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 Enjoy the silence.

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MessageSujet: Enjoy the silence.   Jeu 22 Avr - 17:05

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icones© Fox & Lumi

Acte I ;
« Les monstres ne sont pas toujours les seuls à sortir la nuit… »


Il y a des jours comme ça où, à peine levé, on ressent un besoin étrange. Ce besoin, je le connais. C'est celui de la solitude. Ou du moins, ce qui s'en rapproche le plus…La solitude, quel concept abstrait! Au fond, sommes-nous déjà seul? Être avec nous-même est une preuve que non, nous sommes accompagnée par notre personne et…Non, stop! Tais-toi April, arrête de philosopher. Pas de si bon…Quoi, vingt et une heure déjà?! C'est raté pour le bon matin…Qu'ai-je donc fais hier soir? Je baissais les yeux sur mes vêtements plein de sang. Ah oui, je me souviens…Le vampire à la sortie de la boîte de nuit, qui tournait un peu trop autour des humaines à mon goût. Ce vampire à qui j'ai fais du charme pour qu'il baisse ses défenses et que j'ai sauvagement assassiné…Où ça déjà? Dans le cimetière je pense…Oui, je l'avais attiré jusque là, prétextant que j'avais toujours voulu m'envoyer en l'air sur des tombes. L'idée en elle-même était sûrement à creuser, mais pas avec un vampire! Quoi que…J'ai toujours pensé que les morts méritaient le respect. On ne sait jamais s'ils sont vraiment mort…La preuve, hier, j'ai bien tué un être censé être mort bougeant pourtant!
Mh oui, je me perds moi-même dans ce que je raconte.

Je n'avais pas eu besoin d'un ordre d'exécution. Qui tuer? C'était laissé à mon bon jugement. Au fond, tout ce que mes patrons désiraient, c'était voir ces créatures éradiquées de la surface du globe! Potentiellement, monsieur x représentait un danger et donc devait être éliminé. Je sais, drôle de façon de penser qui, bizarrement, ne s'est jamais appliquée aux humains! Pour eux, il faut attendre que l'acte, l'atrocité, soit commise, qu'il y ai des victimes traumatisées ou décédées plus simplement, pour que quelqu'un bouge. Beaucoup plus simple avec les monstres. Je crois que, si un jour on me transférait à la police normale, même une section criminelle, je deviendrais dingue! J'aurais le flingue qui me démange…Parce que oui, j'utilise un flingue! Eh vous croyez quoi? Qu'il suffit de jeter une allumette sur un cadavre pour qu'il fasse un barbecue? C'est un peu plus compliqué malheureusement et ça nécessite non seulement de l'affaiblir mais en plus de l'asperger d'un bon combustible! Le feu est toujours mieux après et le « BOUM! » de l'essence m'a toujours amusé…
Sadique? Ouais, j'avoue.

Je jetais mes vêtements à la poubelle. Je n'en avais plus besoin et ils n'étaient pas récupérable. Ils puaient la mort, le sang et les cendres. Je les emballais dans un sachet plastique et allait m'en débarrasser avant de prendre une bonne douche bien chaude. Vingt et une heure, trois messages sur mon portable. Le premier venait de ma mère qui voulait prendre de mes nouvelles, me croyant en dernière année de fac. Je l'appellerais plus tard. Ou jamais…Jamais, c'est mieux. Depuis que le FBI m'avait engagée, je m'éloignais de mes parents et je me sentais beaucoup plus libre. Ils m'avaient faite interner, ils m'avaient qualifiée de folle…Qu'ils aient au diable à présent! Je leurs en voulais encore bien trop. Le second message venait d'un collègue qui avait apparemment du nouveau pour moi, le dernier m'ordonnait de me rendre à la morgue examiner un cadavre récent pour déterminer si oui ou non la blessure était de type « surnaturelle ». Ils sont marrant, eux. J'ai l'air d'avoir un détecteur de bestioles dans la tête? Okey, j'en ai un, mais ce n'est pas ça que je veux dire! Oh puis fuck. J'avais besoin d'un peu de calme…

Le calme. Pas la solitude illusoire, non, le calme. En plein centre ville? Difficile d'en obtenir. Peut-être plus loin, quelque part…J'allais rouler et réfléchir, jusqu'à trouver l'endroit parfait où je pourrais m'allonger, fermer les yeux, respirer un air plus ou moins pur et oublier l'espace de peut être dix minutes qui je suis, ce que je suis. Le monstre des monstres. Un monstre, oui. Dieu n'a-t-il pas dis « tu ne tueras point »? Il a pas précisé si ça concernait uniquement les humains ou non mais à mon avis ouais…En même temps, Dieu, je l'em* un peu. Il ne m'a jamais été utile, et il ne m'a jamais jugée digne d'être aidée. S'il ne m'aide pas, je ne vais certainement pas lui rendre la pareille! Je suis gentille, mais pas idiote. Inutile de t'énerver, April. Oui, inutile, c'est inutile…Je suis derrière le volant de ma voiture et je roule, je roule, vers le Sud. Je roule et je finis par m'arrêter en bordure de forêt. J'ai toujours adoré la forêt, c'est un lieu de recueillement, un lieu calme et bruyant, tout à la fois. Un lieu où on retrouve souvent des cadavres assassinés par un sadique, un tueur en série ou que sais-je.
Ouais, vraiment, la forêt, c'est le pied.

