AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Petite Discussion entre Amies

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Petite Discussion entre Amies   Dim 21 Mar - 2:54


Chiquitita & Memorial Fox
« Quelque chose dont on ne parle pas n'a jamais existé.
C'est l'expression qui donne vie aux choses.
»

Oscar Wilde

    Sunlight n'aimait pas cet endroit. Elle n'aimait pas Newton, ni la vieille bâtisse blanche dans laquelle vivaient les sorcières de la Blanche Confrérie. Philadelphie lui manquait, de même que la maison de Lawrence et tout les souvenirs qui y étaient liés. En fermant les yeux, elle pouvait presque se revoir enfant, jouer seule dans le parc, car personne, alors, ne pouvait comprendre son étrange comportement. Petite, elle avait toujours été considérée comme une petite impertinente, une étrange petite qui ne méritait pas que les gens s'intéressent à elle. Elle avait souffert de cet isolement, certes. Elle aurait apprécié que la même chose ne se reproduise pas maintenant qu'elle était venue vivre ici, à Newton, cet endroit étrange. Comme elle aurait aimé pouvoir remonter le temps. Oui. C'était bien ça. Elle aurait apprécié pouvoir revenir à cette époque où il lui suffisait de s'isoler dans le petit bois qui jouxtait la maison de Lawrence pour grimper dans les arbres et faire tournoyer des cailloux tout autour d'elle. Dans cette ville, errer seule dans les forêts était une mauvaise idée, même pour une personne possédant des pouvoirs magiques comme les siens. Certes, elle pouvait se défendre. Elle était forte, c'est ce que répétait sans cesse Prudence. Mais parfois elle doutait sérieusement. La vie ne lui avait jamais parue aussi inutile depuis la mort de Lawrence. Elle trouvait que tout ces gens qu'elle avait déjà sauvé ne le méritait pas. La vie ne méritait plus qu'elle ne s'y attache.

    Bien sûr, les choses avaient commencées à changer, sans qu'elle puisse vraiment garder le contrôle sur ça. La duchesse, Liliane Gray, avait tuée une des seules membres de la Blanche Confrérie avec laquelle elle s'entendait bien. Et il y avait eut l'arrivée parmi eux de la jeune Gwendoline, qu'elle aimait comme la petite sœur qu'elle n'avait jamais eut. La vie commençait à reprendre son cours ; elle avait passés les derniers mois à jongler entre ses affaires magiques et personnelles. Aussi égoïste et étrange que cela puisse paraître, elle avait commencé à s'éloigner de la Blanche Confrérie, emmenant Gwendoline avec elle. Elle craignait qu'une des membres de la Confrérie ne corrompe Gwendoline, la rende comme Prudence. C'était horrible. Elle commençait à se méfier de la seule personne qui s'était occupée d'elle depuis la mort de Lawrence. Mais c'était quelque chose contre quoi elle ne pouvait pas lutter, elle s'en était aperçue à maintes reprises. Prudence l'effrayait. Si elle avait auparavant vue en elle une personne sur qui elle pouvait compter, elle en était venue à douter d'elle. Elle ne faisait partie de la Blanche Confrérie que depuis très peu de temps. C'était de elle dont les gens se méfiaient, pas de Prudence. La chose avait quelque chose de révoltant. Elle n'avait jamais rien fait à qui que ce soit, jamais !

    Ses pas la menèrent dans un endroit où elle ne souhaitait pas vraiment aller, mais la chose était nécessaire. Si le QG de la Confrérie possédant un accès au net, ce dont la plupart ne se doutait même pas, visiblement, Sunlight souhaitait pouvoir effectuer ses petites recherches en paix. La plupart des gens ne se doutait pas du monde magique, ignorait tout des vampires et des sorciers. Mais une très petite partie de la population mondiale savait, elle, et elle ne se gênait pas pour expliquer ce qu'elle avait découvert aux initiés. Il suffisait de chercher au bon endroit. Sunlight s'installa devant un poste libre et figea devant la page blanche du moteur de recherche. Ce n'était pas une bonne idée. Elle aurait dut laisser Liliane Gray en paix et oublier ce qu'elle avait fait à la recrue. Mais elle en était incapable. Elle tapa le nom d'une princesse de Disney, puis sélectionna le troisième entrée, descendit tout en bas de la page et cliqua à deux reprises sur le dessin d'un lapin rose. Oui, vraiment, il fallait connaître le chemin pour tomber sur la bonne chose. Et effectivement, c'était une bonne chose. Une liste des caractéristiques des vampires. Bien sûr, elle connaissait tout ça, et la Bibliothèque de la Blanche Confrérie disposait d'un large éventail d'informations sur le sujet. Elle se sentait stupide. Comme toujours. La solitude était préférable à tout.

