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 Ezeckiel ○ « live fast and die young »

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MessageSujet: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Ven 9 Avr - 2:44


Ezeckiel Amadeus Wenrich

544 ans ; Vampires ; Prince de Newton


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Music Playlist at MixPod.com



    VERITABLE NATURE
      ON SE CACHE TOUS DERRIERE UN MASQUE QUE SONT LES APPARENCES.


♦️ QUELLES SONT VOS HABITUDES ET OCCUPATIONS DIURNES ?
Aussi particulier que cela puisse paraître, notre Prince aime passer quelques heures à ne rien faire, vraiment. Dans ces moments, il congédie sa petite Cour personnelle, s'assoit quelque part et réfléchit, tout simplement. À sa vie, à ce qu'il a put accomplir et à la manière dont il pourrait essayer de rendre sa damnation encore plus intéressante. Plusieurs le diront fous et le craindront encore plus : seulement, parfois, le Prince se sent obligé de couper un peu avec la réalité. Voir ces gens, vampires, humains ou encore sorciers pour certains, lui devient alors insupportable. Ses amis diront que c'est l'âge, la « crise des 550 ans », et ses ennemis clameront sa folie à travers l'état entier. Être seul n'a jamais posé de problèmes au Prince, il préfère d'ailleurs la solitude à la foule dense et compact de sujets qui se masse devant lui à toute heure de la nuit. Dans sa solitude, il lui arrive parfois de relire ses notes du passé, les récits d'évènements historiques écrit de sa main ou de celle d'un autre. Il lit énormément, pas toujours des choses auxquelles un homme censé serait supposé s'intéresser. Dans de rares moments, il lui arrive d'aller se promener dans la forêt qui borde le palais qu'il habite, à la recherche d'apparitions hypothétiques qui lui révélerait la vérité sur le sens de la vie. Bien évidemment, il ne s'attend pas réellement à les trouver. La plupart du temps, lorsqu'il n'est pas déprimé, il arrive de le trouver au centre-ville de Newton, la nuit, en compagnie de sa proie du jour. Si lui est toujours gentiment rentré avant l'aube, elle ne survit généralement pas à la nuit, du moins, elle n'en garde aucun souvenir. Et bien sûr, depuis que ses Rois et sa Reine sont venus s'installer sans sa ville, il veille à la bonne entente de tout ce petit monde. Une révolte comme il en a déjà connue n'est pas à souhaiter, pour lui comme pour les misérables qui les attaqueraient.
♦️ QUELLES SONT VOS PRINCIPAUX TRAITS DE CARACTERE ?
Le Prince est quelqu'un d'exigeant. Les seules personnes auxquelles il accorde son attention ont cette brillante capacité, celle de friser la perfection. Les êtres parfaits n'existent peut-être pas pour les simples humains, mais aux yeux du Prince, si. Un des choses qu'il ne pardonne pas - et encore le mot est faible - est la médiocrité. Un être médiocre est pour lui sans intérêt. Il acquis cette étrange réputation parmi les Princes du pays, celle d'accepter un vampire sur son territoire tout d'abord à son niveau de répartie et d'intelligence. Selon le Prince, les choses minables n'ont pas lieu d'être. Même les êtres humains sont au-dessus de la médiocrité : la ligne est cependant très faible entre la perfection et l'erreur de la nature. Il y a trois choses que le Prince considère depuis toujours comme étant médiocre. D'abord, il y a la versatilité. Quand le Prince prend le parti de quelqu'un, ce qui n'arrive que très rarement étant donné la position de neutralité qu'il se doit de conserver, il le garde. Quelqu'un qui cherchera constamment à se placer du côté du plus fort s'attirera sans doute rapidement ses foudres. La chose chose a inspirer son dégoût est la stupidité : à ses yeux, les gens stupides ne valent rien et il est tout à fait inutile de s'intéresser à eux. Dans le même ordre d'idée, le Prince passe plusieurs heures de ses temps livres à se cultiver. Apprendre de nouvelles choses a toujours été pour lui quelque chose d'essentiel : ses conseillers, amis et gardes partagent pour la plupart cette qualité. Vient en troisième position la naïveté des êtres vivants, comme morts. Bien qu'il ait toujours été d'un naturel romantique, préférant voir les belles choses aux mauvaises, le Prince ne tolère ni la naïveté chez ses sujets, ni le rêve inutile. Il ne se fait pas d'illusions et a apprit depuis longtemps à baser ses projets sur sa propre personne. Il n'accorde que difficilement sa confiance aux autres, et, quand il le fait, c'est généralement pour assouvir sa curiosité.
♦️ CE QUI FAIT DE VOUS QUELQU'UN DE DIFFERENT :
Quelqu'un de différent ? Mais le Prince et le Prince, tout simplement ! Bien qu'il existe à ce jour des milliers de vampires partout à travers le monde, le Prince, de même que tout les membres de la Royauté et la Noblesse, dispose d'une certaine influence sur son entourage, influence qu'il ne néglige pas, d'ailleurs. Le Prince sait qu'il est quelqu'un de privilégier parmi la société, et il aime ça. Bien qu'il ait toujours été quelqu'un de particulier de part sa grande curiosité et ses connaissances générales plutôt impressionnantes sur tout et n'importe quoi, c'est sa transformation en vampire qui a scellé son destin. Sans doute son Sire n'avait-il pas prévu tout ce dont il serait capable. Le Prince possède le don de Présence : il arrive naturellement à rendre les gens alentour enclins à sa cause, il arrive même à manipuler les émotions de ses ennemis ( et de ses amis, parfois ), comme les fils d'une marionnette. Mais son don le plus interessant est sans doute celui d'Appel : d'une simple pensée, il peut signifier à la personne de son choix qu'il a besoin de son aide, par un étrange signal mental, une impression. Dans d'autres cas, et généralement chez les personnes faibles, il arrive qu'elles soient tout simplement obligées de marcher dans sa direction, où qu'elles soient. Mais une des plus grandes forces d'Ezechiel repose sûrement dans son statut de Prince : la plupart des gens n'oseront pas l'attaquer, et l'autre minorité, si elle a le dessus dans un premier temps, finira tôt ou tard par payer.


Dernière édition par Ezeckiel A. Wenrich le Dim 11 Avr - 1:30, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Ven 9 Avr - 2:44

    PARTIE UN
    PARCE QUE NOUS AVONS TOUS ÉTÉ HUMAINS UN MOMENT OU UN AUTRE ;

Citation :
Mon enfant ! Mon enfant ! Les horribles gouvernantes de Sir Thomas m'ont enlevé mon enfant ! Je n'ai même pas put le prendre dans mes bras, j'ignore même s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon. Elles disent que ma santé est fragile, que je devrai garder la chambre et que je ne pourrai pas donner naissance à de nouveaux enfants avant longtemps. Mais non ! Non ! Je n'ai que 16 ans, je ne peux passer ma vie dans ce manoir froid et vide. Je veux rentrer à la maison. Je veux que mes parents viennent m'enlever de ce duché de malheur !

