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 Le meurtre est une réelle jouissance. PV June

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MessageSujet: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Lun 8 Fév - 15:29

Le meurtre est une réelle jouissance



    La lumière du petit matin traversait d’éclairs lumineux la roulotte de Derek Miles. Lorsque ce dernier ouvrit les yeux, il eut premièrement l’impression de se trouver à des milles d’ici, dans les étoiles. Qu’il était beau de se réveiller ainsi le matin, et de voir des milliers de minuscules particules de lumière éclairer d’une manière qu’on aurait dite irréelle la petite pièce.

    Le sorcier se réveilla donc d’un bon pied, il était d’humeur joviale. Sur un coup de tête, là tout de suite, il se décida qu’aujourd’hui il trouverait une nouvelle victime, et qu’il irait l’assassiner cette nuit même, sans plus de préparation et sans même attendre la pleine lune. Il était agacé de ces innombrables journées de préparation avant un meurtre, personne n’avait jusque là remonté jusque lui, pourquoi s’inquiéter ? Et cela tombait bien, aujourd’hui il avait quatre heures de cours à donner, au Newton’s High School. Ses cours de physique chimie lui permettaient d’une part d’approfondir ses connaissances en Alchimie, et d’autre part de trouver des victimes idéales. Il connaissait pratiquement tout les élèves qu’il avait à charge, et dans les quatre classes qu’il avait à s’occuper aujourd’hui, quelques filles lui semblaient parfaites pour cette nuit. Spécialement une, qui s’appelait June Eastwood. De ce qu’il avait apprit à son sujet, cette fille n’avait pas énormément d’amis au Lycée, il serait donc plus aisé de l’approcher. D’autant qu’il lui avait déjà parlé quelques fois, et qu’il devinait qu’elle avait plus de facilité à discuter avec des gens plus âgés qu’elle, ceci surement dû au fait qu’elle soit très mature, pour son jeune âge.

    Lorsqu’il alla se préparer, Derek se choisit l’accoutrement du professeur coincé : un pantalon classique marron, ainsi qu’une chemise à carreaux surmontée d’un fin gilet gris. Enfin, il posa sur son nez de rondes lunettes noires, non pas qu’il en ait besoin, cela lui donnait un caractère plus sérieux encore, et l’éloignait des suspicions, du moins en un sens.
    Lorsqu’enfin il fut près, il sortit au dehors. A l’extérieur, la lumière du soleil frappait la foret d’une force magistrale, Derek se sentait bruler sous ses vêtements. L’idiot se maudit de s’être habillé aussi chaudement, aussi, il prit la vieille bicyclette posée contre la taule de sa roulotte et se mit en route.



    A présent, l’horloge accrochée au dessus du tableau de la classe de physique-chimie affichait les dix-huit heures piles. Le professeur Miles était assis à son bureau et regardait attentivement chacun de ses élèves, pendant que ceux-ci étaient penchés sur une interrogation. Finalement, son choix porterait comme il l’avait bien deviné sur June Eastwood, cette fille semblait cacher un secret, aussi il voulait le découvrir avant de la tuer. Tandis que les minutes s’écoulaient interminablement, le sorcier réfléchissait aux différentes manières de la tuer. Aurait t-il besoin de la torture pour apprendre son secret, ou celle-ci le lui avouerait immédiatement ? L’alchimiste était dans la capacité d’invoquer des quantités d’acides incroyables, sans pour autant gaspiller beaucoup d’énergie. Ou alors, il pouvait se servir que d’une seule allumette et augmentait sa puissance aussi simplement que s’il écartait les doigts.

    Tandis qu’il continuait à réfléchir sur ses différentes tortures, la sonnerie de fin de cours tonna, et tous les élèves chacun leur tour vinrent déposer rapidement leur copie d’examen et partirent en hâte. Lorsque ce fut le tour de June, Derek s’exclama :

    - June, pourrais tu rester quelques minutes s’il te plait, j’ai certaines choses à te dire.

    Sur ce, il lui sourit d’un sourire qui se voulait confiant, mais qui cachait en réalité une envie carnassière de la tuer.
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June Eastwood
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Lun 8 Fév - 18:18


    Les cours au lycée sont d’un ennuis mortel pour la jeune femme. Elle n’a jamais été particulièrement douée au lycée, mais cela n’importe qui a pu le remarquer. Son dossier scolaire n’est pas brillant. Dans les petites classes, elle semblait éprouver beaucoup de difficultés pour se concentrer. Les professeurs n’étaient pas vraiment indulgent avec elle, parce qu’ils avaient l’impression qu’elle ne faisait pas d’effort. Les autres élèves se montraient méchants avec elle. Oh, June ne s’en ai jamais plaint. Après tout, elle ne faisait pas d’effort puisqu’elle savait que c’était inutile. Elle ne contrôlait absolument pas ses dons qu’elle avait eut en héritage d’une mère alcoolique. C’était surtout le talent de pouvoir tout savoir d’un objet et de son propriétaire qui lui posait problème. Essayez donc de ne rien toucher qui ne vous appartienne. Impossible. Surtout lorsqu’on est une enfant curieuse. Et les visions apportées par son don lui avait toujours semblé infiniment plus intéressant que les cours. Quand aux élèves, il faut bien dire qu’elle avait parfois été un peu trop franche ou avait révélé des secrets qu’il aurait été préférable qu’elle garde pour elle. Du coup, elle avait appris tout par elle-même. Heureusement pour elle, elle était née avec autre chose que des dons pour la magie, elle était un véritable petit génie. Le problème lorsqu’on est surdoué c’est qu’en général on s’ennuis très vite en cours parce qu’on sait déjà tout. Tout particulièrement les cours de mathématique et de science. Et ses talents de sorcière n’arrangeait vraiment rien.

