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 BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital

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MessageSujet: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mer 14 Avr - 14:32

Mini-Intrigue

Vous vous trouvez à l’hôpital pour voir un ami, parce que vous y travailler, ou tout simplement parce que vous aviez quelque chose à faire à cet endroit. Après tout ça importe peu. Ce qui importe, c’est ce qui va suivre. Vous étiez donc occupez à ce que vous étiez venu faire ici, concentré sur votre occupation, et vous n’avez pas remarquer une certaine agitation autour de vous. Quand vous vous en rendez enfin compte, vous réalisé que toutes les fenêtres semblent opaques, comme si on avait tendu une toile sur l’hôpital, tout compte fait, c’est exactement ce qui se passe, puisqu’une infirmière vient juste de vérifier en ouvrant la fenêtre. Quelqu'un arrive alors, essoufflé pour annoncer à l'assistance que toutes les issues sont bloqués, qu'il est impossible de sortir d'ici. Immédiatement un vent de panique souffle autour de vous, des gens hurlent, on ne sait pas trop ce qu’ils hurlent mais ils ont l’air d’avoir vraiment peur. Il y en a qui pleurent tout doucement. Que faites-vous ? Comment réagissez-vous?

Ordre d'intervention:
Au choix, le premier qui se lance puis le second, pas d'obligation. Essayez juste d'attendre que les autres joueurs aient tous les temps de poster, que ce ne soit pas uniquement deux joueurs qui postent ensemble à la vitesse de l'éclair. Cela dit si vous estimez que les autres mettent trop de temps à répondre, vous pouvez bien évidement répondre au lieu de les attendre. Bref c'est à vous de juger.

Petit rappel:
Le MJ peut intervenir à tout moment pour influer sur le rp. Vous devez suivre ses consignes s'ils vous en donne, et vous devez tenir compte de ce qu'i vous annonce dans votre rp, quel que soit ce que vous étiez en train de faire. Rassurez-vous nous ne ferons mourir personne durant l'intrigue.

Participants:
- Laurel Norman
- Sunlight W. Blackway
- Liam E. Ferguson
- Eden J. Hermangarde
- Delilah Nadästy
- Lilianne Gray
- Jack Mackensie
- April Crewe

Vous avez une semaine pour vous inscrire pour participer à l'intrigue. Dès que le MJ sera intervenu une seconde fois, il sera alors impossible de rejoindre l'intrigue. Merci de votre compréhension.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Jeu 15 Avr - 2:42

Pour bien comprendre ce qui avait put conduire Sunlight à se trouver dans ce genre de situations, il fallait remonter plusieurs heures en arrière. Dans ca quête naturelle de bonnes actions à effectuer, la jeune fille s'était retrouvée '' chargée '' de l'entraînement d'une jeune recrue de la Confrérie qui possédait des pouvoirs assez semblables aux siens. Elle et sa jeune élève étaient donc parties, quittant le refuge qu'était le QG de la Confrérie pour aller se promener. Car, contrairement au genre de comportement qu'auraient put avoir les autres filles, Sunlight préférait avant tout établir un lien psychologique avec celles et ceux qu'on confiait à sa garde. Ainsi donc, elle et l'adolescente étaient sorties se promener quand avait surgit cette chose, ce vampire. Bien sûr, Sunlight savait qu'il n'était pas recommandé de sortir dans les rues de Newton le soir, cependant, la Confrérie n'avait recensé aucun nouveau vampire dans les environs et celui-ci lui était inconnu. Étonnamment, il ne se jeta pas sur elle et ne leur adressa même pas un regard. Il se contenta de presser le pas, marmonnant quelque chose que Sunlight n'avait pas compris. Cependant, sa jeune compagne fut si surprise par cette interruption qu'elle était tombée, s'entaillant la jambe. La blessure avait beau laisser échapper une quantité catastrophique de sang, le vampire, déjà loin, ne le sentit pas. Il courait vers l'extérieur de la ville, l'air mauvais. C'est alors que le téléphone portable de Sunlight se mit à vibrer. Dans le silence de cette fin de soirée, on aurait dit qu'il lui hurlait dessus. Elle n'aimait pas ça, mais alors vraiment pas. Tandis que la recrue se lamentait à ses pieds en tentant de couvrir sa plaie avec la manche de son gilet. Sunlight consulta l'afficheur et soupira : quand Heaven se donnait la peine de l'appeler ou encore simplement de lui adresser la parole, c'était que les choses allaient vraiment, mais alors là vraiment, très mal.

    « Heaven. » fit la jeune sorcière en décrochant, et sa voie sembla se répercuter dans la rue étrangement vide. « Il se passe quelque chose ? »
    « Sunlight. Oh, mon dieu, Sunlight ! Il faut que tu rentres au QG immédiatement. » lui répondit Heaven, et sa voix était tremblante, mal aussurée.
    « Hein ? » s'exclama Sunlight, mais, visiblement, à l'autre bout du fil les choses étaient mouvementées. Quand elle eut enfin une réponse, ce ne fut pas la voix d'Heaven qu'elle entendit mais bien celle d'Adenar, beaucoup plus confiante.
    « Les vampires sont complètement dérangés, me demande pas pourquoi. » expliqua Adenar, et elle parlait si rapidement que Sunlight eut du mal à comprendre. « Si tu en croises un, ne prends même pas la peine d'essayer de communiquer avec lui. Revenez au QG tout de suite. La ville est en quarantaine. »
    « Je suis à l'autre bout de la ville, Adenar. Je vais aller me cacher dans un endroit sûr. Tiens, l'hôpital... La petite s'est blessée. Je te rapp... »

Mais leur communication fut coupée avant que Sunlight ait put achever sa phrase. Sunlight leva son téléphone devant ses yeux : pas de réseau. Impossible. La jeune fille le secoua plusieurs fois, et, au bout d'un moment, elle se sentit si ridicule qu'elle arrêta. La recrue s'était relevée, tremblotante, et Sunlight lui expliqua rapidement la situation. Si Adenar disait vrai, les urgences de Newton serait sans doute un endroit où elles pourraient facilement passer inaperçues. Eh puis, si jamais les choses tournaient mal, les urgences regorgeaient de sorties de secours. Le second problème de la soirée survint quand, en voulant marcher, la recrue s'écroula de nouveau. La blessure n'était pas belle, vraiment pas belle. Sunlight appliqua sa main dessus, et elle sentit la recrue se débattre. Son sang coulait entre les doigts de Sunlight mais, quand la sorcière retira sa main, la plaie était moins large et sa '' patiente '' tremblait moins. C'est déjà ça de pris, pensa Sunlight, et elle passa son bras autour de la taille de sa jeune amie pour l'aider à avancer.

Quelques minutes plus tard, elles débouchaient dans le hall des urgences de Newton. Il devait être 21h00 et seuls les médecins et les employés allaient et venaient dans les couloirs. Newton étant une petite ville '' calme '', où du moins les créatures du mal faisaient des pieds et des mains pour que leurs victimes ne puissent pas se rendre aux urgences, ces dernières étaient presque constamment vides. La recrue - que nous appellerons Mary, puise que c'est son nom - se laissa tomber sur la chaise la plus proche en gémissant. Sous l'effort, la blessure avait retrouvé son état d'origine. Sunlight regarda autour d'elle. Quelques infirmières occupées, un concierge, quelques patients. Elle appliqua de nouveau sa main sur la jambe de Mary et attendit. Pas longtemps, cependant. Mary releva brusquement la tête. Elle était nerveuse, et Sunlight ne tarda pas à comprendre la source de son agitation. En moins d'une seconde, les urgences calmes s'étaient emplie d'un bruit étrange. Sunlight ne mit pas longtemps à comprendre qu'il s'agissait simplement de bruits de pas : un grand garçon avançait rapidement dans leur direction. Il interpella une infirmière et lui demanda s'il était normal que la fenêtre de la chambre d'une certaine Mrs. Hopkins soit bloquée. Un autre arriva en se plaignant du fait que le sas des ambulances ne s'ouvre plus. Ils arrivèrent par dizaines, comme ça, se plaignant de tout et de rien. Sunlight ne mit pas longtemps à faire le lien entre tout ces problèmes : tout ce qui permettait de sortir était cassé. Une jeune infirmière sembla arrivé à la même conclusion qu'elle, car elle écarta un rideau et tenta d'ouvrir une fenêtre. Il n'y avait rien, de l'autre côté. Que le vide, noir, complètement noir.

    « C'est bloqué ! annonça un homme. Nous sommes piégés ! »

Ce genre de commentaires n'avait rien en soi de bien utile puisque son seul effet fut de propagée la panique à travers les urgences encore plus rapidement. Un type se saisit d'une chaise et la fracassa de toutes ses forces contre la fenêtre. Ce fut la chaise - et le bras de l'homme - qui prirent le coup. Des gens se mirent à pleurer. D'autres mirent la faute sur le système de sécurité de l'hôpital.

Voilà ce qui l'avait menée ici. Et, franchemment, elle n'aimait pas du tout, mais alors pas du tout, cette situation. À côté d'elle, Mary était en proie à une panique grandissante. Elle la vit lever le bras. Cette idiote allait utiliser ses pouvoirs dans un lieu public ? Elle était folle ! Sunlight lui saisit le bras. Autour, les choses allaient de plus en plus mal.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Jeu 15 Avr - 7:05

    La situation actuelle ne permettait pas vraiment à la reine de se balader en ville et encore moins de se rendre à l'hôpital. Du moins, elle ne devrait pas se le permettre. En effet, dieu sait pourquoi, les vampires en ville devenaient dingue! Il y avait eut déjà une dizaine de cas. Les symptômes étaient évident, la soif les dévoraient littéralement de l'intérieur, les poussant à se nourrir plus que la normale, à boire jusqu'à la dernière goutte. A l'heure actuelle tous les paladins avaient été envoyés dans la ville pour récupéré les vampires atteint et les mettre en quarantaines, s'ils ne pouvaient les gérer ils devaient les tuer. C'était risqué d'envoyer les paladins, après tout ça pourrait être un très bon moyen de diversion pour entrer en force dans le château alors démuni de protection. Cela dit, les rois étaient sans doute les vampires les plus dangereux de la ville. Les paladins leur évitait juste de se salir les mains. Non, le plus risqué était d'envoyer des vampires s'occuper de cela sachant que ça ressemblait fort à un virus. Eden avait jugé plus prudent d'envoyé ses hommes de mains humains aider les paladins. Elle n'avait pas néanmoins jugé bon d'envoyé son sorcier, c'était un homme trop précieux pour risquer de le perdre bêtement. Mais la situation risquait d'empirer dans les heures à venir, et son absence au château ne serait probablement pas vue d'un bon oeil, mais la reine n'avait jamais fait autre chose qu'écouter ses pulsions. Après tout elle est folle, et personne ne demande d'explication aux fous.

    Cela faisait trop longtemps qu'elle remettait cette petite rencontre. Elle ne pouvait rien faire de plus actuellement pour ces pauvres vampires atteint de de virus, ni ses connaissances des méandres de la folie ni son goût démesuré pour la torture ne pourrait l'aider dans cette tâche, mieux valait qu'elle s'en remette à ses hommes de main. Pour tuer le temps, rien de mieux que de s'occuper d'un petit problème mineur. S'occuper l'esprit était ce qu'elle avait de mieux à faire puisqu'elle était incapable de rester chez elle au château tandis que les rues s'agitaient. Et puis, après cette petite discussion rien ne l'empêcherait d'aller faire un tour dehors pour voir dans quel état était la ville. Elle s'avança donc dans les couloirs, vêtue d'une tenue d'infirmière, rien de tel pour passer inaperçu dans un hôpital et surtout pour passer toutes les sécurités. Un chignon attachant ses cheveux, une paire de lunette masquant l'éclat troublant de ses prunelles et un léger maquillage des joues rendait l'illusion parfaite. Marchant d'un pas assuré, elle abordait une mine hautaine, le genre qui décourageait quiconque de lui adresser la parole, ce qui était particulièrement pratique.

    Heureusement cette fois-ci, Anne était partie faire un tour dans le pays merveilleux que s'était créer l'esprit dérangée de la vampire. C'était Erzébeth au commande, ça pouvait devenir dangereux si la situation dérapait mais pour l'instant il n'y avait aucune raison que la situation dérape n'est-ce pas? Elle naviguait dans les couloirs cherchant l'objet de sa visite. Une certaine Laurel, interne en médecine, qui devait être aujourd'hui aux urgences si l'infirmière avec qui elle avait prit un café ne lui avait pas menti. Lorsqu'elle déboucha dans le hall d'admission des urgences la vampire sentit un merveilleux parfum monter en elle, suivit rapidement par une soif dévorante. Bon sang, heureusement qu'il y avait des poches de sang à profusion ici sinon elle risquait fort de céder à ses pulsions de vampire en présence d'autant de sang. Il y avait pas mal de cri, pas des hurlements de terreurs, plutôt des cris étouffés, des sanglots et des gémissements. La vampire ne s'en étonna pas, à son époque la médecine provoquait ce genre de réaction plus que le soulagement. Si elle vivait plus en accord avec cette époque, sans doute aurait-elle senti que quelque chose clochait, mais pas immédiatement, c'est lorsque la peur s'insinua dans chacun des patients, des infirmières, des visiteurs répandant une étrange odeur dans l'immense salle. La vampire frémit en sentant cette odeur. Décidément, ça n'allait pas être facile pour elle de résister à la soif.

