elle. Il ne la torturait pas, il ne la blessait pas physiquement, non son truc avait toujours été les mots, blesser les gens par une attitude, des mots bien placés.

    Le raffinement avec Edward s’exprimait dans bien des choses. Il ne s’habillait qu’avec beaucoup de goût, quelque soit son état d’esprit, quelque soit ses tourments, il se comportait toujours comme un dandy, comme lorsqu’il était humain. C’était naturel chez lui d’avoir une garde robe impressionnante, de dépenser des sommes folles dans des costumes, des chemises de soies, il aimait les belles matières et sa peau de vampire souffrait au contact des matières moins nobles. Son langage aussi n’était que raffinement, même s’il connaissait l’argo, s’il maîtrisait à la perfection les insultes, la grossièreté ne faisait pas parti de sa manière d’être. Il avait été éduqué autrement. Quand à ses manières, elles reflétaient sa grâce naturelle, son raffinement. Difficile de le prendre pour un clochard, aux yeux des humains il était un riche excentrique. Et tout ce raffinement s’exprimait également dans les jeux du vampire, dans sa manière de torturer ses victimes. Bien des vampires usent de tortures corporelles, de techniques issue de la guerre, le genre de choses qui rendent fous un humain, et certains excellent dans le meurtre, dans les bains de sang, et les massacres, ils adorent laisser un humain survivre au milieu de toute sa famille morte. Lui, avait également fait ce genre de choses, mais avec une élégance qui le rendait différent. Cependant, il n’excellait pas autant que lorsqu’il usait des mots, lorsqu’il manipulait ses victimes, par de simples mots, de simples gestes. Il adorait utiliser les armes humaines pour détruire. Comprendre sa victime, sa psychologie, était essentiel pour parvenir à la détruire de l’intérieur. Le reste lui importait peu.

    C’était en cela qu’il fallait le craindre, et non point pour sa nature de vampire. Même s’il est vrai que son immortalité lui avait permis de mieux comprendre les humains, leur psychologie. Il ne lui était pas difficile de deviner comment pense les humains, tant il a pu les observer à loisir durant toutes ces années. Laurel aurait sans doute détesté encore plus l’humain qu’il avait été. Car, même s’il était encore capable de rendre fou n’importe qui, de pousser au suicide un humain, et même un vampire s’il le désirait, il n’en demeurait pas moins meilleur qu’il ne l’avait été. Mais cela, la jeune femme l’ignorait. Elle ne savait pas qu’il ne boirait jamais son sang, elle ignorait qu’elle ne risquait rien avec lui, elle ignorait tout le mal qu’il aurait pu lui faire mais qu’il ne ferait jamais. Tout ce qu’elle était en mesure de savoir c’est qu’Edward respectait les règles des vampires.

    « Pleure alors, car la vie n’est jamais telle qu’on l’imagine ou le désire. » fit-il un brin philosophe. C’était assez inhabituel chez le vampire de se mettre à faire de la philosophie mais quelque fois, la sagesse apportée par les années se voyait dans son discourt ou sa manière de penser. Il ne voulait surtout pas jouer les paternels avec elle, encore moins la rassurer. Il voulait la blesser, lui envoyer une réplique particulièrement sanglante, or, celle-ci ne l’était pas du tout. Edward se rattrapa, il savait qu’il avait de quoi la faire pleurer, mais vraiment la faire pleurer, toutes les larmes de son corps. Parce qu’il était capable de la forcer à regarder la vérité en face. « Alors comme ça, enfant, tu rêvais du prince charmant. Il descendait de son cheval blanc pour te sucer les veines, te chevaucher toute la nuit durant, et repartir au petit matin rejoindre sa femme, son royaume, en te laissant toute seule. »

    Là, il était plus méchant. Non, mais, il n’allait tout de même pas lui tenir la main ! Elle s’imaginait pouvoir tirer quelque chose de bon avec lui ? Faux, elle ne s’imaginait rien du tout à vrai dire, elle devait juste espérer qu’il finisse par se lasser d’elle et partir, la laissant enfin tranquille. Peut-être espérait-elle que son petit vampire vienne l’aider, mais là elle se plantait. Le roi n’aimait pas que ses sujets le voit en train de traîner avec son humaine. Il était déjà pas heureux que tous les vampires aient finit par comprendre qui était son humaine. En tout cas, Edward ne comptait pas la décevoir. La faire souffrir, lui montrer que sa relation avec le roi était vouée à l’échec, ça il savait faire. Il était même plutôt doué. Sans doute le roi aurait quelques reproches à lui faire s’il savait, mais pour cela, il faudrait déjà que Laurel ose lui en parler.