    Au lycée, rien n’avait vraiment changé. Sauf que June savait parfaitement masquer ses talents de sorcière. Elle mentait à tout bout de champs et personne ne s’en rendait compte. Encore une fois, c’était son génie intellectuel qui lui sauvait la mise. En effet, ça lui permet de se souvenir de ce que lui ont dit ses camarades afin de ne pas faire de bourde. Mais comment s’entendre avec les autres quand on sait tous leurs vilains petits secrets ? June avait peu d’amis, mais ceux qu’elle avait, elle y tenait. Pas facile d’apprécier quelqu’un en sachant pas mal de choses indiscrètes n’est-ce pas. Le plus curieux c’est qu’il lui arrive quand même de se tromper sur une personne. Elle ne voit pas tout, seulement ce qui est lié aux objets qu’elle touche. C’est aussi pour cela qu’elle n’ai pas attiré par les garçons du lycée. Vous savez comment sont les adolescents, avec leurs frustrations, leurs fantasmes un peu issus du porno et leurs fausses idées des filles. Alors que les hommes plus matures sont dix fois plus intéressants pour la jeune fille. C’était aussi à cause de cela que les filles la détestait. June avait une réputation de salope. Elle s’était déjà fait pas mal de garçon du lycée et ne semblait pas du tout attaché à ses anciennes conquêtes. Un garçon aurait la même attitude, il serait sans doute moins rejeté.

    Mais June ne se sentait pas du tout mal dans sa peau. Elle vivait plutôt bien la chose. Si bien que sa tante, le seul membre de sa famille à être à peu près normal, ne se doutait de rien. Même si elle savait que sa nièce avait une nette tendance à courir après les garçons trop vieux pour elle. En fait, June était tout particulièrement concentré sur une personne aujourd’hui. C’était un homme pas si âgé que cela, la trentaine. Malgré son air coincé, il était mignon. Craquant à vrai dire. Le petit pull en laine, les lunettes sur le nez, et cet air lunatique le rendait vraiment intéressant. Cet homme qui plaisait tant à June, c’était son professeur de science. Il ne discutait jamais avec ses élèves hormis ceux qui avaient des problèmes et encore. June avait raté plusieurs examen dans le seul but d’avoir une discussion avec lui. Mais il s’était contenté de lui donner la carte de visite d’un de ses confrères pour des cours particuliers. June aurait préféré qu’il lui propose de les lui donner. Au moment de payer, elle aurait dit qu’elle était trop pauvre pour cela mais qu’en revanche elle acceptait de le payer autrement qu’avec de l’argent. C’était elle, où il la regardait ? June sentit son visage tourner au rouge pivoine. Elle avait tout d’un coup chaud.

    Bon dieu ! Il me regarde vraiment ! songea-t-elle. Et c’était finit. Elle n’entendait plus le cours mais une voix douce masculine profonde. Il avait une voix somptueuse. Vraiment inhabituelle pour quelqu’un d’aussi coincé. Il n’avait pas grandit dans une famille d’intellectuel, elle en était persuadé. Il avait une carrure puissante même s’il était assez maigre. Ses mains était belle à la peau douce, elle l’avait déjà vérifier à plusieurs reprises, obtenant une vision assez précise d’où il vivait, et du fait qu’il repassait lui-même ses chemises. Encore heureux il ne vivait pas chez sa mère mais dans une roulotte. Hum, une roulotte en pleine forêt. June avait très envie de le faire dans la forêt avec le professeur. Elle passa sa langue sur sa lèvre pour l’humidifier. Il avait cependant des mains larges capables de travailler, des mains puissantes. June adorait les mains puissantes. De celles qui peuvent vous provoquer des frissons de plaisir. Elle se sentait fiévreuse. Il fallait qu’elle se calme. C’était plutôt mal vu de draguer son professeur au lycée. Il ne fallait pas qu’elle l’effraie. Bon sang ! Elle se reprit de justesse, malaxant son stylo. Une vague vision de sa maison lui apparu, elle la chassa de son esprit avec facilité. Aujourd’hui elle maîtrisait parfaitement son don, elle en avait même acquis d’autres. C’était ça aussi d’avoir une grand mère qui vous enseigne la magie.

    Le cour se termina finalement. June sentait qu’elle allait exploser. Elle s’apprêtait à quitter la salle au pas de course lorsque son cher professeur lui demanda ce qu’elle attendait depuis si longtemps. Mince, sa voix était grave. Si grave… la jeune fille sentait ce petit picotement comme un battement d’aile de papillon dans son bas ventre. Elle réprima un petit sourire coquin pour prendre un air de jeune fille prise en faute. Si elle parvenait à le séduire, elle ne voulait pas qu’il perde sa place. Et si elle jouait les dragueuses ouvertement, n’importe quel élève voulant se débarrasser du professeur n’aurait plus qu’à le dénoncer. Un simple doute peut suffire à mettre en péril une carrière. Elle devait attendre d’être seule avec lui. Ce qu’elle fit sagement sans dire un mot, n’osant même pas le regarder dans les yeux de peur d’attiser le désir montant en elle, brisant toutes ses barrières et ses limites qui n’était déjà pas franchement solide. Elle risqua un coup d’œil sur les mains du professeur, et manqua de se mordiller la lèvre. Patience, patience, il ne reste plus qu’un élève. Et enfin ils eurent tous disparus. En un clin d’œil elle s’assit en croisant les jambes sur le bureau juste en face de celui du professeur, prenant une pause très sensuelle. Elle entrouvrit les lèvres dans un sourire charmeur de lolita et demanda :

    « Que voulez-vous de moi, monsieur ? » d’une voix tentatrice pleine de promesses.
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Lun 8 Fév - 20:52

    Maintenant que la jeune fille se trouvait face à lui, Derek oublia pendant un court instant ce pourquoi il l'avait appelé. De près, il prit le temps de la dévisager, c'était toujours bon pour un assassin de bien connaître sa victime, que ce soit d'un point de vu physique ou moral. C'était une habitude que prenait souvent le sorcier, apprendre à connaitre le maximum de choses sur sa victime.
    Autrefois, cela avait été un défaut pour le jeune homme qu'il fut : le fait de connaitre à ce pont sa proie fit bien souvent que ce dernier se mit à faire des cauchemars de ses meurtres, des cauchemars teintés de sangs qui le hantaient des jours durant, des semaines même. Et finalement, c'était le plaisir qui avait pris le dessus sur les remords, la jouissance qu'il connaissait lors de ces actes avaient totalement annihiler toute forme de regret.