      « C'est bloqué ! annonça un homme. Nous sommes piégés ! »


    La vampire s'approcha de la vitre et constata par elle-même de la situation. Elle aurait toujours un moyen de s'échapper, les égouts, le toit, elle envisageait toujours toutes portes de sortie avant de se rendre dans un lieu public. Mais elle n'avait pas envie de fuir comme un rat prit au piège guettant la porte de sortie en train de se refermée devant le bout de son museau. Non, ça devenait tout d'un coup plus intéressant. Même si elle craignait que toute cette peur ajouté au sang finirait par la faire craquer à un moment ou à un autre. Elle recula prudemment de la fenêtre, mimant l'air angoissé qu'avait tous les humains autour d'elle. Elle heurta une jeune femme blonde qui se tenait prêt d'une autre jeune femme ayant l'air mal en point. La vampire se tourna vers la jeune femme et lui adressa un mot d'excuse:

      « Pardonnez moi... »


    Elle leva les yeux sur la jeune femme et sentit un picotement le long de sa peau. Une sorcière. Elle pouvait sentir son pouvoir l'entourer, entrer en contact avec sa peau, un crépitement semblable à de l'électricité statique se fit entendre, même si aucun humain n'avait pu l'entendre. Seule une ouïe de vampire pouvait capter ce son infime. Une sorcière ici? Et pas une débutante en plus, un tel crépitement n'aurait jamais eut lieu avec une sorcière débutant. C'était quelqu'un de puissant qui se tenait devant elle, mais quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Cela dit, elle ne connaissait pas beaucoup de sorcières, juste celles qu'elle avait embauché. La vampire ressenti une vague d'appréhension, tous les vampires ressentaient de la méfiance envers les sorciers, et Eden le ressentait également même si elle n'avait pas peur d'eux, curieusement.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Jeu 15 Avr - 21:52

J’étais arrivée le matin à l’hôpital avec une réelle anxiété qui ne s’était pas apaisée au cours de la journée. C’était assez étonnant, car les urgences étaient plutôt calmes en ce moment. Il était vrai que je rentrais maintenant bien plus tôt tous les jours car il y avait très peu de malades en état grave. Mais aujourd’hui, j’avais vu passer un bon nombre de blessés et d’infirmiers qui avaient l’air dans le même état que moi, c'est-à-dire stressés. Et ce flux ne s’était pas estompé depuis le matin. Des cris retentissaient de part et d’autres des salles mais je ne comprenais rien à ce qui se passait. Il y avait un réel état d’agitation aujourd’hui, et cela perturbait la plupart des blessés. Tout cela avait une influence perturbatrice pour tous ceux qui souhaitaient avoir du calme lorsqu’ils patientaient, autant dans la salle prévue à cet effet que sur la table d’opération. Il était donc important de rester très calme lorsque l’on pratiquait aux urgences, et comme c’était une de mes qualités, je n’avais aucun problème de ce coté là. J’errais cependant à présent dans les couloirs, me baladant de pièce en pièce, rassurant quelques patients qui s’agitaient dans leurs lits, rajustant quelques petits détails en souriant chaleureusement. J’avançais d’un air digne, regardant droit devant moi. J’avais attaché mes longs cheveux noirs en une queue de cheval serrée, et j’aimais la sentir se balancer au rythme de mes pas. Je ne me pressais pas, ne courrais pas, contrairement à d’autres de mes collègues qui me dépassaient précipitamment. Aucun d’eux ne s’arrêtait à mon approche, si fait que je ne pouvais leur demander ce qui leur causait une pareille frénésie. Je ne savais pas même si j’avais envie de savoir, ainsi je progressais avec calme, le sourire aux lèvres. J’arrivais bientôt vers une salle d’attente où retentit un hurlement un peu plus fort que les autres. Elle avait d’ailleurs l’air plutôt bondée et j’accourus pour voir ce qui se passait. La première chose que je vis fut une adolescente assise sur un fauteuil, une main sur sa jambe ensanglantée, une grimace sur le visage, et une autre jeune femme qui la tenait par les épaules. De là ou j’étais, je m’aperçus que l’entaille avait l’air superficielle, mais c’était en général avec se genre de blessure qu’il fallait parfois agir vite. Je pris à part une infirmière qui m’avait l’air moins perturbée que les autres, et lui demandais de m’apporter des bandes et tout le matériel nécessaire pour remettre en place cette jambe. J’aurais bien voulu emmener la jeune fille autre part, dans une pièce plus calme, mais je redoutais qu’elle ne fasse trop d’efforts, surtout qu’elle avait déjà l’air bien mal en point.

En attendant le retour de l’infirmière, je jetais un regard circulaire sur cette pièce étouffante et bruyante. Je remarquais bien vite un homme à moitié chauve, qui peinait apparemment à ouvrir une fenêtre afin de faire rentrer de l’air. Il paraissait complètement paniqué et il lança une phrase que je ne compris pas trop, tellement il tremblait d’émotion. Mais elle eut pour effet de réveiller tous les autres patients qui se ruèrent sur le personnel de l’hôpital qui étaient présents à ce moment même. Mes camarades tachèrent de les rassurer et je fis de même avec un jeune homme qui devait avoir un peu plus la moitié de mon age, qui me regardait avec de grands yeux effrayés. Comme je ne comprenais pas ce qui leur posait autant de soucis, je m’approchais d’une infirmière en lui demandant ce qui se passait par ici. Elle n’eut pas le temps de me répondre, car l’individu qui avait essayé d’ouvrir la fenêtre cria à nouveau.
« C’est bloqué, nous sommes piégés ! » Quelle drôle d’idée ! Ce devait être le dispositif de verrouillage que mes supérieurs enclenchaient la nuit dans les chambres et dans les salles d’attente. Seulement, il n’était pas tard, et les urgences étaient pleines à craquer. Il me faudrait régler ce petit problème plus tard, car je me retrouvais avec des bandes à la main, apportées par la demoiselle que j’avais envoyé chercher le matériel pour la patiente qui était avachie sur le fauteuil. Je me dirigeai alors vers elle, et m’accroupis devant sa jambe. Tout en travaillant, je la regardais, et mes yeux se posèrent sur la femme qui l’accompagnait. Je l’avais déjà vue bien souvent, et c’était même une bonne amie que je découvrais là alors. Je saluais Sunlight d’un signe de tête, puis je finis mon opération. C’était allé vite fait, et je me relevais en prodiguant deux trois mots d’encouragement à la blessée. Mais je pouvais compter sur mon amie qui la redressa. Je mis les mains à mes poches en observant comment la salle réagissait à ce mouvement de panique. Rien ne s’était calmé, et les cris qu’avait poussé l’homme à la fenêtre avaient même ameuté d’autres collègues. Ils comprirent tout de suite qu’il leur fallait rassurer les patients, mais aussi les mener dans une salle moins bruyante voir même au dehors pour qu’ils se calment un peu et comprennent qu’il n’y avait pas de quoi paniquer. Si fait, il ne resta plus dans la salle que cinq personnes. Un infirmier était assis sur un autre fauteuil et ne s’occupait pas du tout de nous. Il était en train de parler au téléphone avec un interlocuteur qui devait apparemment appartenir à l’hôpital, vu qu’ils parlaient de portes et de fenêtres dures à ouvrir. Il y avait également donc la jeune blessée et sa compagne, et une dernière jeune femme se trouvait plantée de l’autre coté de la pièce. Elle abordait une blouse qui ressemblait vaguement à celles des infirmières en service aux urgences de Newton. Ses cheveux bruns étaient attachés en chignon, et son regard sévère était fixé sur moi. Elle avait l’air très calme, sereine, mais je la voyais trembler à certains moments en me regardant. Mal à l’aise, je détournais mon regard en m’approchant des jeunes femmes à mon coté, puis les contournais. Hélas, l’étrangère s’approcha de notre petit groupe, et ce fut à mon tour de frissonner. Cette fille dégageait quelque chose d’angoissant, je ne savais pas trop quoi. Tout ce dont j’étais sure, c’était qu’il me fallait ne pas m’approcher d’elle, et presque ne pas la regarder dans les yeux. Je doutais fort que ce fût vraiment une infirmière d’ici. Il était vrai que si l’on voulait passer inaperçu dans un hôpital, il fallais s’habiller ainsi, et elle l’avait très bien compris. Elle et mon amie se regardèrent quelques instants, et toutes deux reculèrent en même temps comme si elles s’étaient brûlées.

J’avais la vague impression d’être en danger. Mais qui pouvait donc être cette femme ? Je ne me connaissais pas d’ennemies. En fait, si, je savais que je devais me méfier d’une personne en particulier, mais je ne voyais pas du tout comme elle était. Les vampires étaient si changeants à leurs façons. Je me doutais donc que ce fut cette personne tant redoutée, et pourtant j’étais vraiment mal à l’aise face à elle. Ainsi, je pris le partit d’attendre que la situation évolue. En attendant, je m’adressais à Sunlight qui avait reposé son regard sur l’adolescente qui avait maintenant les yeux fermés. Je m’assis alors sur le deuxième accoudoir du fauteuil. Je savais que ma place n’était pas ici, qu’il fallait que j’inspecte encore les couloirs afin de comprendre un peu mieux ce qui n’allait pas aujourd’hui, ou bien aller discuter avec quelques collègues, qui avaient été précédemment appelés au micro. Ces petites réunions étaient facultatives, mais ma priorité était à ce moment de rester avec ceux qui avaient, ou auraient besoin de soin. Nous étions en sécurité ici, du moins, c’est ce que je tentais de me répéter. J’essayais alors de détendre l’atmosphère et l’apostrophait.

L - Alors ? Tu as des informations, toi, sur ce qui se passe aujourd’hui ? J’ai vraiment l’impression que l’hôpital accueille aujourd’hui plus de gens que tous les jours où je travaille ici réunis. Il se passe des choses étranges, et pourtant j’essaye de me convaincre du contraire…

En même temps que je luis parlais, mes yeux se posèrent furtivement sur la quatrième personne du petit groupe que nous composions. J’étais attirée vers elle, et pourtant j’éprouvais au fond de moi une impression de peur qui grandissait de plus en plus au cours du temps. Elle n’arrêtait pas de me regarder non plus, mais j’étais persuadée qu’elle ne savait pas qui j’étais. Cependant mes doutes concernant son identité commençaient à s’échapper, et je redoutais à présent le pire. Je devais redoubler d’attention pour ne pas me faire prendre au piège, comme une idiote devant son pire cauchemar.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Ven 16 Avr - 3:14

=>Le château.

    " Je te prends la caisse pour 250 et arrêtes de jouer le dealer à deux balles, ça commence à me chauffer.
    - Va pour 250 alors. Tenez.

    L'interne déposa à mes pieds un caisson frigorifique vierge de toutes marques déposées. Il contenait pas moins d'une centaine de poches de sang. De quoi faire mon affaire. Je lui tendis une liasse de billets vert qu'il s'empressa de fourrer dans la poche intérieur de sa blouse.
    - Aucune chance pour qu'on remonte jusqu'à moi ?
    - Aucune. Je m'occupe de faire disparaître cette caisse en bonne et due forme. Vous êtes pas le premier vous savez ?

    Le jeune homme me toisait de son air arrogant de petit premier de la classe. Je lui aurais bien fait ravaler ses dents.
    - C'est tout ce que je voulais savoir.
    - Surtout n'hésitez pas à revenir si l'envie..."


J'avais déjà claqué la porte du sas frigorifié. Les petits merdeux qui se donnaient un air de caïd, je ne supportais pas. Ce que je peux détester traiter avec des mortels. Sans cesse, ils ne font que se mettre en avant pour des banalités et si vous les chauffez de trop, ils partent au quart de tour. J'en ai tué un certains nombres de cette engeance et je ne m'en porte pas plus mal d'ailleurs. Je remontais à l'étage des admissions, la caisse sous le bras. Personne ne pourrait se douter de son contenu. La seule chose qui pouvait être suspicieux c'était mon accoutrement. Après un énième couloir, et trois portes à double battants, je me retrouvais dans un hall spacieux servant de salle d'attente. Un comptoir aménagé sur ma droite signalait par son panneau indicateur au plafond: ADMISSION. Un autre, toujours sur le même comptoir signalait: SECRÉTARIAT. La pièce était pour le moins bondée et je devais m'abstenir de respirer pour ne pas laisser la Bête franchir les barreaux de sa cage. Elle était déjà suffisamment éveillée comme cela, surtout après ce que je venais de vivre.

Il y a de cela deux heures plus tôt, environ, je rentrais de mon entretien avec la Reine. Elle m'avait dégotté un petit studio sympa sur une des artères principales de la ville. Après avoir récupéré les clés chez le propriétaire dudit studio, je me suis rendu là-bas, pour une visite approfondie. Tout le long du chemin, je ressentis un étrange sentiment d'oppression. Comme si j'étais filé. Je fis taire mon instinct et me contentais de suivre ma route. Une fois sur place, la clé enfoncée dans la serrure, le fourbe s'avisa de me tendre un piège. Au moment où j'ouvrais la porte, il bondit sur moi avec une célérité déconcertante et me plaqua au sol avec force. Il m'écrasa la tête violemment sur le parquet ciré. Je crus que ma tête allait exploser. Il me retourna sur le dos. Première erreur. Alors qu'il s'apprêtait à plonger ses crocs dans ma chair, je lui assénais un terrible coup d'attaché-case en pleine mâchoire, histoire de lui fermer son caquet. Ses dents claquèrent durement et il relâcha son étreinte une fraction de seconde. Deuxième erreur. Dans le même mouvement, nouveau coup de valise sur la tempe cette fois. Mon assaillant fut projeté sur la terre ferme. Chacun de notre côté, nous nous relevâmes rapidement. Je fus surpris par l'étrangeté de la créature qui se tenait face à moi. C'était un vampire mais quelque chose chez lui indiquait qu'il ne tournait plus rond. Son visage, ses avants-bras nus, étaient d'une teinte violacée, presque bleu. Il avait les traits horriblement émaciés. De profondes cernes encadraient des yeux aux pupilles cramoisies. Il avait soif, mais j'avais l'impression que cela allait au-delà du désir de se sustenter comme tout vampire qui se respecte. C'était une soif inextinguible que je lisais dans son regard avide. L'espace d'un instant je fus pris d'un frisson. Je n'avais pas à faire à un vampire, mais à son penchant le plus cruel et sauvage: la Bête.

L'homme chargea d'un pas vif mais d'une manière trop désordonnée pour être vraiment inquiétant. Je l'esquivais aisément et d'un coup de valise bien sentie derrière les omoplates, le fit basculer en avant. D'un geste rapide et mécanique, je me saisis de mon colt et le braquais sur le genou du vampire. Lorsqu'il se retourna, le coup de feu retentit. La balle lui explosa purement et simplement la rotule. Le vampire poussa un cri de rage et de douleur. L'argent avait pour faculté de restreindre les capacités régénératrices des vampires. Il devait souffrir le martyr. Il voulut se jeter sur moi mais sa vitesse était considérablement diminuée. A mes yeux, il se mouvait tel un nouveau-né. J'ajustais son crâne et pressais la détente. La balle fit mouche, au milieu du front. La tête du vampire bascula en arrière entraînant tout son corps avec elle. Une fois au sol, il fut pris de violentes convulsions. Un vampire, une fois le cerveau touché, a beaucoup plus de mal à coordonner ses mouvements. L'être humain est façonné d'une certaine manière, et un vampire n'est ni plus ni moins qu'un cadavre vivant. Il est donc régit par les mêmes règles à quelques variations près.
Je me tenais au-dessus de la créature qui ne gémissait plus. Son visage s'était figé en une statue d'horreur personnifiée. Les yeux exorbités, la bave aux commissures des lèvres, le teint violacée et translucide qui laissait apparaître le réseau sanguin en filigrane. Je poussais un long soupir de dégoût devant cette vision morbide. Lentement, je m'accroupis à sa hauteur.