Je me mis à marcher. Dans cet endroit, il y avait les sentiers battus, et les sentiers plus intimes, moins facilement accessible. Ils emmenaient vers de plus beaux endroits, j'empruntais donc ceux-ci jusqu'à trouver un arbre gigantesque, dont je ne voyais même pas la cime tant il grimpait haut. Je me laissais tomber les fesses dans les feuilles mortes à son pied et appuyais ma tête sur le tronc. Ça aurait pu être une petite promenade tranquille, sans personne pour me déranger. Mais, d'un seul coup, mon radar à danger vira au rouge. « vigilance constante » comme dirait l'autre. Croyez moi, j'ai appris à en faire mon credo! Je me forçais à ne pas ouvrir les yeux, histoire de berner mon assaillant. Peut-être que celui-ci savait que je l'avais repéré, ou peut-être pas. Je savais qu'un vampire était dans les parages. Pourquoi un vampire? C'est vrai, ça aurait pu être n'importe quelle autre créature…Mais la sonnerie aurait été différente. L'impression, plutôt. Il vaut mieux que je parle ainsi, plutôt que d'identifier ma tête à un téléphone portable satellite qui change de sonnerie en fonction du correspondant! Vive la technologie…
Je m'éloigne encore là non?

Je le sentais, pas loin. Il avait du sentir mon odeur, lui aussi, ma présence. Une impression. j'espérais qu'il n'avait pas faim…Mon impression avait beau me dire qu'il ne représentait pas totalement un danger, j'aimais être sur mes gardes. Il approchait et, lorsqu'il fut assez près de moi, je sentis l'évidence me percuter de force: Je connaissais ce vampire.
D'où? De qui? De quoi? Je connaissais beaucoup de vampires mais très peu sont ceux qui ont survécu au premier rancard, si vous voyez ce que je veux dire! Je fis rapidement le compte dans ma tête avant d'hésiter entre deux. Mais comme je n'avais manifestement pas envie de baffer la personne avançant dans l'ombre, ça ne laissait qu'une possibilité…
« Tu manques de discrétion, un éléphant est plus silencieux… » murmurais-je alors. Pourquoi murmurer? C'est une bonne question, moi-même je n'en avais strictement aucune idée. C'était sortis ainsi de ma bouche, qu'y pouvais-je! Je ne le voyais toujours pas, pourtant, il devait bien être quelque part…Derrière? Devant? Sur le côté? En haut peut-être…J'ouvris les yeux et faillis lever la tête vers une branche, sans oser. Pas une seconde d'inattention, ce pourrait être fatale! La voix dans ma tête avait raison…Ça pourrait être fatale. « Je vois que je ne suis pas la seule à avoir eu envie d'un peu de calme. Ou alors tu me traques? Note, j'en serais flattée mais ça m'étonnerait… » Ça m'étonnerait même beaucoup!

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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence.   Ven 23 Avr - 6:30


Le lapin courrait, affolé, franchissant les obstacles et les haies, sautant et courant toujours plus vite, mais ça n'était pas par amusement, ni même pour séduire une petite lapine, c'était pour sa vie qu'il courait. Jamais il ne s'était senti aussi proche de la mort. D'habitude les prédateurs le lâchait assez rapidement quand il enclenchait la quatrième, pas là. Il n'aurait pas dû sortir de son terrier, c'était dangereux ce soir, il l'avait senti, une atmosphère oppressante, et à présent il était trop tard pour retourner au terrier. Il en était trop loin. Il lui faudrait faire demi tour au gros chêne, et le gros chêne était trop loin, situé sur la droite, impossible de l'atteindre. Le lapin désespérerait, mais il ne se laisserait pas tuer aussi facilement, il rampa en dessous des racines d'un arbre puis sauta pour franchir un taillis et longea à la quatrième vitesse des ronces sans les toucher, mais il pouvait parier que son assaillant serait déstabilisé par son brutal changement de direction. Avec un peu de chance, il se prendrait les pieds dans les racines et atterrirait soit dans le taillis soit dans les ronces. Le martèlement léger des pas continua puis plus rien. Le lapin osa retourner sa petite tête, agitant son petit museau tout rose pour renifler l'air, et vit une ombre gigantesque s'abattre sur lui, des doigts humains glacé comme la mort se refermer sur son beau pelage blanc et en cet instant il su que c'était la fin.

Le vampire croqua dans la chair tendre et senti le sang épais couler entre ses lèvres, dans sa gorge, pénétrer dans ses veines, apporter un sentiment d'apaisement à son corps à peine fatigué par cette course. Jetant la dépouille sans vie, il ne songea même pas à l'enterrer. Il avait une meilleure idée. Il l'écrasa de sa botte avec violence, déchaînant sa capacité à la violence, il réduit la pauvre dépouille en bouillie. Ce n'était pas un travail soigné mais ce n'était qu'un lapin. Aucun risque que quelqu'un se pose la moindre question. Si un humain en se baladant tombait sur cette dépouille, dégoûté par le mélange de sang, d'ossements et de vicaires, il ferait demi tour, et aurait sûrement la nausée rien qu'à cette vision. Le vampire ne mit même pas de feuille par dessus, hors de question que quelqu'un veuille vérifier ce qu'il y avait en dessous, il valait mieux laisser la nature faire. Délaissant feu sa proie, le vampire revint sur le chemin, le seul chemin du coin d'ailleurs. Le vampire se moquait bien de marcher dans la forêt ou sur le chemin, contrairement aux humains il n'avait aucun mal à éviter les broussailles, à ne pas trébucher bêtement sur une racine, d'ailleurs la plupart du temps il grimpait aux arbres et sautait de branche en branche, plus facile d'attraper des oiseaux de proies ainsi. Plus rare et plus amusant à chasser que les lapins.