Extrait du Journal Intime de Jane Vincerrow de Wenrich. Le 8 janvier 1458.
Les Vincerrow étaient des gens biens. Des gens riches qui vivaient dans l'oppulence que confère l'appartenance à la noblesse. Ils possédaient des actions en bourse, contrôlaient de petites entreprises locales et de grands empires. De père en fils, les Vincerrow étaient devenus des gens crains et respectés de la société. Leur plus grand malheur était survenu il y a maintenant seize ans. Il était venu sous la forme d'une presque fausse-couche, la naissance de cette fille qui allait devenir leur unique enfant. Jane. Elle était peut-être gentille, aimable, polie et bien élevée, mais elle était une fille, et, chez les Vincerrow comme chez tout le monde à l'époque, « fille » était un mot qui évoquait autant le pouvoir et la renommée que « chaise » ou « ruisseau ». Mais quant à n'avoir qu'une seule fille à marier, autant bien le faire. C'est pourquoi, quand leur jeune fille était âgée de 12 ans à peine, les Vincerrow conclurent une alliance de mariage avec le Duc de Wenrich, Sir Thomas, qui avait alors près de 30 ans. C'était un mariage arrangé comme tout les autres, mais Jane n'était pas prête. Elle préférait lire et jouer dans sa chambre plutôt que de faire d'autres choses dans la chambre d'un autre. Car si une chose avait bien été claire pour elle quand elle était arrivée chez le Duc de Wenrich, c'était qu'elle ne serait jamais la Duchesse, mais bien la femme du Duc. Celle à qui on donnait tout par simple caprice, pour empêcher qu'elle ne fasse des crises ou quoi que ce soit d'autre. Les domestiques du Duc la considéraient comme une étrangère, et c'est sans doute ceci qui contribua le plus à son isolement. Le jour où le duc décida, peu avant son seizième anniversaire, qu'il était temps pour sa femme et lui de concevoir un héritier, fut certainement un de plus horribles de son existence. Car elle, elle n'était pas prête, elle ne le dirait jamais suffisament. Mais pour le Duc, cela n'avait pas d'importance. Elle tomba enceinte, donc, et, malgré ses supplications, les domestiques du Duc ne l'aidèrent pas à se débarasser de l'enfant. Le jour où le Duc apprit qu'elle avait tenter d'avorter de leur enfant fut sans contredis le plus horrible.

Citation :
Sir Thomas m'a permis de le voir, et même de le tenir contre mon sein. C'est un garçon, qu'il a nommé Avery en l'honneur d'un de ses ancêtres. Avery. Avery. Avery. Je suis si heureuse ! La présence de ce tout petit être dans mes bras m'emplit de joie. Tant qu'il sera là, rien ne pourra m'arriver de mal.

Extrait du Journal Intime de Jane Vincerrow de Wenrich. Le 16 janvier 1458.
Sir Thomas et Lady Jane n'eurent pas d'autres enfants avant l'été 1464. Leur second fils, Perceval, fit peut-être plus le bonheur de la jeune mère que de Sir Thomas, qui, maintenant qu'il avait un héritier viable et en santé, souhaitait avoir une fille à marier. Après tout, il ne possédait qu'un seul titre, celui de Duc de Wenrich, et il ne le donnerait qu'à son fils aîné. Perceval ne servirait absolument à rien. De même que ce troisième fils. Thomas avait hurlé si fort quand il avait apprit que sa troisième progéniture était un garçon, encore, que Jane avait éclaté en sanglots, craignant qu'il ne fasse du mal au bébé. Sir Thomas voulait une fille, une fille ! Une fille, qu'il pourrait marier au très jeune fils du Comte de Bailey, son cousin. C'était si compliqué que ça ? Il ne savait pas. Jane ne savait pas. Tout ce qu'ils savaient tout deux, c'était que ce troisième fils que Jane tenait dans ses bras s'appelerait Ezeckiel, comme le précédent Duc de Wenrich. La suite était sombre et pleine de mystères.

Les années passèrent ensuite sans vraiment d'encombres. Sir Thomas et Lady Jane prirent la décision commune de ne plus avoir d'enfants, du moins pour le moment. Lui ne souhaitait en rien en rien se riddiculiser encore plus en devant faire faux bond au Comte de Bailey, et elle s'isolait de plus en plus. Le mépris que les domestiques avaient envers sa personne était devenu si grand et si violent que, plusieurs fois, ses femmes de chambre avaient versées d'étranges substances dans son thé. Il y avait de l'arsenic sur ses draps, sur ses oreilles, sur sa brosse à cheveux. Jane était en train de devenir complètement folle.

Citation :
Avery est mort. J'ai à peine la force d'écrire. Il est sortit à cheval et il n'est pas revenu. Sir Thomas a envoyé les gardiens à sa recherche et ils l'ont trouvé, sur le petit sentier de terre qui borde l'entrée du manoir. Les gendarmes pensent que son cheval a dut voir quelque chose, qu'il l'a éjecté de sa selle et l'a piétiné. Mon enfant est mort. Mon enfant est mort. Mon enfant est...

Extrait du Journal Intime de Jane Vincerrow de Wenrich. Le 15 avril 1474.
Le moyen que trouvèrent Sir Thomas et Lady Jane pour se remettre de la mort violente et soudaine de leur premier enfant fut, justement, la conception de plusieurs autres héritiers. Vint au monde tout d'abord le petit Robert, au terme d'une grossesse difficile qui avait plusieurs fois faillit se solder par une fausse-couche. Peut-être sa mort, quelques jours plus tard, fut-elle dut à la santé fragile de sa mère ou au blocage psychologique que faisait son père concernant le fait qu'il n'ait eut de quatre fils en quinze ans, alors que lui désirait une fille. Mais de toute manière, le fils du Comte de Bailey - qui entre-temps était lui-même devenu Comte de Bailey, d'ailleurs, de par la mort de son père - c'était marié l'été précédent avec la fille du Duc de Warlock, le vieux rival de Wenrich. Il avait perdu une excellente occasion de se faire valoir aux yeux de la noblesse, et il ne le savait que trop bien. Aussi, quand Jane lui annonça une autre grossesse, quelques mois plus tard, il resta mitigé. La naissance de sa fille morte-née fut un coup dur pour Sir Thomas.

Ezeckiel avait alors 8 ans. La mort de son frère Avery ne l'avait pas réellement affecté, car les deux jeunes garçons avaient été élevés par différentes nourrices et placés dans des écoles bien trop éloignées les unes des autres pour qu'ils aient l'occasion de se croiser, les rares jours des mois d'été où ils quittaient le pensionnat pour rentrer chez eux, retrouvant chaque fois leurs parents dans un été pire que l'été précédent. Devant l'incapacité de Jane à produire des enfants viables ou encore des filles, le Duc de Wenrich avait prit une maîtresse, et il passait maintenant la plus grande majorité de son temps en sa compagnie, négigeant sa femme, sa famille et même ses affaires. Maintenant, le jeune Comte de Bailey le méprisait, et, quand finalement Jane donna naissance à la jeune Rose, la fille tant désirée du couple, il se déplaça en personne pour être bien certain de ne pas s'être fait avoir. Il semblait si amusé par le soulagement stupide Sir Thomas qu'il promit de marier celle qu'il aurait dut lui-même épouser, si elle avait été née, à son propre fils, du moins s'il en avait un.

Par la suite, la santé de Lady Jane commença à se dégrader de la manière la plus dramatique qui soit. La pauvre femme avait epine à soulever des objets aussi légers que des plumes, elle ne pouvait plus marcher et était constamment prise de douleurs à la tête, au ventre, ou encore de délires fiévreux qui lui faisaient dire des choses horribles, qu'elle hurlait dans la nuit, comme une démente. Un jour, elle s'enferma dans sa chambre et refusa d'en sortir. Pour converser avec elle, il fallait impérativement se rendre sur le balcon du petit salon, qui faisait face à celui de sa chambre. Elle était devenue complètement folle.