    Chose qu’il y avait peu de chance qu’elle fasse. Edward commençait à bien la connaître. Laurel avait beau être attirée par son roi, avoir besoin de lui, et comme tous les humains, elle ne devait pas résister longtemps devant le magnifique corps sculpté de son amant vampire. Mais elle n’était aussi fascinée qu’elle voudrait bien qu’on le croit. Il sentait qu’elle vacillait à chaque critique qu’il lui assenait, elle avait donc des doutes. Quelqu’un de vraiment amoureux, quelqu’un ne doutant pas de sa relation, aimant vraiment son vampire, nierait tout en bloc, avec véhémence, mais elle ne le faisait pas, elle ne faisait que tenter de lui répliquer, de trouver les mots justes, mais avec un esprit humain c’était forcément plus difficile. Et puis, elle savait ce que répondrait le roi. Il ne serait pas gentil ou tendre avec elle lorsqu’il apprendrait cela. Qu’elle se soit laissé approché par un autre vampire, qu’elle discute avec lui, qu’elle échange vanne et pique, ne plairait pas du tout à Tristan. Sans doute se montrera-t-il méchant avec elle, pour masquer la jalousie qu’il ressentira. Tous les vampires sont jaloux, d’autant plus de leur humain. Et bien sûr, aucun ne veut le reconnaître.

    « Dis donc, tu m’as l’air bien curieuse pour une humaine sortant avec un vampire. » le sourire d’Edward s’élargit. Elle lui tendait des perches sans même s’en rendre compte. C’était tordant. « Il ne te dis donc rien ? On parle toujours sur l’oreiller, tu ne dois pas être très douée pour ne pas savoir que les vampires ne souffre pas du froid. »

    Il lui avait donné sa réponse, mais enrobé de pique, et difficile à digérer. Elle n’espérait tout de même pas qu’il lui dirait gentiment tout sur les vampires ? Il n’était pas son ami, il ne le serait jamais. Même si parfois, il réalisait qu’il l’aime bien, suffisamment en tout cas pour venir la voir en sentant son odeur de loin.

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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Lun 29 Mar - 19:20

Après ce léger temps de réflexion, je décidais de me reprendre. J’écoutais toutes les répliques d’Edward avec concentration, notant son petit sourire narquois. Il y avait de bons cotés à être humain : On ne dépendait pas d’un roi, ni d’une reine, on agissait souvent avec la plus grande discrétion lorsqu’il s’agissait de tuer. Tout pouvait se savoir un jour, on était déjà loin. Il ne m’étais encore jamais arrivé de plaindre qui que ce soit, mais il était vrai que, dans ce cas, cela m’amusait plus qu’autre chose. J’avais foi en ce petit retournement de situation. Même si mon interlocuteur avait réponse à tout. Il devait s’être aperçu que mes remarques me blessaient beaucoup, mais étrangement, maintenant je me sentais mieux. C’était logique qu’un vampire me sorte ce genre de réponse. En revanche, ce regard pétillant qu’il me jetait à chaque fois qu’il me parlait de Tristan m’agaçait prodigieusement. Mais avec lui, maintenant, j’avais pris l’habitude, à chacune de nos rencontres, c’était la même chose. Des regards furieux par ci par là de mon coté, des réparties blessantes de l’autre, et cela n’en finissait pas. Je me demandais parfois s’il ne savait pas des choses qui pouvaient me renseigner. Après tout, ce n’était pas moi qui avais cherché à le connaître, ce roi des vampires. Il m’était apparu, ne m’avais plus quitté. Je me persuadais tout de même d’avoir de la chance, bien que ce fameux jour, j’avais manqué d’un tant soit peu de jugeote. Sa présence me devenait pesante à force, et plus j’essayais de l’éviter, plus j’avais du mal à l’oublier. S’il ne m’avait pas laissé la vie sauve, je ne serai pas là à me chamailler à propos d’un amant qui aurait peur que tout le monde sache qu’il reste avec une humaine aussi longtemps. J’avais vraiment l’impression de tourner en rond, je ne savais pas à quoi cela servait au vampire de me titiller ainsi continuellement. Je savais que s’il avait s’agit d’un humain, il se serait retrouvé bien amoché par mes soins. Je n’oubliais pas non plus de rester objective, bien que cela ne me plaise pas de rester passive devant ses paroles. Il me suffisait d’ouvrir la bouche et de jeter une remarque bien acérée. La tristesse avait laissé place au courage et au mépris. Je n’étais cependant pas énervée, mais plutôt très calme. Je m’approchais alors de celui qui me rendait furieuse, jusqu'à ce qu’un petit mètre nous sépare, et je le regardais, explorant la lueur de son regard, tout en souriant comme si je m’amusais de ce que je pouvais faire.

L - Ma relation avec ton Roi ne te regarde pas, Edward.