    " Qu'est-ce que t'es venu foutre ici toi...Et puis qu'est-ce qui t'es arrivé au juste ?
    Je tournais sa tête avec le bout de mon canon. Il était hors de question que je le touche.
    C'est pas net. Le Cercle des Ombres ou ma Reine adorée qui s'amuse avec moi ?
    Les supputations étaient légions.
    Vu l'état dans lequel il se trouve, je n'apprendrais rien de plus...Inutile de le garder en vie.
    Je rangeais mon arme et attrapais le sommet du crâne du vampire. Je m'apprêtais à le décapiter lorsque soudain, des doigts crochus se plantèrent dans mon abdomen m'arrachant un hoquet de stupeur.
    Putain d'enfoiré ! "


Il s'accrochait à moi avec une telle hargne, que je sentais mes tripes sur le point de s'évanouir dans la nature. Ce salaud enfonçait sa main dans mon bide ! Dans un cri de rage, je plaquais son torse sur le sol avec mon coude et lui arrachais la tête d'un coup sec. Un bruit de craquement et de succion m'avertis que j'avais réussi mon entreprise. Le vampire ne bougeait plus, sa main était retombé mollement le long de son corps qui peu à peu se décomposait. Je me laissais tomber sur le cul, constatant les dégâts. Il m'avait ouvert la moitié du ventre et je dus presser la blessure jusqu'à ce qu'elle cicatrise pour ne pas perdre mes entrailles. De colère, j'envoyais mon pied dans le macchabée desséché. Je ressentais à présent la soif d'avoir utiliser trop de vitae pour me soigner. Il me fallait du sang. Ce n'était pas urgent mais suffisamment pressant pour être pris en considération. Bordel ! Je venais à peine de mettre les pieds dans mon nouveau chez moi que déjà je devais faire le ménage...Quelle plaie. Et je n'avais aucune, mais alors aucune envie de partir chasser. Quelle merde.

Je m'étais donc rendu à l'hôpital. Solution de facilité en effet. Avec cette caisse j'étais bon pour des semaines de bouffe à domicile. Le pied. Et puis avec la masse de travail qui m'attendait je pourrais m'offrir quelques extras. C'est donc avec une chemise trouée pleine de sang, rentrée dans mon pantalon et cachée par ma veste, que je déambulais dans l'hôpital, mon chapeau toujours vissé sur le sommet de mon crâne. J'étais sur le point de traverser la salle d'attente lorsqu'une agitation pour le moins étrange m'arrêta soudainement. Piégé ? C'est quoi encore que ces conneries. Mon regard avisa les fenêtres et la noirceur qui s'en dégageait. Pas de lumière qui filtrait, aucun sons non plus. Ouais ça sentait l'arnaque à plein nez. C'était comme si l'hôpital était enveloppé dans une sorte de nappe de poix. Un voile ténébreux tendu à son paroxysme crée dans le seul but d'affaiblir l'esprit et de contraindre les victimes à se terrer. C'était une méthode efficace qu'utilisait certains vampires puissant. Peut-être certains sorciers en étaient-ils capables eux aussi. Mais si tel était le cas alors je me trouvais dans un sacré bourbier. Pour changer...Je n'étais pas sans savoir qu'essayer de traverser pareil sort relevait tout simplement de la folie. La seule chose à faire était donc d'attendre que le (ou les) manipulateur se montre dans un moment d'orgueil ou qu'il vienne nous achever pensant que nous sommes trop faible pour l'affronter. Je laissais échapper un nouveau soupir d'agacement.

    " Pas une minute de répit..."


Mon visage s'éclaira d'un jour nouveau lorsque je reconnus ma Reine, attifée d'une tenue à faire fantasmer tout les mâles de la planète. Elle était diablement séduisante dans cette tenue d'infirmière. Je me serais laisser damner à nouveau rien que pour la serrer contre moi. Je préférais rester dans mon coin et ne pas la déranger car elle semblait préoccupé. Comme nous tous d'ailleurs. Et puis avec elle dans les parages, les renforts ne devraient très certainement plus tarder. Sans me départir de ma lassitude, je m'assis sur l'un des sièges laissé vacant par son propriétaire affolé: une grand-mère d'un âge avancé. Tant de gesticulations et de bavardages inutiles. Je posais la caisse sur mes genoux et patientais, mon chapeau incliné sur le visage pour chercher un peu de tranquillité. La suite des évènements allait s'annoncer des plus trépidante.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Sam 17 Avr - 21:55

Il était encore assez tôt pour les vampires ce jour-là. Le soleil, comme à son habitude en cette période de l'année, avait déjà commencé la fin de sa course et s'apprêtait à s'éventrer sur les montagnes à l'horizon avant de disparaître fatalement pour laisser sa place à la lune, et aux créatures nocturnes. Delilah n'avait pas trop l'habitude de sortir lorsque la ville terminait son activité, mais cette fois, quelque chose l'y avait poussée. Auparavant, elle avait reçu une lettre mystérieuse et non signée qui lui demandait de se rendre à l'hôpital de la ville.

« Merci de prendre rendez-vous dans les meilleurs délais à la morgue de l'hôpital.
Nous savons qu'identifier un proche est toujours difficile, aussi, nous joignons à cette lettre nos plus sincères sentiments. »

C'était une étrange requête qu'elle avait reçue, étant donné qu'elle ne connaissait pour l'instant pas grand monde dans cette ville, et encore moins des gens qui pouvaient mourir...

« Après tout, c'est peut-être une erreur », pensa-t-elle.
« Hum, non...Le destin de commet pas d'erreurs... » reprit-elle, rapidement, en tentant d'effacer cette pensée qui ne lui ressemblait pas.

« Cette lettre est suffisamment étrange pour qu'elle mérite notre attention, alors sortons faire un tour à ce curieux hôpital, ce sera peut-être l'occasion de se faire des relations. Et puis ça nous changera... ».
Moyennement convaincue de l'explication qu'elle venait de se fournir à elle-même, elle enfila néanmoins son blouson à capuche et laça ses tennis pour sortir...

« Aucun signe de changement dans la ville » pensa-t-elle.

« Toujours la même triste ambiance qu'apportent ces humains qui ne connaissent même pas leur sort. Ils côtoient sans arrêt les créatures les plus dangereuses que même leur imagination veut refouler, lycanthropes, sorcières, vampires, … et ils continuent tout de même à vivre leur petite vie... »

Mais alors qu'elle philosophait tout seule en attendant que le feu devienne rouge, elle fut violemment bousculée par une « chose » qui lui fit perdre tout son équilibre. En se relevant elle vit un de ses frères, un vampire comme elle, mais celui-là était très différent, à tel point qu'elle sentit en elle monter un irrépressible dégout en voyant sa tête et en sentant son odeur. C'est comme si cette créature avait muté, devenant par la même occasion encore plus agressive et ne distinguant plus le bien du mal. Elle avait les yeux révulsés et de la mousse jaunâtre stagnait au coin de sa bouche. Ce spectacle, bien qu'écœurant, fut vite écourté, car le vampire s'était mis à attaquer Delilah. Ni une ni deux, elle se servit de son tantô qu'elle gardait toujours sur elle, et lui planta prodigieusement la lame dans la gorge alors qu'il bondissait furieusement sur elle pour la mordre.

« Affaire réglée », en conclut-elle en regardant la dépouille du vampire étalée sur le bitume.

Elle s'interrogea : « Ce vampire était quand même très faible pour l'aura qu'il dégageait. On dirait que quelque chose cloche avec les gens de la ville. Finalement, cette promenade s'avérera peut-être plus excitante que prévu. »

Et alors qu'elle essuyait la lame de son tantô, elle aperçut l'hôpital. La jeune vampire marcha rapidement jusqu'à atteindre les portes principales du bâtiment, et mit sa capuche avant de franchir le seuil. L'occasion ne paraissait pas s'y prêter, mais elle avait pris cette habitude de dissimuler son visage au cas où des chasseurs de vampire ou des personnes de son ancienne vie de l'asile psychiatrique ne la recherchaient encore. Elle s'enfonça dans les couloirs de l'hôpital.

« La morgue est fermée au public à cette heure, mademoiselle, il faudra revenir à partir de demain matin » lui répondit sèchement une infirmière en blouse trop serrée.

Effectivement, l'heure avait déjà bien tourné, et à cause de son petit du vampire enragé qui lui avait faire perdre du temps, Delilah ne se rendit pas compte qu'il était déjà 20h40. Alors qu'elle s'apprêtait à retourner chez elle bredouille, elle sentit une certaine agitation qui venait sans doute du hall principal de l'hôpital.
Elle se dirigea alors dans cette direction et sentit une fraîche odeur de sang qui se rapprochait d'elle, puis vit Sunlight en compagnie d'une jeune fille qui avait l'air salement blessée. Faisant preuve comme toujours d'une grande éloquence, Delilah passa sans un mot devant les jeunes femmes avec un timide sourire qu'elle avait peiné à faire apparaître sur ses lèvres puis continua sa route. Arrivée dans le hall, elle sentit un malaise s'emparer d'elle. Trop de monde, trop d'agitation, trop d'énergies négatives. Elle commençait à regretter de s'être mis dans un tel pétrin, alors qu'elle sait pertinemment qu'elle déteste la foule... Une très jolie vampire dguisée en infirmière la regardait d'un coin de l'oeil alors que son cœur s'emballait de plus en plus à cause du malaise que lui procurait la foule.
Delilah observait cette femme qui la dévisageait avec un rictus qu'elle prit pour un petit sourire qui paraissait vouloir lui dire :

« Calme toi, jeune Delilah. Reprends toi car cet état est indigne d'un vampire de ton envergure. Je m'amuse de voir ces sentiments si humains appartenir à un vampire, mais je veux que tu te calmes, car il ne faut pas attirer l'attention sur nous. »

Même si cette pensée était totalement infondée, Delilah parvint, à force de se la répéter, à apaiser son esprit tourmenté pour un moment.
Bien qu'elle n'osa aller parler à personne, elle tendit l'oreille pour savoir ce qui se tramait autour d'elle. Parmi les cris de panique et les bruits de pas nerveux, la vampire comprit quelques mots qui lui firent rapidement se rendre compte de la situation. Tout le monde était enfermé ici et personne ne semblait comprendre pourquoi. Serait-ce en rapport avec ce vampire qu'elle a croisé plus tôt ? Sans doute ... Elle s'assit près des autres personnes et attendait la suite des évènements sur les bancs de l'hôpital. A sa gauche, un vampire étrangement calme parmi toute l'agitation croissante, avec des litres de poches de sang sur ses genoux. Delilah eut une soudaine envie de bondit sur ce repas qui la narguait, mais elle parvint à se contenir. Elle ferma les yeux...inquiète et nerveuse.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mar 20 Avr - 3:00

    La vampire sentait la peur autour d’elle et s’en était enivrant. Tous ces humains qui étaient au point de pisser dans leur pantalon, qui pleurait en silence, certains hurlaient même. Un homme arrêtait pas d’ouvrir les stores pour contempler l’impensable. La fenêtre bloquée, un voile noire opaque posé dessus, il semblait ne pas l’accepter, et regardait avec un air halluciné ce que tout le monde avait pu constater. Les humains étaient tellement pathétique à se laisser aller aussi facilement à la peur. C’était ça qui les rendait si succulent. La vampire s’en nourrissait littéralement. Et plus la peur se faisait sentir, plus sa soif devenait forte. Elle avait terriblement soif à présent, tout ce sang autour d’elle, ces poches de sang accrochés juste sous son nez, s’en était une torture. Elle aurait parfaitement le temps de briser une nuque sans que personne ne s’en aperçoive mais boire du sang ? C’était beaucoup moins discret que tuer. Justement, c’était peut-être ça qui lui fallait. Elle n’avait jamais résister à l’envie d’une mort horrible dans des souffrances insoutenables. Et avec tous ces humains aux portes de la folie, il suffisait qu’elle les pousse un tout petit peu pour qu’il y en ai un qui se fasse vraiment mal ou qui tue un autre.

    La vampire observa la sorcière blonde qui évitait soigneusement son regard. Son amie allongée dans le brancard semblait beaucoup moins insensible à la folie ambiante. Elle était déjà blessée et son sang n’arrêtait pas de s’écouler. La fille leva le bras, visiblement en proie à une angoisse profonde. Etait-elle claustrophobe ? En tout cas, la situation angoissante, elle ne savait pas gérer. La sorcière blonde si, elle s’occupa de son amie blessée mais elle n’avait pas été assez rapide. Eden avait eu l’occasion de se nourrir de cette angoisse, qui plus est, elle avait vu une porte ouverte. Se concentrant sur sa victime, oubliant même la raison de sa présence qui était pourtant à quelques pas, la reine s’insinua dans l’esprit de la jeune sorcière, elle poussa sa capacité à aliéner pour pousser à fond la sensation d’angoisse de la sorcière. Et ça a marché immédiatement. La jeune fille se mit à hurler, littéralement, concentrant tout d’un coup toute l’attention des personnes présentent dans la salle. Cela dura quelques effrayantes secondes durant lesquelles on n’entendait plus que ce hurlement aux portes de la folie, terrifiant avant que les humains ne recommencent à parler. Eden entendit une voix légèrement inquiète et elle se tourna pour voir une jeune fille brune, une humaine mais portant un petit badge avec son nom comme tous les employés de l’hôpital. Laurel.

    C’était pour elle que la reine était venue ici. Fixant l’humaine durant de longues minutes elle ne dit un mot, se contentant de détailler de la tête aux pieds sa rivale. Une chevelure brune ondoyante, une peau de porcelaine au teint clair, avec des yeux bleus qui s’arrêtèrent durant quelques secondes sur la vampire, l’air interrogateur, mais pas vraiment celui du « on se connaît ? » mais plutôt du style « qu’est-ce que tu me veux, toi ? » Cette humaine était mignonne et ne manquait pas de charme. Mais il comptait vraiment la transformer en vampire ? C’était stupide. Eden ne lisait rien d’exceptionnel dans cette humaine. Et le fait qu’elle soit médecin indiquait plutôt qu’elle aimait la vie, les gens qui aime la vie ne devienne pas des vampires très heureux de leur sort. Fixant l’humaine la vampire se concentra sur la petite sorcière qui avait hurlé. Elle poussa un peu plus fort le bouchon et la sorcière perdit complètement les pédales. Elle saisi un objet brillant, un scalpel laissé là dans la panique, et coupa dans l’avant bras suivant la ligne de la veine. En plus elle se débrouillait bien la petite. Une lueur destructrice flambait dans les yeux d’Eden tandis que Mary se tranchait les veines en proie à la folie sans que personne ne s’en rende compte tellement préoccupé par leurs propres peurs. C’était délicieux. Eden se tenait devant Laurel et rien ne trahissait sa culpabilité hormis son regard et peut-être son sourire.

    La vampire détourna son regard de l’humaine pour parcourir la salle, il lui semblait sentir qu’il n’y avait pas que des humains ici. Elle repéra à deux mètres d’elle Liam, le vampire qu’elle avait rencontré au château et qu’elle avait embauché pour s’occuper du cercle des ombres. Si l’on occultait les nombreuses tâches de sang sur ses fringues, il avait l’air d’aller bien, mais la vampire pouvait sentir que ça n’était pas du sang humain qu’il avait sur lui. Le sien ? Il y avait peu de chance mais sachant en quoi il occupait ses nuits, peut-être bien que c’était le sien. La reine lui aurait probablement posé la question si le lieu n’était pas un endroit public. Elle se contenta de lui faire un hochement de tête pour le saluer. Ce qui était franchement étrange c’était qu’aucune infirmière ne s’approchait de lui, hors elle était vêtu comme tel. La vampire reporta son attention sur Laurel. Cette dernière pouvait bien attendre non ? De toute façon si elle continuait à la fixer ainsi l’humaine prendrait peur, elle n’était pas une idiote et elle sortait avec un vampire. Elle ne tarderait pas à comprendre que Eden en était une. Autant ne pas insister, y aller en douceur. Elle s’approcha donc de Liam, saisissant une poche de sang au passage. Si c’était vraiment son sang qui était sur sa chemise, il risquait d’avoir une soif de loup. Connectant la poche de sang à une perf, l’accrochant à une de ces tiges en métal faites pour qu’on y accroche justement les poches de sang, elle avança vers lui.