    Enfin, revenons à cette chère June, qui se trouvait face à un être avide de sang. Celui-ci continuait à l'observer et il voyait devant lui une jeune fille, fraîche de vie et dont les longs cheveux châtains parsemaient le visage et le cou. Qu'aurait il donnait à cet instant pour voir d'un peu plus près ce cou, cette chair qu'il étranglerait quelques heures plus tard. Il se reprit, devant lui, la jeune fille s'était assise au bureau la plus proche, elle attendait. Derek remarqua qu'elle avait pris une position inadéquate concernant la tenue qu'avait une élève normale. Mais celle-ci n'avait rien d'une élève banale, c'était justement ce qui l'intriguait à ce point.

    Soudain, le sorcier eut une sorte de révélation. Il venait de comprendre une chose, pourquoi June avait ce comportement inapproprié avec lui. Était elle sous son charme ? Cela étonnait profondément Derek, qui jamais ne s'était posé ce genres de questions. Certes, il lui était déjà arrivé d'avoir recours à certains sortilèges afin de faire tomber une innocente jeune fille sous son charme, et ainsi mieux l'attirer dans son piège. Mais cette fois, il n'avait absolument rien fait, la précipitation dans laquelle il avait préparé ce coup, si vraiment on peut appeler cela une préparation, avait fait en sorte qu'il n'avait pas prévu d'artifice pour commettre son assassinat. Aujourd'hui il se sentait sur de lui, fort et invincible. Ce n'était pas une simple étudiante qui pouvait se placer sur son chemin.
    Tout de même, le sorcier pris cette éventualité comme un atout, il serait tout aussi facile d'attirer la jeune fille dans son piège si celle-ci était aveuglée par l'amour. Ah l'amour, qu'elle idiotie, ça ne rapporte que désarroi et mort. Il sourit.

    Je ne veux rien de vous en particulier mademoiselle, fit il d'une voix grave en la vouvoyant, espérant que cela mettrait une distance nécessaire pour ne pas qu'elle se doute de quelque chose. Si je vous ai retenu, et pardonnez moi, ce n'est uniquement dans le but de parler de votre parcours scolaire. Il marqua une pause, et la regarda droit dans les yeux. Il me semble que vous êtes quelqu'un d'une intelligence rare, néanmoins, j'aperçois en observant votre dossier des notes pas vraiment excellentes. Aussi, je me demandais si vous n'aviez pas des problèmes extérieurs au Lycée qui pourraient entraver votre travail ?

    Terminant sa phrase, le professeur fixa d'une manière non dissimilée le visage de June, tentant d'interpréter la moindre émotion.
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June Eastwood
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Lun 8 Fév - 21:47

    La jeune fille songea à son professeur assis chez lui en train d’écouter de la musique, de fumer une cigarette non, pas de cigarette, avec un verre de vin posé devant lui. Elle l’imaginait dans sa roulotte comme s’il était en dehors du temps. Il était magnifique. Son charmant petit nez qu’elle rêvait d’embrasser. Il serait doux avec elle, il serait à son écoute. Mais elle allait devoir le brusquer pour que cela se réalise. Bon sang, il était charmant. Vraiment charmant. Elle serait prête à tout pour l’avoir. Parfois elle se faisait l’impression d’une peste. Ce qui était faux, elle poussait les hommes à lui obéir par ses charmes, elle ne leur faisait pratiquement jamais de chantage. Pratiquement jamais, c’est vrai qu’elle n’aimait pas qu’on lui dise non. Bon là il serait difficile de faire du chantage au prof, quoi que, ça serait en fait très facile, mais elle n’en avait pas envie. Ce n’était pas un salaud finit, il semblait si gentil, si adorable. Elle espérait seulement qu’il n’était pas trop proche de la morale. Sinon ça serait vraiment difficile de l’obtenir.

    Bon maintenant on abordait la phase la plus difficile : supporter une discussion inutile du professeur qui veut vous sauver. Quelle blague. June n’atteindrait probablement jamais l’université. Ca lui servirait à quoi de correspondre au bon profil, de faire des efforts sans cesse encore et encore, de se modeler pour correspondre à l’image qu’on voulait qu’elle ai ? Elle ne voulait pas rentrer dans le moule, elle ne voulait pas obtenir de bonne note, elle détestait l’école et le système. Ce n’est pas qu’elle soit une rebelle, elle s’en moquait éperdument à vrai dire des autres, mais qu’on la contraigne à faire quelque chose qu’elle n’aimait pas l’ennuyait profondément. Parfois elle écrivait de nouvelle formules pendant ses cours, étudiait pour une nouvelle potion. La magie lui donnait envie d’évoluer et de grandir, presque de vivre plus longtemps. Mais cette vie ci lui allait. Pas besoin de faire des prolongations. Et puis ça servirait à quoi ? Elle n’aidait personne. Ah si, sa mère alcoolique mais ça, une infirmière pouvait le faire. Elle n’avait même pas envie d’y songer plus longtemps. Elle préférait se concentrer sur le professeur. Allait-elle jouer les petites filles malheureuse ou jouer les mystérieuses ? Non il lui semblait trop chiant. Il allait vouloir la sauver aussi de la mort, de l’alcoolisme de sa mère, lui dire que la sorcellerie la mènerait en enfer, et lui dire d’arrêter de jouer avec le sexe. Enfin pour la magie il n’allait même pas y croire. Et puis, elle devait conserver le secret pour sa tante.