Citation :
Moi, John Abelforth Sidgrove, retranscrit ici le Journal de Lady Jane Vincerrow de Wenrich, selon ses propres volontés, la Lady s'avérant incapable dans l'immédiait d'accomplir elle-même cette noble tâche. Puisse-t-elle bientôt recouvrer un état de santé lui permettant d'écrire, et non de dicter.

Le matin du 23 décembre 1484, date à laquelle commence ma contribution à cet ouvrage, Lady Jane affirma éprouver des douleurs au ventre. Les médecins du Duc ayant récemment annoncé qu'elle était désormais incapable de concevoir, la possibilité d'une grossesse tardive a été écartée. Sur ordre de Sir Thomas, Lady Jane fut conduite à sa chambre, où elle se trouve à présent.

Les premières paroles de Lady Jane sont pour ses deux fils, Perceval et Ezeckiel, respectivement âgés de 20 ans 18 ans, et pour sa jeune fille, Miss Rose, âgée de 10 ans. Le présent ouvrage ne tenant pas lieu de papier testamentaire mais bien de lettre exprimant de passables dernières volontés, Lady Jane s'exprime ainsi : '' Si un malheur devait m'arriver alors que mes enfants sont tous en état de s'occuper d'eux-mêmes, ma fortune personnelle leur serait alors partagée. Le banquier, Lord Ellington, connaît mes dernières volontés concernant le cas d'un décès trop précoce. ''

Extrait du Journal Instime de Jane Vincerrow de Wenrich. Rédigé par John A. Sidgrove. Le 23 décembre 1484.
Lady Jane mourut le 1er janvier de l'année suivante. Elle avait alors 43. Près de trente ans avaient passées depuis qu'elle avait secrètement formulé le souhait de quitter le duché de Wenrich, mais personne n'était venue la chercher. Elle avait trouvé un refuge dans la mort, bien que, comme le disait le médecin, ce matin-là, elle ne s'était pas suicidée. Elle aurait été trop faible pour le faire, d'ailleurs. Elle avait été prise de violentes fièvres la nuit de la nouvelle année, et, au matin, ses femmes de chambre, toujours aussi méprisantes à son égard, la trouvèrent inanimée dans ses draps, souillés. Elles rirent d'abord, avant de comprendre, quand l'une d'elle prit le bras de la Lady pour la réveiller, qu'elle était réellement morte. Leurs cris stridents avaient alerté le Duc, le vieux Sir Thomas qui, à l'aube de ses 60 ans, marchait avec difficulté, s'aidant d'une canne et parfois tout simplement d'un domestique. Il avait prit du ventre, beaucoup de ventre, et, tout comme la Jane de 43 ans qui dormait à jamais dans la couche qu'avait jadis occupée la Jane de 16 ans, le Duc était méconnaissable. Sa réaction était à mi-chemin entre l'indifférence partielle et l'indifférence totale. Il n'aimait plus sa femme depuis des années, lui préférant sa maîtresse, et maintenant qu'elle était morte il pourrait non seulement épouser cette dernière mais de plus il était libéré du fardeau que sont les personnes folles et malades. En moins de quelques jours, la nouvelle avait fait le tour du Duché, et, le 4 janvier, les funérailles furent célébrées. Ce fut une cérémonie extrêmement sobre, pour une Duchesse.

Sir Thomas mourut d'une crise cardiaque six mois plus tard, sans doute avant d'avoir eut le temps de dire à ses fils tout ce qu'il aurait voulut qu'ils sachent. Pour l'occasion, la petite Rose fut sortie du pensionnat où on l'avait exilée. Elle put assister aux funérailles de son paternel, bien plus magnifiques que celle de sa génitrice. Et le temps passa.

Citation :
Sir Perceval, Duc de Wenrich,
Le décès de votre père m'affecte énormément. Je suis profondément désolé de ne pas avoir put me déplacer pour assister aux obsèques. Nos deux familles sont liées par des histoires passées et un destin commun, Sir, aussi je vous demande aujourd'hui d'accorder la main de votre jeune soeur Rose à mon fils, Braham Bailey, qui héritera de mon titre à ma mort. La jeune Rose étant placée sous votre tutelle commune, à vous et à Lord Ezeckiel, je vous prie de réfléchir à ma demande et de m'envoyer une réponse dans les plus brefs délais.

Avec l'assurance de mes sentiments les plus distingués,
Marshall Bailey, Comte de Bailey.

Lettre envoyée le 10 juillet 1485.
Contrairement à ce que le Comte de Bailey aurait put souhaiter, Perceval n'informa pas tout de suite son frère des projets de mariage qu'il avait pour leur jeune soeur, maintenant âgée de 11 ans. Exactement comme leur mère avant elle, Rose fut envoyée chez les Bailey quand elle avait environ 12 ans, quittant la chaleur du manoir familial et les territoires connus pour s'aventurer là où elle n'avait jamais voulut aller. Petite, elle se voyait plutôt épouser le Prince de Galles plutôt que Braham Bailey. Elle ne le connaissait que de vue, ils avaient le même âge. Rose avait toujours été une enfant très calme et, à son arrivée au château de Bailey, la Comtesse de Bailey se prit d'affection pour elle. Pendant que Rose prenait ses aises chez les Bailey, Perceval et Ezeckiel se disputaient les parts du duché de leur père. Si le titre revenait légalement au premier de par son statut d'aîné et le fait que le tout eut figuré parmi les dernières volontés de leur vénérable père, les notaires du duché ainsi que les gens en général auraient préféré voir Ezeckiel à ce poste. Il avait 20 ans, était un des parti les plus enviés de toute la région, contrairement à son frère qui, de par sa rudesse et ses tendances à la boisson, c'était fait la plus mauvaise réputation qui soit.

Allez savoir comment, il épousa un jour la fille aînée du Marquis de Grandford. Ce fut un mariage d'alliances - comme tout les mariages en général - sans amour véritable. D'ailleurs, Isadora, c'est ainsi qu'elle s'appelait, ne prenait pas vraiment son mariage au sérieux. Elle n'avait que 16 ans et, quand elle était arrivée chez les Wenrich, son attention avait davantage été attirée par Ezeckiel que par son mari, Perceval, celui pour qui elle avait été envoyée. Ce furent des années de folies et de manque total de sérieux : tandis que Perceval dépérissait et que Rose grandissait, Ezeckiel s'amusait avec sa belle-soeur sans vraiment penser aux conséquences que pourrait avoir leur liaison si jamais elle venait à être découverte. Aimer la femme de son frère ? La toucher ? C'était blasphême. Poser le regard sur elle était même une chose à éviter.