    Sunlight ferma brusquement la page quand une silhouette s'arrêta derrière elle. Elle releva la tête, s'attendant à voir un visage interloqué surpris par ce qu'elle était en train de lire. Et elle eut la surprise de reconnaître le visage qui lui souriait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: Petite Discussion entre Amies   Mar 23 Mar - 15:54

Je marchais tranquillement dans les rues quand j’eus subitement l’envie de faire quelque chose de bien aujourd’hui. Bon, c’était un peu précipité, mais cela me mit de bonne humeur. Il était vrai que je m’étais levée de très mauvais poil le matin même et ce parce que je m’étais couchée très tard la veille après avoir vécu une journée harassante au boulot. Je devais avoir l’air d’une furie quand j’étais sortie dans ma rue précipitamment en criant contre la porte de mon immeuble qui commençait à se faire très, très vieille, car un bon nombre de passants avaient fait les gros yeux, tandis que l’autre partie se mettait à accélérer pour ne pas avoir à subir ma mauvaise humeur. Je décidais de visiter une autre partie de la ville pour une fois, et, plutôt que de me diriger vers le Sud ou se trouvait le parc, je partis vers l’Est, bien que je ne savais pas ce que je pourrai y trouver, ni même si je pouvais y faire de mauvaises rencontres. En même temps que je flânais, je pensais à ce que je pourrais faire d’intéressant. Il me fallait faire quelque chose d’inhabituel, quelque chose qui ne me plaisait vraiment pas. La première idée qui me vint, fut de me rendre au Cybercafé. Mais, je réalisai que cette idée était impossible. Me retrouver, moi, entourée d’une dizaine d’ordinateurs en marche et de grands costaux qui tapaient sur des touches à une vitesse extraordinaire, c’était purement et simplement impossible ! Je dirigeai cependant vers cet endroit, que je voyais grâce à l’énorme néon jaune qui le surplombait. Longtemps, devant la porte, j’hésitai. Je n’avais aucune envie de rentrer, et je décidais d’attendre un peu, voir si je pouvais supporter d’y aller. Je me demandai même ce que j’allais pouvoir y faire. Je ne connaissais personne qui aimait tellement cette nouvelle technologie, mais il était vrai que, depuis quelques temps, j’avais rencontré certaines personnes dont je ne savait relativement rien de leur vie, qui aurait pu s’y trouver. Je fus prise d’une intense réflexion, et je pris part de m’asseoir sur une marche d’escalier qui se trouvait à proximité. En même temps, je regardais le ciel clair. Pas de nuages en vue, il faisait beau, et, pour une fois, il faisait chaud. J’avais tout de même pris mes précautions : dans mon sac à main –qui n’était plus vraiment un sac à main vu qu’il devait mesurer au moins la taille de mon bras et peser aussi lourd qu’une dizaine de livres- j’avais réussit à fourrer une petite veste si le temps venait à refroidir. Le soleil ne tapait pas encore très fort, on n’était à une heure avancée de l’après midi, mais il suffisait pour permettre aux femmes de se balader en t-shirt à manches courtes et en jupes légères, et aux hommes des chemises largement ouvertes. J’évitais d’ailleurs de regarder ces messieurs et je m’intéressais plus particulièrement aux femmes.