    « Sérieusement vous voulez me parler de mes problèmes ? » fit-elle en souriant, toujours aguicheuse. Elle se pencha en avant révélant la naissance de ses seins. Son regard chercha celui du professeur sans aucun mal. Il la fixait avec une étonnante concentration. Oh charmant sauveur songea-t-elle. « Vous savez, on en a tous des problèmes, prof. »

    Elle décida de ne pas quitter le regard du professeur. Après lui avoir dévoilé une vision plaisante de son décolleté, avoir usé du ton poli tout en insinuant un petit prof très incorrect, elle comptait bien profiter du succulent regard et de sa réaction. Les professeurs n’étaient pas en général habitué à ce genre d’attitude. Elle ne comptait pas lui répondre si facilement, elle ne comptait pas obéir gentiment. Elle ne l’avait jamais fait à vrai dire. Il voulait discuter, elle voulait coucher avec lui. Leurs idées étaient différentes mais elles pouvaient se rejoindre non ? La demoiselle continuait à le fixer se sentant parfaitement bien perdue dans ce regard. Mais ça ne lui suffirait pas. Elle n’était pas une de ces étudiantes qui tombaient amoureuse de leur prof et qui rêvait d’une relation amoureuse avec eux. Elle voulait juste lui, dans un lit, avec elle. Pas besoin de se revoir, une nuit lui suffirait. Ah… le sexe… c’était tellement bon. Et en plus les mecs résistaient rarement.

    « Vous d’ailleurs, vous vous sentez bien dans votre vie? Tous ces élèves qui ne vous écoute même pas, le manque de reconnaissance, ça ne vous pèse pas? Vous avez une petite amie ? »
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Mar 9 Fév - 22:32


    En fin de compte, cette fille était quelqu'un de vraiment intéressant, et de très surprenant. Derek avait d'abord eu dans l'idée de tuer cette fille, non pas parce qu'il avait ressentie un quelconque signe de menace de sa part, mais plutôt parce l'humeur dans laquelle il s'était levé ce jour là avait fait naître en lui une envie assassine. Cela lui arrivait parfois, surtout lorsque cela faisait des jours, voire des semaines qu'il n'avait pas suscité en lui cette exaltation qu'il ressentait au moment de mettre fin à une vie. C'était une sensation de pure joie, de pleine puissance qui le transformait en une bête cruelle. Parfois même, tant i y prenait du plaisir, il s'amusait avec sa proie, lui faisant peur, ne lui montrant pas directement qu'il était présent. Il faisait douter sa victime, et celle-ci devenait folle, il était déjà arrivé qu'une fois, une jeune femme se suicida de par sa faute. Il l'avait tellement suivie, harcelée que cette dernière avait mis fin à ses jours. Le sorcier en avait été vraiment frustré, aussi il se promit de ne plus faire cette même faute. Aujourd'hui, il prenait plus de plaisir à torturer sa victime, faisant parfois durer le supplice des heures durant.

    Malgré cela, il savait déjà que cette fois ce serait différent, il n'était plus vraiment sûr de vouloir l'assassiner. June l'intriguait au plus au point, même avec cette discussion. Et maintenant, maintenant cette dernière semblait lui faire du charme. Derek n'avait aucune idée de ses intentions, elle était trop jeune pour s'intéresser à quelqu'un de son âge, et il reconnaissait facilement qu'il n'avait pas un style qui donnait envie aux femmes. Il ne le cherchait pas, il s'en fichait éperdument.

    Apparemment, cette dernière avait deviné qu'il ne l'avait pas retenu pour lui parler de ses problèmes scolaires. Enfin, ce n'était pas ça, car il avait discerné dans sa voix une teinte d'ironie. De toute évidence, cette fille était franche, un nombre très restreint d'élèves seulement aurait osé lui parler de cette façon, d'autant que le professeur avait au Newton's High School une réputation de quelqu'un de très coincé, et ce dernier n'hésitait pas à se montrer froid et exigeant envers ceux-ci ; En clair, ici, il avait une sale réputation. Et pourtant, June semblait s'intéresser de très à lui, un instant, Derek se demanda si la fille n'était pas qu'une simple étudiante, si derrière tout cela elle n'avait pas un but caché. Il ne la voyait pas Lycanthrope ni métamorphe, il savait reconnaître ces créatures au premier coup d'œil. Il excluait immédiatement le ait que ce soit un vampire, elle ne pourrait pas à se rendre au Lycée en pleine journée. Il ne restait plus le fait qu'elle soit sorcière, mais l'alchimiste en doutait fort. Si vraiment elle en était une, et qu'elle s'intéressait à lui, elle le lui aurait révélé, à moins qu'elle ne le sache pas. Alors ceci serait un gros quiproquo.

    Quand la fille termina sa phrase, Derek eut un sursaut : cette dernière avait carrément osée l'appeler "prof" ! Il n'en croyait pas ses oreilles, il y avait tout de même des limites à ne pas dépasser, d'autant que Derek était connu pour ne pas se laisser marcher sur les pieds par ses élèves. Non là ça allait trop loin, cette jeune fille se permettait des choses incongrues. Le professeur avait à présent complètement effacé le sorcier, il sentait la colère monter en lui, aussi il serra les poings afin de se contenir. Mieux valait de ne pas faire de bêtises dans sa salle de classe, cette fois, il serait cuit et sa fausse identité serait mise à joue.

    Et ça continuait ! La voilà maintenant qu'elle lui posait des questions indiscrètes, directement axées sur sa vie privée. S'il se sentait bien dans sa vie ? Bien sûr que oui, il avait aujourd'hui atteint des compétences magiques que beaucoup de sorciers désiraient, ou redoutés. Il avait même trouvé un poste au Lycée qui lui permettait d'assouvir sans trop de difficulté sa soif de meurtre. Non, il trouvait sa vie bonne, mais cela ne la concernait pas. Si cela lui pesait qu'il n'est pas de reconnaissance de la part de ses élèves, ça lui importait guère. Il passait un temps très concis à la préparation de ses cours, il avait juste besoin de ne pas confondre magie et science. Il donnait ses cours, recevait en échange de quoi vivre, et avait une vie directe sur ses possibilités d'assassinat. Que demander de plus ? L'amour de ses élèves ? Non, l'amour n'était pas fait pour lui, il l'avait refoulé depuis toujours et ce n'était pas cette jeune fille qui le ferait changer d'avis sur le sujet.

    La dernière question de June était la plus indiscrète et la plus terrible. "Vous avez une petite amie ?"A ce moment, la colère qu'il tentait de contenir le submergea, il ressentit non plus envers la jeune fille du désir, un désir assassin, mais une totale aversion. Un instant, il pensa à la changer de classe, mais il se ravisa, elle ne s'arrêterait certainement pas. Aussi, il prit le temps de souffler, d'apaiser sa colère, puis murmura.