Tient tient, à peine arrivait-il sur le chemin qu'il sentit un petit fumet délicat, un parfum délicieux. Un être humain, une femme plus particulièrement et un parfum qu'il connaissait déjà. Une blanche colombe pas si blanche que cela. En fait, ça n'était pas spécialement celle qu'il s'attendait à croiser, il se serait plutôt attendu à voir des vampires à vrai dire et quelques jeunes imbibé de bière, les premiers chassant les seconds. Ce n'était pas une heure où l'on voyait des femmes respectables. Mais à vrai dire, elle n'était pas non plus une femme respectable dans le sens où on l'entendait et si elle chassait du vampire, la forêt aux environs de minuit à l'heure où les premiers ivrognes commencent à s'effondrer dans un coin isolé était un endroit parfait pour trouver des vampires qui voulait se nourrir sans se prendre trop la tête. Pas étrange alors qu'une chasseuse s'y rende à cette heure là. Sauf si elle était là pour profiter de la nature, et de la lune à demi pleine, mais ça le vampire en doutait, tout comme il doutait d'être un jour capable de contempler le visage aux traits charmants de la jeune femme sans s'imaginer en train de sucer son sang, sans s'interroger sur le goût qu'elle pouvait avoir. C'était impossible tout simplement, inutile d'essayer.

Elle se tourna vers lui sans le voir, en lui faisant une remarque sur sa discrétion. La jeune femme était tout sauf une idiote, et ses années d'entraînement payait aujourd'hui. Personne d'autre qu'elle n'aurait remarqué le pas feutré du vampire. Sa remarque était-elle dans la volonté de lui lancer une pique ou juste pour lui prouver qu'elle était capable de le repérer aussi bien qu'un radar à vampire, dieu merci ce type d'invention n'existait pas, du moins pas encore, au train où vont les choses, plus rien ne semble impossible. Le vampire esquissa un sourire charmeur à la demoiselle. « Peut-être, mais je suis plus gracieux qu'un éléphant mademoiselle la chasseuse. » Franchissant les quelques mètres qui le séparait, il apparu devant elle. Son sourire désarmant aux lèvres. A elle, il lui réservait son plus beau sourire. Elle était une chasseuse de vampire, alors pourquoi lui courir après? Primo elle était jolie, et pas mal fichu du tout, à la hauteur des espérances du casanova aux longues dents, secondo c'est une chasseuse qui déteste les vampires, lui faire changer d'avis serait un véritable défi, d'autant que la mettre simplement dans son lit lui suffirait amplement. Elle devait lire dans ses pensées ou alors elle déduisait simplement que lorsqu'un vampire la suivait c'est qu'il lui courait après, un peu prétentieux, non? « Pourquoi cela t'étonne tant que cela, tu es belle, séduisante, et tu connais déjà tout des vampires. Tu imagines que tu serais la compagne parfaite pour un vampire? » Le vampire élargit son sourire sans pour autant la regarder dans les yeux en achevant sa réplique. S'il l'avait regarder dans les yeux, ça aurait confirmer les soupçons de la belle. Elle n'était pas encore prête pour qu'il lui sorte le grand jeu. Il préférait nettement jouer avec elle.

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MessageSujet: Re: Enjoy the silence.   Sam 24 Avr - 19:52

« Peut-être, mais je suis plus gracieux qu'un éléphant mademoiselle la chasseuse. » Je faillis sourire. Un tressaillement au coin de mes lèvres me trahit, mais je me retins malgré tout. Gracieux…Le mot était trop faible pour décrire ce que Edward m'inspirait. Il était plus que gracieux. Les vampires ne sont pas simplement gracieux…La grâce est un mot humain que l'on utilise pour décrire les humains. Il était surnaturel. Et ce simple adjectif voulait tout dire à mes yeux. Je devais mon convaincre qu'il existait sans vraiment exister. Malgré son immortalité, sa vie était éphémère. Un jour, je trouverais le courage de le tuer, de débarrasser la terre de cet homme. Elle s'en porterait peut-être mieux, ou pas, je n'en savais rien. Je n'aimais pas l'incidence qu'il avait sur moi. J'avais peur de lui. Pas peur de la mort qu'il pouvait m'infliger, mais peur du changement qu'il commençait à faire naître en moi. Edward Ruthven était fascinant. Il n'était pas comme tous ces vampires ordinaires. Non, je ne suis pas l'une de ces héroïnes de romans qui voient toutes leurs convictions profondes ébranlées par un regard échangé avec le plus beau spécimen vampirique de la création! Je suis juste une femme, juste une humaine, qui chasse les vampires et a peur de découvrir qu'elle s'est trompée durant une décennie…

Il s'approchait de moi. Si je reculais, il dominait le jeu. Si je ne bougeais pas, il entrait dans mon espace vital, empiétant sur lui sans la moindre gêne, avec son sourire charmeur aux lèvres. Pourquoi me sortir le jeu du casanova? Imaginait-il qu'il avait la moindre chance de me conquérir? L'espoir fait vivre. Ou le désespoir, plutôt. Si un vampire en est réduit à vouloir coucher avec la personne qui veut sa mort…Et bien, c'est qu'il est suicidaire! Edward était-il suicidaire? Pour un mort, c'est cocasse. Mh…Non, humour pourris. « Pourquoi cela t'étonne tant que cela, tu es belle, séduisante, et tu connais déjà tout des vampires. Tu imagines que tu serais la compagne parfaite pour un vampire? » J'arquais un sourcil sans pouvoir m'en empêcher. Je maîtrisais mieux mes expressions faciales, d'habitude! La compagne parfaite pour un vampire, rien que cela…Soyons un peu sérieux! Ai-je l'air d'une petite idiote prête à tendre gentiment le cou sous un regard enjôleur de mon prince des ténèbres dans le but de le laisser s'abreuver de ma vie sans compter, quitte à ce qu'il me tue? S'il pensait cela, il m'insultait. Il avait beau me trouver belle et séduisante, j'étais prête à parier qu'il sortait le même discours à toutes celles qu'il essayait de mettre dans son lit. Je n'aimais pas cela…Ce pouvait être deux choses: Ou de la taquinerie, ou de la vraie drague. J'acceptais la première, mais craignais la seconde comme la peste. Sur certains points, je ne me fais pas confiance…