Je n’étais pas spécialement un garçon manqué, mais je détestait porter des robes, et ce depuis ma tendre enfance. Petite, je courrais par les chemins vêtue d’un jean qui avait appartenu à un très lointain cousin parce que ma mère ne voulait jamais sortir de la maison pour m’acheter des vêtements convenables, et d’un t-shirt un peu trop grand pour moi. A partir de l’adolescence, je commençais à pouvoir m’offrir des affaires moi-même, et ma garde robe avait changé largement. Plus vieille, vers mes 20 ans, je reprenais mes anciennes habitudes, et je portais des jeans tous les jours. Lors de ma période rose, c'est-à-dire le temps ou je sortais avec Alexis, je prenais souvent des affaires assez courtes pour lui en faire profiter. Mais depuis quelques temps, je commençais à avoir plutôt froid, et je me couvrais bien plus. Le fait de voir ses femmes marcher avec plaisir dans cette rue bombée de monde, je redressais mes épaules et me relevait. Quelques saluts plus tard, je m’achetais une double glace chocolat banane à un vendeur particulièrement mignon qui me fit un clin d’œil plein de sous entendus. Comme j’avais décidé d’être gentille aujourd’hui, je décidai de lui renvoyer un sourire mais je parti avant qu’il n’ait eu le temps de me demander mon numéro de portable. Je léchais ma glace en même temps que je marchais et je revins imperceptiblement devant la devanture du Cybercafé. Curieuse, je jetais un regard à l’intérieur quand une chevelure blonde me tapa dans l’œil. Je restais immobile quelques minutes, essayant de savoir si je ne m’étais pas trompée de personne et, hésitante, je commençais à ouvrir la porte du bar. Mais je sentais que je ne pourrais aller plus loin, et je revins sur mes pas. Néanmoins, le fait de savoir que je connaissais une personne dans cet endroit me soulagea, et me donnait une bonne raison pour jeter un petit coup d’œil à l’intérieur. Je me mordis la lèvre, me gratta la tête, puis, prenant une grande inspiration, je fonçais sur la porte, l’ouvrait, et entrait dans l’obscur habitacle.

Aussitôt, la puanteur de lieu me prit au nez. Contrairement à l’extérieur, aucune odeur de fleur ne se faisait sentir, et je me demandais comment certaines personnes pouvaient y rester tellement de temps. Il faisait également très sombre, car seules deux fenêtres permettaient d’éclairer la pièce. Je toussait deux ou trois fois avant de jeter un regard circulaire à la salle. Repérant mes cheveux blonds, je me dirigeai vers eux, quand leur détentrice se tourna vers un point pas très loin de moi avec un regard méfiant comme si elle cherchait à ce que personne ne voie ce qu’elle faisait. Mon sourire s’éclaira. Non, vraiment, je ne m’étais pas trompée. Je me dirigeai vers la jeune demoiselle qui venait d’arriver sur une page, qui de loin paraissait rose et me postait derrière elle. Je n’eus pas le temps de lire qu’elle se détourna encore une fois, et cette fois là, me regardant. Je restait debout quelques secondes souriant bêtement en la voyant surprise, puis je la saluait de bon cœur. Elle avait retiré précipitamment la page sur laquelle elle avait atterri, mais je cru la voir se détendre quand elle vit que ce n’était autre que moi la personne qui l’avait dérangé.

L - Bonjour à toi, ô Camarde ! fis-je d’un ton gaillard.

Je sentis deux trois regards se tourner vers moi. J’avais l’air vraiment débile de parler comme ça. Je réalisais soudain que je tenais encore mon cornet de glace à la main. La boule chocolat avait commencé à fondre à cause de la chaleur du lieu, et je dû la jeter dans la poubelle la plus proche, qui n’était autre que celle qui se trouvait à coté du poste de ma compagne. Et voilà, le fait de rentre dans un cybercafé ne me réussissait vraiment pas, je commençais même à devenir étourdie ! Je m’assis sur une chaise qui s’était retrouvée libre après que je fusse arrivée, et je me tournais vers la blonde.

L - Bonnes nouvelles ? Lui demandais-je, curieuse de savoir ce qu’elle pouvait faire ici.