      « Vous êtes blessé monsieur ? » demanda-t-elle en faisant un signe de tête très rapide, invisible pour les yeux humains pour lui montrer la poche de sang. Malgré la panique, il valait mieux rester prudent avec tous ces humains présents autour d’eux.

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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mar 20 Avr - 3:36

Sunlight ne remarqua pas immédiatement à quels tourments la pauvre et innocente Mary était actuellement en proie. Les yeux marrons de la jeune sorcière était fixé sur l'infirmière qui venait accidentellement de lui rentrer dedans. Elle n'était pas inquiète, ni même nerveuse : elle avait appris à gérer son stress et sa peur lors de ses nombreuses expéditions nocturnes ou encore avec l'aide de la Blanche Confrérie. Ils lui étaient tous d'un tel secours... Mais Sun' ne les aimait pas. Et c'était justement dans de telles situations que la jeune fille regrettait d'avoir quitté sa Pennsylvanie natale pour le monde inquiétant de Newton. Ce qu'elle aurait donné pour pouvoir retrouver Lawrence, sa petite vie de famille calme et tranquille. Mais pour le moment, elle avait d'autres choses en tête. Elle avait l'impression que sa tête allait exploser tellement elle assimilait de nouvelles informations à la seconde. Deux évènements se produisirent, et qui la déstabilisèrent à un tel point que, durant un moment, elle dut se demander si le tout s'était vraiment produisit. Laurel, qu'elle avait déjà rencontrée quelques semaines après son arrivée à Newton, s'approcha, pleine de bienveillance, pour soigner Mary. Elle se pencha, et ne fut ainsi pas témoin du regard noir que lui lança l'infirmière. L'infirmière ? Sunlight était si intimidée par sa présence qu'elle ne savait même pas si, en ouvrant la bouche, elle aurait été capable de parler. Ses yeux firent la navette entre Laurel et l'infirmière, l'infirmière et Laurel. Cette-dernière fréquentait un vampire. Ce vampire était l le Roi. Le Roi était marié. Marié à l'infirmière. Vraiment ? Elle était donc un vampire... et elle était la Reine. Sunlight eut un sursaut à peine perceptible, et, à peu près au même moment, Mary se mit à hurler. Hurler comme une démente. Sunlight chercha sa main à tâtons, et ne la trouva pas. Elle tourna les yeux et tomba sur le spectacle le plus horrible qui lui eut été donné de voir, même en prenant en compte son éprouvant parcours avec la Blanche Confrérie.

Les deux bras de Mary étaient couverts d'un sang rouge et épais, qui coulait à flots sur ses vêtements, sur sa chaise, sur le sol. Une immense flaque du liquide carmin s'était formée par terre, tandis que la pauvre recrue, visiblement en proie à une transe qui lui faisait oublié toute volonté, enfonçait et faisait tourner le scalpel dans sa chaire, mine de rien, les yeux perdus dans le vague. Sunlight resta stoïque durant quelques instants, horrifiée. Des gouttelettes de sang avaient éclaboussé ses propres vêtements et elle les fixa, incapable de réagir. Elle avait apprit au lycée qu'un être humain ne pouvait pas survivre avec de telles plaies ouvertes. Malheureusement pour elle, Sunlight se savait trop stresser en ce moment pour les refermer. Elle agita la main devant la pauvre Mary, claqua des doigts devant ses yeux, mais rien n'y fit. Quand elle releva les yeux, comme en quête d'un soutien dont elle savait que la Reine ne le lui apporterait pas, Sunlight ne trouva pas cette-dernière. Elle ne la voyait plus, la vampire semblait avoir disparue dans la foule compact de gens paniqués. Elle crut l'apercevoir, au fin fond de la pièce, mais ce fut tout. Elle se tourna de nouveau vers Mary et faillit vomir tant ses bras n'étaient plus que des lambeaux de chaire sanglants. Elle posa le bout des doigts sur les plaies, les yeux fermés par la concentration, en oubliant presque Laurel. Elle priait. Étonnant, non ? Elle priait. Quand elle rouvrit les yeux, la tête de Mary était affalée sur son épaule, comme si elle s'était tout simplement endormie.

    « Non ! hurla la jeune sorcière en administrant une violente gifle à la recrue, ce qui ne sembla même pas la secouer. Non ! Mary ! Mary, réveille-toi ! Nom d'un chien, Mary ! »

Sunlight plaqua ses mains sur sa bouche quand, sous l'effet d'une gifle supplémentaire, Mary s'écroula vers l'avant, son visage tombant en plein dans la flaque de sang qu'elle avait perdu. Sunlight s'écroula à ses côtés, geste qui passa presque inaperçu dans la cohue générale. Elle glissa deux doigts dans le cou de la recrue, cherchant un pouls qu'elle ne trouva pas. Tu ne peux pas utiliser tes pouvoirs en public, ma grande, se dit Sunlight d'une petite voix qu'elle voulait convaincante, mais son besoin presque vital de sauver la vie de la jeune femme l'importait de loin sur l'éthique instaurée pas la Blanche Confrérie. Après tout qu'est-ce qu'elle avait à en faire des petites braillardes de la... Non. Elle ne devait pas se laisser emporter. Elle devait penser à long terme. Penser à ce qui se produirait si jamais quelqu'un la voyait en train de quasi-ressusciter une adolescente couverte de sang. Mais après tout, les pauvres prisonniers de l'hôpital avaient déjà été témoins ce soir de choses qui devaient très certainement dépasser leur entendement. Elle allait compter jusqu'à trois, et ce serait bientôt terminé. Elle prit le poignet de Mary entre ses doigts, à la manière de quelqu'un qui cherche le pouls, et se mit à compter. Un. Deux. Trois. Le visage de l'adolescente reprenait lentement des couleurs, mais pas suffisamment pour qu'elle ait eut l'air en bonne forme. Quatre. Cinq. Six. Les lambeaux qui constituaient ses bras se mirent à trembler, se recollant tout naturellement les uns aux autres. Mary n'ouvrit pas les yeux, cependant, et elle ne bougea pas plus. Sunlight jeta un nouveau regard autour d'elle, incertaine de la façon de faire à adopter. Elle prit Mary par la taille, la hissant sur sa hanche avant de l'asseoir du mieux qu'elle le put sur la chaise couverte de sang qu'elle venait de quitter de manière précipitée. Sa tête vint encore cogner sur son épaule. Mais elle était en vie. C'était l'essentiel, après tout.

Ensuite, après la crise, vinrent les questionnements. Mary n'était certes pas connue pour être la gamine la plus courageuse qui soit, cependant elle n'était ni folle ni suicidaire. Les raisons qui avaient put la pousser à se saisir d'un scalpel et à transformer ses bras en viande hachée était inconnue. Sunlight regarda autour d'elle, cherchant de nouveau la vampire des yeux, mais elle ne la trouva pas plus que la première fois qu'elle avait essayé. La Reine avait-elle fait quelque chose à Mary ? Et si oui, pourquoi ? Soudain, Sunlight eut peur. Terriblement peur. Bien que ses pouvoirs soient puissants, elle n'avait quasiment aucune arme contre un vampire puissant. Un vampire qui pouvait pousser les gens à se trancher les veines simplement en claquant des doigts. Elle fit mentalement le compte de ses possibilités. Faire éclater les fenêtres. Les fenêtres, oui. Si les fenêtres étaient bloquées, alors elle n'avait qu'à les faire éclater pour sauver la situation. Elle posa les yeux sur la fenêtre la plus près et commanda à la force étrange qu'étaient ses pouvoirs de la faire exploser. La terre trembla imperceptiblement, tout autour. La fenêtre se fissura, se fissura encore, et encore... Mais chaque fissure semblait se réparer au fur et à mesure. Cette fois-ci, Sunlight elle-même ne put retenir un petit cri d'angoisse.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mar 20 Avr - 15:21

Jack se rhabillait dans le vestiaire B, celui destiné aux employés. Il venait de finir sa première journée de stage à l'hôpital, journée qui avait été très ennuyeuse pour le jeune homme resté au service d'administration, à trier divers dossiers de patients. Mais il fallait bien commencer par le commencement, et Jack n'était qu'un petit stagiaire ! Il se confortait en se disant qu'il touchait un peu d'argent, se qui n'était pas négligeable étant donné qu'il devait payer seul son loyer. Jack enfila sa veste en cuir marron, prit son sac à dos qu'il balança sur son épaule droite puis se dirigea vers la porte de sortie donnant sur l'arrière de l'hôpital. Il posa sa main gauche sur la barre métallique permettant d'ouvrir la porte et se prit un coup de jus en effectuant ce geste. Il secoua rapidement sa main comme s'il voulait évacuer la douleur puis recommença son opération . Le même incident se produit. C'était bien étrange. Jack réessaya une troisième fois et obtint le même résultat : la porte était bloquée. Le jeune homme sentait bien que la magie avait quelque chose à voir là-dedans et que quelqu'un avait condamné cette porte. Mais pourquoi verrouiller une porte par la magie ? Quelle en serait l'utilité ? Le jeune sorcier décida donc d'emprunter une autre sortie : celle du parking sous-terrain. Il partit alors en direction des ascenseurs permettant l'accès au parking. Il n'y avait pas grand monde dans le couloir hormis quelques infirmières stressées, se dépêchant d'aller à leurs occupations.
Jack lui, prenait son temps, il avait fini son service à 20h30 et dans une trentaine de minutes, il serait tranquillement installé au comptoir d'un bar, sirotant un puis deux whisky avec les quelques habitués du pub. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'il fréquentait cet endroit qui pour lui est moyen propice pour se détendre.
Jack arrivait maintenant au bout du couloir, il avait marché jusque là plongé dans ses pensées mais en fut vite tiré lorsqu'il se rendit compte qu'une vingtaine de personnes attendait devant les portes des ascenseurs. Chaque visage était plus ou moins anxieux. Le brouhaha provoqué par la foule grandissait de plus en plus. Au bout de quelques secondes un autre groupe de personnes arrivait presque en courant, l'air également apeuré. On compris vite que les ascenseurs mettaient bien trop de temps à arriver. Un homme cria alors aux autres :

« Les ascenseurs sont bloqués ! On est pris au piège ! »

En ayant simplement prononcé ces quelques mots, l'homme avait réussit à créer un effet de pagaille, l'effroi était désormais lisible sur chaque visages et la foule ne cessait de grandir. Jack essayait à sa manière de gérer la panique de quelques personnes mais il n'avait pas beaucoup de moyens de convaincre cette masse d'individus apeurés où les plaintes et les cris fusaient, que tout irait bien ...Le jeune étudiant était impuissant devant tous ces gens dont la panique s'était emparée et il se sentit vite oppressé par cette foule effrayante qui ne cessait de crier et de pleurer. Il recula alors de quelques pas, bouscula une jeune femme au teint livide, s'excusa puis s'empressa de faire demi-tour car il ne pouvait plus supporter toute cette agitation. Il marcha rapidement et sans savoir où ses pas le porteraient, autour de lui tout allait si vite ! Il y avait de plus en plus de bruits, stridents ou sourds, retentissant de tous cotés, on se serait cru dans une fourmilière mais mal organisée. Jack regarda sa montre, vingt minutes s'étaient écoulées depuis la fin de son service. Il se trouvait maintenant aux urgences. Le jeune homme aurait voulu aider mais il savait qu'il n'était d'aucune utilité car pour le moment il avait besoin de calme. Il entra donc dans la première salle d'attente qu'il vit en espérant qu'elle ne serait pas trop bruyante. Quelques personnes étaient présente, il y avait bien moins de monde que dasn les couloirs mais il ne prit pas la peine de les détailler. Il se dirigea vers une chaise, s'assit à coté d'un homme portant une caisse et se prit la tête dans les mains : tout ceci n'était que folie ! Il ferma les paupières puis les rouvrit et remarqua que du verre jonchait le sol. Jack constata avec une certaine angoisse que la fenêtre avait été brisée mais qu'aucune lumière ne traversait la pièce, seule l'ombre dessinait un paysage inexistant. Il comprit alors qu'une magie très puissante était impliquée dans cette histoire, une magie sombre et dangereuse. Il pouvait même la sentir, il l'a comprenait.

« Et merde … » murmura Jack pour lui même.

De nouveaux cris se firent entendre, surment ceux d'une jeune femme en proie à une crise de folie. Ces cris étaient terrifiant, Jack les percevaient clairement, il se leva et se dirigea en direction de la personne concernée. Peut etre reussirait-il a la calmer par sa magie. Les cris cessèrent brutalement mais il continua d'avancer. Il apperçut alors une jeune fille blonde au dessus d'une autre fille brune. Une tâche sang importante maculait le sol et les bras de la jeune fille brune, le spectacle dont tout le monde semblait se désintéresser était abominable. Elle était morte, Jack en était convaincu. Le jeune homme ne pouvait cependant détourner le regard de la scène. Il s'approcha un peu plus pour venir en aide à la blonde qui ne lachait plus la morte, lui tenant fermement le poignet comme si elle ne voulait pas la laisser partir... Il fit un pas de plus quand soudainement la jeune fille brune releva la tête pour se blotir contre son amie. L'impossible venait de se produire devant les yeux de Jack. Il fixa la blonde en ne pensant qu'au fait qu'elle était sorcière également.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mar 20 Avr - 20:27

Les paupières closes, je plongeais avec lenteur dans les tréfonds de mon esprit tortueux. L'agitation, autour de moi, était palpable. Cependant elle ne faisait qu'onduler sur mon être, comme une pierre perdue sur la surface lisse de l'eau. J'entendais le tumulte, un cri strident, des chuchotements incohérents mais rien ne parvint à percer le cocon dans lequel je me trouvais. Rien à part, une subtil odeur de sang. Je ne respirais plus. Personne n'y aurait prêté attention de toute manière, pas dans cette cacophonie ambiante et pourtant la fragrance si particulière du sang enivra mes narines. Elle s'insinua en mon être, s'agrippant à lui, mettant à mal ma volonté pourtant quasi inébranlable. La senteur était d'une force incroyable. Il y avait quelque chose dans ce sang qui dépassait de loin celui d'un mortel. Une sorte de mysticisme puissant. Je sentais la Bête se frayer un passage entre les barreaux de sa prison de chair. J'allais perdre ce combat, c'était inévitable. J'étais tout entier absorbé par cette envie de boire ce sang si unique, sentir son délicieux fumet dans mon palais avide.