Compagne parfaite pour un vampire. Je secouais la tête, évitant son regard comme il évitait le mien. Mes yeux étaient posés sur un arbre, plus loin. Mon dos reposait contre le tronc de ce végétal millénaire contre lequel je m'étais reposée, les mains derrière le dos. La droite effleurait la crosse de mon arme. Il n'en mourra pas! enjoignait une voix dans ma tête. Non, mais ça le ralentirait si besoin était…Je fermais les yeux une seconde et inspirais. « La beauté est une chose éphémère. Dans dix, peut-être vingt ans, je serais vieille, je serais ridée, et tu ne pourras plus dire que je suis belle ou séduisante. Le culte des apparences, ce n'est pas pour moi. » J'aimais me sentir jolie tant que j'en avais l'occasion. Mais je n'étais pas l'une de ces femmes qui se précipitent chez leur chirurgien plastique à la moindre petite ridule. De toute façon, j'étais certaine de ne pas passer le cap de la trentaine. J'en mettrais ma main à couper. Mais ça, évidemment, je n'allais pas le lui avouer. « Je dois donc en conclure que tu me traques? » dis-je en changeant de sujet, désireuse de m'éloigner le plus possible des pensées morbides envahissant l'intérieur de ma tête. « C'est dommage, cela voudrait dire que je dois te tuer… » Le dire tout haut est une chose, passer à l'acte en est une autre. Depuis notre première rencontre, je n'avais pas pu le tuer. Quelque chose m'en avait empêché et j'avais d'abord soupçonné ses pouvoirs de vampire. C'était bien plus facile de mettre cela sur le compte de ce maudit être plutôt que sur une éventuelle faiblesse de ma part. Mais j'avais fini par être réaliste. La faiblesse venait bel et bien de moi. Il se tenait la, droit devant moi, sans même chercher mon regard, sans même se douter qu'il devait être l'unique vampire du monde que je ne désirais pas tuer.
Que je n'étais pas capable de tuer. corrigeais-je mentalement.

J'espérais qu'il ne pouvait pas lire dans les pensées. Non, suis-je idiote, bien sur qu'il ne peut pas! Je le saurais, depuis le temps. Ma tête recèle tant de choses, il n'aurait pas pu les garder pour lui. Il s'en serait servis…« Ou que tu cherches à mourir. » soufflais-je, alors que l'idée idiote me traversait l'esprit. Mon bouche avait parlé sans réfléchir, prononçant ces macabres paroles sur un ton doucereux. Le ton…D'un chasseur face à une proie? D'une amante en passe d'obtenir ce qu'elle désire? Incapable de trancher, je me mordillais l'intérieur de la lèvre.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence.   Mer 28 Avr - 2:08

    Elle affichait un air surpris à moins que ça ne soit de l’amusement. D’ordinaire, Edward était vraiment bon pour lire sur les expressions du visage, surtout les visages humains, mais avec elle, rien ne fonctionnait vraiment comme d’habitude. Comprenez-moi bien, ça n’était pas que Edward soit complètement fou amoureux de cette fille, non il ne l’était pas, il n’était pas tomber amoureux de quelqu’un depuis Lizbeth. A vrai dire, c’était la seule femme qu’il ai vraiment aimé comme un fou depuis qu’il était un buveur de sang. Et on pouvait voir ce que l’amour avait commis comme dégât chez lui. Mais sans aller jusqu’à l’amour fou, il y avait quelque chose dans cette fille qui l’empêchait de tourner les talons lorsqu’il sentait son odeur. Pourtant c’était une chasseuse et pas la moindre, tout bon vampire éviterait sa compagnie sachant ce qu’il risquait ou l’aurait tué depuis longtemps histoire d’éviter tout risque. Mais non, au lieu de cela, Edward lui tournait autour en lui lançant des répliques enflammés comme s’il était dingue d’elle. Il faut dire que si Edward avait été doué de raison, il n’aurait certainement pas prit un tel risque, en même temps ça se saurait s’il était raisonnable. Donc elle était amusé ou étonné ? Difficile à dire. Etonné semblait un peu absurde étant donné qu’il versait souvent dans la drague avec elle, mais cela dit, le fait qu’il débarque au milieu de nul part pour lui sortir ce genre de phrase forcément ça doit un peu désarçonner si l’on ne s’y attend pas. D’un autre côté, la théorie qu’elle soit amusé était la plus probable. Le vampire pencha pour les deux.