    Je crois que vous avez dépassé les bornes, mademoiselle. Ma vie privé ne vous concerne en rien, et je peux vous dire avec certitude que vous feriez mieux de ne pas plonger le nez là-dedans. Il ferma les yeux, puis reprit. Si vous n'arrêtez pas ce petit jeu stupide, je peux vous promettre que vous allez courir de graves dangers. Votre petite expérience de la vie ne vous a pas encore permis de découvrir certaines, qui pourraient vous être fatales.

    Un instant, il eut peur d'en avoir trop dit, mais il se rassura. Il s'était déjà démontré que cette fille n'avait rien à voir avec le surnaturel, elle prendrait cela pour de simples menaces. Rien de plus. Pour mettre terme à cette discussion, le professeur rangea ses affaires et prit la direction du couloir. Au dehors, il n'entendit pas les pas de la jeune fille, il souffla : Elle ne m'a pas suivit, Dieu merci.
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June Eastwood
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Jeu 11 Fév - 2:33


    La jeune fille était tellement émoustillée par cet entretient privé avec son professeur préféré qu’elle ne se méfiait pas du tout. Elle n’avait pas remarqué qu’il n’aimait le ton qu’elle employait ni l’attitude qu’elle avait. Elle ne s’était pas non plus demandé si elle n’allait pas l’effrayer en allant si vite en besogne. Les types coincés avait une manière de fonctionner simple d’ordinaire, soit ils cédaient très rapidement, c’était alors juste de la timidité qui les retenait de jouer les dragueurs. Soit ils résistaient. S’ils se braquaient totalement en général ça masquait un problème. Un problème chez eux bien sûr, mais un gros problème pour la jeune femme qui n’était pas habitué à se retrouver face à un mur en béton. Il n’était pas rare qu’on lui résiste, mais qu’on se braque complètement c’était de l’inédit. La seconde chose qui lui avait totalement échappé c’est le côté menaçant de son professeur. Mais ça, elle n’aurait pas pu le deviner puisqu’elle n’avait jamais vraiment chercher à en savoir plus sur sa proie. La demoiselle aimait improviser, elle se moquait pas mal de qui était le type qu’elle allait se faire. Depuis ses treize ans, elle avait toujours suivit son instinct en matière d’homme. Et si parfois elle était tombé sur des hommes dangereux, ils étaient toujours des bons coups au lit, et elle n’avait jamais regretté quoi que ce soit. Cette fois-ci, elle risquait en revanche de regretter d’avoir si mal choisit sa proie, ou pas.

    Le professeur ne réagit pas du tout comme elle l’avait espéré. Elle ne remarqua pas qu’il était raide comme un pic, qu’il la fixait avec une rage mal contenue. Le fait est qu’elle aimait les défis et puis elle était encore trop sous les hormones pour redescendre aussi rapidement. Il lui plaisait trop pour qu’elle prenne en compte son attitude. June était quelqu’un de généreux par nature, de gentille, mais elle était aussi incroyablement égoïste. N’avait-elle pas coucher avec des hommes mariés sans se soucier de masquer sa présence ou de se montrer discrète ? En fait, elle aimait bien par moment révéler à la femme qu’elle avait couché avec le mari. Oh bien sûr elle ne le faisait que lorsqu’elle se sentait acculé. Si une femme mariée la menaçait pour qu’elle lui avoue ce qu’elle savait déjà, June n’allait pas jouer aux héroïnes. Ce n’était pas son genre de jouer les courageuse. Elle ne l’était pas tant que ça. Sauver les fesses d’un salaud, ne l’intéressait pas. Le professeur n’était pas marié, mais il avait d’autres raisons de repousser la jeune fille. A cause de son attitude, elle risquait de le faire renvoyer. Ce qu’elle risquait elle, c’était un renvoi au pire. Mais elle s’en moquait. Après tout, elle n’avait pas besoin d’un bon dossier scolaire, elle n’avait même pas besoin de passer le bac. Si ça se trouve, elle ne serait plus là pour le passer alors pourquoi la jouer réglo ? pourquoi suivre les règles ? Ca ne servait plus à rien à présent.

    En quelques mots, il avait sorti la douche froide. June réalisa qu’elle s’était planté sur toute la ligne. Première erreur, elle aurait dû rentrer dans son jeu, pour le rassurer, lui montrer qu’elle était gentille, qu’elle savait jouer le jeu. Deuxième erreur, elle avait brisé son autorité. Il se montrait particulièrement dur avec ses élèves, même si ça ne fonctionnait pas toujours, il avait au moins le silence en classe contrairement à bien de ses collègues. En la jouant direct, elle l’avait mis mal à l’aise, en brisant son autorité dans sa salle de classe de plus, elle l’avait énervé, et parler de sa vie privée avait été sa dernière erreur. Il ne s’intéressait pas du tout à elle. Il n’avait même pas regardé son décolleté. Soit il aimait les hommes, ce qui expliquerait bien des choses, soit il possédait beaucoup de sang froid. Sans doute plaçait-il de nombreuses choses avant les femmes et le sexe. June ne se sentait pas pour autant mal. Elle s’était trompé et alors ? Il ne pouvait pas demander à ce qu’elle change de classe sans éveiller des soupçons. On lui demanderait à elle de s’expliquer et elle pourrait le faire chanter sans aucun problème. Il ne savait pas jusqu’où elle serait prête à aller. Les hommes n’étaient pas habitué à ce que ce soit la femme qui fasse le premier pas et encore moins à se faire draguer. Mais chez les professeurs ça arrivait plus souvent que pour les autres hommes. June était sûre que ça ne lui était jamais arrivé auparavant.