C’était la première fois que je prononçais son nom quand je lui parlais, et ce n’était pas désagréable d’y glisser une pointe d’ironie. J’eu à peine le temps de dire autre chose que je sentis quelque chose au fond de moi qui me retenait. J’entendis alors une voix susurrante dans ma tête, une voix qui ne m’était pas particulièrement étrangère. « Ne fais pas ça. ». Surprise, je reculais précipitamment et me tournais vers un point imaginaire de l’autre coté du lac, tout en grognant entre mes dents : « Tu n’as qu’a venir m’aider alors ». J’oscillais maintenant entre la colère et la nervosité. J’avais peut-être été imprudente sur le coup, et j’avais eu un ferme rappel à l’ordre, bien que ce fut peut-être mon imagination qui m’avait empêché d’aller plus loin. Je jouais un jeu dangereux, j’en avais conscience, et pourtant, c’était s’y amusant de ne pas en prendre compte. Je respirais alors bruyamment, essayant tant bien que mal de reprendre mon calme, les yeux plissés. C’était une position fort étrange que j’avais prise, comme si je venais de courir un marathon et que je revenais essoufflée de tant d’efforts. Je me redressais alors petit à petit, évitant de regarder le vampire qui se trouvait à quelques pas de moi, me concentrant sur ce petit bout de paysage qui s’étendait devant moi. Cet arbre qui commençais à être baigné de soleil. Il ne devait plus rester beaucoup de temps avant que le jour soit vraiment là, mais la forêt projetait une immense ombre sur mon corps, et j’eus subitement envie de me mettre plus à l’aise. Chose que bien entendu je ne ferai pas. Je pensais aussitôt à la réaction qu’aurait eu Tristan s’il avait été là. Je ne dépendais pas de lui, je ne me soumettais pas non plus à ces ordres, j’étais libre de parler à qui je veux, que ce soit à un simple humain facile à détruire, ou bien à un fâcheux vampire qui me menait la vie dure, mais je n’avais tout de même pas envie de subir la colère de celui que j’aimais. Quand je vous disais que j’étais imprudente !

Ah, l’imprudence. Qui hante mes journées, l’imprudence ! Faire des blagues dans le noir, ça arrive à tout le monde, mais est ce que ça plait pour autant ? Jeune, j’adorais raconter des histoires d’horreur à mes amis, et c’était moi qui les pressaient pour partir à la chasse du loup-garou en pleine nuit dans la forêt. J’étais sûrement la seule à aimer ça. Pourtant, je n’avais rien d’un gros dur. Il me fallait cependant avoir une bonne dose d’épouvante pour pouvoir satisfaire mes besoins. Un peu comme le sang pour les vampires. Et plus je grandissais, plus j’avais envie de prouver ma valeur. Mes études me prenaient trop pour que je puisse avoir chez moi un animal domestique, tel un serpent ou une araignée. Mais enfin, même si j’étais téméraire, cela ne m’empêchait pas de courir devant le danger. J’évitais tout de même le plus possible dans les confrontations. En réalité, c’était plutôt moi qui m’avançait en premier, puis je laissais les autres faire à leur guise. Il était naturel pour moi alors d’essayer d’impressionner, comme je le faisais ici. Je n’étais tout de même pas dupe. J’avais devant moi un vampire, et sur le plan physique, il était plus fort que moi. Je savais tout de même m’arrêter à temps puis je faisais comme si rien ne s’était passé. En une pareille situation, ne valait mieux rien dire d’autre pour ne pas m’enfoncer. Je pris la décision de ne rien dire d’autre pour l’instant. Me taire était peut être également la meilleure solution pour ne pas susciter une deuxième attaque d’Edward. Je lui rendais la tâche plus difficile puisque j’avais réalisé que je l’aidais dans la construction de ces remarques. Les éclairs qui perçaient dans mes yeux suffisaient à lui faire comprendre que j’étais tout de même un peu en colère, et que je n’allais rien répliquer de plus. J’avais cependant très envie de lancer quelque parole acide mais je me retenais, cela suffisait pour l’instant. J’étais presque en mesure de prévoir ce qu’il allait me dire, et ça me faisait presque rire d’avance. Et ce, même si il n’y avait pas de quoi rire.

Je commençais vaguement à m’ennuyer, l’atmosphère devenait pesante, et je ne savais plus vraiment quoi dire pour me défendre. La partie venait de débuter, et j’avais déjà perdu tous mes moyens. La seule solution aurait été de fuir, mais on aurait remarqué que j’étais très nerveuse, et je ne voulais pas du tout que ça arrive. En fait, ma dernière solution était de retenir le vampire jusqu'à une heure avancée de la journée pour pouvoir ensuite me cloîtrer chez moi. Mais en attendant, je devais soutenir la vue de mon interlocuteur, et ce n’étais pas chose facile. Depuis tout à l’heure, je faisais des tours entre le banc et l’arbre, alors que lui, quand je l’observais, se tenait toujours à la même place. Ses paroles me pesaient sur le cœur et portant j’abhorrais un sourire étrange. Je fixais le sol, pourtant, j’avais l‘impression de me trouver en fâcheuse position. Avoir entendu la voix de Tristan dans ma tête m’avait déstabilisée. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il me faisait le coup, mais à ces moments là, j’étais souvent seule chez moi, et je pouvais réagir comme bon me semblait. Là, je n’avais qu’essayé de paraître la plus normale qui soit, mais je n’avais pourtant pas eu une attitude digne d’une humaine normale, et je pensais qu’a coup sur, Edward s’était aperçu de quelque chose. Je revins alors sur ma promesse de tout à l’heure, et j’ouvris la bouche, cherchant toujours ce que je pouvais dire, puis je lançais :

L - Sache, pour ta gouverne, que mes discussions sur l’oreiller, comme tu dis, sont très instructives. J’apprend toujours plein de choses nouvelles sur votre communauté, mais il faut dire que j’ai du mal à trouver assez de temps pour parler, et ainsi pour me questionner sur le froid chez les vampires.