Elle n’avait vraiment pas la tête de la jeune fille qui passait son temps à surfer sur Internet, ma question était toute bienvenue. En attendant sa réponse, je me mis à tortiller une mèche de cheveux entre mes doigts et je regardais ce qui se passait dans la salle. Comme je l’avais déjà remarqué, un bon nombre de places étaient déjà occupées. Il y avait là seulement deux femmes habillées de noir et les yeux rivés sur des écrans, et le reste était composé d’hommes de tout âge. Le plus jeune devait avoir dans les quinze ans, mais la plupart avaient tout de même déjà passé l’âge des études. Beaucoup fumaient, mais d’autres étaient avachis sur leur clavier et regardaient avec délectation une vidéo d’une bataille qui opposaient deux personnages. Je n’avais pas assez d’expérience en matière de jeux de ce niveau là pour savoir en quoi cela consistait, et je détournais vite la tête avant que le combat ne devienne encore plus violent qu’il ne l’était déjà. Au fond de la salle, un jeune garçon, la vingtaine, écrivait très lentement quelque chose qui ressemblait à une lettre d’amour sur une page violacée, tout en évitant le regard d’un gros dur qui était assis juste à sa gauche et qui jetait de temps en temps un œil curieux sur la page de son voisin. Je souris : on voyait tout de même des choses bien étranges ici, que l’on interprétait peut être tous différemment. Je revins alors à ma camarade…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: Petite Discussion entre Amies   Jeu 15 Avr - 3:20

[ Désolée pour ce retard immense, ça ne se reproduira plus. Disons que durant quelques temps je ne savais vraiment pas comment répondre à ça. Désolée encore, et j'espère que ma réponse conviendra =) ]
Sunlight avait fait la connaissance de la jeune et enjouée Laurel Norman quelques semaines seulement après son arrivée à la Blanche Confrérie, alors qu'elle effectuait quelques petites missions pour le bien de l'organisation. Elle s'était mise à la recherche des Rois et de la Reine, que la Confrérie disait avoir aperçus dans le coin. De l'avis de la jeune sorcière, se lancer volontairement à la recherche de vampires aussi puissants n'était pas vraiment une bonne idée : vampires et sorciers avaient toujours évolués indépendamment les uns des autres et ce n'étaient tout de même pas maintenant qu'ils allaient commencer à se présenter les uns aux autres, non ? C'était donc en cherchant les Rois des États-Unis que Sunlight avait fait la connaissance de Laurel, jeune femme qui semblait un peu trop proche de l'un d'eux pour sa sécurité. Sunlight ne comprenait pas comment les vampires et les humains pouvaient entretenir une relation sérieuse : l'histoire entre la pauvre Laurel et le Roi Tristan n'était sans doute qu'une aventure, et elle se terminerait assurément par un bain de sang. S'étant prise d'affection pour la jeune femme et ses manies des plus étranges, ses farces bien à elle et son humour particulier, Sunlight était prête à tout - enfin, presque tout - pour que la pauvre ne se fasse pas tuer en bout de ligne.

Seulement, Sunlight n'avait jamais vraiment eut envie de révéler sa propre nature à Laurel. Elle le ferait peut-être un jour, qui sait. Laurel était peut-être au courant de l'existence des vampires, mais des sorciers ? Sunlight en doutait. Eh puis de toutes manières Sunlight avait constaté à maintes reprises que les humains étaient plus en sécurité quand ils baignaient dans l'ignorance. Après tout, tout les humains de la famille de Sunlight qui avaient été mis au courant de l'existence la magie étaient morts dans ces circonstances douteuses. Ainsi, quand elle vit Laurel arriver devant elle, Sunlight dut se trouver une excuse, et rapidement. Elle, aller sur des sites aussi hétéroclites que ça ? C'était stupide, voyons. D'ailleurs, il était inhabituel de la trouver ici. Elle savait tout ce qu'elle voulait savoir sur les vampires, après tout. Quand Laurel lui demanda comment elle allait, Sunlight répondit presque automatiquement.