    Le truc quand on balance la sauce directe c’est qu’on a de forte chance de la revoir deux secondes après sur son propre visage ou pas loin. Surtout avec quelqu’un d’aussi direct que la demoiselle qui tripotait son arme d’un air tout à fait naturel, comme s’il n’allait pas remarquer cet imperceptible mouvement ni ce petit éclat dans ses yeux qui brillait. Elle avait toujours un éclat dans ses yeux lorsqu’elle songeait à tuer du vampire. Si Edward ne la connaissait pas depuis si longtemps que cela en revanche il connaissait les chasseurs et avait pu remarquer un trait commun, l’excitation précédent la chasse. Elle était comme les autres de ce point de vue là. Finalement elle choisit d’utiliser les mots plutôt que son arme. Un choix judicieux vous vous vouliez l’avis du vampire. « La beauté est une chose éphémère. Dans dix, peut-être vingt ans, je serais vieille, je serais ridée, et tu ne pourras plus dire que je suis belle ou séduisante. Le culte des apparences, ce n'est pas pour moi. » Pourquoi ne pas réciter le beau poème mais où sont les vierges d’antan pendant qu’on y est ? C’était peut-être parce qu’il était un vampire, mais le soucis de la vieillesse ne l’avait jamais effleurer. Il faut dire que du temps où il était mortel, on ne lui a guère laissé le temps d’y songer, et puis du temps où son cœur battait ça ne faisait pas vraiment parti des préoccupations. La question à la mode c’était plutôt est-ce qu’il y aura la famine l’hiver prochain. Quelle époque curieuse tout de même pour que les apparences aient tant d’importance. Même une chasseuse se préoccupait de la vieillesse… « Excuse moi, ma belle, mais qui te dis que tu seras un jour vieille et ridée ? On ne peut pas dire que tu ai choisit un métier où l’on peut espérer mourir de vieillesse. » répliqua-t-il sans une once de menace dans la voix. Ca aurait pu, mais pas ce coup ci. Il n’avait pas le besoin de la menacer ni l’envie, alors pourquoi se lancer dans un jeu dangereux ?

    « Je dois donc en conclure que tu me traques? » demanda-t-elle en essayant de masquer le trouble qui visiblement la gagnait. A nouveau cet éclat dans son regard. Bon sang, est-ce qu’elle songeait vraiment à sortir son arme ? Le vampire détestait ça mais il lui fallait bien envisagé cette possibilité ainsi que ce qu’il devait en déduire. Il était persuadé qu’elle l’aimait bien, mais se faire de fausses idées pourrait lui coûter très cher. Si ça se trouve elle avait tout l’armada sur elle. Une chaîne en argent peu suffire avec un bon flingue si on est adroit. S’il pouvait lire sur son visage, plongé dans ses pensées en forçant un peu, il ne pouvait certainement pas la passer au rayon X du regard pour savoir ce qu’elle avait sur elle en matière d’arme. En tout cas, mieux valait jouer de prudence. « Traquer, allons, en voilà un bien grand mot. Tu ne crois pas que c’est un peu prétentieux de ta part ? D’autant que je ne crois pas t’avoir encore fait de compliment sur le goût de ton sang. » répliqua le vampire ne pouvant s’empêcher de la taquiner au passage. Il aurait pu lui dire qu’il n’en avait rien à fiche d’elle, mais il savait parfaitement qu’elle savait que c’était faux. Il lui suffisait de se demander ce que fichait le vampire ici avec elle, alors qu’il y avait plein d’animaux juteux dans la forêt qui l’attendait, plein de meurtriers en train de commettre d’horribles crimes et que lui seul pourrait tuer puisque la peine de mort n’était pas toujours appliquée de nos jours. S’il restait là à discuter c’était évident qu’il y avait quelque chose en elle qui l’attirait. Pas besoin d’être un génie pour le comprendre.

    « C'est dommage, cela voudrait dire que je dois te tuer… » Mince, elle y songeait sérieusement. Le vampire hésita un instant. S’il y avait bien un moment judicieux pour utiliser ses pouvoirs c’était bien maintenant. L’hypnotiser et lui implanter une idée ne serait pas forcément la meilleure des idées d’autant qu’il y avait de forte chance que le lendemain elle se pose de sérieuse question. De là à regrouper les informations, elle finirait pas découvrir le pot au rose et rapidement de surcroît. Lire ses pensées serait l’option la plus judicieuse, il en avait le pouvoir mais en avait-il le désir. Il utilisait ce pouvoir en général pour traquer ses proies pas pour découvrir si la fille qui l’intéresse s’apprête à le tuer. Présomptueux comme il l’était, il avait plutôt envie de courir le risque. Et puis, s’il voulait vraiment l’avoir à lui, rien qu’une nuit, lire ses pensées n’était pas la meilleure des options. D’un autre côté, mourir ici dans la forêt n’avait rien de glamour. Cela dit c’était toujours mieux que s’exposer au soleil pour mettre fin à ses jours comme certains vampires le font. Il s’y risqua pendant deux secondes et ne capta rien hormis un vague mélange d’idée dont la principale était ‘je le saurais s’il était capable de lire dans les pensées’. Amusant non ? Tous les vampires ne possèdent pas ce talent. Lui, si, mais comme les rares vampires à le posséder, il ne l’utilisait que rarement, le plus souvent pour obtenir une proie facilement. Les vampires ont tendance à avoir d’autres pouvoirs nettement plus efficace contre les chasseurs. Il referma son esprit avant qu’elle ne puisse détecter quelque chose. Parfois ça arrivait, les humains recevait par erreur une image ou deux. Ca ne lui arrivait que lorsqu’il était troublé, mais dans la situation présente il n’était pas non plus au mieux de sa forme. Elle ajouta d’un ton nonchalant « Ou que tu cherches à mourir. » Lui suicidaire ? Non, pas ce soir en tout cas. Il planta son regard azur dans ces yeux émeraude. Que pouvait-il répondre à cela ? Oui il avait envie d’elle, non il ne voulait pas mourir ? C’était idiot comme réponse. « Si c’est la petite mort que tu veux m’offrir, je suis preneur, en revanche si tu songe à un feu de joie, ça sera sans moi ma belle. » fit-il en lui adressant son plus beau sourire. La petite mort, terme utilisé par les français, et il en savait quelque chose puisqu’il avait passé une partie de sa jeunesse à Paris, pour qualifier l’orgasme. Terme très judicieux, il ignorait seulement si elle savait ce que ça voulait dire, mais il comptait sur son intelligence pour le découvrir. « Si un jour j’ai envie de mettre fin à mes nuits, je t’appellerais, ne t’inquiète pas. » ajouta-t-il un brin moqueur.