Bien renvoyé, dis donc ! Je suivais son propre jeu, et j’étais fière de ma répartie. Bon, ce n’étais pas spécialement vrai, mais il n’était pas sensé le savoir. J’étais maintenant à court de mots, et j’analysai alors la situation pour pouvoir continuer la discussion. Il avait beau m’énerver avec tout ça, j’avais beau être déstabilisée, je n’en avais pas moins envie de tirer mon épingle du jeu.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Jeu 1 Avr - 1:21

    S’il s’intéressait réellement à la relation entre le roi et l’interne en médecine, oui et non. Le jeu des répliques cinglantes était ce qui l’attirait dans cette relation qu’il entretenait avec cette humaine. Il adorait voir son visage se figé à chaque réplique, voir ses yeux se durcir, parfois elle se mordait la lèvre sans s’en rendre compte. Elle était d’autant plus belle lorsqu’elle était en colère. C’était pour cela que leur relation n’évoluait pas. Parce que ça l’amusait toujours de la voir furieuse, ça le rendait plus heureux de la voir fondre de colère. La relation qu’elle avait avec le roi, il s’en moquait. C’est vrai que ça l’intriguait qu’une jeune fille avec un caractère comme le sien couche avec un roi, mais vous savez ce qu’on dit de l’amour. Mais savoir à quel rythme ils se voyaient, combien de sang il lui pompait, ça, il s’en moquait comme d’une guigne. Elle était humaine, et donc suffisamment stupide pour s’être engagé dans cette relation. Malgré son caractère, elle se disait sans doute au début qu’elle maîtrisait tout mais Edward se posait une question : se le disait-elle encore maintenant ? Maintenant qu’elle savait qu’il était le roi des vampires, que d’un claquement de doigt trois vampires inconnus pouvaient lui tomber dessus parce que Tristan n’avait pas plus envie d’elle ou qu’il voulait la faire taire. Car c’était comme ça que ça finirait. En tant que roi, il ne peut pas laisser vivre une humaine qui en sait autant sur la hiérarchie des vampires, rien que savoir que les vampires existent et vous êtes en danger de mort. La loi du silence n’opère pas seulement pour les vampires, mais pour les humains aussi, sauf que pour eux, ça signifie souvent la mort. Tristan devait bien le savoir… ce qui signifiait qu’il allait soit la transformer en vampire soit la tuer. Dans les deux cas, Edward n’était pas certain que Laurel sache ce qui l’attendait, encore moins que le roi sache lui-même vers quelle conclusion se diriger. Tout roi qu’il était, il lui faudrait avoir l’aval des autres rois pour transformer Laurel. Un sang aussi ancien, lorsqu’on transforme une jeune fille, ça vous donne généralement un vampire nouveau né plus puissant que les autres et donc plus enclin à mal tourner…

      « Pourquoi, aurais-tu des choses à cacher ma belle ? Il te laisserait des traces de morsures dans l’entrecuisse c’est ça ? Oh le vilain garçon. » L’observant le regard souriant, il attendait de voir sa réaction. Il adorait lui faire des remarques sur leur sexualité, et étant lui-même un grand séducteur, il sait parfaitement où les vampires laissent des marques sur leur compagne. On a beau joué les originaux, tous les vampires agissent de la même manière. « Ou alors c’est toi qui a de drôle de fantasme… mais tu n’as pas de soucis à te faire, je ne traîne pas avec les humains. Aucun risque que je révèle tes noirs petits secrets. »


    Elle avait plus de chance qu’elle ne pouvait l’estimer. Il aurait été son amant, elle ne s’en serait pas aussi bien sortie. Lui ne voulait que s’amuser avec elle, lui lancer quelques piques, mais si elle était mordue de lui, là, elle aurait bien plus à craindre. Ce qui était une chose qu’elle ne pouvait comprendre, cependant, elle sentait déjà le danger. Il la voyait frémir, il entendait son sang battre tellement fort, couler si rapidement dans ses veines, son cœur s’accéléré, elle avait peur. Ca c’était stupide. La peur incite un prédateur a attaquer tandis que sa malheureuse réplique, très touchante par ailleurs quand on se doute du courage qu’il lui a fallut pour répliquer ainsi face à un vampire, n’aurait pas de grande répercutions. Elle couchait peut-être avec un vampire assez orgueilleux pour ne pas aimer qu’on puisse lui répondre, mais si Edward était orgueilleux, il reconnaissait le courage et l’impertinence comme des valeurs chez un adversaire ou même un simple humain. Pour lui c’était deux valeurs importantes ou du moins qui rendait les gens intéressants et donc important à ses yeux. Mais peut-être qu’il était dangereux d’être intéressant à ses yeux. Peut-être qu’elle avait raison d’avoir peur. Quoi qu’il en soit, lorsqu’un vampire sentait la peur, ça lui donnait soif. Surtout un vampire comme lui, ne se nourrissant que de sang animal la plupart du temps, sa soif était plus présente que chez un vampire se nourrissant normalement.