Puis soudain, dans la pénombre de ma solitude, une vague écumante d'une blancheur aveuglante me noya dans son sillage. Un frisson parcourut mon échine. Une sorcière suffisamment puissante se trouvait dans les parages. J'ouvris des yeux assombris par la faim et la colère viscérale que me procurait cette affreuse révélation. Mon regard se braqua instinctivement sur les deux sorcières juste en face de moi. Il y avait du sang sous leur chaise respective. C'était plus que je ne pouvais en supporter. Mes mains se mirent à trembler d'une façon incontrôlable. Tout mon être frémissait. Mes muscles se contractaient, prêts à entrer en action sur ordre de ma volonté. Je tuerais la première, la blonde avant même qu'elle ne s'en rende compte. Quand à la deuxième, au vu de son état, elle succomberait à mon assaut aussi rapidement et ne poserait aucun problème. Tel devait se passer la suite des évènements.

Je bondis et me retrouvais instantanément derrière la sorcière. Ma main lui attrapa sa chevelure de blé et lui brisa la nuque aussi sec. La seconde serait aussi victime de mon courroux. Alors que le corps sans vie de la blonde finit de choir, je tranchais la gorge de la brune dans le même mouvement et m'abreuvais du geyser rougeoyant qui en résultait. Le toute n'avait duré qu'une seconde à peine.

    " Vous êtes blessé, monsieur ? "


Une voix sans défaut attira mon attention et me ramena à la réalité du moment. J'étais toujours assis sur ma chaise, la caisse entre mes bras tremblants. Une infirmière se tenait, debout, devant moi. Il me fallut un temps pour m'accommoder à sa présence, à cette nouvelle réalité qui s'ouvrait à moi si brutalement et surtout reconnaître en l'infirmière un visage familier. C'était Eden, ma Reine. Elle avait sans doute pressenti mon aura meurtrière que je ne cherchais pas à contenir. Je n'avais d'yeux que pour les deux sorcières en face de moi. Le monde autour de moi s'était réduit à elles deux et Eden.
La Reine me dévisageait, attendant une quelconque réaction de ma part mais je n'étais plus que folie en cet instant. Il fallait que je me ressaisisse et vite. Ma mâchoire se crispa sous le coup de la lutte intrinsèque que je menais en mon for intérieur. Je parvins non sans mal à revenir sur ma Reine. Elle m'offrait une poche de sang qu'elle avait elle-même percée. Décidément elle était pleine de ressources.

    * Tues-les ! *


Le cri décharné de la Bête s'éleva dans les bas-fonds de mes entrailles. Elle commandait à mon corps d'agir immédiatement. La cohue générale serait suffisante pour cacher mon méfait. Je déposais la caisse, en longueur, sous la chaise. Tout en me relevant, j'empoignais le couteau de ma botte et me tranchais discrètement la paume de la main pour l'imbiber de poison. Finalement, une idée macabre avait suivie son cheminement dans mon esprit. Je n'allais pas les tuer ici, mais les plonger dans une catatonie proche de la mort. J'aurais ainsi tout le loisir de m'amuser avec elles par la suite. Et ce faisant, je permettrais à ma Reine de prendre part à mes distractions. Je cachais l'arme de mort sous ma veste et jetais un œil furtif à Eden. J'esquissais un sourire morbide lorsque je me levais de ma chaise. Je ferais taire ma soif, une fois le danger imminent, éliminé. Une bonne sorcière, est une sorcière morte.

    " Non...C'est juste que je ne me sens pas très bien. Je vais aller m'allonger un moment. "
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Sam 24 Avr - 19:26

Il y a des jours où l'on ferait mieux de rester couché.
Dring. Dring. Dring. Le téléphone sonne, cacophonie exécrable. A tâtons, je cherche l'engin diabolique sur la table de nuit avant de me souvenir qu'il était à terre. Ma main avance sur le sol, presque toute seule, et je finis par attraper l'objet et faire cesser ce boucan. Je le portais à mon oreille, marmonnant un « allô » complètement ensommeillé. Ce que me dis mon correspondant me fit ouvrir grand les yeux. Aussi efficace qu'une énorme tasse de café! Je me levais à demi, sans prendre garde à la pièce tournant autour de moi. Chute de tension bénigne. « J'y vais tout de suite. ». Je raccrochais et, la seconde suivante, j'étais déjà sous la douche. Une demi-heure plus tard et un café sur le chemin, j'étais déjà en route pour l'hôpital de Newton.

J'entrais dans le hall directement à la réception, sans passer par les urgences. Je m'arrêtais devant une infirmière bedonnante au téléphone et lui demandais le docteur Weber. Elle m'ignora, concentrée sur son appel. Je tapotais le comptoir d'un geste impatient, faisant cliqueter mes ongles. Un soupir agacé s'échappa de mes lèvres à demi-fermée. Je n'étais jamais de bonne humeur au saut du lit, et encore moins après ce que je venais d'apprendre. La femme continua à m'ignorer et, vraiment agacée, je fouillais dans mon sac après une sorte de petit porte-feuille en cuir contenant une plaque et ma carte d'identification au FBI. « Seulement en cas d'urgences quand les affaires ne sont pas officielles! » m'avait bien précisé mon patron. Le truc, c'est que lui et moi, on n'a pas la même définition de « cas d'urgence. ». Etrangement, la vue de la carte la fit réagir et je me mis soudain à exister dans son monde. Elle dit à son correspondant qu'elle le rappellerait, me fit un grand sourire et appela le docteur Weber sur son biper. Il arriva quelques minutes après, essoufflé, l'air complètement perdu. Il me tendit la main, je la lui serrais.

    « Mademoiselle Crewe? »
    « Elle même. »
    « Suivez moi. »


J'obtempérais docilement et le suivis. Nous prîmes un ascenseur et descendîmes. J'avais toujours cru que c'était un cliché cinématographique de mettre les morgues au sous-sol, comme si on enterrait déjà les cadavres. Depuis que je bosse pour le FBI, j'ai compris que ce n'en était pas un. Il me précéda et me montra une série de corps.

    « Je n'y comprends rien vous savez… »
    « Ce n'est pas ce que l'on vous demande. Vous avez essayez de les sauver, vous avez échoué. Ils sont sans aucun doute mieux où ils sont. »


Il n'avait aucune idée de la véracité de mes propos. Ces gens avaient été victime d'une attaque de vampires. Je reconnaissais les blessures pour en avoir subie de semblables bien que j'y aie survécu et qu'elles aient cicatrisé. Ils puaient la sangsue et je n'aimais pas cela. Les morts-vivants ont des lois. Ils auraient au moins du tenter de cacher les cadavres mais, apparemment, ce ne fut pas le cas. Un nouveau vampire qui a mal tourné? Un ancien devenu fou? Un fauteur de trouble? Ou quelque chose d'encore plus grave? Un vrai casse-tête…Je m'approchais des corps, examinais les blessures. Je n'étais pas légiste, je n'étais pas capable, comme dans les séries télés de dire que sa mort remontait à 21h14 précise ou que sais-je! Mais j'étais capable d'affirmer que le ou les responsables de ces décès tombaient dans un accès de folie meurtrière incontrôlable. C'était comme avoir affaire à…Un psychopathe. Un tueur en série à la sauce vampire. Quel cauchemar! Le pire cauchemar, sans aucun doute.

On pourrait croire que la morgue est un endroit insonorisé, mais c'est loin d'être le cas. Si bien que, d'en bas, j'entendais les cris et fus immédiatement sur mes gardes. Prête à en découdre s'il le fallait! Je portais des armes, je portais de quoi allumer un vampire si besoin était…Ils n'y étaient peut-être pour rien dans ce bruit, j'anticipais sans doute, mais je préfère être paranoïaque que naïve. La paranoïa me maintient en vie. La naïveté m'aurait envoyé depuis longtemps six pieds sous terre…Je remontais l'escalier, oubliant complètement le médecin. A présent, plus rien n'existait en dehors de l'utile vital. Je voulus prendre l'ascenseur, il semblait en panne. Je choisis donc les escaliers et arrivais dans le hall où le monde semblait devenu complètement fou. Il y avait des gens, derrière la porte des urgences. Le bouton d'ouverture était de mon côté. Je n'eus même pas besoin de me trouver dans la même pièce pour sentir les vampires. Ils étaient…Deux. Non, trois. J'aperçus le troisième qui ne m'était pas inconnu et présageais le pire rien qu'à sa vue. Les sangsues n'étaient pas les seuls à dégager une énergie surnaturelle intense. Ce n'était pas des garous, c'était…Sorcières? Aurait-on oublié de me prévenir qu'un congrès des bestioles à abattre se tenait dans le hall des urgences? Enfin, ils n'étaient pas tous à abattre mais j'avais beaucoup de mal avec les sorcières…

Je frôlais mon arme dans mon holster d'épaule. J'avais envie de la sortir, de sentir son contact rassurant. Ça ne m'aiderait pas pour les vampires –quoi que- mais au moins, psychologiquement, je me sentirais moins vulnérable. J'entrais à peine dans la pièce que je repérais une autre personne qui ne m'était pas inconnue. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi sa majesté des morts a décidé de faire une petite balade ce soir? Non, décidément non, ça ne présageait rien de bon! Je me tournais vers une infirmière et demandais ce qui se passait. « Nous sommes bloqués ici, plus moyens de sortir! Mon dieu, tout le monde devient fou…Les gens ressuscite! » ajouta-t-elle en regardant une fille allongée dans une flaque de sang blottie contre son amie. Ressusciter? Non. Guérie par des pouvoirs de sorcières? Sans doute. Je ne pus m'empêcher de lancer un regard noir à la sorcière. Utiliser ses pouvoirs en publique? Et pourquoi pas nous remixer le sabbat pendant qu'elle y était?! Bientôt on verrait des loups-garous jouer à saut-de-mouton et des vampires se casser la croûte devant tout le monde. « Pourquoi ça tombe toujours sur moi? marmonnais-je, de mauvaise humeur. Je ne comprenais pas grand chose à ce qui arrivait et n'avait personne d'assez intelligent pour m'expliquer les détails hormis peut-être…Mon regard se posa avec regret, un immense regret, un ineffable regret, sur Liam. Le vampire ne semblait pas aller fort. Logique avec tout ce sang interdit coulant sur le sol. Joli gachis…Que faire? Approcher malgré la reine et demander des explications?
Connaissant mon culot monstre, je n'hésitais pas longtemps.

« Etant donnée que j'ai raté la moitié de l'épisode pendant que j'observais les massacres perpétrés par vos copains, l'un de vous aurait-il l'amabilité de m'expliquer ce qui se passe dans ce putain d'hôpital? » Oui j'avais conscience de tenir l'occasion rêvée d'en finir avec cette maudite reine, de tuer au moins trois vampires en prime et deux sorcières pour le dessert…Mais j'avais également conscience qu'il y a des situations où mes priorités passent après les véritables priorités…

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mar 27 Avr - 3:43

Des Hommes dans une étrange combinaison blanche les protégeant de l’air peut-être contaminé débarquent dans l’hôpital. Vous ignorez qui ils sont mais ils semblent être les maîtres de toute l’opération. Il y a un homme à l’air fou furieux qui se jette sur eux, il reçoit un coup de tazer qui l’envoie au tapis. Personne ne semble se préoccuper de lui. Les gens posent des questions auxquelles les hommes en combinaison blanche se contentent de répondre que « tout le monde sera libéré dès que nous saurons à quel type de virus nous avons affaire. Surtout ne paniquez pas, vous êtes en quarantaine pour votre propre sécurité. Veuillez vous soumettre aux tests. » Apparemment vous n’avez pas le choix, la seule question c’est combien de temps durera cette mascarade. Mais les vampires présents dans l'enceinte se posent une toute autre question: comment échapper aux tests sanguins.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Sam 1 Mai - 22:37

Je regardais maintenant les deux personnages étranges au fond de la salle fixement. Il ne me faisait aucun doute maintenant qu’il s’agissait de deux vampires. Malgré que leurs gestes soient très imperceptibles j’avais déjà passé assez de temps en leur compagnie pour les apercevoir. Je voyais donc bien qu’ils lorgnaient les poches de sang qui se trouvaient dans la salle. Je retiens à grande peine une expression de dégoût. Ils osaient faire ça, ici, sous mon nez ? A l’hôpital en plus ? J’avais bien envie de leur crier dessus, et je savais que j’aurais pu le faire si je savais que je ne courrais aucun risque. Mais il valait mieux ne faire aucune remarque et les observer du coin de l’œil. J’étais déçue que Sunlight me réponde pas, en pendant quelques minutes je me tournais vers la fenêtre qui semblait bloquée. Je n’avais pas aucune chance de pouvoir l’ouvrir et je ne le tentais pas. Mais ces quelques minutes d’inattention me firent défaut. J’avais raté quelque chose de crucial, et quand je me retournais, je fus frappée d’horreur : la jeune femme que je venais de soigner, un instant auparavant était devenue comme folle. Il m’était impossible de décrire son acte en détail tant je fus peu attentive à ce qu’elle faisait. Je jetais un coup d’œil furieux à mes deux ennemis. J’avançais d’un pas vers eux. Je me sentais bouillir intérieurement. Je leur permettais d’être ici. Je leur permettais de souffrir devant les poches de sang que finalement ils ouvraient. Je leur permettais de me faire du mal mentalement, mais ce que je refusais par-dessus tout, c’était qu’ils fassent du mal à un de mes patients. Je savais pertinemment que c’était eux, cela se lisait dans leurs yeux ; Je ne savaient pas comment ils avaient fait, et je ne tenais pas à la découvrir. J’aurais pu allez leur dire un mot si la suicidaire qui était tombée comme morte ne venait de relever les yeux et de gémir. Je regardais Sunlight. Elle avait posé sa main sur le poignet de la blessée. Cela n’avait duré qu’in instant minime, mais ses gestes étaient tout de même moins rapides que ceux des vampires. Alors je ne compris plus. Ma colère s’envola à moitié. A présent toute mon attention était rivée sur mon amie. Qu’avait elle fait ? Elle avait fait quelque chose j’en était sure ! Je m’approchais difficilement, le bras en avant.

L - Qu’as-tu fait ? Sunlight qu’a tu fait ?

Il y avait des sanglots dans ma voix. Je la regardais les yeux embués de larmes. Je n’étais pas spécialement triste, j’étais encore furieuse. Je m’approchais encore plus d’elle, et d’un coup, j’oubliais que c’était mon amie. Mon amie fidèle en qui j’avais donné toute ma confiance. Je la saisis par le col de sa veste. Avec force. Je plantais mon regard glacial qui laissait échapper des larmes salées qui coulèrent sur ma joue. Je la regardais dans ses yeux et m’aperçut qu’elle avait l’air effrayée. Mais je n’en tins pas compte. J’approchais mon visage tout prêt du sien.

L - Qu’as-tu fait ?!