Trois ans durent passer, quatre, peut-être. Puis il se passa quelque chose qui vient freiner de manière définitive les années folles de la famille Wenrich. C'était une nuit d'été, en 1490. La famille Bailey, avec son alliance avec les Wenrich et les Warlock, était devenue une puissance régionale qu'il ne fallait pas négliger. Ils avaient les appuis du Marquis de Grandford et de plusieurs autres têtes dirigeantes du coin, ce qui leur vallut, cette nuit-là, d'être qualifiés, ne serait-ce qu'une fois, de menace à la richesse d'un certain groupe de personne. Des miliciens, pour la plupart, et quelques nobles. Ce fut une attaque surprise. Des paysans, des soldats, avec des torches, des fourches et des épées. En moins d'une heure, la propriété des Bailey avait été saccagée. Le château, les écuries, le moulin et la petite chapelle qui bordait la propriété avaient été brûlés. Dans leur tentative de fuite, le Comte de Bailey, sa mère, son épouse et son jeune fils s'était heurtés à la foule enragée. Ils avaient été poignardés, massacrés.

Citation :
Au Duc de Wenrich, Sir Perceval Wenrich, et au Lord Ezeckiel Wenrich.
Mes biens chers amis, j'ignore si la nouvelle vous est déjà parvenue. Il y a moins de deux jours, le château du Comté de Bailey a été assiégé. La famille a été tuée. Je crois me souvenir que votre jeune soeur avait épousé le fils du Comte : que son âme repose en paix.
Je ne peux que vous conseiller de faire attention, mes amis. Il en va non seulement de vote intérêt, mais également de celui de ma fille.

Veuillez acceptez mes sincères condoléances,
Edward Grandford, Marquis de Grandford.

Lettre envoyée le 28 juin 1490.
Rose avait disparue. C'était la première chose qu'avaient établit les gendarmes après que tout les accusés du massacre eussent juré que la jeune fille ne se trouvait pas avec la famille Bailey quand ils les avaient tués. On avait recherchée l'adolescente partout à travers la région, demandant au moindre passant, cherchant dans les vieilles bâtisses, un endroit où elle aurait put se réfugier du massacre. Au bout d'une semaine, peut-être, les choses se calmèrent. Mais, bien sûr, cette paisibilité ne dura pas longtemps. Peu de temps après le massacre de l'été 1490 arriva Iseult Vincerrow. Cousine germaine des Wenrich de par leur mère, elle avait 15 ans et, selon ses propres dire, elle avait besoin d'un mari. Elle avait été envoyée dans le coin par ses parents. Bien que les Wenrich et les Vincerrow eut été cousins, ils ne se parlaient pas vraiment, quand il épousa Iseult, trois semaines plus tard, Ezeckiel avait l'impression de se marier avec une étrangère. Sa relation avec la femme de son frère prit fin à peu près à ce moment-là, de même que sa propre vie, d'ailleurs.

C'était à l'hiver 1490, quelques mois seulement après son mariage. Les choses à l'intérieur du manoir Wenrich était devenues tout à fait insupportables : d'un côté, Perceval se plaignait de ne pas encore avoir d'héritier, son union avec Isadora étant demeurée stérile. Et il y avait Iseult. Ce qui avait d'abord ressemblé à un petit mariage tranquille semblait être devenue une alliance de pouvoir, une lutte pour la puissance : on aurait dit que, d'un simple claquement de doigt, Ezeckiel aurait put se retrouver sur le trône d'Angleterre, et qu'il était de son devoir de faire d'Iseult la reine. Contrairement à ce qu'il avait d'abord pensé, il n'apprendrait pas à l'aimer comme une amie. Il ne l'aimait tout simplement pas, du moins pas comme il avait aimé Isadora.

L'hiver 1490 fut presque aussi dur pour les Wenrich que l'avait été l'été de la même année pour le clan Bailey. Après une énième dispute avec sa femme, Perceval s'en prit à son frère. Isadora s'interposa ensuite entre les deux hommes, suivie d'Iseult et même de quelques domestiques frustrés qui passaient par là. Le coup que Perceval porta à son frère atteignit plutôt Isadora qui, dans sa chute, se cogna violemment la tête en plein là où il fallait. Voyant qu'elle ne se relevait pas et qu'elle ne le ferait tout simplement jamais, Ezeckiel empoigna son frère à la gorge et le plaqua contre le mur. Il y eut un moment, un silence. Les larmes ruisselaient sur les joues du Duc de Wenrich et sur celles de son frère. Ils venaient de passer une limite qui jamais ne pourrait être revue. Ezeckiel tourna la tête et vit Iseult, la tête d'Isadora posée sur les genoux, qui tentait d'éponger le sang qui s'écoulait de sa plaie mortelle. C'était simple. Il fallait partir.

Citation :
Au Lord William O. Ellington, notaire de son état.
Cher Mr. Ellington, comme vous le savez sûrement déjà de part votre efficacité, ma jeune épouse et moi avons investi dans une propriété au nord du Duché de Cornouailles. C'est désormais à cette adresse que nous habiterons. Veuillez également avoir l'obligeance de séparer mes avoirs de ceux de ma famille.

Avec mes salutations distinguées, Ezeckiel Amadeus Wenrich.

Lettre envoyée le 24 décembre 1490.
Étonamment, sa relation avec Iseult s'améliora énormément après leur départ du duché de Wenrich, ils devinrent même amants. Durant les quelques jours qui séparaient encore Ezeckiel de l'immortalité, Iseult s'avéra une personne d'un secours énorme. Le 31 décembre 1490, vers 23h00, ils se trouvaient tout les deux là, ensemble, à quelques mètres à peine des ruines noircies du château de Bailey. Pourquoi étaient-ils venus ici ? Pour voir, sans doute. Ils n'avaient pas put constater l'étendue des dégâts avant. Rien qu'en regardant ces tours effondrées et ce portail brisé, cependant, Ezeckiel pouvait avoir la certitude que Rose était toujours vivante. Iseult tressaillit brusquement à ses côtés, elle poussa un hurlement strident et s'écroula. Il aurait regardé à ses pieds qu'il aurait vut un homme d'un certain âge la vider de son sang. Mais il était plutôt occupée à lutter contre la chose qui venait de l'attaquer par derrière. La dernière chose qu'il fut fut la croix scintilante de la chapelle des Bailey, qui avait miraculeusement tenue le coup. Puis, des dents pointues s'enfoncèrent dans son cou et il s'écroula à son tour.




Dernière édition par Ezeckiel A. Wenrich le Lun 12 Avr - 2:32, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Ven 9 Avr - 2:44

    PARTIE DEUX
    PARCE QUE NOUS SOMMES DEVENUS VAMPIRES ET AVONS CONQUÉRIT LE MONDE ;

Ezeckiel ouvrit ensuite les yeux sur un décor qui n'avait rien de vraiment rassurant. Les ruines du domaine des Bailey. Il était surpris, effrayé, même. Il avait crut quelques heures plus tôt que la mort était venue à sa rencontre, de même qu'à celle d'Iseult. Iseult. Où était-elle ? Il tenta de bouger, mais quelque chose le maintenant fermement, quelque chose qui se trouvait au-dessus de lui. Ezeckiel eut un sursaut en s'apercevant qu'un bras puissant était placé en travers de son visage. S'il ne comprit d'abord pas de quoi il s'agissait et surtout ce qu'il était censé faire avec le tout, quand le vampire s'ouvrit le poignet pour laisser couler le doux liquide carmin dans sa bouche, il comprit presque instinctivement. Boire, boire, boire toujours plus, jusqu'à ne plus avoir soif. Seulement voilà, il semblait alors à Ezeckiel que la soif ne le quitterait plus jamais, qu'il aurait pour toujours cette envie cuisante de sang. Il bu durant ce qui lui sembla une éternité. Il voyait les visages d'Iseult, d'Isadora, de Perceval et même de Rose, parfois, son visage enfantin baigné de joie naïve. La sensation qu'il avait eut quelques minutes plus tôt, celle voulant le persuader que sa jeune soeur était toujours vivante, était maintenant devenue une absolue certitude. Il retrouverait Rose. Encore fallait-il qu'il boive encore un peu. Un tout petit peu.