      « Plein de choses… intéressant. Le roi te confie sûrement ses doutes et te demande son avis, bien sûr. Et après cela, il doit sans doute se demander ce qu’il va bien pouvoir faire de son épouse et de ses conseillers puisqu’il t’a toi ! » l’ironie, il faudrait la pratiquer tous les jours enfin toutes les nuits selon Edward. C’est comme le sport, les bonnes répliques il faut les cultiver sinon elles perdent de leur saveur ou de leur force. « Quelle chance dis donc. Mais quelque chose m’intrigue. »


    Il laissa sa phrase en suspend, savourant cet instant. Elle avait eut l’impression d’avoir gagné la partie. Avec ce beau sourire rempli de fierté, elle semblait vraiment contente, comme une gamine qui gagne pour la première fois à un jeu qu’elle pratique tous les jours. Il était presque déçu de la décevoir, parce qu’il avait en tête une réplique encore plus cinglante que la première. Quoique… elle était pas mal celle-là. Bon sang, elle était si mignonne avec son petit air victorieux, elle avait même une lueur de défi dans les yeux. C’était savoureux cet instant. Le vampire n’avait presque plus envie de répliquer, mais franchement, une bonne réplique, on ne la laisse pas passer. Et puis, elle serait encore plus mignonne lorsqu’elle serait toute choquée, toute déçue, toute furieuse. Dans sa tête, est-ce qu’elle appellerait Tristan à l’aide ?

      « Tu ne t’en ai jamais douté que nous ne craignons pas le froid, ce qui veut dire que par ces nuits froides, il venait sans doute aussi couvert que le serait un humain ou alors que tu n’as aucun don pour l’observation et la déduction. Enfin, ce que j’en dis moi… » Le vampire attendit quelques secondes, observant le visage de la jeune femme avant de lancer la deuxième salve. « C’est tout de même curieux qu’il ne t’ai rien dit à propos d’un truc aussi basique… Moi je te l’ai bien dit, tu imagines tout ce que je pourrais te confier comme petits secrets sur notre race si on couchait ensemble… »


    Le vampire entendit une sorte d’alarme silencieuse dans sa tête. Le soleil. Les premiers rayons du soleil pénétraient dans le ciel, faisait roser les nuages, adoucissait l’ambiance. Bien d’autres vampires auraient entendu l’alarme silencieuse bien avant, mais lui, il avait toujours pu rester un peu plus longtemps avant de perdre peu à peu ses forces et ressentir le besoin de dormir. Néanmoins, même si pour l’instant il était pile poil dans l’ombre, il lui faudrait dans bientôt songer à regagner sa demeure. Dommage.

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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Dim 4 Avr - 18:33

En se questionnant, quelles étaient les solutions à adopter ? Je n’avais guère d’informations pour diriger mon choix vers une des possibilités qui m’étaient proposées. Bien sûr, certaines me paraissent évidentes, pour moi, mais si cela était dévastateur pour lui, je n’étais pas sûre de pouvoir accepter cela. Je n’étais qu’un pion dans l’échiquier géant de la vie, si j’étais attaquée, rien ne l’empêchait de trouver quelqu’un d’autre, une humaine aussi naïve que moi, ou bien une formidable vampire avec laquelle il pourrait vivre heureux sans se poser de questions. Mais si j’arrivais à me battre pour garder l’amour que j’avais pour Tristan, je savais que je pouvais gagner la partie, d’une façon ou d’une autre. Ce n’était pas spécialement son peuple qui me faisait peur, mais plutôt quelque chose qui me paraissait indéniable, quelque chose dont je ne connaissais pas encore la nature. Même s’il ne m’en parlait pas, j’espérais au fond de moi que lui aussi souffrait de cette situation. Cette pensée effroyable pénétra dans mon esprit peu éclairé à la vitesse de la lumière. Comment pourrais je avoir envie de le voir souffrir ? Pourrais je lui infliger ça ? Parfois, je comparais notre relation à celle de Roméo et Juliette… Ah, Shakespeare et l’amour impossible entre deux êtres ! J’avais lu au cours de ma vie bon nombre de romans du même genre, mais c’était vraiment à travers ces deux personnes que je me voyais. Mais dans toute histoire la fin était une belle fin. Pas dans la notre. Pas dans la vie réelle. Pas entre une humaine et un vampire. Pas entre une neurologue et un roi ! Nos sentiments étaient tellement ambigus. Pourtant, nous couchions ensemble presque tous les jours, j’étais bien contente de pouvoir me blottir contre lui à la fin d’une grande soirée de boulot, de me sentir en sécurité entre ses bras puissants. Mais d’autres fois, je me disais que je n’étais pas une humaine normale. Allais je mourir ? C’était la possibilité la plus évidente. Je ne connaissais pas assez de choses encore sur la communauté des vampires pour savoir ce que j’allais devenir. Un humain au courant de leur existence était il plus en danger que les autres ? Etait-ce ce que Edward voulait me faire comprendre implicitement ?