J’avais conscience que j’avais crié. Je la lâchai et m’éloignait progressivement en secouant la tête. Il n’était pas bon pour moi de me disputer avec elle. Je tournais mes yeux devant les vampires qui s’étaient eux aussi tournés vers nous. L’homme était même en train de marcher vers Sun qui était toute remuée. Je m’arrêtais sur la femme, et soutint son regard. J’y lisais tellement de choses. Du contentement. De la joie. Du courage. De la moquerie. Du vice…
Il se passa à se moment là, autre chose qui me fit tourner la tête. Lorsque je m’étais reculée, je m’étais positionnée face à la porte de la salle d’attente, ce qui faisait que j’avais une vue plongeante sur le couloir. Je vis l’homme enragé se jeter sur une personne en blouse blanche. L’homme fut brutalement neutralisé par tout le groupe qui était apparu. Tous habillé de la même façon, le visage masqué. Je ne doute pas un instant que l’individu qui à voulu mordre un des leur est un vampire lui aussi. La violence avec laquelle il s’était jeté sur ses adversaires me l’avait vite fait comprendre. "Oh Merde, Ce n’est pas bon du tout ça…". J’avais l’impression que j’allais tomber dans les pommes. Je m’accrochais avec difficulté à un bras de fauteuil. S’aurait été un comble de m’écrouler là, devant toutes ses personnes amassées autour de moi. J’entendis les paroles du groupe. Et cela me soulagea. Ils n’avaient rien de malveillant et je soufflais. Pire, j’éprouvais du contentement. Je pensais à mes adorables vampires qui se tenaient là. J’avançais vers l’homme hargneux qui se tenait pas loin de Sunlight et l’apostrophait. JE n'avais aucune envie de m'approcher de l'autre femme qui avait l'air bien plus dangereuse.

L - Venez Monsieur, il faut se soumettre au test.

Je n’avais rien à craindre. S’il me faisait du mal il serait découvert par les scientifiques. Mais je n’insistais pas pour autant et je me coulais vers eux. Je me demandais tout de même combien de temps nous allions être confinés dans l’hôpital. Je me rendais compte que ce n’était pas le système de sécurité qui nous retenait bloqués. En passant, je m’arrêtais devant la jeune blessée. La blonde l’avait appelée Mary, alors maintenant je connaissais son nom. Je me penchais sur elle, lui demanda si elle allait bien, et la souleva. Elle était lourde, alors je priais mon amie de la soutenir. Elles avaient l’air très liées toutes les deux, donc je préférais les laisser se débrouiller. Elles sauraient quoi faire. Conformément aux indications je passais le test. Il n’y avait rien de très surprenant, une petite prise de sang et quelques questions subsidiaires. Je me portais très bien, à part que l’anxiété me paralysait. Je laissais ma place au reste du personnel de l’hôpital qui se tenait dans le coin ainsi que leurs patients. Je me dirigeai alors en attendant vers le hall d’entrée des urgences, là ou l’agitation était à son comble. J’interrogeai des collègues qui se trouvaient là, mais ils n’étaient pas plus renseignés que moi. Une poignée de petits groupes se tenaient serrés, pour se protéger sûrement. Je jetais un sourire crispé à tous les médecins en chef qui se trouvaient là, mais je n’engageais pas la conversation. L’entrée, d’ordinaire si illuminée était sombre à cause du peu de lumière qui jaillissait des rideaux de fer qui ceignaient les fenêtres et la porte de sortie. Enfin, je rebroussais chemin et revint vers la salle d’attente. La file par le test était très longue, et je ne voyais plus mes ennemis. Tentaient ils d’échapper aux hommes en blouse ?
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Sam 15 Mai - 3:02

Pas bon. Pas bon du tout. Elle n'aurait pas dut faire ça - laisser Mary se noyer dans son propre sang aurait été une chose beaucoup plus judicieuse. Elle aperçut le regard affolé de Laurel, elle vit sa bouche se mettre à trembler. Elle allait pleurer. Pleurer de stupeur. Elle lui demandait ce qu'elle venait de faire à plusieurs reprises, deux, pour être exact. Elle ne comprenait pas, et surtout elle ne devait pas comprendre. Oh, bien sûr Sunlight savait pour Laurel et son vampire, et la jeune femme devait bien connaître un peu de choses sur les créatures surnaturelles. Mais savoir qui sont les sorcières et en côtoyer une sont deux choses différentes. Et dire qu'elle avait presque réussit à retrouver ici la vie normale qu'elle avait perdu. Maudit soit cette hôpital, cette ville ! Pourquoi était-elle venue ici ?! Pour Mary. Seulement voilà, Mary était trop faible pour faire quoi que ce soit. Elle était un fardeau plus qu'autre chose, et surtout, surtout, un joli sac de sang. Si jamais les copains vampires décidaient de casser la croûte, ils se jetteraient sur elle en premier. La simple idée que Mary puisse être tuée, l'idée de pouvoir perdre une seconde recrue aux mains des vampires, était insoutenable. Mais c'est pourtant ce qui allait arriver. Sunlight le voyait dans sa tête, aussi sûrement qu'elle voyait Laurel avancer vers elle, qu'elle voyait son regard furieux. Ce n'était nullement de la clairvoyance, mais plutôt l'instinct. Cette capacité qu'elle avait toujours eut de savoir qui va mourir. Elle aurait voulut prendre Mary dans ses bras, la protéger de la mort qui frapperait. Mais elle n'en eut pas le temps : elle sentit ses pieds quitter le sol, violemment. Sunlight écarquilla les yeux. Elle ne voyait plus que le visage furieux de Laurel.

N'importe quelle autre sorcière de la Confrérie se serait débattue. Ademar aurait sans doute fait appel à son ami le feu, et le résultat aurait été catastrophique. Mais elle, elle se contenta de détourner le regard. Elle ne voulait pas que les choses continuent, et surtout, surtout, elle ne voulait pas que Laurel découvre son secret. Les gens auxquels elle s'attachait, malgré son pouvoir et toute sa bonne volonté, finissait par mourir, peu importe leur nature. Il ne fallait pas mêler Laurel à ses problèmes. Alors elle attendit. Laurel finit par la lâcher, et elle s'écroula au sol comme une poupée de chiffons. Oh, ce qu'elle aurait voulut pleurer. Rester ici pour toujours, et mourir. Mais avant elle, il y aurait les autres. C'était une certitude. Laurel s'éloigna vers des hommes encapuchonnés, et elle laissa comme un vide. Cet endroit grouillait de gens malveillants : la blonde, là-bas, par exemple. Elle regardait autour d'elle avec avidité. Leurs regards se croisèrent, et Sunlight faillait frémir. Elle empestait la mort. Mais pas la sienne, celle des autres. Une tueuse. Une tueuse. Une tueuse ! Mais de quoi ? C'était bien ça, la question. Il fallait qu'elle se calme. La dernière fois que ses nerfs avaient lâchés, les énormes rochers tout au fond du lac avaient explosés. Elle inspira profondément. Il devait forcément y avoir un moyen de sortir de cet enfer. Elle regarda une nouvelle fois les vampires, au fond de la salle. Ils devaient sans doute chercher un moyen d'échapper aux prises de sang : elle voyait les infirmiers avancer avec leurs seringues. Cacher Mary. C'était la chose à faire. Si elle perdait encore ne serait-ce qu'une goutte de sang, elle en mourrait. Mais où aller ? Il y avait trop de gens, dans cet hôpital. Et ils paniquaient tous, en plus.

    « Mlle. Nous devons vous faire passer quelques tests. » fit une voix tout près d'elle, et elle faillit hurler tant elle fut surprise, elle ne portait plus du tout attention à ce qui l'entourait. « Votre jeune amie... elle semble malade. Nous allons l'emmener. Jones, voulez-vous bien conduire cette jeune dem... »


L'homme ne finit pas sa phrase. Il écarquilla les yeux, ferma la bouche et la rouvrit à plusieurs reprises. On aurait dit qu'il venait d'oublier quelque chose d'important. Puis, la douleur le submergea. Lui et Sunlight durent comprendre ce qui se passait en même temps : il s'écroula au sol en grimaçant et elle plaqua une main sur sa bouche pour ne pas hurler d'effroi. Voilà ce qui se passait, quand elle était stressée ! Les gens faisaient des infarctus ! Le pauvre infirmier avait les yeux grands ouverts, et elle commença par s'assurer qu'il n'était pas mort. À peine s'il respirait.

    « Cette homme fait une crise cardiaque ! » s'époumona une vieille dame à l'autre bout de la salle. « Il fait une crise cardiaque ! »


Il devait déjà être fragile du cœur et la situation de crise l'avait fait flancher. Mais non. Bien sûr que non. C'était elle, le problème. Elle avait envie de vomir. Si Mary sortait vivante de toute cette histoire, elle aurait une dette énorme envers elle. Énorme.
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Eden J. Hermangarde
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mer 19 Mai - 4:30

La Reine évalua la situation. Il y avait une humaine qui aurait dû être morte et qui ne l’était pas, du sang partout avec un vampire blessé dans les parages, et l’hôpital était contrôlé par des humains persuadés qu’il y avait une contagion désirant faire des test probablement avec des prises de sang. Pire ça pouvait difficilement l’être. Bien sûr l’apparition d’une chasseuse mandaté par le F.B.I. n’arrangeait rien, mais comparé à la situation globale ce n’était rien. Maintenir l’illusion que les vampires n’existaient pas allait devenir très difficile voir impossible. Comment pourrait-elle continuer ainsi sans massacrer tout le monde. Evidemment on pourrait toujours dire que c’est le virus mais quelque chose lui disait qu’il y aurait une enquête pour un tel massacre, virus ou pas. Les humains adorent faire des autopsies. Oui, la situation était catastrophique. La reine sentait Liam qui tentait de se contrôler. Lui demander quoi que ce soit serait vraiment absusé. Il valait mieux le laisser se reposer. Elle se contenta de fixer la nouvelle venue avec un sourire narquois. Cette petite humaine s’imaginait vraiment pouvoir obtenir ainsi toutes les informations qu’elle désirait. Bon sang, que d’arrogance dans une si jolie jeune femme. Elle semblait disposée à prendre les reines de la situation. Mais la Reine des vampires se moquait pas mal de l’autorité dont disposait la chasseuse. Cette dernière se moquait pas mal d’empêcher les siens de recueillir la preuve de l’existence des vampires. D’ailleurs avait-elle la moindre autorité sur les humains en blanc ? La Reine en doutait sérieusement.

« Apparemment nous allons devoir tous subir des tests. Heureuse ? Vous allez avoir la preuve de notre existence. Je ne suis pas certaine que cela vous arrange que ces test sanguins soient pratiqués. » fit la reine avec un regard intense posé sur les yeux verts de la jeune humaine. Charmante, avec son petit menton, ses traits encore empreint par l’innocence. Si elle n’était pas aussi arrogante, elle serait probablement charmante, mais bien évidemment, elle était une chasseuse. Dans d’autres circonstances, la reine aurait été ravie de pouvoir jouer avec cette petite créature charmante. Seulement les circonstances exigeait qu’elle se concentre pour trouver une solution et si possible autre chose qu’un massacre. Elle se tourna vers Laurel. Cette dernière était intelligente, elle savait déjà pour les vampires. Continuer à jouer avec elle serait imbécile. Il fallait qu’elle trouve un moyen efficace pour empêcher les blouses blanches de prendre son sang ainsi que celui des vampires présents. Malheureusement cette dernière s’éloigna avant que la vampire ai pu lui parler. Restait une autre solution sans doute. Semer le doute dans leurs esprits à tous serait trop difficile. Mais si ce n’était que des humains qui les retenaient, ils pourraient trouver un moyen de s’échapper. Il lui fallait seulement quelqu’un pour l’aider. La sorcière paniquait complètement. En plus elle était du côté du bien, pas du sien. Sans doute n’apprécierait-elle pas le test sanguin elle non plus, mais c’était son problème. Si elle lui proposait une alliance, la vampire accepterait mais elle ne s’abaisserait pas à demander quoi que ce soit à la sorcière qui venait de la contrer. Restait Liam, seulement il était en sale état, presque inefficace.

A moins qu’elle ne lui offre son sang. Après tout, il était habitué à boire le sang des vampires selon sa théorie. Si elle avait raison, ça ne le dérangerait pas. Quoi qu’il en soit pour l’instant ça ne serait pas discret. Il y avait cette chasseuse qui l’observait, et cette humaine qui devait sans doute être la maîtresse de son roi. Hum, compliqué, mais après tout, le cercle était fermé, il suffisait d’exercer son pouvoir sur les humains autour d’eux déjà grandement perturbé par ce qui se passait. Se concentrant la reine embrassa l’esprit de l’infirmière qui se tenait près d’elle. Une amie de la maîtresse du roi ? Si c’était le cas, tant mieux. L’infirmière commença à hurler avec une voix aigue. La Reine se concentra un peu plus. Et l’humaine perdit les pédales. Elle voulait sortir, immédiatement, elle ne pouvait pas subir des test, elle ne supportait même pas l’idée qu’une aiguille puisse franchir sa peau, quelle ironie. Hurlant, elle se précipita vers la sortie. Son petit numéro attira toute l’attention. La reine ne profita pour s’approcher de Liam à qui elle tendit son poignet. « Je vous en prie, nous n’avons guère le temps. Mais vous aurez besoin de toutes vos forces. »
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Lun 24 Mai - 13:16

Tout s’était passé très vite. Il y avait maintenant plus d’une heure que le jeune homme aurait dû être sortit d’ici. Jack avait fini par détourner le regard de la sorcière blonde. Tout était si confus alors qu’il avait tant besoin de calme. Jack se sentait étrangement mal, oppressé, quelques tremblements parcouraient son corps curieusement engourdi. Cette salle d’attente était semblable à toutes les autres pièces de ce maudit hôpital : un endroit rempli de gens effrayés et effrayant. La pagaille, la pagaille et encore la pagaille. Jack avait le sentiment qu’ils ne se sortiraient jamais de cette situation désespéré. Il sentait cette magie autour d’eux, il sentait l’emprise qu’elle avait sur eux, il sentait combien il était impuissant face à cela. C’était sûrement l’une des premières fois depuis longtemps que Jack avait le sentiment d’être désemparé. Depuis qu’il avait pris conscience de ses pouvoirs jamais encore il n’avait ressentit quelconque faiblesses. La mort d’Alison l’avait rendu différent : sa souffrance s’était métamorphosée en une force indestructible. Cette même force lui avait apporté sa puissance magique. Jack savait qu’il devrait vite reprendre le dessus de la situation car il ne pouvait rester dans un tel état de claustrophobie.