    « Oh, ça va, ça va.» fit-elle le plus naturellement possible, et son imitation de jeune fille sans problèmes étaient plutôt réussies. « Je suis contente de te voir. » ajouta-t-elle, et après tout c'était vrai. Elle manquait cruellement d'amis non-au courant de son secret, parfois. Discuter un peu avec Laurel ne lui ferait pas de mal. « En fait, un de mes cousines de Philadelphie va se marier. Elle m'envoyait un e-mail pour me prévenir.» mentit-elle, après tout elle n'avait ni cousines, ni oncles ou tantes, ni quoi que ce soit. Il y avait bien la famille de sa grand-mère, le clan Carpenter, mais ils devaient la croire morte après toutes ces années. « Mais ce n'est pas important. Allez, parle-moi de toi. »

Et elle sourit. En comparaison avec les sorcières de la Blanche Confrérie, Laurel était une personne tellement agréable. Elle ne savait rien d'elle, et vice-versa. Laurel, elle, n'irait jamais la juger sur les rumeurs qui pouvaient courir sur elle dans la communauté magique. Elle n'irait jamais l'accuser de pratiquer la magie noire, d'être un enfant du diable ou encore d'avoir pactiser avec le démon pour posséder autant de pouvoir. Après tout, Sunlight avait-elle vraiment eut le choix ? Non. Bien sûr que non. Elle était née comme ça, et elle en voulait parfois à ses parents, à sa grand-mère Blackway, qui avait épousé un humain, scellé le destin de sa future petite-fille. Mais ils étaient morts, tous. Les trois premiers avaient périt le jour de sa naissance dans un accident de voiture, supposément. Et Lawrence était mort l'été dernier. Sa perte avait été si douloureuse que Sunlight ne s'en était pas encore remise. Elle le voyait en rêve, parfois, elle entendait sa voix dans sa tête, comme les voix de milier et de milier d'autres personnes n'étant pas encore passées de l'autre côté. Elle regarda un peu autour d'elle, comme pour se mettre à la recherche d'esprits qui pourraient hanter les lieux. Une fille. Une fille qui avait fait une overdose dans le parc qui bordait le café. En tendant le bras, Sunlight avait l'impression qu'elle aurait put la toucher. Un client qui échappa sa fourchette par terre la fit sursauter : elle était angoissée, ces-derniers temps.

Son regard se porta de nouveau sur Laurel et elle attendit, incertaine à savoir si la jeune femme était réellement heureuse ou si son bonheur n'était pas qu'une façade. Après tout, est-ce que son vampire la méritait ? Le Roi Tristan était marié à celle que Sunlight avait appris à considérer comme une folle après toutes les descriptions que lui en avaient fait Prudence et les autres filles. La Reine Eden, quand elle tomberait sur Laurel, ne serait sans doute pas tendre à son égard. Pauvre petite chose. Sunlight avait presque envie de pleurer, et le fait d'avoir repenser à Lawrence n'arrangeait rien.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