Il y avait quelque chose en moi qui me disais de me rebeller contre cette injustice. De parader la tête haute sur ces piques que je considérais comme sans fondations. Je n’appréciais pas d’être rabaissée ainsi à ce niveau, par quelle créature que ce soit. Et encore moins un vampire. Mais cela était la vérité, mon futur. Les moqueries, la colère, la haine, la jalousie et les pleurs. J’avais la parfaite vision de ce qui m’attendait. Et je la refusais. Non, personne ne ferais de moi une de ces créatures ! Personne ne pourrais m’infliger le supplice de parader au milieu d’une foule hostile méprisant les moindres faits et gestes de mes compatriotes humains. J’aurais voulu tout oublier. Oublier ce fameux jour. Oublier ce roi. Mais je ne pouvais pas, j’avais du mal à imaginer tout ce qui pourrait se passer si je me tournais vers cette solution. La meilleure chose qui pourrait arriver serait d’arrêter tout ça. Laisser ma relation se dégrader, sans rien faire, attendre. Les larmes auraient pu me venir aux yeux à cet instant là, mais la honte de laisser paraître mes sentiments me poussait à sourire comme si tout allait bien. Je l’écoutais avec attention, préparant mes répliques, même si elles ne le touchaient pas. Il me suffisait d’attendre, de sentir le soleil sur mon visage pour pouvoir enfin afficher ma supériorité face aux vampires. En attendant, je sentais mon sourire s’évanouir petit à petit. Ses mots me frappaient au cœur, m’ébranlaient. Comme il devait se réjouir, le petit vampire face à moi. L’air triomphant se peignait sur son visage. Mais croyait il vraiment pouvoir m’avoir comme ça ? Le fait qu’il prononce les paroles :
« Ce qu’il va bien pouvoir faire de son épouse et de ses conseillers puisqu’il t’a toi ! » m’informaient sur son état de pensée. Ce n’était nullement mon intention, ce qui prouvait qu’il ne comprenait pas un traître mot de mon esprit d’humaine fragile. Ce que je voulais, moi, c’était rester comme j’étais, ne plus rien à voir avec eux, échapper pour toujours à leur courroux. Tristan pouvait bien rester avec sa reine, si cela lui chantait. Il pouvait bien renvoyer ses conseillers si telle était sa décision. Il pouvait également tuer tout humain à sa portée. Je ne doutais pas que le château grouille d’êtres vivants comme moi. Après tout, les vampires étaient si orgueilleux, il leur fallait contrôler les moindres faits et gestes de leurs serviteurs. Se faire servir par un vampire ne leur permettaient pas de les tuer si ils ne répondaient pas à leurs attentes.

L - Crois tu vraiment que je sois aussi bornée pour pouvoir prétendre à prendre la place d’honneur auprès du roi ? Pense tu vraiment que je trouve de l’intérêt dans cette histoire ? On se connaît tous les deux. Enfin non, peut-être pas en fin de compte. Tu dois seulement trouver ça plaisant de me faire comprendre que je ne suis pas la mieux placée pour avoir emprise sur son cœur.

Ne pas se reposer sur ses lauriers, voilà une chose que j’avais eu le loisir d’apprendre au cœur de mon métier. Tout tenter pour sauver une vie alors que j’étais moi-même en danger de mort. Travailler sans relâche avant d’atteindre le point le plus haut, celui que je me fixais. Si j’aurais eu droit à une faveur, j’aurais demandé à mon bourreau d’attendre la fin de mon ‘’sacre’’ avant de me faire disparaître. On pouvait décider de mon sort comme je pouvais décider de celui des autres. La vie était mal faite parfois pour certains. Pour qui un roi aurait il pu obéir ? Là était la question. Mais en ce moment, j’étais en tête à tête avec un vampire dont les intentions me paraissaient très floues. Et sa deuxième riposte me laissa sans voix. Comment pourrait il imaginer une chose pareille ? C’était déjà compliqué de coucher avec un vampire pour lequel on éprouvait une certaine passion, alors avec un qui se fichait pas mal de mon sort ? Je me demandais ou il avait pêché ça. Pourquoi disait il ça, si ce n’était pas sans raisons ? J’avais du mal à cerner le personnage moi aussi apparemment. Cela servait plus à me dégoûter qu’à me rendre furieuse.

L - Coucher avec toi ? Crachais-je d’un coup en m’éloignant subitement d’un pas, Inutile de te dire que cela est une chose impossible. Vois tu, je ne suis pas comme ça, je préfère être tuée par tes congénères plutôt que… ça.

En fait, si, cela m’avait tout de même résolument mise en colère. Cela achevait de me dérouter.