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MessageSujet: Re: Enjoy the silence.   Jeu 29 Avr - 9:31

« Excuse moi, ma belle, mais qui te dis que tu seras un jour vieille et ridée ? On ne peut pas dire que tu ai choisit un métier où l’on peut espérer mourir de vieillesse. » Il ne me menaçait pas. Une pareille attitude aurait été idiot de sa part et s'il y a une chose qu'Edward Ruthven n'était pas, c'est bien un idiot. Il énonçait donc une évidence. Si lui ne me tuait pas, un autre de ses confrères s'en chargerait. Ou peut-être un métamorphe? Ou un sorcier? Peut-être mourrais-je bêtement dans un accident de la route ou lors d'un braquage…Les morts accidentelles sont dangereuses pour tout le monde. Moi, j'avais en prime les morts surnaturelles! Je ne vivrais pas jusqu'à mes trente ans, j'en étais persuadée. Et tant mieux, en un sens. Je me voyais mal avec des rhumatisme à la merci du premier mort-vivant venu! Ce serait trop facile et perdrait de toute sa saveur. Je crois aussi que, d'un côté, je détesterais les voir jeunes et beaux alors que mon corps me condamne à dépérir. Je me connaissais assez bien pour savoir que je serais tenter de les faire flamber uniquement pour cette raison. Ces salopard avaient déjà bien assez! Les pouvoirs, déjà rien que les pouvoirs…N'étais-ce pas injuste de voir une créature à ce point supérieur à une autre? Un humain normal non entraîné n'a aucune chance de survie si un vampire a décidé d'en faire sa proie. J'étais une des rares exceptions existant et c'était assez effrayant…
D'un coup, les armes que je portais me semblaient bien rassurante!

Chaînes d'argents –avec un crucifix au bout pour la déco, lames en argent –parce que ça peut toujours servir, billes d'essence – il faut bien un combustible, flingues avec des balles explosives –pour enflammer l'essence, sans parler du reste. Pendant longtemps et encore aujourd'hui, je me suis pensée pyromane. C'est une véritable extase de voir brûler un vampire…Le feu, c'est si beau! Les flammes, une danse magique à la fois dangereuse et sensuelle. Lorsque je regardais un feu, j'étais déconnectée de la réalité. J'entrais dans un monde rien qu'à moi dont il fallait beaucoup pour m'en sortir…
« Traquer, allons, en voilà un bien grand mot. Tu ne crois pas que c’est un peu prétentieux de ta part ? D’autant que je ne crois pas t’avoir encore fait de compliment sur le goût de ton sang. » Je grimaçais. Le goût de mon sang…Il aurait eu difficile d'en faire l'éloge! Il n'y avait pas encore goûté. Auquel cas, Edward ou pas Edward, il ne serait plus de ce joli monde…Je mettais un point d'honneur à tuer la moindre bestiole ayant bu mon sang que ce soit un poux ou un vampire. Du moins, une bestiole l'ayant bu sans mon accord. L'accord en question, je ne l'avais jamais donné et je ne pensais pas que cela arriverait un jour. Dans le cas contraire…Non, je ne préférais pas y penser. « Essaie seulement pour voir. » rétorquais-je, le mettant au défis. Ce qui, en soi, était une très mauvaise idée. Mettre un vampire au défis? Il n'y a rien de plus stupide! Mais s'il tentait quoi que ce soit, je dégainerais. Je n'étais pas certaine de pouvoir tirer, mais je dégainerais et le menacerais. Et s'il n'en tenait pas compte, mon instinct agirait pour moi et il retournerait à sa poussière originelle.

« Si c’est la petite mort que tu veux m’offrir, je suis preneur, en revanche si tu songe à un feu de joie, ça sera sans moi ma belle. » La petite mort? Je ne connaissais pas cette expression, mais pas besoin d'être un génie pour comprendre que c'était une allusion perverse au fait qu'il ne dirait pas non pour me culbuter contre cet arbre si je lui en laissais l'occasion! Il suffisait de voir ses yeux, sa posture et les ondes qu'il dégageait. Ne joue pas avec le feu, Edward, tu vas t'y brûler…« Je songeais plutôt au feu de joie. Ça m'offrira la petite mort comme la grande, personnellement. » Je ne craignais pas de lui avouer que le transformer en barbecue m'emplirait d'un sentiment d'extase. Du moins je me plaisais à le croire. Je savais que ce ne serait pas exactement le cas…Ce sentiment qui, jusque là, m'empêchait de le tuer referais surface et me rendrait folle de culpabilité. Encore une fois, je ne ressentais pas d'amour envers lui. Je ne pensais pas ressentir un jour ce sentiment et, si c'est le cas, je prie Dieu ou toute entité existante pour ne pas ressentir de l'amour pour un vampire! Ou pour n'importe quelle autre proie. Ce serait terrible…Et j'étais certaine de souffrir. Les vampires sont des créatures abjectes. Sans doute se servirait-il de moi, m'exhiberait-il comme un trophée et, lorsque je le lasserais, m'enverra rejoindre mes ancêtres! « Si un jour j’ai envie de mettre fin à mes nuits, je t’appellerais, ne t’inquiète pas. » Il se moquait de moi en plus, le salaud…
« Oh je suis très touchée si tu savais! Seulement, je n'ai pas franchement besoin de ton avis ni de ton autorisation…Lorsque je voudrais mettre fin à tes nuits, j'y mettrais fin, c'est tout. » C'était assez présomptueux et donc inhabituel de ma part, de parler ainsi. Je n'aimais pas du tout ses airs, sa façon de me dire qu'il était, au fond, le maître, le dominant. Qu'il décidait…Je le prenais ainsi. J'avais peut-être tord, peut-être pas. Quoi qu'il en soit, ma main se posa tranquillement sur la cross de mon arme. Il me suffirait d'une seconde pour dégainer. Il lui en faudrait deux pour m'atteindre. Je dégaine, je vise. Trois secondes. Il m'aurait touché…Avec de la chance, le coup ne serait pas mortel et je pourrais tirer. Avec de la chance. Cette expression ne me ressemblait pas. Je ne comptais jamais sur ma chance. Si je mourrais ce soir, ce serait entièrement ma faute. Le vampire était entré dans mon espace vital, il s'était bien trop approché et avais ainsi réduit mon champs d'action. A dessein ou pas, je n'aimais pas le moins du monde.