    « Tu as la fille ? » demanda une voix, et son instinct lui confirma qu'il s'agissait de l'homme dont il était en train de borie le sang. « Elle est bien vivante ? En perdre encore un serait tragique, Glasgow. »

Il y eut du bruit, près de lui. Un gargouillement rauque, le genre de bruit que font les gens qui toussent ou encore qui sont en train de se noyer. Il frémit en comprenant que le bruit émanait de sa propre gorge, que c'était lui qui, visiblement, était en train de s'étouffer dans du sang qui n'était pas le sien. Mais il se rendit compte au bout de quelques secondes qu'Iseult était dans le même cas : elle se tenait la tête à deux mains, écartant ses cheveux blonds de son visage pour ne pas les souiller de sang. Presque aussitôt après que l'homme eut retiré son bras de son visage, Ezeckiel se sentit extrêmement mal. Il avait encore besoin de sang mais, visiblement, son « créateur » n'était plus prêt du tout à lui en donner, ne serait-ce qu'un peu. Il se redresssa brusquement, en proie à une énergie nouvelle qui émanait de son nouvel état, sans doute.
    « Doucement, petit... » conseilla le vampire. « Il va falloir nous trouver une fontaine, et le plus rapdiement possible, d'ailleurs. »
Ezeckiel préférait ne pas imaginer ce que pouvait bien être une « fontaine » pour ces deux étranges personnages. La férocité avec laquelle il réclamait plus de sang maintenant le surprenait : qu'était-il devenu ? Il se sentait plus fort, plus rapide, et, fait étrange et inquiétant, la croix jadis légèrement scintillante de la chapelle, celle qu'il avait vu avant de mourir, étincelait comme sous un soleil de plomb. Cela semblait d'ailleurs être le cas du paysage en général, comme en plein jour. Pourtant, c'était la nuit. La lune qui flottait dans le ciel était là pour le prouver.

---

Dix ans passèrent. Puis vingt. Puis trente. Quarante ans très exactement après avoir été transformés par Glasgow et Greene - qui s'étaient avérés être de très jeunes vampires ayant décidé de se constituer une armée pour se préparer à ce qu'ils appelaient le « Jugement Dernier » - Ezeckiel et Iseult revinrent au duché de Wenrich. Comme Perceval était mort sans héritier une bonne dizaine d'années plus tôt, le duché était revenu à l'état, qui n'en avait rien fait pour le moment. Le manoir était intact, à l'exeption des pièces principales telles le salon et la cuisine des domestiques. Ils durent passer quelques années là. Environ trois, peut-être. Quoi qu'il en soit, ce fut le 18 novembre 1536 que l'inpensable se produisit.

Ils retrouvèrent Rose dans un asile de Londres. Elle venait de fêter son soixantième anniversaire. Ce n'était pas exactement le genre d'endroit où une jeune fille - ou plutôt une vieille dame - de bonne famille aurait souhaité habité : les lits étaient miteux, l'endroit sentait affreusement mauvais et les propriétaires de l'endroit n'avaient laissés entrer les deux vampires qu'après qu'ils euent généreusement fait don de quelques pièces de monnaie aux malheureux qui quémandaient dans la rue. Et ils étaient montés voir Rose.

    « Rose... Rose... » murmura Ezeckiel en s'agenouillant près d'elle, serrant ses mains frippées contre les siennes, froides, cadavériques. « Rose... Ma pauvre chérie... Ma soeur adorée... Oh, Iseult, elle ne m'entend même pas... » se lamenta-t-il quand la vieille femme se mit à chantonner un air du passé, un air que jouait leur mère au piano quand elle avait encore toute sa tête.
    « Oh, Ezeckiel... » souffla la jeune fille, bien qu'elle soit techniquement âgée de près de 60 ans elle aussi. « Nous devrions partir. Rester ici... La voir ainsi... Te fait du mal. »
    « Braham... » souffla Rose d'une voix éteinte et lointaine. « Braham... Maman... »

Ce fut le propriétaire de l'asile qui fit les frais de la colère d'Ezeckiel. Il le saisit par le bras et, usant de toute sa force vampirique, le propulsa contre le mur, si fort que les planches de bois craquèrent. Il le souleva de terre, exigeant de savoir quand et comment Rose était arrivée ici. Le pauvre homme semblait plus jeune que Rose, cependant, et il n'aurait pas été surprenant qu'ele soit arrivée ici avant sa naissance.

    « Ma mère... » souffla-t-il en tentant de ne pas se faire étrangler par la poigne enragée d'Ezeckiel. « Ma mère m'en a parlé... Un Duc... Le Duc de Wenrich... » ajouta-t-il, cherchant visiblement à employer des mots qui n'aggraveraient pas son cas. « Le Duc de Wenrich... Il a commandé un attentat... Quelque chose comme ça... Et il a ramené la vieille Rose... »
    « Impossible ! » cria Ezeckiel, plus pour lui-même et Iseult que pour son interlocuteur. « Il ment ! Il ment, c'est certain ! »
    « Je vous le jure ! » se défendit le propriétaire en tentant de lui donner des coups de pieds, ballotant ses petites jambes grasses dans les airs. « Le Duc de Wenrich voulait... Éliminer... Comte de Bailey... Fortune... »
    « Tu l'étrangles, Ezeckiel ! » s'exclama Iseult en le ramenant à la réalité, et il lâcha aussitôt l'homme, qui s'écroula au sol en gémissant.

Il sortit de l'asile en courant plus vite que l'oeil humain ne devait le percevoir, car les passants qu'il faillit percuter ne le remarquèrent même pas. Iseult le suivait, son front barré d'une ride soucieuse qui ne lui allait pas. Elle avait été élevée dans l'insouciance et le simple fait d'avoir aujourd'hui quelque chose à gérer ne lui réusissait vraiment pas. Ezeckiel chercha quelque chose à détruire. L'idée que son frère ait put faire tuer les Bailey le révulsait. Était-ce parce que Marshall n'avait finalement pas épousée Rose mais bien la fille Warlock ? Mais non... Perceval n'avait que 11 ans à peine à l'époque, il ne devait pas se souvenir d'un tel enjeu politique et économique. Il avait sûrement prit cette décision uniquement pour éliminer ses rivaux.

---

Citation :
Ezeckiel,
Je t'en supplie, viens me rejoindre. Tu sais où tu peux me trouver. J'ai besoin de toi, Ezeckiel, ne m'abandonnes pas.

Iseult.

Lettre envoyée le 16 novembre 1690.
Le siècle de la renaissance avait passé si rapidement qu'Ezeckiel ne l'avait même pas vu passé. Il venait d'achever sa 200ième année de vampirisme, et il se portait plutôt bien, pour un « vieux ». Les choses étaient restées telles qu'elles l'avaient toujours été. Rose était morte quelques mois après leur visite, et les soignants de l'hopital qu'il avait put rencontrer par la suite affirmaient que ses derniers mots avaient été '' Sortons par la cuisine... ''. Ezeckiel comprit plus tard que ce devait être ce qu'avait dit le Comte Bailey à sa famille avant qu'ils ne tombent dans l'embuscade. Sans doute les assaillants avaient-ils épargnée Rose sur ordre de Perceval. C'était la preuve qu'il lui restait tout de même une once d'humanité.