L - Les vampires errent comme ils veulent. Ca non plus ce n’était pas à moi de te l’apprendre. Et en tout cas, je n’ai nullement envie d’e savoir plus sur ce à quoi vous passez vos journées. Ainsi, je refuse ta proposition. Il te faudra trouver quelqu’un de plus ambitieux pour que tu fasses tes preuves.

A cet instant, je le vis tiquer. Je levais la tête et une lumière éclaira mon visage radieux. Le soleil était enfin de la partie. Il ne lui restait donc que très peu de temps avant de m’en faire voir de toutes les couleurs. Je le voyais là, devant moi, encore dans l’ombre et plus pour très longtemps. J’aurais pu partir alors, le laisser seul en plan, mais je voulais avoir la joie de rester plus longtemps ici et de le voir partir avant sous mon œil narquois. Je pourrais enfin avoir le repos que j’enviais tant et je me disais que peut-être il serait bon de rentrer et de se recoucher après toutes ses épreuves. J’étais alors en pleine lumière du jour à cet instant, et je savourais ce moment tant attendu. J’allais m’adosser contre le tronc de mon arbre, croisa les bras, peut-être criant victoire trop tôt. Je n’allais cependant pas m’empêcher de faire remarquer qu’il faudrait à Edward retrouver son cercueil avant quelques minutes pour ne pas finir comme d’autres vampires inconscients qui peuplaient notre monde. Oh oui, comme j’enviais ma condition à ce moment là ! Mais comment pouvaient donc faire ces créatures de l’ombre ? Pour ça non, je ne deviendrais jamais un vampire, je le comprenais fort bien à présent. Mais serais je en mesure de refuser si jamais celui qui était à ce jour mon amant, qui peut-être m’attendait à ce moment là emmitouflé dans des draps de coton rouges, me le demandais un jour ou l’autre ? Que valais t-il mieux ? Mourir ou souffrir mais goûter au pouvoir de l’immortalité ?

L - Quelle chance alors, tu as raison ! Tu vas pouvoir te reposer confortablement chez toi tandis que je pourrais moi profiter de ce beau jour froid mais ensoleillé. J’aurais pourtant été ravie de ta compagnie, mais je sais que nous nous reverrons quand le temps le permettra.

Bien sur que je savourais le fait que ce dialogue de sourds se termine enfin. Mais au fond de moi, je me disais que j’aurais bien aimé poursuivre encore une fois une conversation aussi profonde. Peut-être que je les aimais ces moments après tout. Ils me faisaient mal, mais ils pouvaient être plaisants, si je ne les vivais pas, ils me manqueraient... Enfin, j’étais tombée bien bas pour arriver à cette conclusion là. Pour ça non, ma vie était loin d’être aussi monotone que je ne l’imaginais.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Une vie monotone [Pv : Edward]   Dim 11 Avr - 20:37

    Le vampire envoyait les répliques cinglantes les unes après les autres comme s’il tirait avec une carabine envoyant des balles en caoutchouc. Il enchaînait les répliques avec facilité sans même sentir de fatigue intellectuelle, merci le sang démoniaque coulant dans ses veines, ni même avoir besoin de temps pour trouver de nouvelles répliques, ça venait tout seul comme si un être supérieur lui dictait ce qu’il avait à dire. Le fait est qu’il avait déjà vécu une situation semblable. Il n’était ni Prince, ni Roi, mais un vampire possédant son petit territoire à une époque où la population vampire était moins importante complètement amoureux d’une belle humaine. Il avait déjà ressenti un sentiment proche de l’amour, mais jamais à ce point là, au point de mettre en danger tout ce qu’il savait, tout ce qu’il était pour elle. Il l’avait conquise peu à peu, et s’était décidé à la transformer après une cour assidue. Le fait est qu’il n’avait nullement songé à ce qu’elle aurait pu connaître comme vie si elle était restée humaine. Il s’était comporté comme un enfant capricieux désirant absolument la posséder toute entière. Les choses s’étaient déroulés de telle manière qu’elle lui en avait voulu pour ce qu’il lui avait fait au point de se retourner contre lui. Aujourd’hui, il ne referait pas la même erreur. Mais il était absolument certain que si elle lui avait dit non lorsqu’il lui avait proposé de le rejoindre dans l’éternité, il n’en aurait rien fait. Si elle avait su, si quelqu’un avait alors songé à l’avertir de ce qui l’attendait, sans doute aurait-elle pu prendre une véritable décision, et pas répondre à l’appel de son cœur. Quelque part, il voulait avertir Laurel, mais à sa manière.