MessageSujet: Re: Petite Discussion entre Amies   Mer 28 Avr - 22:42

Le fait de voir quelqu’un qui me souriait d’un sourire franc me mettait du baume au cœur. J’avais appris à me méfier des menteurs et des lâches qui pensaient avoir une quelconque autorité sur moi. Au cours des années, et particulièrement des mois qui avaient suivi mon installation à Newton, j’avais appris à devenir plus forte. Mais je doutais encore pour moi. J’étais sure que ma vie se tenait entre les doigts d’immenses vampires. Même si mon amour pour Tristan restait intact, je n’avais aucune confiance en sa compagne, la femme qui régnait auprès de lui. Je ne connaissais pas son nom, quelles étaient ses particularités, et pourtant, je sentais une épée de Damoclès au dessus de moi, à chaque instant. Mais le fait de voir Sunlight, en même temps que cela me fasse le plus grand bien, me contrariait. Je lisais dans ses yeux de la peine et de la compassion. Et je savais ce que pensaient les gens quand ils me regardaient ainsi. « Pauvre créature, condamnée à la souffrance pour avoir cru pouvoir semer le doute dans le cœur d’un roi vampire… ». Je ne me sentais pas coupable vis-à-vis de cela. Pour moi, l’amour était symbolique, ce n’était pas un choix. Même si je ne connaissais pas le monde dans lequel il évoluait ainsi que les pensées de mon amant en ce qui concernait mon avenir, je ne le voyais pas me détruire. Non, ce ne serait jamais à cause de lui que je mourrais. Pourquoi tout le monde me voyait il victime ? Bien sur, il ne faisait aucun doute que je n’avais pas le pouvoir de faire grand-chose, je n’étais pas un vampire… ou un des leurs et c’est de là dont venait le problème. Pour moi, si tout le monde se cantonnait quelque part, séparé des autres, tout pouvait marcher normalement. Mais évidemment, je n’en voulais pas à Sun. Je savais que je pouvais compter sur elle et qu’elle ne me ferait pas de mal. Je détournais alors mes yeux de son visage, contemplant nos partenaires de jeu, ce qui se révéla nullement intéressant. Je me retournais vers mon amie lorsqu’elle me parla, me forçant à sourire pour dissiper l’angoisse qui m’envahissait. J’avais une question sur le bout de la langue, mais j’avais peur de lui poser. Pourquoi, d’ailleurs, connaîtrait-elle la réponse ? Je me contentais donc de lui répondre pour le moment.

L - Félicitation à elle, tous mes vœux de bonheurs ! Quant à moi…

Ah, le mariage, Qui n’en avait pas rêvé ? J’avais déjà réalisé que je pouvais m’unir à l’homme que j’aimais vraiment. Il y avait bien eu un potentiel mari dans ma vie, qu’il m’arrive encore de croiser parfois. J’avais sûrement, vraiment au fond de moi encore des sentiments pour lui. Et si Tristan ne restait que mon amant ? Y avait il une si grande différence entre les deux ?

L -Et bien moi, je viens, je vais… J’aime… Quoi de plus naturel au fond ? Pas de mariage en vue ni d’occasions particulières…

Il n’y avait aucune tristesse dans ma voix. J’avais appris tellement de choses depuis mon étrange rencontre. Une nouvelle fois, je comprenais que moi aussi je devais faire un choix : m’associer avec quelque créature pouvant me protéger, malgré mon attachement au roi, ou attendre justement qu’il se décide sur mon sort. Et encore une fois, je ne savais pas quoi faire. Ma raison me poussait à opter pour la première solution, tandis que mon cœur me conjurait de choisir cela avec celui avec qui j’entretenais une relation à long terme depuis mon arrivée. Petit cœur amoureux, j’arrivais à me plaindre moi-même… Et j’avais beau tournicoter mes pensées dans ma tête, je ne trouvais aucune solution à mon problème. C’est pour quoi je m’étais aventurée dans ce cybercafé : pour avoir des conseils d’une amie fidèle, qui m’avais déjà tant dit sur elle. Je n’étais pas sure qu’elle fut plus renseignée que moi sur les relations entre les êtres magiques. Après tout, c’était moi qui côtoyais de près les vampires ; Mais je ne pouvais demander à Tristan qui était les ennemis de son royaume. Nous avions beau nous aimer, cela aurait été un suicidé ! Il me fallait dont avancer en terrain neutre, et j‘osais enfin la question qui me brûlait les lèvres. Après tout, qu’avais je à perdre ? J’étais théoriquement au bord du gouffre.

L -Dis moi… Qui sont les pires ennemis des vampires ?

Elle trouverait peut être cela étrange, et puis de toute façon comment aurait elle pu le savoir ? Mais en tout cas, cela m’arrangeait bien. Au moins, je n’aurais pas à subir son regard embué pendant quelques minutes.


( Oui bon, désolé moi aussi un peu pour le retard, c'était les vacances... EN plus je n'ai pas fait un gros truc aujourd'hui, mais j'espère qu'il t'occupera quand même un petit moment. Je me rattraperais sur le prochain, car j'aurais plus de temps... )
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Petite Discussion entre Amies   

Revenir en haut Aller en bas
 

Petite Discussion entre Amies

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques de l'Ombre ::  :: Archives RP-