Ezeckiel déchira la lettre en deux et la déposa dans la corbeille d'osier qui accueillait déjà plusieurs semblables : Iseult, depuis qu'ils avaient arrêté de se voir régulièrement, était plus attachée à lui que jamais. En 50 ans de chemins séparés, elle devait lui avoir envoyées des centaines de lettres, qu'il avait toutes jetées. Il n'avait pas envie de revoir Iseult, pas maintenant. Elle était quelque part en Amérique, dans une colonie britannique, sans doute.

Bien évidemment, il ne se passa pas un mois sans qu'une nouvelle lettre ne lui parvienne. Il la lut avec attention, cepenant, car elle renfermait quelque chose qui allait, plus que n'importe quoi d'autre, changer son destin de petit vampire commun.

Citation :
Ezeckiel,
Je suppose que tu as disposé de ma lettre comme de toutes les autres. Sache que j'ai trouvé un endroit où tu te plairis. Newton, une petite ville charmante où les vampires sont légion.
Rejoins-moi. S'il te plaît.

Iseult.

Lette envoyée le 18 décembre 1690.
Il demeura immobile un moment. Sa vie en Angleterre était des plus calmes. Il ne tuait qu'un seul humain par semaine, et encore là il était rare qu'il laisse de traces. Un peu d'aventure serait la bienvenue, après ces deux siècles sans grande perturbation. Il ne lui fallut que quelques jours à se décider. Peu avant Noël, ses bagages étaient faits. Il les fit d'abord envoyer séparémment, à l'adresse que lui avait donnée Iseult. Puis, il écrivit une fausse lettre de notaire, acheta un splendide cercueil de bois vernis et s'y chargea lui-même. La durée du voyage serait plus ou moins longue, et il pourrait toujours se nourir de rats, qui sait. On emmènerait le cercueil - et lui par la même occasion - jusque chez Iseult.

---

Ezeckiel ne mit les pieds à Newton que quelques mois plus tard, après un voyage en mer qui s'était avéré beaucoup plus difficile qui ne l'aurait pensé. Plusieurs fois, il avait été tenté par le sang chaud qui coulait dans les veines des marins, mais assassiner une homme sur un bateau si petit et si peuplé revenait à signer son propre arrêt de mort. Quand le bateau s'arrêta enfin au port et que les marins commencèrent à décharger les caisses, il prit peur, cependant. Il ne savait pas si le soleil s'était levé, car la sensation de malaise qu'il ressentait à ce moment était due autant au manque de sang qu'à la possible présence de l'astre jaune dans le ciel. C'était un risque à prendre, cependant. Les marins soulevèrent le cercueil dans lequel il s'était fait passé pour mort et le déposèrent près du bateau. Selon la lettre, quelqu'un passerait le prendre dès que la nouvelle de l'arrivée du bateau lui serait parvenue. Ce n'était que mensonge, bien évidement. Ezeckiel, de sa petite cachette personelle, arracha les clous qui maintenant le cerceuil fermé et sorti... dans la nuit. C'était au moins une bonne façon de faire son entrée dans cette ville. Brûler au soleil dès le premier jour n'aurait pas été amusant pour lui, ni pour Iseult, d'ailleurs. Après tout, ils étaient toujours mariés légalement - bien qu'ils soient tout les deux morts - et ils avaient apprit à s'aimer avec le temps. Les Wenrich s'étaient éteints avec l'absence d'héritier et les Vincerrow avait un jour été victime du même genre de coup monté que les Bailey.

Les gens qu'ils aimaient été morts. Ils étaient seuls au monde, vraiment. Ils avaient bien sûr jadis rencontrés quelques vampires avec lesquels ils s'étaient liés d'amitié, mais ce n'était rien de plus que des amis éloignés avec qui ils échangeaient parfois quelques lettres, des nouvelles concernant le monde des vampires. Car le mondes était en pleine effervescence : le Roi et la Reine vampirique de l'Angleterre se retrouvaient aux prises avec des menaces, très lentes, de révoltes dans leurs colonies, surtout chez les vampires. L'Amérique, territoire anglais, était en train d'affirmer son indépendance. Du moins ça, c'était l'impression qu'avait Ezeckiel, les choses qu'il ressentait. Bientôt, l'Angleterre se retrouverait à ne contrôler que son île, et que ça.

Il marcha durant quelques minutes avant de se rendre compte qu'en effet Iseult n'avait pas menti : cette ville était pleine de vampires, sans doute beaucoup trop d'ailleurs pour que l'harmonie ait put régner dans la ville. Ce fut dans cet atmosphère, cette nuit-là même, qu'il fit la connaissance d'Adam Gray. Alors, c'était le futur Duc qui devait gérer Newton, car il en était le Prince. Adam Gray était appuyé contre le mur d'une batisse, dans l'ombre, et il regardait tout autour de lui d'un air inquiet. Plusieurs fois, des hurlements se firent entendre au loin. Des vampires se battaient entre eux.

    « Quand on m'a recommandé cette ville, je ne savais pas que je tomberais sur ça... » fit Ezeckiel en arrivant à sa hauteur. « Qui est le Prince de l'endroit ? Il ne fait pas régner l'ordre ? »
    « Je suis le Prince. » avait répondu Adam Gray en sortant de l'ombre et, à la lumière des réverbères et à l'aide de sa propre vision nocturne, Ezeckiel avait put voir à quoi il ressemblait. « Je suppose que vous êtes cet anglais, cet Ezeckiel ? Dame Iseult ne fait que parler de vous depuis des mois. » ajouta-t-il sur un ton neutre.
    « En effet. » répondit-il. « Je m'étais préparé à tomber sur une petite ville en paix, en venant ici. Que se passe-t-il ? Pourquoi tant d'agitation ?» questionna Ezeckiel, réellement interessé, surtout par la cause de l'agitation qui régnait à Newton.
    « Le Duc du Massachussetts a été tué. » répondit Adam Gray en haussant les épaules d'un air indifférent. « Et l'on m'a choisit pour prendre sa place. Seulement... » continua-t-il, mais Ezeckiel le coupa.
    « Eux ne sont pas de cet avis ? » devina-t-il. « Vous devriez faire attention, mon Prince. J'ai déjà vu des familles entières tomber aux mains d'habitants insatisfaits. »

---

La mutinerie qui craignait tant Adam Gray ne tarda pas à survenir. Dans la nuit du 12 au 13 mars 1691, des dizaines de vampires venus de partout à travers la ville se présentèrent à la résidence royale, près à en découdre avec leur chef. Les gardes du Prince tombèrent comme des mouches, les assaillants ayant visiblement préparé leur attaque depuis de nombreux mois. Ils agissaient avec une synchronisation parfaite, comme si l'assassinat du Prince avait été une sublime chorégraphie qu'il leur fallait accomplir à la pure merveille. Ezeckiel, quand il arriva sur place, avait l'impression de revivre l'attentat contre les Bailey, qui n'avait put qu'imaginer durant toutes ces années. Où était Iseult ? Il devait la trouver, et ils devaient quitter cet endroit de malheur. Newton était une ville où il n'aurait pour rien au monde souhaité habiter.

