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 Rencontre nocturne

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MessageSujet: Rencontre nocturne   Ven 11 Juin - 2:09

[i]Je me suis toujours posé des questions sur le destin. Une question récurrente qui hante bien souvent mes pensées. On à souvent l’habitude de dire que l’humanité porte son destin en elle-même. Mais en y regardant de plus prêt, on obéit toujours à quelque chose…Lois, envie, désir…Au final, nous sommes des marionnettes dont nous tirons les fils. Certain avec plus de dextérité que d’autre il est vrai. Prenez par exemple cette nuit dans les environs de la forêt. Une envie soudaine d’aller en ville pour aller prendre un café dans un bar ouvert la nuit, regarder le ballet hypnotique des gens heureux et inconscient de ce qui se passaient autour d’eux. Pouvoir pendant quelques instants goûter au plaisir solitaire de la lecture sans avoir à penser aux vampires, aux intrigues et à tout ce qui y était lié de près ou de loin.

En somme, je m’étais révélé plus que prévisible. Impossible d’y échapper, esclave de mon désir je venais de m’exposer à la fatalité. Une pénible panne d’essence venait de me frapper sur le chemin. L’ironie de la situation ne m’échappait pas et fort heureusement je n’étais pas seul. Comme toujours mon ombre me suivait partout, se proposant de chercher de l’essence pour éviter la désagréable marche qui s’annonçait pour le retour. Etrange que cela survienne durant cette nuit là. Devais-je y voir un signe particulier ? Rien n’arrivait par hasard même si quelque part cela aurait pu être évité d’une manière ou d’une autre. Contre mauvaise fortune, mieux valait profiter de cette occasion perdue quelque part sur cette terre si différente de la mienne.

Parfois je regrettais les saveurs de Provence, de cette terre qui respirait la chaleur et la générosité bien loin de la terre humide et froide qu’on pouvait trouver dans ces bois. Forcer le passage de l’air dans mes poumons pour inspirer ce vent frais chargé de l’odeur de cette forêt me rendait malade. L’Italie me manquait terriblement…Mais peut être était ce le signe que j’y avais déjà passé trop de temps là bas. Jamais je ne m’étais particulièrement attaché à un endroit en particulier. Je m’étais toujours gardé de ressembler à mes congénères dès qu’il s’agissait d’un territoire. Posséder quelque chose, c’était avoir une faiblesse que je ne désirais pas. Je ne voulais pas conserver quelque chose en particulier. Rien que je puisse regretter hormis une chose.

Bah, la lune c’était levé dans un majestueux envol me baignant de sa lumière diaphane. C’était une nuit magnifique et il serait bien idiot de ne pas en profiter même au beau milieu de nulle part. Et puis, les vicissitudes de la nuit m’offrait quelque chose qui n’avait pas de prix. La voûte étoilée brillait de mille feux. Sans y réfléchir, je m’assis sur le capot de la voiture, dos au pare brise et la tête dans les nuages. Il n’y avait que dans des moments comme ceux là où je me prenais à regarder ces points scintillants chargé d’histoire. Les villes modernes de ces dernières années me privaient de leur vue et mon statut ne me laissait guère l’occasion de penser à elles. Pourtant elles étaient toujours là. Semblant m’attendre silencieusement, patiente et confiance. Elles me faisaient l’effet de déesses inaccessibles et pourtant si vivante à voir leurs lueurs trembler dans l’obscurité.

Mais ce que j’aime surtout en elle, ce sont leurs histoires, leurs légendes, cette manière dont elles ont bien souvent fascinées les hommes. Des histoires de divinités tombés follement amoureux d’humaine, défiant les barrières qui les séparaient. Bien souvent cela se terminait mal pour la femme mais quoi de plus romantique que de regarder les étoiles en se disant que celle que vous aimez regarde le même ciel que vous. Était ce la solitude du moment présent qui me rendait lyrique ? A moins qu’il ne s’agisse que du livre que je tenais contre ma poitrine ? Songe d’une nuit d’été…On pouvait dire que j’avais bien choisie mon œuvre.

Néanmoins, je ne pouvais me détacher de ce que je ressentais alors. Ces divinités anciennes qui dominaient les hommes. Je ne pouvais m’empêcher de penser aux vampires. Beaucoup d’entre eux n’hésitaient plus à briser les barrières les séparant des humains pour prendre compagne. Même si à la fin, ils sont bien souvent étreint…Cela me rassurait quelque part de voir ce genre de chose arriver. Étrangement, j’y voyais un signe d’humanité chez eux. Malgré leur mort, malgré le temps qui passe alors qu’ils restent immuables de corps et d’esprit…Ils sont toujours capables de sentiment même si la bête les traque. C’était rassurant de constater qu’il restait toujours une once d’humanité quelque part. Il y avait tellement d’arrogance, tellement d’avidité…Le pouvoir est tel un alcool…On en veut toujours plus mais très peu sont capable de le tenir.

Je haussais les épaules en m’allongeant plus confortablement. La vent léger caressait mon visage et je pouvais me laisser aller. Vagabonder au grès de mes pensées sans être obligé d’être constamment sur mes gardes. C’était tellement agréable…Finalement cette panne avait du bon. Je m’autorisais un sourire satisfait de mon sort, tendant l’oreille pour écouter les sons que me proposait cette nuit que j’apprenais à apprécier de plus en plus…
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