    Il ne se contrôlait pas beaucoup. C’était comme une soudaine explosion de rage et de colère. Elle était allé trop loin, sur ce point là il avait raison, mais elle ne croyait pas au lendemain, et elle se moquait des conséquences. Mais il y avait plus que de la colère et de la rage. Il la menaçait ouvertement. La demoiselle fixa le professeur intensément. Elle n’aimait pas ce ton mais elle reconnaissait une chose dans cette voix, une fureur froide et dévastatrice. Cet homme n’était peut-être pas violent ni impulsif, mais il était capable de le devenir. Elle sentait les émotions facilement à condition d’être concentré un minimum. Sauf qu’elle ne l’avait pas été, pas du tout même. Là elle sentait tout. Sa rage qu’il tentait de contenir, son envie de la tuer qui n’était pas qu’une vague idée, il en avait vraiment envie, sa fureur toute entière et destructrice. La jeune fille ne recula pas. Elle n’avait même pas l’ombre d’une peur. Si cet homme voulait vraiment la tuer, qu’il lui rende service et vise directement dans le cœur, de toute façon il était foutu. Mais il ne le ferait pas. Il prendrait la fuite. Il était trop réfléchi pour passer à l’action immédiatement. Il comptait sans doute sur le chemin pour rentrer chez lui pour que la colère retombe. La jeune fille le vit partir pratiquement en courant. Elle se pencha en avant pour le suivre du regard. Il était vraiment fou de rage. Et maintenant qu’elle ne sentait plus en elle que la colère dévastatrice du professeur, elle n’avait plus qu’une envie.

    Il prendrait le chemin classique. Pour avoir coucher avec le concierge, un type charmant, un ancien policier qui a été blessé. Son visage a été dévoré par les flammes avec la moitié de son bras droit, mais le reste de son corps est dans un état tout à fait convenable. Et en plus, il est charmant, gentil, prévenant, protecteur, tout en muscle comme elle les aime. Bref le concierge lui a un jour donné une clé ouvrant toutes les portes, et lui a montré quelques raccourcis. Normalement c’était sensé lui servir si elle était en retard, mais là elle comptait rattraper le prof juste devant la seule et unique sortie du lycée. Elle attendit d’entendre la porte coupe feu du couloir se refermer avant de se mettre en route. Il fallait qu’il ne pense pas qu’elle lui courrait après, juste le temps qu’il se reprenne. Mais pas trop. Elle aimait sa rage, elle aimait sa colère et son envie de tuer. Rassurez-vous, elle n’avait aucune envie qu’il la frappe ou lui fasse du mal, de toute façon elle savait se défendre. Non seulement c’était une vraie sauvageonne qui se battait souvent avec ses cousins lorsqu’elle était enfant, mais en plus elle manipulait la magie. Elle aurait pu attendre sagement le prochain cours et ensorceler le professeur pour qu’il l’aime mais ce type de sort sont ennuyeux à élaborer et en plus il y a souvent des conséquences assez ennuyeuses quand vous voulez juste un coup d’un soir.

    Elle attendit qu’il arrive dans le hall. Essoufflée, elle se cachait dans l’ombre de la porte menant à l’auditorium. Courir était une mauvaise idée avec son cœur. Une malformation idiote qu’elle avait depuis sa naissance. Comme elle était née à terme sans montrer aucun problème, on ne s’était aperçu de rien. Elle n’avait jamais été une grande sportive durant son enfance, mais à l’adolescence les choses avaient changées. Notamment à cause du sport de chambre. Elle avait connu son premier problème lorsqu’elle avait couru après le bus il y a un an. On lui avait promis de la mettre en haut de la liste mais depuis pas un seul cœur à l’horizon. Elle avait renoncé à espéré. Quelque part, elle vivait plus intensément encore depuis. Sa vie était meilleure. Avant elle ne se laissait pas beaucoup perturber par les autres, ni par les règles, mais dorénavant elle se moquait de tout. Ce qui importait était son plaisir uniquement. S’il lui restait deux ans à vivre autant que ce soit les meilleurs années. Enfin elle sentit une douleur dans sa poitrine. Elle souffla doucement à un rythme de petit chien pratiquement en silence pour reprendre le dessus. Le prof arrivait, il fallait qu’elle se reprenne, maintenant !

    Alors qu’il déboula devant elle, la jeune fille se précipita sur lui et s’effondra dans ses bras. Puis sans crier gare, elle se releva vers lui, et l’embrassa. Elle savait qu’il allait pas bien réagir, mais durant le moment de l’étreinte, elle parviendrait à condenser sa haine, sa rage, sa colère en elle, et elle transformerait tout ces sentiments en quelque chose de beau. Elle y parvenait avec le sexe comme avec la magie. Ce qui était incroyable c’était comment le sexe ou le désir augmentait ses pouvoirs d’une manière exceptionnelle. Elle fut brutalement envoyée dans la roulotte, une vision, elle vit des fioles, elle sentit le parfum des plantes, elle le vit concentré en train de faire une potion. Elle sentit aussi sa force et sa magie. Bon sang ! C’était la première fois qu’elle embrassait un magicien, et elle réalisa que s’ils couchaient ensemble et lançait un sort durant la même nuit, leur sort serait dix fois plus puissant que si elle ou lui le jetait seul de leur côté. Ils pourraient être si puissant ensemble. Elle réalisa aussi que c’était son désir à lui de puissance qu’elle ressentait. Un aléas dû à son pouvoir. Certaines idées ou sentiments lui venant provenait des visions qu’elle avait.

    « Vous en cachez des choses, prof. »
    susurra-t-elle à son oreille juste après avoir séparer ses lèvres des siennes.
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Ven 12 Fév - 23:03

    Derek avançait d'un pas qui se voulait calme. Il n'y avait normalement plus aucune personne dans le Lycée, mais il ne voulait pas prendre le risque de passer en toute hâte devant ses élèves, et que ceux-ci le prennent pour un fou. Il avait déjà perdu une bonne dose de son autorité de professeur avec cette Jude, il ne comprenait pas pourquoi il ne s'était pas aperçu du comportement qu'elle avait avec lui plutôt. C'était pourtant un sorcier, l avait l'œil pour observer l'attitude des gens. Mais non, imbécile comme il était, il s'était persuadé que son statut de professeur lui conférait une sorte de bulle protectrice, infranchissable par nulle personne. Mais ce soir, une personne y était arrivée.