    « Mort au Prince ! » hurla une voix près de lui, et un craquement sinistre se fit entendre, juste après.
    « Il veut nous abandonner ! » renchérit une seconde voix, celle d'une femme, et elle sembla subir le même sort que son compagnon.
    « Tuez le Prince. » commanda une voix, avec plus d'assurance que les deux autres. « Ne laissez aucun survivant. »

Tout autour, les gens poussaient des hurlements, se battaient, roulaient dans la boue et se fracassaient contre le mur. Ezeckiel errait à travers la bataille, redoutant le moment où le soleil se lèverait et où tous devraient trouver un endroit où aller se cacher. Car il n'y en aurait pas : s'ils continuaient comme ça, la résidence du prince s'écroulerait tout simplement.

Il y eut un cours laps de temps durant lequel personne ne bougea. Les silhouettes semblaient figées, suspendues dans les airs. Au bout du sentier menant à la résidence, écroulée sur les marches de marbre, Iseult était en train de se faire étrangler par un quelconque soldat vampirique frustrée par l'administration.

    « Iseult ! » hurla Ezeckiel, et il franchit la foule, qui avait retrouvée toute sa motricité, les vampires bougeant à la vitesse de la lumière pour se protéger ou encore pour portere des coups à leurs adversaires. « Iseult ! » cria-t-il de nouveau, et l'homme qui tentait de la tuer se retourna, juste à temps pour voir le poing d'Ezeckiel s'abattre dans sa figure.

Les combats commencèrent lentement à cesser. Des vampires s'étaient massés autour du Prince, salement amoché, qui s'accrochait à l'épaule d'un de ses conseillers pour ne pas tomber. Il semblait sonné, mais très peu surpris. Il était du quotidien des Princes, Comtes et Duc de subirent de telles mutineries, et il fallait ensuite prendre les dispositions nécessaires à la survie de la région. Comme tout le monde, Ezeckiel savait qu'il n'était jamais bons de forcer les Rois et les Reines à se déplacer, car les décisions qu'ils prenaient ensuite concernaient généralement l'ensemble de la population, vampirique ou pas.

Quand il croisa le Prince, celui-ci émit une sorte de grognement, ce qui, dans le language de ceux qui ont trop mal pour ouvrir la bouche, devait signifier quelque chose comme '' Lâchez-moi '', car les conseillers du Prince s'éloignèrent lentement de lui. Certains formèrent même un cercle autour d'eux, curieux de voir ce qui allait se passer.

    « Curieux, pas vrai... » commença le Prince, et Ezeckiel sut presque aussitôt de quoi il souhaitait lui parler. « Curieux, que l'on s'en prenne à moi le lendemain de votre arrivée sur mes terres... » ajouta-t-il, et ses conseillers approuvèrent de la tête. « Je vais accepter la proposition qui m'a été faite... Et vous, vous allez prendre cette ville. »
    « Je n'en veux pas. Ce serait pour moi un... trop grand... honneur. Oui, un trop grand honneur. J'ai vécu toute ma vie en solitaire, et je ne crois pas être prêt pour gouverner. » répondit aussitôt Ezeckiel, à la stupeur générale. « Eh puis, je n'ai ni amis, ni... »
    « Il y a dans cette ville des gens qui seraient prêt à tout pour que portier le regard sur eux. » répliqua aussitôt le Prince, qui, à un moment de la conversation, était devenu le Duc aux yeux de tous. « Vous transformerez vos propres conseillers. Et vous referez de Newton un endroit bien. »

Ce n'était pas vraiment une explication, mais bien un ordre. Après tout, il vivait en territoire du Massachussetts, et Adam Gray en serait bientôt Duc. Il lui devait un certain respect qu'il n'aurait peut-être pas aussitôt accordé aux autres vampires. Son regard croisa celui d'Iseult, qui, la main portée à sa gorge douloureuse, reprenait lentement son assurance.

---

Citation :
Ezeckiel, Prince de Newton,
Je me suis renseignée partout dans les environs. Personne ne veut faire partie de ta Cour ou de ta garde, ils ont trop peur que tu t'avères aussi visé par les mutineries que le Duc.
J'ai rencontré un homme, cependant, un certain Harker Cartwright, qui pourrait peut-être t'intéresser. Il est humain, mais tu pourras le transformer.

Aussi, j'ai appris de sources sûres que Greene et Glasgow, nos Sires, sont morts. Leurs propres infants se sont retournés contre eux. Une autre mutinerie. Fais attention, Ezeckiel. Je ne souhaite pas devoir te survivre à toi aussi.

Iseult.

Lettre envoyée le 28 mai 1691.
Après qu'il soit devenu Prince, la vie d'Ezeckiel prit une tournure très différente de ce qu'il aurait put imaginer. De partout à travers la ville, des vampires venaient lui demander conseil, droits ou privilèges, mais personne n'avait manifesté le désir d'habiter la résidence royale et de servir dans la garde. Les conseillers du Duc ayant quitté la ville avec lui, Ezeckiel se retrouvait seul. Et avec Iseult qui préférait voyager plutôt que rester à ses côtés, la solitude était encore plus prenante.

Harker Cartwright débarqua en ville en 1700. Près de dix années avaient passées depuis qu'Iseult avait fait sa connaissance et il avait pris de l'âge, frôlant maintenant la quarantaine. C'était un homme grand, intelligent, et bien qu'il ne soit qu'humain, il semblait se douter de quelque chose concernant les créatures surnaturelles. Après tout, il était arrivé près du Prince en réclamant sa transformation immédiate. Il savait lire, écrire, avait reçut une excellente éducation et serait, selon ses propres dires, à lui seul une garde entière. Et il dégagea cette impression de froideur tellement... inhumaine.

    « Quel âge avez-vous, Cartwright ? » demanda le Prince d'une voix neutre, le même genre de voix qu'avait lui-même Adam Gray - la voix du pouvoir. « Pourquoi venir ici ? Le Duc du Massachussetts serait plus à même de vous trouver une place de choix dans la hiérarchie. Ici, vous ne seriez que garde. » expliqua-t-il.
    « Quarante-cinq ans. » répondit Harker Cartwrigth d'une voix toute aussi neutre que celle du Prince. « J'ai déjà entendu parler des vampires. Je sais ce qu'ils sont. »
    « Vous vous feriez exécuter pour une telle connaissance de notre espèce. » l'informa le Prince.
    « Vous êtes devenu un des plus grand vampire de votre siècle, Prince. » fit valoir Harker Cartwright d'une voix toujours aussi assurée. « Servir pour vous serait le plus grand des honneurs. Je vous ramènerai des dizaines de vampires s'il le faut. »


---
Citation :
Ezeckiel, Prince de Newton,
Trois siècles ! Trois siècles ont passé ! Tu réalises tout ce que nous avons fait, Ezeckiel ? Newton est devenue une des villes les plus réputées du monde vampirique ! Tu es aussi brillant qu'un roi, Ezeckiel.

Réponds-moi vite.

Iseult.