La confusion fut accentuée lorsque des hommes en combinaisons blanche entrèrent dans la salle pour expliquer que l’hôpital était en quarantaine et que des tests sanguins étaient nécessaires. Jack ne comprenait plus : toutes les issus de sorties étaient condamnées par la magie et maintenant on leur annonçait qu’un virus les avait peut-être contaminé. Mais quel virus ? Parce que toutes sortes de virus traînent dans ce lieu où les malades sont concentrés mais aucun de nécessite la mise en quarantaine d’un hôpital tout entier. Que se passait-il réellement ? Il y avait un lien évident entre ce virus et la magie omniprésente ici. Tous les sens de Jack avaient été mis en éveil par ce revirement de situation. Le jeune homme devrait bientôt se livrer au jeu des piqûres même si cela ne l’enchantait guère. Il observa une infirmière au fond de la salle parlant avec l’homme à coté duquel il s’était assis tout à l’heure. Peut-être aurait-il une chance d’en apprendre d’avantage s’il s’adressait au personnel de l’hôpital car aujourd’hui il n’avait rien pu remarqué puisqu’il était resté cloîtré à l’administration. Jack s’était aperçu qu’un infirmier était dans les parages, il devait aller le voir pour lui poser quelques questions. Il se retourna donc pour le chercher du regard lorsqu’il entendit une vieille dame crier :

«  Cet homme fait une crise cardiaque ! »

Jack se précipita vers lui pour lui porter secours ainsi qu’un autre infirmier qui avait également accouru. Jack plaça l’homme victime d’un infarctus de manière à pouvoir effectuer un massage cardiaque puis commença l’opération. Il était positionné au dessus de lui, exerçant sur sa cage thoracique une pression de manière régulière. L’homme partait, Jack le sentait. L’infirmier ne lui était d’aucune aide, lui aussi semblait paralysé et il n’y avait plus un médecin dans les parages.

«  Appelez vite de l’aide bordel ! Mais qu‘est-ce que vous foutez ! »

Il prit le pouls de l’homme qui ne battait que très faiblement puis le malade perdit connaissance. Le jeune sorcier savait que c’était la fin mais il ne pouvait abandonner. Il ne pouvait se détacher de ce corps désormais sans vie, continuant le massage cardiaque. Une femme s’était mise à crier et tous les regards s’étaient portés sur elle. Encore des cris hystériques, Jack n’en pouvait plus de la folie de chacun…
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mar 25 Mai - 0:51

Elle s'assit dans un coin tranquille d'un couloir se mit un peu en retrait de toute cette agitation croissante.
Il était parvenu à la toucher. Delilah venait de remarquer sur elle une sale blessure à l'abdomen qui avait déchiré son manteau. Blessure sûrement causée par les griffes de cette immonde créature « vampiroïde » avec qui elle avait eu un différend fatal quelques heures auparavant. La plaie, bien que très peu ragoutante, ne semblait pas bien profonde. Ou plutôt, elle ne l'était plus tellement, grâce à la capacité de régénération que Delilah partage avec tous les autres individus de sa race.
La panique dans la salle d'attente avait heureusement fait échapper cette plaie au regard des gens, beaucoup plus occupés par des évènements plus dramatiques.

La blessure s'était peut-être refermée rapidement, mais le corps de Delilah allait maintenant bientôt être en manque de sang, à cause de toute l'énergie qu'il a demandé pour cicatriser.

Ah, quelle soirée... En plus du combat de tout à l'heure, si elle avait su que dans une seule et même pièce, remplie de gens entassés comme des sardines dans la moiteur et la panique, elle aurait eu l'occasion d'assister tour à tour à un suicide, une résurrection et...
    « Quoi encore ? » pensa-t-elle soudain, alors qu'elle entendit des cris venir de la salle d'attente qu'elle venait de quitter.

    « Cet homme fait une crise cardiaque ! Appelez un médecin, vite ! »

    « Ben voilà, une crise cardiaque, maintenant...Ah, ces humains sont vraiment des mouches.Ils tombent aussi vite. » s'amusa-t-elle, alors que plus aucune tension ne se faisait sentir en elle.

L'esprit humain est une chose si instable. Le sentiment de contrariété peut, chez n'importe quel humain moyen laisser place en quelques fractions de secondes à un accès incontrôlable de colère, ou, a contrario, à une soudaine impression de bien-être. En d'autres circonstances, Delilah se serait énormément amusée de voir et de sentir toutes ces émotions diverger d'un pôle à l'autre des esprits. Dans sa tête, elle imagine à quoi cela pourrait ressembler, si on disséquait un cerveau humain. Peut-être à une guirlande de dizaines de petites lumières qui s'allumeraient tour à tour à chaque fois que l'esprit humain ferait appel à un sentiment différent.

Mais alors qu'elle se plaisait à imaginer la foule s'agglutiner autour de ce pauvre homme et qu'elle tendait son oreille de vampire pour percevoir quel souffle allait être le dernier parmi tous ceux qu'elle entendait, elle sentit quelque chose. Une chose qui lui déplut très fort.

    « Du sang. Du sang. D'où cela peut-il encore provenir ? »


Elle sentit le sang ancien et très puissant d'un des vampires de la salle d'attente.

    « Quelqu'un fait couler son sang ici. »

Elle quitta sa position confortable contre le mur du couloir et se mit à courir dans l'hôpital pour savoir ce qu'il se passait. Et à mesure qu'elle avançait, elle sentait une force en elle grandir. Une frénésie à laquelle elle ne pouvait pas échapper. Cette force fit naître en elle la soif, et Delilah essaya de toutes ses forces de contenir cette assaillante.

Elle se stoppa net et vit le spectacle. La très jolie vampire déguisée en infirmière de tout à l'heure était en train de tendre son poignet ensanglanté à l'autre vampire aux poches de sang.

Elle avait à présent envie de sauter sur quelqu'un, n'importe qui, qu'il fût vampire ou humain, pourvu qu'il satisfasse sa soif. Cette odeur de sang de vampire l'excitait encore plus, rendant sa frénésie incontrôlable.

Alors qu'elle faillit perdre les pédales et commettre l'irréparable, quelqu'un l'attrapa violemment par le col. Surprise par le coup, elle n'eut que le temps de faire volte-face et tomba à la renverse sur le sol.

    « C'est toi ! C'est toi, je t'ai vue ! » hurlait son agresseur, en proie à une colère meurtrière.

    « C'est à cause de cette garce et de toutes les autres dans son genre qu'on est coincé ici. J'vous le dis, moi ! Je t'ai vu depuis le début, tu parles pas, et tu restes dans ton coin à sourire dès qu'il se trame quelque chose dans la salle ! » 

    « Bordel, mais c'est qui, ce mec ?! Qu'est-ce qu'il nous veut ? » cria Delilah intérieurement.

    « Infirmière ! Cette gonzesse a un problème aussi, pourquoi vous la soumettez pas à vos fichus tests sanguins, hein ? J'suis sûr que c'est elle qui porte le virus ! Mais piquez-là, bordel ! »

    « Plus de plaisanteries. Cet enfoiré va nous attirer des problèmes s'il continue à brailler comme ça. »


Elle eut envie d'envoyer son pied dans les valseuses de ce gougnafier mais tenta de garder son calme pour na pas attirer l'attention sur elle. Elle se contenta d'utiliser son pouvoir obscur pour apaiser son ressentiment. Un dialogue un peu plus calme allait maintenant pouvoir être instauré et elle pourrait en apprendre plus grâce à cet homme..

    « C'est quoi cette histoire de tests ? »

    « Hey, ma belle, t'es aveugle ou quoi ? Tout le monde doit se soumettre aux tests sanguins, maintenant. Regarde cette file d'attente ! »


Encore une épreuve qui allait s'avérer bien pénible pour les vampires présents. Comment pourraient-ils échapper à la prise de sang sans que tout cela se termine en massacre pour les humains ? Une idée, vite.
Elle jeta un coup d'œil rapide pour savoir comment les deux autres vampires allaient agir pour éviter ces tests.
Delilah savait que grâce à son pouvoir d'aliénation, elle pourrait facilement inciser l'esprit de la personne qui lui ferait passer ces tests, au prix d'un peu de sa démence, et qu'il lui suffirait de lui faire croire que le test a déjà été fait, ou quelque chose d'absurde dans le genre.
Mais il lui faudrait un plan de secours. Ce pouvoir ne se pratique généralement pas en présence d'autant de monde, et au vu de cette résurrection magique qui s'est déjà produit, faire assister les humains à autant d'évènements hors du commun serait peu judicieux...

Soit elle fait confiance à sa furtivité et essaye de trouver un coin où elle pourrait se faire oublier juste le temps du test, soit elle se décide à parler à quelqu'un qui pourrait l'aider à se sortir de ce pétrin...
Et puisque tout le monde est dans la même galère...
La pression retombée, elle se dirigea vers les deux vampires et commença à leur parler discrètement. Après tout, elle ne les connaît pas encore mais eux seuls pourraient l'aider.
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mer 26 Mai - 0:32

    " Je vous en prie, nous n’avons guère le temps. Mais vous aurez besoin de toutes vos forces. "


Je n'avais fait que trois pas lorsque je vis la blancheur immaculé de cette offrande inattendue. Eden se tenait près de moi, bras tendue. Mais qu'avait-elle donc en tête ? Pour qui me prenait-elle ? Je n'avais aucunement besoin de sa pitié, de sa charité déplacée. Je n'avais que faire de son sang. A cette pensée, ma gorge se serra à nouveau.

    * Laisses-toi tenter, tu arriveras plus facilement à tes fins. *


Peut-être...C'était une option envisageable mais je ne voulais pas me rabaisser à ce point. La Bête au fond de moi me lacéra la poitrine m'intimant l'ordre de succomber à son désir.

    * Le sang d'une Reine, Liam...Ne sens-tu pas son pouvoir ? *

    " La ferme...susurrais-je. "


Mon bras commençait à trembler dangereusement. Je maudissais mon altercation qui me réduisait à cet état de dépendance des plus affligeant. Je jetais un regard autour de moi, prenant pleinement conscience de l'environnement qui m'entourait. J'étais tellement accaparé par les deux sorcières que je n'avais pas fait attention à tout ce qui s'était déroulé. Des hommes en blouse blanche venaient de prendre d'assaut l'hôpital. Un virus...C'est quoi ces conneries encore. Mon regard se posa sur la blondasse de sorcière. Elle était pitoyable, adossée au mur comme elle l'était. Ce genre de créature ne méritait pas de vivre. Il fallait l'abattre comme un chien enragé. J'attrapais le poignet de la Reine avec fermeté alors qu'un homme en blouse blanche s'avançait vers nous. D'un geste sec, j'enfonçais mes crocs dans sa chair et plongeais mon âme dans la sienne en me délectant de son nectar divin. Une force nouvelle m'envahit, bien plus forte que toutes les précédentes. Je n'avais jamais connu pareil plaisir. Mes pupilles se dilatèrent, mes sens s'aiguisèrent à tel point que la lumière artificielle me brûlait les rétines, que les battements de cœurs irréguliers me martelaient la tête, que l'odeur du sang, de la sueur, des effluves médicinales me donnèrent la nausée. J'étais à la fois terriblement plus fort mais irrévocablement plus vulnérable. Je n'arrivais pas à me défaire du flot jaillissant qui inondait ma gorge.

    * Bois jusqu'à plus soif ! Enivres-toi d'elle ! *


La Bête hurlait de joie, trépidante créature de souffrance et de pouvoir. Une main se plaqua sur mon épaule m'arrachant à ma délectable entreprise. Lorsque le contact fut rompu entre la Reine et moi, je perçus toute la brutalité de notre échange. Cette sensation étrange qui s'était emparé de mon être ne venait pas tant du fait que je haïssais les sorcières mais bien que Eden était sans contexte la personne la plus dangereuse ici. Dangereuse dans le sens, insaisissable. Je venais de lire, de sonder son âme et cet aperçu me fis tressaillir malgré moi. Elle était dérangée, torturée serait plus juste. Mais elle jouissait d'une sorte de mysticisme qui lui permettait de rester sereine, maîtresse de son corps et de ce qui la hantait. Une personnalité multiple. Elle était tout et rien...J'étais certes effrayé, mais j'éprouvais de la pitié pour elle. Nous autres vampires, avions déjà fort à faire avec la Bête qui sommeillait en nous, alors se retrouver avec d'autres "personnes" en soi, je n'osais même pas imaginer la suite, cet aperçu m'avait suffit...

Je n'eus pas le temps de la remercier pour son geste. Je n'en avais pas l'intention de toute manière. C'était un cadeau empoisonné, je le savais. A présent, mon esprit se retrouvait lui aussi scindé en deux avec bien plus de virulence qu'auparavant. La Bête était bien plus imposante et je l'entendais clairement me dicter ma conduite. Une conscience latente éveillée à son paroxysme. Je ne distinguais plus mes pensées, des siennes. C'était angoissant. Lorsque je retrouvais l'usage de mon corps, je fixais l'inconnue avec des yeux nouveaux. Une vampire. Je la distinguais avec tant de facilité que c'en était déconcertant. Il émanait d'elle une aura d'une pâleur de mort. Elle était d'une couleur proche du violet ce que j'interprétais, malgré moi, comme de l'excitation. L'aura qui entourait la vampire était constamment en mouvement, comme balayée par des ondulations rapides. Elle avait soif. Elle avait reniflé l'odeur du sang et était proche de la frénésie. J'ignorais comment me servir pleinement de ce pouvoir mais j'étais certain de son destinataire. Eden. Grâce à sa vitae. J'esquissais un sourire carnassier. J'étais prêt à agir. Tout était si clair. Avant même de laisser le temps à la vampire de se présenter à nous, je la repoussais d'un geste et me présentais devant l'homme en blouse blanche. Je me tins devant lui sans ciller avant d'ajouter d'une voix empli d'agacement:

    " C'est quoi ce foutoir ?!
    L'homme, pris de court, ne répondit rien.
    Non mais vous vous rendez compte que votre petit numéro vient de semer une belle panique ici.
    - Excusez-moi monsieur mais nous avons des ordres et...
    - Moi aussi figurez-vous.

    J'ouvrais le pan de ma veste et dévoilais mon insigne. L'homme était interloqué et ne pipa mot.
    Liam Ferguson. Marshall des États-Unis d'Amérique.
    J'espérais que mon vieil insigne ferait l'affaire. Apparemment vu la tête du type, c'était le cas. J'attrapais le bras de l'homme en combinaison et l'entrainais à l'écart aussi sec.
    Écoutez, je vais être clair. Votre petite mascarade ne prendra pas avec moi.
    Je parlais d'une voix à peine audible pour lui, si bien qu'il du tendre la tête pour entendre mes paroles.
    - Pardon ?
    - Oui tout "ça".

    Je désignais les autres hommes en train de s'affairer.
    Je sais ce que vous cherchez.
    Il chercha quelqu'un du regard. Il était terriblement troublé. C'était tellement excitant.
    Amenez-moi à votre supérieur. Immédiatement, rajoutais-je devant son manque flagrant de réactivité. L'homme s'exécuta avec promptitude. Il m'amena devant son jumeau. Il n'y avait que la taille pour les différencier tous.
    - Mr Keller, intervint l'homme à mes côtés.
    - Oui qu'y a-t-il ? rétorqua Keller.
    Je m'avançais aussitôt, tendant une main amicale à son encontre.
    - Liam Ferguson.
    L'homme me regarda de bas en haut. Je sentais sa surprise.
    Marshall des États-Unis d'Amérique, m'empressais-je d'ajouter.
    Que ça sonnait bien ! Je lui montrais mon insigne. Keller resta de marbre. Il n'était pas impressionné du tout.
    - Un Marshall ? Et bien on peut dire que vous portez bien l'uniforme.
    Sarcastique le Keller.
    Qu'est-ce qu'un Marshall vient faire à Newton ?
    - Je vous retourne la question.