Mais si je le lui disais, il y verrait une sorte de petite victoire personnelle. Si je me taisais, je courais le risque de mourir. En même temps, rien ne me garantissais qu'il reculerait pour me laisser un peu de place. Ce serait assez stupide de sa part d'agir de la sorte, de perdre le peu de contrôle qu'il avait acquis sur l'Exécutrice. Et, j'avoue, il baisserait dans mon estime s'il n'était pas capable de soutenir ce jeu complexe auquel nous jouions actuellement. M'aura, m'aura pas. Qui craquera le premier? Moi et mon flingue? Lui et ses canines? « D'un côté, c'est vrai que je risquerais de m'ennuyer mais d'un autre, une sangsue de plus réduite en poussière, c'est tentant. » je disais cela, mais je ne bougeais pas. Je radote en disant que je le tuerais uniquement s'il bouge ou devient menaçant non? Ouais…Radoter dans ses propres pensées, c'est assez minable. « Surtout si la dite sangsue a dans l'idée de me mordre pour me complimenter sur mon sang. C'est si joliment dis note, pour un égorgement violent dans les règles…Les vamp' ont le sens de la formule, tu ne trouves pas? » Bah oui, tape la causette avec le vampire et sois ironique en plus! Irrécupérable, je suis irrécupérable. Ce vampire avait sans doute envie soit de me tuer, soit de boire mon sang, soit de faire l'amour avec moi (utilisons un joli terme plutôt qu'un autre moins flatteur ). Aucune des trois solutions ne me tentaient. La mort? Je préférais attendre encore un peu. Le sang? Il est pas marqué self service sur mon front! Le sexe? Eh…Bon. Edward était mignon. Très mignon, trop mignon. La beauté surnaturelle est une chose un peu effrayante. Et avais le don de donner des complexes! Bon sang, je viens vraiment de penser ça? Je me mis une claque psychique. Donc, Edward était mignon, c'était sans doute un amant formidable, avec un peu de chance un amant très attentionné et trouvant une partie de son plaisir dans celui qu'il offrait à sa partenaire…Mais ce n'était pas une raison pour succomber à la tentation! Mon corps pouvait dire ce qu'il voulait, ma réponse serait non, non, non, dix fois non! Et à la onzième, c'est la balle qui part.

Coincée dans la forêt, avec un vampire plein d'envies dont je n'avais pas envie que je m'amusais à provoquer et à menacer discrètement…A deux doigts d'être trahie par mon corps. Stupide, stupide corps!
Il y a des jours où on devrait peut-être rester au lit.
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Edward Ruthven
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MessageSujet: Re: Enjoy the silence.   Mer 5 Mai - 5:03

    Le vampire la taquinait, il ne se contentait pas de lui répondre poliment ce qui déjà devait être suffisamment énervant pour un chasseur qui préfère généralement les vampires vous sautant dessus tout crocs dehors à ceux qui joue les gentilshommes, discute avec vous comme s’ils étaient des humains. Mais il lui lançait des piques, énonçait des vérités pas vraiment flatteuses tout en jouant les séducteurs, les hommes compréhensible et attentionné, ceux qui font attention aux détails, même si ce n’est guère étonnant de la part d’un vampire. Elle aurait pu l’envoyer sur les roses, lui répliquer d’aller se faire foutre, mais au lieu de cela, elle répliqua : « Essaie seulement pour voir. » Elle n’hésitait pas, répondant du tac ou tac. Cependant défier un vampire n’était pas la tactique la plus prudente. Mieux valait opter pour le ‘va te faire foutre’ même si c’est risqué, c’est toujours mieux que de lancer un défi en espérant que le vampire n’y répondrait pas. Touchait-elle son arme lorsqu’elle lui sorti sa réplique, pour se rassurer ? Le vampire aurait donné cher pour le savoir. Il aurait parié que oui. Une chasseuse sans ses armes, sans aucune défense, totalement à la merci des méchants qu’elle traque, réfléchit à deux fois avant d’ouvrir la bouche. Du moins, si elle est intelligente. En lissant un vampire dans le sens du poil, on a plus de chance de s’en sortir vivant. Mais elle était là devant lui, ne craignant pas ce qu’il pouvait lui faire, montrant tout son courage, le brandissant fièrement. « Est-ce une invitation ? » demanda le vampire. Elle avait de la chance, n’importe quel vampire lui aurait attraper les cheveux et basculer la tête en arrière pour lui montrer à quel point elle était faible. Il n’en avait ni le besoin ni l’envie. Elle lui cèderait et il n’aurait pas besoin de la menacer pour cela.