    Le fait est qu’il ignorait quelle importance avait Laurel dans le cœur du roi. Il n’en parlait guère et Edward ne voyait pas souvent le roi, uniquement aux réceptions et encore, il ne s’y rendait pas souvent. Il ne savait pas si Tristan songeait vraiment à la transformer en vampire, mais il était certain que la Reine ne laisserait pas sa place à une humaine fraîchement transformée. Laurel deviendrait alors la maîtresse officielle du roi, et verrait son compagnon rejoindre de temps à autre les appartements de la Reine. Au mieux, elle serait patiente, acceptant la situation, même si cela devait la rendre malheureuse. Au pire, la Reine se débarrasserait d’elle d’une manière ou d’une autre si ce n’était pas le troisième roi, lassé de ce triangle amoureux. Quel que soit la piste qu’il explorait, Edward ne voyait guère un avenir rempli de joie et de bonheur pour Laurel. Et du peu qu’il connaissait d’elle, il savait qu’elle n’étreindrait pas avec joie le don obscur bien que ces choses là soient difficiles à déterminer à l’avance. Il s’était trompé tellement de fois qu’il était mauvais juge sur ce sujet.

    « Tant mieux, parce qu’il n’y a guère de place d’honneur qui te soit réservé. Le roi n’est pas le seul à décider, et désolé fillette mais tu n’aurais même pas droit à un rôle important. Au mieux, tu preux prétendre au titre de maîtresse, mais cela est déjà fait, non ? » ajouta-t-il dans un sourire narquois. Il n’avait pas été très méchant ce coup-ci. La voir au bord des larmes l’avait sérieusement calmé. Edward était affreux avec elle, mais pas sadique. Il n’avait jamais eut aucun goût à voir les femmes pleurer, surtout devant lui. Même s’il adorait la torturer, il n’avait aucune envie de la voir fondre en larme devant lui. Savoir qu’elle le ferait dès qu’il aurait disparu était bien plus jouissif.

    Elle parla de dégoût en évoquant l’idée qu’ils couchent ensemble. Edward ne comprenait pas vraiment pourquoi, il était craquant, charmant, et en plus il avait une endurance surnaturelle. En vérité, c’était un charmeur auquel peu de femmes résistaient et même celles qui se montraient choquée au début finissaient par ramper à ses pieds lorsqu’il s’intéressait à une autre sous leurs yeux. Il savait comment toucher les femmes, comment les séduire, mais avec Laurel ça n’était pas son intention cependant. Il la savait prise par un autre et pas n’importe qui : le roi. Elle était chasse gardé comme on dit. Cependant l’idée de ce corps à la peau blanche et douce évoquait des idées franchement cochonnes au vampire qui dû se forcer à songer à d’autres choses pour ne rien dire et surtout ne rien faire. Il fallait qu’il continue à se montrer imbuvable avec elle, c’était la seule manière d’oublier cette idée vraiment étrange et pas bonne du tout pour lui.

    « De quelles preuves parle-tu ma chère ? Nombreuses n’ont pu oublier mes coups de reins. Mais cela, tu as dû t’en apercevoir avec ton roi, nous les vampires, possédons un charme auquel aucun humain ne peut résister. Si ça se trouve, tu ne l’aime pas vraiment, et tu te torture en songeant à lui alors que tout cela n’est qu’une réaction magique faussant ta manière de percevoir les choses. » Et vlan, un cour très rapide et très précieux, le manuel de comment avoir une relation saine avec un vampire ! Très peu éditer puisque aucun humain ne s’en rend jamais compte excepté lorsqu’ils sont eux-mêmes transformés en vampires. Il n’était pas idiot, et savait qu’elle n’y croirait pas plus que les autres, mais ça insinuerait le doute en elle et parfois c’était suffisant.

    Le soleil s’était levé à présent, et ses rayons commençaient à éclaircir le ciel, à s’étendre sur la pelouse. Heureusement il était dans l’ombre et pourrait probablement y rester toute la journée à condition de sortir les lunettes de soleil et de veiller à éviter les rayons mortels du soleil, mais rester coincer ici avec une humaine n’était pas franchement excitant, même si l’humaine était charmante. En l’occurrence, elle était prise et serait probablement ravie de voir Edward prendre feu tant il s’était montré monstrueux avec elle. Sans doute qu’elle l’aurait remis à sa place depuis longtemps s’il avait été humain, et à présent que le soleil se levait, elle ne voyait plus vraiment l’avantage du vampire. D’une certaine manière elle avait raison. Il avait envie de regagner son manoir, de s’enfoncer dans son mausolée, de lancer une musique à fond, et de boire un délicieux sang de porc réchauffé au four au micro-onde. Lui envoyer des piques perdait soudainement de son intérêt.

    « Me reposer, sans doute, mais moi aussi je travaille ma chère. Un client attend depuis une semaine, ce serait vraiment vache de ne pas se présenter aujourd’hui à lui. Tu as l’air si victorieuse parce que le soleil s’est levé, mais souviens-toi que la nuit tombe encore tôt à cette époque de l’année. »


    Ce n’était pas une menace mais si elle prenait sa réplique comme tel, tant mieux. Ca lui éviterait sans doute de finir un jour vidé de son sang. Elle le quitta du regard durant quelques instants, attirée par des cris de jeunes gens, et le vampire en profita pour disparaître sans laisser de trace. Il était assez fort à ce jeu à.

_________________

    LA CULPABILITE EST LE PIRE DES MAUX
    La chance ou le bonheur se transforment en culpabilité,
    entraînant dans leur sillage tout ce qui est positif.

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