    Le sorcier avait tant souhaité la mort de la jeune fille, depuis son réveil, qu'il n'avait pas pris le temps de se préparer. Et cette dernière en avait profité, allégrement ! Ordinairement, c'était le prédateur qui avait l'avantage sur sa proie, c'était lui que devait mener le jeu, et faire abdiquer ses propres règles. Là, c'était tout différent, cette jeune fille, June, avait totalement reversée la situation et Derek s'était senti obligé de s'enfuir. Il regrettait à présent, s'il avait mené une enquête plus approfondie sur elle, il n'aurait pas commis cette erreur. Tandis qu'il avançait toujours, en direction de l'unique sortie du Lycée, le sorcier tentait de se calmer, il n'était pas bon pour lui de se mettre dans une telle rage. La rage mène à la colère, la colère à la confusion, la confusion à la stupidité, et ce soir, il avait été atrocement stupide.
    Enfin, il apercevait la porte à moins de cinquante mètres devant lui, aussi, il se retourna une dernière fois afin de vérifier que la fille ne le suivait, non, elle ne le suivait pas.

    Mais Derek eut à peine le temps de souffler de soulagement, que celle-ci apparu devant lui, comme une tornade. Celle-ci sembla trébucher, et instinctivement il regretta. Alors qu'il le maintenait contre lui, June en avait profité pour coller ses lèvres aux siennes. Tout de suite, son cerveau s'embrouilla, un voile semblait s'être dressé dans sa tête, séparant sa colère et son envie de meurtre de tout le reste. C'était la toute première fois qu'il embrassait une fille, mais il comprit que ce baiser était étrange. En effet, il ressentait une touche de plaisir, il se sentait envouté. D'autant qu'il devait bien avouer que la fraicheur que dégageait cette fille était exaltante, et son parfum.. Il lui rappelait l'alchimie, le mélange des herbes, cette odeur qu'il aimait tant. Néanmoins, il n'était pas sûr que le plaisir qu'il éprouvait de ce baiser soit causé par un quelconque artifice. Ce dont il était sûr, c'était que cette fille lisait en lui. Il ressentait immédiatement ce genre de choses, comme tout sorcier qui se respecte.

    Alors, il tenta de tirer profit de ce contact, et se mit lui aussi à lire les émotions et pensées de la fille. C'était très facile, même pour lui qui était très peu entrainé dans cette branche de la magie. Le baiser avait comme anéanti les barrières qui séparaient leurs deux consciences, à présent ils partageaient tout. Le moindre sentiment, la moindre émotion, la moindre pensée.
    Ainsi, il apprit beaucoup de choses sur la jeune fille. Il confirma donc que c'était une sorcière, qui avait été entrainée par la vieille Eastwood. Il avait connu cette femme, et jamais il ne s'était douté que c'était une sorcière. Maintenant qu'elle était décédée, il regretta de ne pas avoir profité plus de la dame, chez qui il avait passé de nombreuses soirées, lorsqu'il n'était encore qu'un adolescent. Il apprit aussi que la jeune fille veillait sur sa mère, qui n'était plus en état de s'assumer elle même. De plus, il certifia ses soupçons en se confirmant que la jeune fille avait bien des vues sur lui, mais seulement d'un point de vue sexuel. Le pire dans tout ça, c'est lorsqu'il apprit que June était mourante. Il ne lui restait plus beaucoup à vivre, son cœur la menaçait.

    Après un instant qui lui sembla une éternité, la jeune fille stoppa net l'étreinte qu'elle conservait sur lui. Il la regarda droit dans les yeux, au cours de ce baiser, il avait eu libre accès à ses pensées présentes et avait donc apprit une chose monumentale. Une chose qu'il ne savait pas. Il venait d'apprendre que si elle et lui couchaient ensemble, alors ils pourraient lancer un sort d'une puissance incroyable, une puissance qu'ils ne pourrait qu'acquérir ensemble. A cette révélation, une pensée lui vint immédiatement : il pouvait faire d'elle son apprentie, et lorsque celle-ci serait suffisamment prête, ensemble ils tenteraient de lancer le sort le plus prisé aux yeux de Derek, le sort d'immortalité. Il en était sûr, cela fonctionnerait. S'il avait parfois réussit à provoquer une maigre effet du sortilège lors de tests sur les animaux, il était persuadé qu'ensemble ils pourraient réussir à le lancer.

    Maintenant, une chose délicate, cette fille allait accepter. Il n'avait pas discerné en la jeune fille une nature bonne ou mauvaise, il n'était d'ailleurs pas certain qu'elle soit dans aucun des deux, cela ne l'étonnerait guère. Néanmoins, il avait de ce baiser recueillit deux choses essentielles, la première était qu'il lui plaisit et qu'ainsi il aurait plus de facilité à la convaincre et la seconde chose était qu'elle était mourante, et qu'il pouvait lui faire croire qu'il la sauverait de par cette formule, même si bien évidemment, c'était faux.
    Entre temps, June lui avait murmurée à l'oreille des mots qui se voulaient ironiques, mais desquels le sorcier ne s'en soucia guère. Ce baiser avait en fait était une bénédiction, dans tous les sens du terme. Aussi, mettant dans sa voix toute l'assurance qu'il était capable, il fit :

    Je ne crois pas être le seul à cacher certaines choses June. Ne t'en fais pas, je suis bien conscient que tu as lu en moi, mais ce que tu ne sais surement pas, c'est que moi aussi j'ai lu en toi. L'alchimiste marqua une pause, le temps de bien faire rentrer l'information.Mais ne t'en fais pas, je n'ai pas, ou plutôt plus l'intention de te tuer. Lorsque tu m'as embrassé, j'ai réalisé que nos pouvoirs seraient intensément décuplés si l'on couchait ensemble. Et tu sais très bien l'intérêt que tu pourrais y gagner, oui ensemble, je suis certain que nous pourrions vaincre la mort et ainsi me donner l'éternité, et toi un nouveau cœur..
    Derek lui sourit, et chercha à déchiffrer ses émotions de par les traits de son visage. N'y parvenant pas il continua comme si de rien n'était. Aussi, si tu es bien entendu d'accord, cela nous demandera une grande préparation, pour nous deux. Cela peut prendre des jours, voire des semaines mais le temps n'est rien comparé à ce qu'on pourrait tirer de cela.