    Les feux sont un sujet brûlant chez les vampires. Généralement ils évitent le feu comme la peste, mais tout comme les hommes, ils éprouvent une certaine fascination envers cet élément. Un vampire prend plus facilement feu qu’un humain et ça lui ai tout aussi fatal. Le problème, c’est que c’est la manière la plus efficace de tuer un vampire, alors les chasseurs s’évertuent à inventer toujours de nouveaux moyens pour faire d’un vampire un joli tas de cendre. Evidemment lorsque la demoiselle lui tint ce genre de discourt : « Je songeais plutôt au feu de joie. Ça m'offrira la petite mort comme la grande, personnellement. » le vampire tiqua sans le montrer. Il parvenait à conserver une maîtrise de lui, et surtout à ne dévoiler aucune émotion. Bien sûr, il devait ce talent à son âge. « Oh je suis très touchée si tu savais! Seulement, je n'ai pas franchement besoin de ton avis ni de ton autorisation…Lorsque je voudrais mettre fin à tes nuits, j'y mettrais fin, c'est tout. » La chasseuse rêvait sans doute à cet instant d’un bidon d’essence et d’une allumette, mais il savait qu’elle le désirait. Si elle continuait à lui résister, le fait est qu’elle aurait pu le tuer depuis longtemps. Le vampire était persuadé qu’elle ne le ferait pas. Si sa vie était en danger, ça changerait probablement la donne, mais s’il ne faisait rien pour la menacer de manière frontale, elle n’oserait pas. Il savait que son charme opérait sur elle. Il pouvait le lire dans ses yeux. « Voyons, mon ange, tu ne veux pas ma mort. Toi et moi, nous le savons parfaitement. » fit-il d’une voix douce et sensuelle. Il utilisait le petit surnom de mon ange juste pour l’agacer un peu plus, mais c’était un qualificatif qu’il utilisait rarement. Evidemment, elle n’en savait rien.

    Lui disait clairement ce qu’il désirait d’elle, d’une manière déguisée et un peu tordue sans doute, mais au cours des années il lui fallait bien trouver des moyens pour ne pas céder à l’ennuis. Le sens de la répartie était inné chez lui, mais plus que cela, c’était son désir qui parlait, enrôlé dans un langage enrichi par des siècles qui avaient défilés, nourri par le charme qui n’avait jamais cessé d’opéré chez les mortelles le poussant à séduire encore et encore. Elle en revanche, tentait de jouer les chasseuse sûres d’elles et masquait le moindre sentiment. Du moins, elle tentait de le masquer. Mais le vampire avait observé les humains durant plus de deux siècles et il pouvait deviner facilement ce qu’elle cherchait à masquer derrières ses jolies boucles blondes. Le désir qui naissait en elle, il le sentait, faible derrière son masque de mépris et de rage, mais plus sa rage diminuait, plus il sentait le désir puissant s’enracinant dans son être. « D'un côté, c'est vrai que je risquerais de m'ennuyer mais d'un autre, une sangsue de plus réduite en poussière, c'est tentant. » Tien, qu’est-ce qu’il disait ? Elle ferait plus que s’ennuyer sans lui, de cela il en était convaincu et comptait bien le lui prouver. Oh il n’allait pas disparaître pour étayer sa théorie, hors de question, mais il y avait d’autres moyens pour lui montrer que sans lui la vie serait bien pire. « Je suis sans doute le mieux placé pour te dire que l'ennuie est le pire des maux, mon ange. Sans moi, la vie serait bien pire, ne l’oublie pas. » Le vampire sentait la jeune femme vaciller un peu plus à chacune de ses phrases, il la sentait puiser dans son énergie pour résiste à l’appel du désir. S’il se montrait au moins menaçant, ça lui rendrait les choses plus faciles mais il n’avait aucune envie de lui faciliter la vie. Ca serait tellement moins drôle. Et puis, il n’était pas suicidaire. Il ne prendrait pas le risque de se retrouver avec une chasseuse sur le dos, encore moins une chasseuse qui troublait ses pensées et lui donnait envie de la transformer. Ca c’était un mauvais point, mauvais, mauvais. Le prince refuserait de toute façon. N’y songe même pas ! s’intima mentalement le vampire. Coucher avec elle, en faire sa servante humaine, c’était l’unique chose à laquelle il pouvait aspirer.

    « Surtout si la dite sangsue a dans l'idée de me mordre pour me complimenter sur mon sang. C'est si joliment dis note, pour un égorgement violent dans les règles…Les vamp' ont le sens de la formule, tu ne trouves pas? » Le sens de la formule ? Pour l’instant il estimait qu’elle se débrouillait très bien toute seule. Pas besoin d’un vampire. A tout les coups, elle ne devait pas se montrer tendre avec les humains, il n’imaginait même pas ce que devait ressentir le pauvre humain qui osait la draguer. Parce que du cran, elle en possédait à en revendre, et elle n’hésitait pas à mordre. Etonnant, non ? Il la trouvait presque plus mordante que lui. Presque. Il aurait pu la vider de son sang, la laisser là sur le bord du chemin, et même enfouir son corps dans la terre, mais il n’en avait même pas le désir. Ca ne serait même pas amusant. Autant laisser ce boulot aux traqueurs. Pas question de leur facilité la vie. « Que de préjugés as-tu sur les vampires. Qui a bien pu te mettre dans la tête que c’était forcément violent ? » Lui dire que certains adoraient vraiment ça au point d’en redemander n’était pas une bonne idée. Qu’elle imagine qu’il buveait du sang humain à des gorges chaudes était une chose, et bien qu’il n’ai pas envie de la détromper à ce sujet, lui dire clairement ses habitudes en serait une autre. Les paroles d’un autre accordent du crédit à vos idées même les plus fausses. Et le vampire connaissait suffisamment la nature humaine pour se montrer un brin méfiant.


_________________

    LA CULPABILITE EST LE PIRE DES MAUX
    La chance ou le bonheur se transforment en culpabilité,
    entraînant dans leur sillage tout ce qui est positif.

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