Lettre envoyée le 15 septembre 1790.
Le 18ième siècle était passé un peu trop rapidement au goût d'Ezeckiel. Comme l'avait prévu Cartwright, la garde du Prince de Newton s'était grandement agrandie au fil des années. Newton avait retrouvée la réputation de ville « paisible » qu'elle avait avant la mutinerie de 1691, et tout ceux qui contrevenaient aux règles des vampires établies par les Rois et par la Reine des États-Unis - la prédiction d'Ezeckiel s'était avérée juste à ce sujet - étaient exécutés. Les autres habitaient pour la plupart à la résidence royale du Prince, accomplissant ça et là quelques petites missions pour veiller au bien-être de la couronne.

Il rencontra Cornelia van Chuck un peu avant Noël. Elle fut pour lui ce que Isadora avait été bien des siècles avant : un coup de foudre. Elle était si belle, à ses yeux ! Elle avait 17 ans, habitait dans un pensionnat où ses parents l'avaient placée quand elle avait commencée à devenir « délinquante ». Il l'en fit sortir, prétextant être un cousin éloigné qui souhaitait l'épouser. Elle était humaine, une petite humaine faible qu'il élèverait au rang de Princesse. Il la transforma le soir de Noël, sous l'oeil attentif des gardes. Harker était si dégoûté qu'il fit un bref signe de tête aux autres garde avant de sortir, furieux. Cornelia van Chuck n'était qu'une petite impertinente que le Prince avait transformée par caprice. Elle ne leur apporterait que du malheur.

Il rencontra Iseult au dehors. Elle était assise dans les escaliers de marbre qui menaient à la résidence royale et fixait la lune comme si elle avait détenue la clé d'un des plus grands mystères du monde. Quand Harker se laissa tomber à côté d'elle, elle releva la tête. Ses yeux exprimaient une telle colère que sa beauté sauvage, celle que possédaient tout les vampires, était presque altérée.

    « Elle va rester ici durant combien de temps ? » demanda la vampire en faisant crisser ses ongles de diamant contre le marbre, râclant la pierre. « Elle ne connait rien au monde ! Il aurait aussi bien put s'éprendre d'un nourrisson ! » ajouta-t-elle, et Harker éclata de rire.
    « Allons, Dame Iseult. » tenta-t-il pour la calmer, et les résultats furent plus ou moins efficaces. « N'ayez pas de jalousie envers la jeune Cornelia. Vous possédez une grâce dont elle ne peut que rêver. »
    « Seras-t-elle partie, dans un siècle ? Ou devrai-je passer tout ce temps en sa compagnie, à la voir se jouer du Prince ? » demanda Iseult, et encore une fois Harker eut un sourire.
    « Elle sera partie dans moins d'un mois. »


---

Et il avait raison, en plus. La pauvre Cornelia, déboussolée et malade, en voulut tellement au Prince de l'avoir arrachée à la vie qu'elle s'exposa au soleil avant même d'avoir put faire quelque chose de bien avec son immortalité. Ce fut Harker qui retrouva ses restes fumants. Il fut alors prit de doutes : le Prince serait brisé s'il apprenait que son aimée avait subit le « supplice du soleil ». Et un chef brisé n'était jamais bon pour une communauté. Aussi, il récupéra les cendres du mieux qu'il le put, les versa dans un sac de toile rempli de petits cailloux qu'il jeta ensuite dans le lac. Les jours passant sans que Cornelia ne revienne, Ezeckiel en vint à penser qu'elle l'avait abandonner et annonça publiquement le fait que, si jamais elle revenait à Newton, elle serait exécutée. Les choses firent parler durant un moment, les vampires de toutes la communauté souhaitant se renseigner sur la fureur du Prince à l'égard de celle qui, durant quelques jours à peine, avait été leur Princesse.

Les années passèrent encore, les décennies et les siècles. À un moment donné, dans les années 1900 environ, la relation d'Ezeckiel et d'Iseult commença à se dégrader. Pour remédier à la situation, Harker leur suggéra de renouveler leur mariage, datant de plusieurs siècles. Iseult revint donc vivre à Newton, prenant le titre de Princesse, selon ses propres dires, pour faire joli. Elle aimait le Prince d'un amour que peu de gens comprenaient : ce n'était pas vraiment de la passion, ni même de l'amitié, à mi-chemin peut-être entre l'attachement fraternel et une certaine haine refoulée.

Et puis un jour arrivèrent les Rois et la Reine, amenant avec eux tout le régiment de la Cour vampirique, leurs propres gardes et amis, et leurs propres ennemis, d'ailleurs. Leur présence à Newton dérangeait le Prince. Il avait l'impression qu'ils venaient jour sur son territoire, et d'ailleurs c'était un peu le cas. Des corps étaient retrouvés, vides, et il avait bien peine à faire régner sa petite loi. Même Harker, son fidèle ami, se sentait intimidé par le Duc - et surtout par la Duchesse - ainsi que par les Rois. Il disait la Reine folle. Newton était en train de redevenir lentement la ville de malheur qu'elle avait été avant qu'Ezeckiel n'y mette les pieds, près de 350 ans plus tôt.



Dernière édition par Ezeckiel A. Wenrich le Mar 13 Avr - 2:49, édité 25 fois
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Ven 9 Avr - 2:44

    JUSQU'A LA FIN
      NOUS VOULONS SAVOIR QUI TU ES VRAIMENT

♦️ CES PETITS DETAILS QUI SONT IMPORTANTS :
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AVATAR : Luke Grimes <3
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Oh mais c'est la magie des doubles-comptes ^^
CODE DU REGLEMENT :
Spoiler:
 
COMMENTAIRE ? Enjoy la Principauté des États-Unis ! ( il fallait vraiment que je le dise ^^ )


Dernière édition par Ezeckiel A. Wenrich le Ven 9 Avr - 4:58, édité 2 fois
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Ven 9 Avr - 3:00

    Re-Bienvenue sur Les Chroniques de l'Ombre
    Je te souhaites bon courage pour ta fiche.

    J'adore ta citation!

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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Sam 10 Avr - 19:09

    Voila voila =)
    Je pense que j'ai fini de raconter la petite vie banale du Prince.
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Sam 10 Avr - 20:29

OMG Luke ♥

Bienvenue parmi nous =)
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Sam 10 Avr - 23:14

Enfin le Prince ! Bienvenue parmi nous Wink
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June Eastwood
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Dim 11 Avr - 18:55

    C'est une excellente fiche. J'ai adoré lire l'histoire du Prince, ton écriture est fluide, les faits sont clairs, et les sentiments poignants. Bravo c'est une très jolie fiche. Ma foi je n'ai aucune critique à formuler. La fiche est parfaite.

    J'ai le bonheur de t'annoncer que tu es validé.
    Félicitations.

    Je t'engage à chercher à nouer des liens avec les joueurs déjà validés afin de pouvoir démarrer le plus rapidement tes rps, que tu pourras d'ailleurs recenser dans la partie concernée. Tu peux également aller voir du côté des intrigues, soit pour y participer, soit pour apporter tes idées, ou t'inspirer pour tes rps. Tu peux également demander un logement pour ton personnage a moins que tu ne sois tenté par la collocation.

    Amuse toi bien sur Les Chroniques de l'Ombre.
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Dim 11 Avr - 20:44

    Eh bien merci beaucoup <3
    J'ai aussi adoré l'écrire, d'ailleurs.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   Lun 12 Avr - 1:14

Tant mieux, c'est le but^^.

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MessageSujet: Re: Ezeckiel ○ « live fast and die young »   

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Ezeckiel ○ « live fast and die young »

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