    Alors maintenant, je te le demande clairement, es tu prête à me suivre ?
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June Eastwood
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MessageSujet: Re: Le meurtre est une réelle jouissance. PV June   Sam 13 Fév - 2:09

    La jeune fille était troublée. Certes le baiser qu’elle venait d’échanger avec Derek l’avait perturber, échange de bave, montée d’hormone, et la lecture en lui totalement effrayante car multiplié par dix du fait qu’il soit également un magicien si vous ajoutez à cela ses soucis cardiaques il y avait de quoi être franchement troublé. Mais la demoiselle avait quelque chose en tête. Il y avait quelque chose qu’elle avait vu mais elle n’y avait pas prêté attention. Sans doute parce que le côté magicien, et si on faisait l’amour on serait surpuissant était excitant, très excitant. Mais elle s’en souvenait à présent qu’elle était dégagée de son étreinte. Il voulait la tuer depuis le tout début, c’était pour cela qu’il l’avait retenu. C’est elle qui l’avait déstabilisé au point qu’il ne veuille plus la tuer mais jouer aux sorciers avec elle. En général, elle était comme ça. Ca ne la vexait pas. C’était pas son genre. Mais le fait qu’il soit un serial killer était plutôt gênant. June se moquait pas mal du bien et du mal, sauf qu’elle était contre le meurtre. Elle empêchait même la chasseuse qu’elle avait pour amie de tuer les sorciers, vampires, et loup-garou en ne l’aidant pas. Si les créatures surnaturelles avaient commis des crimes atroces alors pourquoi pas, mais si c’était juste du racisme envers l’outremonde, elle était contre.

    Si elle couchait avec lui, il serait capable de lancer n’importe quel sort. Serait-il capable de commettre un massacre ? La jeune femme ne savait pas de quoi il serait capable, mais elle réalisait doucement qu’il pouvait être dangereux pour beaucoup de monde, mais pas pour elle. A présent qu’elle avait lu en lui, qu’elle savait qui il était, elle était en mesure de se défendre contre lui. Le plus drôle c’est que même totalement ignorante du danger, elle était parvenu à sauver sa peau toute seule. L’ironie résidait dans le fait qu’elle se fichait totalement de mourir ici tout de suite ou dans deux ans. Le résultat serait le même non ? Mais si elle couchait avec lui, elle risquait de provoquer la mort d’autres personnes. La jeune fille n’était pas sûr de vouloir provoquer quelque chose dans le genre. Elle n’était pas bonne ou mauvaise, elle se moquait de tout cela, ce n’était que des règles de plus. Et les règles ce n’était pas sa tasse de thé. Mais elle avait une sorte de morale. Pas franchement très forte mais suffisante pour lui dire que c’était une mauvaise idée de s’allier à psychopathe.

    Le magicien commença à parler. Il semblait beaucoup moins drôle tout d’un coup. Mais la sorcière n’avait pas besoin d’être sage ni obéissante. Pourquoi ce serait lui qui dicterait les règles ? S’ils devaient s’unir ce serait pour que la folie qui est en elle puisse s’échapper en toute liberté. Elle boirait tout ce plaisir décuplé par la magie. Non, elle pouvait profiter de tout ce pouvoir elle aussi sans pour autant la jouer réglo. Elle n’était pas le genre à jouer selon les règles même si elle était d’un naturel franc, elle savait aussi mentir. Tout le monde ment. Même les plus honnêtes en viennent un jour à mentir, pour sauver ceux qu’ils aiment, pour préserver leur vie, par noblesse, par tact, tout ce que vous voulez, chacun à ses raisons. Elle n’en avait jamais eut vraiment à part sa tante. Elle était la seule chose de forte et à la fois de fragile que June avait un tant soit peu envie de préserver. Sa grand mère était morte, alors elle n’allait pas la faire revenir. Quand à sa mère, qu’elle soit en vie ou non ne changerait pas grand chose, l’alcool embrumait tellement son esprit qu’on se demandait si elle était encore là dans son corps en train de pourrir, si finalement la mort ne serait pas au contraire une sorte de repos pour elle.

    « Je ne savais pas qu’on pouvait se servir de focus. Lequel d’entre nous deux peut canaliser l’énergie de l’autre en lui, je l’ignore. Mais c’est vrai que cette idée est alléchante. N’est-ce pas magicien ? » fit-elle d’une voix sensuelle. Même si elle n’avait plus besoin de l’envoûter par ses charmes pour l’obtenir, elle continuait à en user. Une sale habitude si vous voulez, mais elle aimait ça dans le fond. Elle pourrait même trouver ça excitant de coucher avec un psychopathe. En tout cas, ça ne l’empêcherait pas de dormir. Mais si un jour un flic lui posait la question, pour coucher avec lui, elle balancerait sans problème le professeur. C’est ça le problème avec les gens qui n’ont pas de morale ni de parole. « En revanche le sort de l’immortalité on va oublier vite fait. Excuse moi mon charmant Derek mais ce type de sort demande pas seulement une énergie considérable. C’est de la magie vraiment… enfin moi je veux pas toucher à ça. Et puis sauver ma peau, ça ne m’intéresse pas, mon chou. Contente toi de transformer ta roulotte en or. »

    Ouf, on a éviter le sort démoniaque avec plein de mort en conséquence. Bon, elle avait peut-être un peu jouer les paranoïaque en pensant qu’il voudrait jeter un sort de magie noire, sauf que le sort de l’immortalité impliquait de la magie noire. Vouloir combattre la mort vous mène généralement vers la magie noire. Sauf que si elle lui disait non pour le sort de l’immortalité, qui sait ce qu’il allait lui demander. Mince, elle s’était mise dans le pétrin. Elle n’avait pas envie de discuter pendant de longues heures ni de se mettre à préparer un sort complexe. L’organisation fastidieuse ce n’était pas son genre, quand aux longues discutions c’était d’un ennuyeux mortel à ses yeux. Si elle s’écoutait, elle l’aurait allongée sur un bureau, n’importe lequel, et ils auraient fait l’amour là, dans le lycée.
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Le meurtre est une réelle jouissance. PV June

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