    Il ne pipa mot. Je rompis le silence.
    Nous avons un problème vous et moi.
    - Tiens donc et lequel je vous prie monsieur Ferguson.

    Je n'aimais pas du tout son ton prétentieux.
    - Marshall Ferguson.
    - Marshall,
    répéta-t-il lascivement.
    - Je sais ce que vous recherchez.
    Suspicion de sa part. Je poursuivais sur ma lancée.
    Tout ce cirque là, c'est inutile. J'ai de quoi vous satisfaire.
    - Et pourrais-je savoir à quoi vous faites allusion Marshall.
    - Je suis mandaté par le gouvernement américain, j'ai donc accès à des dossiers disons, confidentiels. Je sais certaines choses que vous ignorez et j'imagine que vous en savez d'autres que j'ignore.
    - Continuez.
    - Je vais jouer franc jeu avec vous.

    J'exultais face à mon impétuosité.
    Vous perdez votre temps. Votre stratagème repose avant tout sur la peur et je crois que de ce côté-là vous avez plutôt bien réussi votre coup, mais les personnes que vous recherchez ne connaissent pas ce mot.
    - Que savez-vous de nous Marshall ?
    - Ce qu'il faut, rien de plus.

    Large sourire empli de mystère.
    Ces personnes que vous convoitez, elles ont toutes un don un peu spéciales, je me trompe ?
    Keller jeta un œil furtif à l'homme qui m'avait conduit à lui.
    Il ne m'a rien révélé, je le sais c'est tout. Et croyez-moi si je vous dis que vous avez la possibilité de ferrer un gros gibier ce soir. Ça fait des années que je suis en charge de ce dossier.
    Je sentais poindre l'intérêt mais aussi le scepticisme chez mon interlocuteur.
    - Et pourquoi devrais-je vous faire confiance ?
    - Parce que je suis le seul individu ici qui connaisse votre mission, qui sois capable de vous aider et qui va vous empêcher de faire une grosse connerie.

    Je me tournais vers l'assemblée, pointant du menton la file d'attente.
    Vous ne le sentez pas j'imagine.
    - Quoi donc ?
    - L'angoisse, la peur qui règne ici. L'effet de masse vous connaissez non ? Ça se propage comme un feu de bois et tout va s'embraser sous peu sans que vous ne puissiez rien contrôler.
    - Et que préconisez-vous ?
    - Rassurez-les. Faites-les patienter. Sortez-en quelques-uns. Pendant ce temps je vous indique les personnes à contrôler.

    Mon visage restait impassible mais intérieurement je jubilais.
    Vous voyez la jeune femme blonde, là-bas. Et l'autre là. Et cet homme accroupi en train d'aider l'un des vôtres.
    Il les regarda un à un, cependant je le sentais encore sceptique. Sacré Keller.
    Si vous ne me croyez pas, faites leur passer les tests et vous verrez que je ne cherche pas à vous tromper. Nous sommes dans le même camp vous et moi.
    Je posais les mains sur les hanches, très caricatural comme posture.
    - Très bien Marshall.
    Il s'adressa à ses hommes.
    Allez me les chercher. Et discrètement. Inutile d'envenimer encore plus la situation. Et faites venir le toubib. Il faut sortir Alan de là.
    J'esquissais un sourire discret.
    - S'ils ne se montrent pas coopératif, croyez-moi je saurais les faire changer d'avis.
    Je tapotais la crosse de mon colt.
    - Vous venez vraiment d'une autre époque Marshall..."


Et il ne croyait pas si bien dire. Je jetais un coup d'oeil rapide à Eden. Il suffit pour lui faire comprendre que j'étais maître de la situation. C'était si jouissif que j'en aurais presque mouillé mon pantalon. Presque.


Dernière édition par Liam E. Ferguson le Jeu 27 Mai - 1:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mer 26 Mai - 14:54

La situation était loin de s'améliorer, l'arrivée des médecins en combinaison blanche n'avait fait qu'augmenter la sensation de folie qui se répandait à la vitesse même d'un virus, empoisonnant les esprits les uns après les autres. La brutale crise cardiaque d'un homme n'y était pas pour rien, et dans la folie ambiante, il était difficile pour les médecins d'agir. Peu à peu ils perdaient le contrôle. Le chef, apparemment avait discuté avec un marshall dont il ignorait la véritable nature. Il faut dire que les médecins étaient là pour le virus, s'il y a un département au FBI qui est au courant de l'existence des vampires, ils ne partagent pas leur information avec les médecins. Dommage pour ces derniers. Le chef fit signe à deux infirmiers pour qu'ils accompagnent le dit Marshall jusqu'aux deux personnes qu'il avait désigné.

Les infirmiers s'approchèrent de Sunlight l'entourant comme si elle était une criminelle. Mais tout patient infecté était considéré comme un danger potentiel pour les infirmiers, ils espéraient vraiment que les gens ici étaient sains, ils n'avaient pas besoin de nouveaux cas.
"Mademoiselle, veuillez nous suivre s'il vous plait, nous allons procéder aux tests." fit l'infirmier, c'était la meilleure excuse pour l'écarter du groupe. Il désigna du menton la fille au teint blême couverte de sang mais qui semblait en pas avoir de blessure. Si elle n'était pas infecté celle-ci, ça tenait du miracle.
"Votre amie va nous suivre aussi. Elle a l'air d'avoir besoin de soin de toute urgence." ajoutant cela, il se tourna vers l'infirmière qui n'était pas loin. Une jeune femme brune qui le fixait avec un regard inquiétant, l'infirmier hésita avant de lui demander de l'aider. "Vous pourriez nous aider à les emmener toutes les deux?" Cette infirmière au teint pâle était la reine des vampires, mais ça l'infirmier l'ignorait.
L'infirmier observait le Marshall du coin de l'oeil. Il n'aimait pas ça, qu'on suivre ses indications. Les Marshall sont de vrais cow boy, tout ce qui les intéresse c'est de canarder. Qu'est-ce qu'il pouvait bien savoir de si intéressant?
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MessageSujet: Re: BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital   Mer 26 Mai - 23:48

L’avantage dans cette sorte de situation, c’est que l’on peut passer inaperçu. On pourrait piquer une grosse colère, mais si un homme qui fait une crise cardiaque et une invasion de médecins en blouse blanche apparaissent en même temps, vous avez peu de chance de vous faire remarquer. Dans le brouhaha de l’hôpital, c’était ainsi. Personne ne faisait attention à personne, tout le monde paniquait dans son coin, à l’exception d’un jeune homme qui se précipita vers le malade pour le soutenir, et moi, qui, en l’occurrence, possédait un point de vue externe sur la pièce. J’étais postée près de la porte, jetant un œil aguerri sur tous les petits groupes. Je fus cependant brutalement poussée par un des médecins qui se campa au milieu de la salle d’attente. Il fut rapidement abordé par un satané vampire et les deux se mirent à discuter. Tout cela me semblait très suspect, et je ne tenais vraiment pas à ce que ces infâmes créatures s’échappent aussi facilement que ça, aidées de plus par le personnel inconscient. Mais tant qu’ils parlaient, je pouvais réfléchir aisément. Une longue file s’étendait à côté du stand de prélèvement, et après avoir moi-même donné mon sang à la science je me sentais un peu patraque. Mais mes sens étaient tous en éveil, et vu comment tout se déroulait, je me disais que je devais agir vite afin d’éloigner Sunlight à ces hommes et au vampire qui avait apparemment sût persuader les médecins de l’emporter. Même si les signaux étaient très brefs, et qu’ils avaient voulu éviter tout grabuge et faire preuve de discrétion, j’avais très bien compris leurs intentions. Au fond de moi, quelque chose me disais qu’ils avaient tous l’air très louche. J’ignorais ce qu’il avait fait, mais autant sauver mon amie, même si venais d’apprendre des choses sur elle qui me déplaisaient. Une fois seule, nous aurions alors le loisir de parler toutes les deux, mais pour cela, je n’avais qu’une solution.

Je m’arrachais du seuil de la porte. La blonde était penchée sur la jeune fille qui avait faillit mourir, et n’avait pas l’air de se rendre compte de ce qui l’attendait. Juste avant que les blouses blanches ne l’atteignent et ne l’empoignent, je posais une main sur son épaule. Elle releva la tête et croisa mon regard. D’un signe vif et d’un coup d’œil bien placé, je lui conseillais de ne pas piper mot. Elle reporta alors son attention sur sa collègue. De mon côté, je relevais les yeux sur les hommes. Ils n’avaient pas l’air très contents, mais je n’avais pas encore agit. En même temps, je n’allais que mentir à moitié. Mais cela, ils ne le sauraient pas. Je pris bien mon temps pour hausser le ton, ressassant ce que j’allais pouvoir dire. Enfin, je fis relever Sun et commença à parler.

L - Allons Messieurs. J’ai cette femme à emmener d’urgence au service de neurologie. Elle s’est échappée juste après être rentrée dans les urgences. Je crois que la panique générale y est pour grand-chose. Quoi qu’il en soit, ses nerfs sont très fragiles, il ne vaudrait mieux pas l’exposer pour l’instant aux tests qui risqueraient de l’affaiblir plus qu’il n’est nécessaire.

J’avais momentanément fait un beau discours. J’arrivais à me convaincre moi-même et grâce à mes belles paroles, j’allais peut être pouvoir réussir à accomplir mon plan jusqu’au bout. Seulement, les infirmiers n’avaient pas l’air dupe. Mais ma tenue confirmait que j’avais un grade supérieur au leur. Ce qui ne pourrait pas les empêcher d’aller contre. Il me fallait faire preuve d’un peu plus de persuasion et mes années de pratiques auprès des patients qui allaient mourir dans peu de temps me serviraient grandement dans cette tâche. S’ensuivit un dialogue houleux avec celui qui semblait le chef.

M -Mais nous ne voulons rien à madame. Elle à juste l’air bien pâle, et je pense que je peux lui prodiguer de plus grands soins dans une salle moins bruyante, alors s’il vous plait, laissez nous passer, sans faire d’histoire.
L - Vous ne croyez tout de même pas que je suis aveugle ! Puisque vous ne lui voulez que du bien, laissez donc la partir avec moi, je sais très bien ce que je dois faire.
M - Pourquoi devrais je vous croire ? Cette femme à l’air bien trop calme pour ne pas être de la partie dans ce qui se passe depuis tout à l’heure. Nous avons l’ordre de l’emporter avec nous, et ce n’est pas une stupide jeune fille qui va nous en empêcher !
L - Vous vous emportez bien d’un coup ! Si vous tenez tant à ce qu’elle ait bonne mine, vous ne risquez rien de la laisser entre mes mains.
M - Ne vous fichez pas de moi !
L - Vous qu’elle est suspecte ? Pourquoi n’allez vous pas plutôt arrêter ces deux personnes là qui n’ont pas l’air aussi innocentes qu’elles ont l’air ?

Je passais rapidement à l’acte, autant dévoiler clairement leurs intentions pour les mettre mal à l’aise. Ces hommes avaient l’air d’avoir un caractère très impulsif, et je profitais de ce défaut pour les faire avouer, ce qui ne tarda pas à arriver.

M - Savez vous au moins qui est cet homme ? Il s’agit de Marshall Ferguson, qui est je vous le rappelle très haut placé dans la politique des Etats-Unis !
L - Je ne connais pas cet homme, mais cette soit disant infirmière ne fait pas partie du personnel de l’hôpital et je peux aisément aller chercher des listes si vous y tenez tant.
M - Cette charmante personne est amie avec notre homme, et il est hors de question que nous l’arrêtions. Et trêve de bavardage, Mademoiselle, venez avec vous maintenant !
L - Vous osez me contredire ? C’est également contredire mes supérieurs et donc aussi le directeur des urgences. Vous êtes aussi bien placé que moi pour savoir qu’on ne rigole pas avec eux !
M - Mais nous, nous avons reçu des ordres express petite idiote, et je vous dis que nous allons embarquer cette femme, et vous aussi par la même occasion.
L - Je vous interdis de m’insulter ! Je ne veux pas avoir une morte sur les bras par votre faute, déjà qu’une fille complètement folle me suffit déjà bien, surtout que cela risque de me retomber dessus. Alors laissez-moi Mademoiselle, et vous l’interrogerez plus tard, quand j’en aurai fini avec elle.

Tout était clair, mais ses stupides infirmiers étaient vraiment bornés. Derrière eux, je voyais le fameux Marshall me regarder d’un air goguenard, et encore derrière lui, l’infirmière vampire qui abordait la même expression. Mais foi de Laurel, j’allais tenir à l’écart ces messieurs de mon amie, qui avait suivi notre dispute sans esquisser le moindre geste. Elle avait l’air complètement vidée, et vu comme ça, il était vrai qu’elle pouvait très bien passer pour une coupable. Mais selon moi, ses yeux étaient trop ternes pour qu’elle est pu faire quelque chose d’aussi violent dans un huis clos, entourée par deux vampires, une bonne douzaine de patients ainsi que des membres du personnel. Ces hommes en blouses n’avaient pas l’air de voir très clair, mais en même temps, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres du vampire malfaisant. Non mes chers, vous n’êtes pas maîtres de la situation. Pour l’instant, c’est encore moi qui contrôle. Il était évident que les infirmiers avaient compris ce que je disais, car sinon ils seraient déjà passés à l’acte, surtout que ma musculature jouait en ma défaveur.

L - Je suis sure que vous comprenez très bien ce qui se passe ici. Cette femme n’est pas suspecte, seulement parce qu’il lui manque trop de force pour accomplir quelque chose d’aussi gros que d’établir des mouvements de panique dans l’hôpital. Peut être que cette femme peut vous renseigner.

Je pointai le doigt sur la fausse infirmière. Intrigués par la manière plus douce dont j’avais exposé la situation, ils se tournèrent tous d’un seul homme pour dévisager la brune qui me jeta un regard noir. Profitant de leur déconvenue, j’entraînais Sunlight avec moi vers la porte. Sans précipitation pour ne pas alerter tout le monde, mais assez vite avant que les infirmiers ne changent d’avis. Il était grand temps de quitter la salle d’attente pour un lieu plus sure ou nous pourrions nous cacher toutes les deux, afin de trouver un moyen de nous échapper discrètement, ce qui s’avèrerait plutôt difficile vu que toutes les issues étaient bloqués. Mais au moins, nous aurions le temps d’en discuter et peut être que lorsque nous aurions la solution tout serais réglé. Juste avant de passer le cap de la porte, une conversation me fit me retourner avec brusquerie.

« Les résultats sont formels. Il y a bien un virus qui circule dans la ville. Et le fait que chaque porte et chaque fenêtre soient bloquées l’emprisonne avec nous dans l’hôpital. Nous devons vite régler le problème avant que tout le monde devienne fou ici. Il faut retenir tout le monde dans une même salle avant qu’il n’y ait trop de dégats. Action ! »
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BLOOD FILES | intrigue à l'hôpital

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